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Livenet > Forum > Histoire
Friday 22 September 2006 à 11:09
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Le squelette d'une fillette de trois ans remontant à 3,3 millions d'années a été découvert en Ethiopie, annoncent des scientifiques.

"Ces restes, assez bien conservés, sont antérieurs de 150.000 ans à ceux de "Lucy", le squelette d'australopithèque retrouvé en 1974, lui aussi dans la région de Dikika, à environ 400 km au nord-est d'Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.

"Cette fillette représente le squelette d'enfant le plus ancien et le plus complet jamais découvert dans l'histoire de la paléoanthropologie", a déclaré le Pr Zeresenay Alemseged, de l'institut Max Planck de Leipzig, spécialisé dans l'anthropologie évolutive.

Le crâne, le torse et les membres inférieurs présentent des caractéristiques à la fois humaines et proches du singe. L'état des os donne à penser que la petite fille est morte noyée lors d'une inondation.

Ce squelette devrait fournir des informations précieuses sur la taille et la structure physique d'un enfant de trois ans à cette époque.

"La partie inférieure du corps - le pied, le tibia, le fémur - nous montre clairement que cette espèce était une créature marchant debout", note Zeresenay Alemseged.

En revanche, certains éléments de la partie supérieure du corps, comme les bras, tiennent davantage du singe. Les doigts sont longs et incurvés, ce qui laisse entendre que la fillette était capable de grimper aisément aux arbres.

Le squelette a été baptisé Selam, ce qui signifie paix en amharique, la langue officielle de l'Ethiopie."

source : L'express
Saturday 30 September 2006 à 13:18
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Le corps de l epouse du TsarAlexandre III
Mere de Nicolas II vient d etre ramene a Saint Petersbourg
la famille Romanov n a a ce jour beneficie d aucune rehabilitation!






Un des derniers poilus est recemment decede(il n en restait en France plus que quatre ou cinq)

Ce message a été modifié par sandie72 - Saturday 30 September 2006 à 13:20.
Saturday 30 September 2006 à 13:26
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QUOTE (sandie72 @ 30 Sep 2006 à 14:18)
Le corps de l epouse du TsarAlexandre III
Mere de Nicolas II vient d etre ramene a Saint Petersbourg

A noter que Poutine n'était pas présent à la cérémonie, tant mieux original.gif
Saturday 07 October 2006 à 11:47
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Avis aux amateurs d'Histoire

La 9e édition des Rendez-vous de l’histoire se déroulera du jeudi 12 au dimanche 15 octobre 2006 à Blois sur le thème « L’argent : en avoir ou pas ».

Elle sera présidée par Louis Schweitzer, Président de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE).

Aucun lieu en France ne rassemble en même temps autant de brillants esprits venus débattre des questions qui agitent l’Europe et le Monde.

Tous les amoureux de Clio se donnent rendez-vous pour la 9e édition du plus important festival d’histoire : l’occasion de chiner dans cette gigantesque librairie - 130 éditeurs présents - et d’échanger avec plus de 500 intellectuels venus du monde entier, historiens, écrivains, philosophes, politiques, journalistes. Plus de 170 débats et conférences ; une cinquantaine de films, fictions et documentaires ; des rencontres professionnelles ; une ville en fête, avec expositions, cafés et dîners historiques, spectacles… les lieux et les formes du débat sont multiples.

Depuis leur création en 1998, Les Rendez-vous de l’histoire se sont affirmés comme un événement culturel incontournable, le lieu du rassemblement annuel d’un grand nombre d’intellectuels, sorte de « Davos de l’histoire » (Le Figaro), où s’échangent les connaissances et se confrontent les idées : une formidable occasion de vivre l’histoire.

Au cœur de la manifestation, le salon du livre d’histoire est une gigantesque librairie entièrement consacrée à l’histoire : de la biographie au roman historique, du multimédia au livre ancien, de l’Antiquité à l’histoire contemporaine, de l’histoire locale aux événements internationaux, toute l’histoire et tous les sujets sont présents à Blois. Plus de 200 auteurs viennent y dédicacer leurs ouvrages et rencontrer leurs lecteurs.

Débats, conférences, cycle cinéma, expositions, cafés historiques, l’histoire dans tous ses états. Et à nouveau cette année, les débats d’actualité, consacrés à l’analyse et au traitement de l’actualité internationale, un cycle piloté et animé par d’éminents journalistes et historiens.

