Thursday 13 December 2007 à 18:30
interview d'ely saab par le magazine "femmes de tunisie"
Elie Saab :Couture hiver 2008 Silence on tourne
femmesdetunisie Défilé magique sur pellicule noir et blanc, ou quand l’instantané argentique rencontre la Haute Couture. Elie Saab nous propose cette saison automne 2007 hiver 2008, d’aborder le mythe des icônes des années 30 et du Cinéma muet, qui a révélé les plus grandes Stars du 7ème art naissant. Une collection résolument tournée vers le magistral tout en argent qui met en lumière des Femmes fragiles et diaphanes, se mouvant dans le clair obscur d’une atmosphère pailletée, pour une spirale de perles et de gris lamé avec un soupçon de transparence et de dégradé de couleurs. Parfois super vamp avec des brillances ostentatoires, venant s’estomper dès le réveil de l’aube, avec des tenues plus cristallines, toujours élégantes ornée de mousselines de soie, manches bouffantes et de plissés antiques qui s’entrecoupent en losanges, fourreaux de soie. La femme Elie Saab est un concentré de séduction.
Rencontre avec le couturier
La veille du défilé, au soir, réception d’inauguration de la première boutique parisienne du couturier :
Parlez nous de votre thématique cette saison? Pour l’été 2007 vous aviez choisi le «Gold», pour l’hiver 2008, Vous avez choisi le noir et l’argent lamé pourquoi ?
Ma collection Gold, était en fait un hommage au soleil de Beyrouth. Pour cette saison j’ai voulu présenter une collection s’inspirant du cinéma en noir et blanc. C’est la raison pour laquelle, on a pris beaucoup de teintes en gris, en argenté et de noir. Je voulais créer des images se référant à l’ambiance des années 30.
femmes de tunisie;modeL’ouverture de votre boutique sur les champs est un grand moment, qu’en pensez-vous ?
Je sens que ma présence ici est capitale. C’est un rêve d’enfant de venir sur Paris. Il s’est aujourd’hui concrétisé. En fait j’ai commencé ma couture en 1982, et depuis j’ai suivi lentement mais sûrement mon ascension.
Vous êtes le seul Guest member de la couture orientale, dans la chambre syndicale de Haute Couture, comment vivez vous cette reconnaissance ?
Cette «évolution» de la chambre syndicale française avec le style que je représente, est une première en soi dans l’histoire de la couture parisienne. Aujourd’hui je suis un «membre correspondant», «on» dans le calendrier de la haute couture. Tous les membres de la fédération, ont voulu que j’intègre la fédération au même titre que Valentino et Armani. Nous sommes présents en tant que tel, depuis novembre 2006.
Quel est le secret Saab ?
Je fabrique un rêve et je fais en sorte qu’il soit accessible à toutes les femmes, du sur mesure pour toutes les tailles, et mon travail reste très soigné. J’essaye également d’être toujours disponible quand c’est possible, pour mes clientes.
A quand l’ouverture de boutiques dans le monde arabe?
A l’heure actuelle, j’ai beaucoup de points de vente dans le monde arabe. Mais pas de boutiques.
Avez-vous des clientes tunisiennes ?
Oui et beaucoup, au début elles venaient me voir au Liban, aujourd’hui elles me rencontrent à Paris. J’aime beaucoup les tunisiennes, honnêtement de toutes les femmes du Maghreb, elles restent celles qui s’apparentent le plus à la culture et aux femmes libanaises. Des nouveaux projets ?
Nous allons ouvrir une boutique à New York, Los Angeles et Londres.