« Les Rendez-vous » vous invitent cette année à réfléchir à la place centrale qu’occupe l’argent dans les réalités de l’histoire comme dans l’imaginaire des hommes.
En débat : Les sociétés sans argent ; L’argent a-t-il un sexe ? Le capitalisme est-il le diable ? Dieu et l’argent ; Argent et politique : un mariage impossible ? Qu’est-ce que la pauvreté ? Devenir riche ; Radins et prodigues ; Argent rêvé, argent fantasmé ; Sport et argent ; Les médias et l’argent ; Les mots de l’argent ; Argent et démocratie… et d’autres thèmes liés à l’actualité : Appartient-il à la loi de dire la vérité historique ? Vers un recul de la condition des femmes ? Colonies, un « passé qui ne passe pas » ? Peut-on rire de tout ? L’épuisement de la Ve République ?

Festival en entrée libre et gratuite. De très nombreux historiens seront présents.



Ce message a été modifié par Hadora - Saturday 07 October 2006 à 11:56.
Saturday 07 October 2006 à 12:02
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"la justiceet l histoire auront bientot rendez vous" selon Denis Seznec
En effet la Cour de Cassation a donne son accord pour un proces en revision en decembre prochain
Guillaume Seznec etait mort en 1954 et avait ete condamne au bagne sans preuves
Friday 10 November 2006 à 20:23
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Le doyen des poilus francais est decede aujourd hui
Il n en reste a l heure actuelle plus que quatre

Ce message a été modifié par sandie72 - Friday 10 November 2006 à 20:24.
Tuesday 14 November 2006 à 15:45
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Pièces d'armurerie du XVIe à Valenciennes : plus grande découverte en France

LILLE (AFP) - Les 400 pièces d'armurerie du XVIe siècle, sans doute espagnoles, récemment mises au jour à Valenciennes (Nord) constituent "la plus importante collection d'éléments de protection individuelle découverte en France lors de fouilles", ont indiqué mardi des archéologues de la région.

"C'est une découverte tout à fait unique en France de par son importance, ne serait-ce que le nombre (...), d'autant que les pièces sont très bien conservées", a déclaré à l'AFP Arnaud Tixador, archéologue municipal.

Outre les 400 pièces d'armurerie datant de la fin du XVIe siècle, qui permettaient d'équiper 200 hommes, les archéologues ont mis au jour quelque 150 pièces d'arquebuses du début du XVIIe siècle.

L'ensemble a été retrouvé ces derniers jours lors de fouilles préventives avant la construction d'un immeuble.

Les pièces d'armurerie, et quatre casques, "appartenaient probablement à une compagnie de fantassins espagnols", a précisé à l'AFP Gilles Leroy, du service régional d'archéologie.

Les pièces de cuirasse étaient dissimulées "dans une fosse carrée" profonde d'un mètre, selon M. Tixador, qui évoque une "cachette".

Elles ont pu soit être mises à l'abri par un fondeur, pour protéger son stock, soit être cachées par exemple par des soldats insurgés, pour s'en servir ultérieurement, selon M. Tixador.

Quant à l'origine des pièces, "c'est peut-être tout simplement une revente par une compagnie espagnole d'un matériel obsolète. Ou alors on peut imaginer que ce matériel a été volé à l'armée espagnole", a expliqué M. Leroy.

A cette époque, Valenciennes, avec la vallée de l'Escaut, est occupée par l'Espagne. Elle est un foyer de protestantisme très important et le roi d'Espagne Philippe II l'assiège pour la reprendre et la replacer dans le giron catholique.

La présence d'importants contingents s'explique aussi par le fait que Valenciennes est alors une ville-clé dans le dispositif militaire espagnol.

D'autres fouilles devraient être conduites, le site contenant probablement d'autres dépôts.
Saturday 02 December 2006 à 12:12
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La mèche de Ramsès II retournera en Egypte

La France prendra toutes les mesures pour restituer à l'Egypte les prétendus cheveux et bandelettes de la momie de Ramsès II, mis en vente sur internet et "partie inaliénable du patrimoine égyptien", affirme une lettre de l'ambassadeur de France au Caire.

Ce courrier adressé par l'ambassadeur Philippe Coste au patron des antiquités égyptiennes Zahi Hawass, et rendu public vendredi par l'ambassade de France, précise que les fragments en cause ont été "saisis et placés sous séquestre", et que le vendeur a été "arrêté et placé en garde a vue". Soulignant que la France "partage pleinement la préoccupation" de l'Egypte dans cette affaire, l'ambassadeur indique encore qu'il convient de déterminer l'authenticité de ces fragments et, si "celle-ci est avérée, d'éclaircir les conditions dans lesquelles ces fragments ont pu être soustraits à la vigilance des autorités françaises et égyptiennes".

"Emotion extrêmement vive"

Il souligne que c'est lui même qui, prévenu par un archéologue français, a alerté il y a deux semaines le ministère français de l'Intérieur, permettant la mobilisation "sans délai" des services compétents. "L'émotion autour de cette affaire est extrêmement vive au sein de la communauté des égyptologues français", poursuit-il, précisant que le Muséum d'histoire naturelle de Paris a porté plainte.

Dans une petite annonce sur internet, un facteur de Saint-Egrève (Alpes françaises) proposait, photos et certificats à l'appui, des mèches de cheveux, ainsi que de la résine d'embaumement et des bandelettes censées avoir été prélevées sur la momie de Ramsès II, pour un minimum de 2000 euros. Zahi Hawass avait déclaré que cette affaire pourrait porter préjudice aux relations franco-égyptiennes

Source : AFP
Monday 11 December 2006 à 21:08
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Ouverture à Téhéran d'une conférence sur l'Holocauste

Une conférence de deux jours sur l'Holocauste s'est ouverte lundi à Téhéran, l'Iran affirmant que l'objectif de cette réunion n'était pas de nier le génocide juif de la Seconde guerre mondiale mais de se pencher sur la réalité de l'Holocauste loin des tabous occidentaux.

Reste que cette conférence est organisée à l'initiative du président Mahmoud Ahmadinejad qui, à plusieurs reprises, a qualifié la Shoah de "mythe" et déclaré qu'Israël devait être "rayé de la carte".

Organisée par l'Institut d'études politiques et internationales du ministère iranien des Affaires étrangères, cette conférence devrait rassembler 67 chercheurs étrangers issus de 30 pays.

Parmi les participants, figurent le Français Robert Faurisson, condamné dans l'Hexagone pour révisionnisme, et six membres du groupe Jews United Against Zionism, venus des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d'Autriche.

Dans son discours d'ouverture, le responsable de l'Institut d'études politiques et internationales, Rasoul Mousavi, a déclaré que cette réunion fournissait l'occasion de discuter de "questions" autour de l'Holocauste, loin des tabous occidentaux et des restrictions imposées aux chercheurs en Europe. "Cette conférence ne cherche ni à nier ni à prouver l'Holocauste", a-t-il dit, soulignant qu'il s'agissait simplement de donner une chance aux spécialistes d'exprimer "leur opinion en toute liberté sur un sujet historique".

En Israël, le Premier ministre Ehoud Olmert a appelé la communauté internationale à protester contre la tenue de cette réunion. Le memorial Yad Vashem à Jérusalem a quant à lui diffusé un communiqué condamnant la conférence de Téhéran, et la décrivant comme une tentative de peindre un tableau "extrémiste" avec une brosse "savante".

Dimanche, le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy avait fait part de son "inquiétude". "S'il devait s'agir de propager des idées négationnistes et révisionnistes, la France ne pourrait que la condamner avec la plus grande fermeté", avait déclaré le chef du Quai d'Orsay dans un communiqué diffusé par ses services.

L'Allemagne avait condamné vendredi l'organisation de cette conférence, la qualifiant de "choquante" et d'"inacceptable".

Un concours de caricatures sur l'Holocauste avait déjà été organisé en Iran suite à la gigantesque controverse provoquée en début d'année par les caricatures du prophète Mahomet publiées dans un journal danois. Ce concours avait notamment été critiqué par le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, qui avait estimé qu'il aurait mieux valu "éviter tout ce qui incite à la haine".

source : AFP

Vraiment honteux ! mad2.gif
Friday 15 December 2006 à 11:23
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28 ans après, l'Espagne se penche sur son passé douloureux

"Mémoire historique", c'est le nom du projet de loi qui vise à réhabiliter les victimes oubliées de la guerre civile et de la dictature franquiste en Espagne. 28 ans après la restauration de la démocratie dans le pays, ce texte a montré jeudi combien la classe politique était encore divisée sur le sujet. Il a été admis à passer en examen durant la session parlementaire de février mais de justesse.

"C'est une loi qui, loin de s'inscrire contre quelqu'un, a indiqué la vice-présidente du gouvernement socialiste, prétend rendre justice, en particulier à ceux qui ont été privés de leur droit de mémoire". Mais à droite, le Parti populaire réclame le retrait de ce texte qu'il juge "inutile". "Légiférer en matière de mémoire historique constitue une grave erreur, a dénoncé un député du PP. Ce projet est un boulet pour la stabilité de notre régime politique".

Profitant du débat, une association de familles de républicains espagnols a déposé une plainte auprès du juge Baltasar Garzon. Elle lui demande d'enquêter sur le sort de 30.000 républicains disparus entre 1936 et 1948. Cette première plainte du genre en Espagne cherche avant tout à interpeller les autorités pour déterminer enfin où sont enterrés ces disparus. Les jugements sommaires prononcés sous la dictature du général Franco avaient abouti à l'exécution de 50.000 républicains après la guerre civile.

source : AFP


Friday 15 December 2006 à 17:03
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" Sous les lambris de la Cour de cassation c'est une scène plutôt extraordinaire. Des cris, des hurlements "C'est une honte !' "La justice française n'existe pas !' 'C'est les juges qu'il faut juger !" C'est la fureur" (Libération) " Le public a crié sans retenue son dégoût face à la décision rendue par les cinq magistrats de la Chambre criminelle de la Cour de cassation en lançant à l'issue de la lecture de l'arrêt., "Ordures!" "Honte à la France!"" (Le Monde). " SEZNEC INNOCENT ? LA JUSTICE NE VEUT PAS LE SAVOIR dès la demande rejetée, des 'C'est honteux!' fusent de toute part, 'Honte à la France !" "La justice est déguelasse !' : toute l'assemblée crie sa colère contre les juges. " (France-Soir)

C'est ainsi que tous les journaux télévisés auront diffusé ces images montrant les juges vilipendés. Les Français auront alors pu voir leur justice ridiculisée.

Voici l'intégralité de la déclaration spontanée de Denis Seznec à la sortie :

" Je crois qu'aujourd'hui on peut dire que c'est la Justice française qui s'est condamnée elle-même ! Elle n'a jamais reconnue une erreur judiciaire dans son histoire. Je crois que les Français peuvent être contents, nous avons la meilleure justice du monde : elle est infaillible ! Elle ne s'est jamais trompée et ne se trompera jamais!
Si dans l'affaire Seznec il n'y a pas de doute - ce que la Commission de révision avait pour mission d'établir - on peut se demander dans quelle affaire il peut y avoir un ! Et il faut que la justice demande, de toute urgence, de faire ôter ce mot du dictionnaires Aujourd'hui la Justice a montré officiellement et au plus haut niveau que jamais - jamais! elle ne reconnaîtra une erreur judiciaire ! Nous étions déjà le dernier pays au monde à n'avoir pas de cour d'appel d'assises et la loi sur les révisions - la "loi Seznec" - n'aura jamais été appliquée ! Des centaines d'affaires se seront heurtées à cette raison detat : la chose jugée. On ne revient jamais dessus ! Si j'avais encore un espoir ce matin, je ne l'ai plus du tout! Et vous ne devez plus en avoir! En France on ne revient jamais sur la chose jugée ! C'est clair!

Aujourd'hui j'ai surtout une pensée pour mon grand-père, ma grand-mère et ma mère, morte il y a deux ans. C'est un combat de 73 ans, qui se termine aujourd'hui ... C'est épuisant. Mais la justice vient de me condamner à continuer! Seulement, si le combat continue, désormais, c'est le procès de la Justice qu'il faut instruire ! "

Cette déclaration, a été diffusée sur toute les ondes nationales. Le lendemain la quasi-totalité de la presse écrite a fait des commentaires désobligeants pour la justice :

Libération sous le titre L'HONNEUR REFUSE POUR GUILLAUME SEZNEC écrit , "A l'évidence, il y avait là de quoi reconnaître l'existence d'un doute sérieux. Mais, décidément, même pour une affaire vieille de près d'un siècle, il est désormais dit qu'il ne bénéficiera jamais à quiconque. "
Le Figaro (GUILLAUME SEZNEC OU LE REFUS D:UN DOUTE). Maître Yves Baudelot y déclare " Le moins que l'on puisse penser, c'est pourtant qu'il y avait vraiment un doute. Après ce refus, autant dire qu'aucune révision ne sera jamais acceptée."
Le Monde (L'AFFAIRE SEZNEC, LA PASSION ET L'AMERTUME) sur une page entière en rappelant que " Depuis la loi de juin 1989 taillée quasiment sur mesure pour Guillaume Seznec - on l'a baptisée d'ailleurs "la loi Seznec" - le fait nouveau susceptible d'entraîner la révision d'un pocès ne doit plus être "de nature à établir l'innocence du condamné" mais simplement "de nature à faire naître un doute" sur la culpabilité du condamné", s'est étonné qu'à l'issue de tant d'années de procédure et d'expertises les magistrats aient estimé que les arguments fournis par les avocats n'étaient "pas de nature à faire naître un doute !"

Mais la réaction la plus cinglante aura été celle de ce haut magistrat de la Cour de cassation qui, venant d'apprendre l'arrêt, a déclaré dans les couloirs du palais -. " Ce n'est pas possible ! lis sont vraiment trop cons ! La justice avait tout à y gagner ! "

Denis Seznec reçoit depuis le 28 juin de très nombreux messages de soutien les premiers jours la Poste a livré plusieurs centaines de lettres - provenant de personnalités, bien sûr " Votre combat est au coeur des valeurs essentielles, continuez ! ") mais surtout de milliers de Français, profondément scandalisés. Une certitude : si cela a été un échec sur le Plan judiciaire, sur le plan moral, après ce qui s'est produit, la cause est définitivement acquise auprès de l'opinion.

Vers les instances européennes

Il est question de porter l'Affaire Seznec devant la Cour européenne de Justice ou la Commission européenne des Droits de l'Homme.


http://www.france-justice.org/html/circula...irculaire_6.htm

Ce message a été modifié par sandie72 - Friday 15 December 2006 à 17:04.
Saturday 16 December 2006 à 12:58
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Le parfum de Marie-Antoinette ressuscité

Plus de 200 ans après sa mort, une historienne et un parfumeur se sont donnés comme challenge de retrouver le parfum de Marie-Antoinette. Une véritable enquête en somme, qui les a amenés à étudier de très nombreux ouvrages consacrés à la reine et à sa toilette.

L’époque voulait qu’on change souvent de parfum. Il est donc peu probable que Marie-Antoinette soit restée fidèle à la même odeur. En effet, on ne pouvait pas conserver les parfums trop longtemps et il était quasiment impossible de les reproduire à l’identique. Il a donc fallu découvrir les goûts de la reine et passer par les mêmes techniques de fabrication pour obtenir un parfum qui aurait pu être le sien.

Au final, c’est un mélange de senteurs d'iris, de rose, de jasmin, de fleurs d'oranger avec des touches de bois de cèdre et de santal, de musc du Tonkin et d'ambre gris qui a été choisi. La reine « aimait beaucoup la rose, les notes florales légères, pas les parfums trop puissants, les senteurs trop animales » et les composants choisis sont les mêmes qu’elle aimait retrouver dans ses parfums. Le parfumeur a toutefois précisé que le parfum a été adapté au marché d’aujourd’hui, qu’il est plus léger rappelant qu’« à l'époque on se lavait moins, on mangeait de la viande faisandée, qui nous dégoûterait aujourd'hui. C'était un monde olfactif complètement différent ».

Baptisé « M.A. Sillage de la Reine », le parfum est vendu à partir d’aujourd’hui au château de Versailles. C’est un objet destiné aux collectionneurs qui a été fabriqué à seulement 1 000 exemplaires et 10 éditions prestigieuses coûtant respectivement 350 et 8 000 € (oui, oui !). Le porte-parole du château a indiqué que ce produit intéresserait surtout les mécènes, les collectionneurs et les touristes fortunés (notamment les japonais). Le bénéfice des ventes sera consacré à l’achat d’une malle de voyage classée trésor national et ayant appartenu a Marie-Antoinette.



source : madmoizelle.com
Monday 15 January 2007 à 11:39
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Amusant....et assez étonnant !

QUOTE
Entente cordiale et plus si affinités...

LONDRES (AP) - En 1956, le gouvernement français d'alors a proposé à la Grande-Bretagne de former une union et a même envisagé l'éventualité d'une adhésion au Commonwealth, affirme la BBC lundi.

La BBC, qui se base sur des documents des Archives nationales, le président du Conseil Guy Mollet a évoqué la possibilité d'une fusion entre les deux pays avec le Premier ministre Sir Anthony Eden.

Cette discussion a eu lieu le 10 septembre 1956 au cours d'une visite de Guy Mollet à Londres. Sir Anthony a d'emblée écarté toute idée d'union, souligne la BBC.

A l'époque, rappelle la BBC, la France, confrontée à la perte du canal de Suez et au soutien égyptien à l'insurrection algérienne, cherchait à obtenir l'aide britannique dans ces deux dossiers.

Un document daté du 28 septembre 1956 rapporte une conversation entre Anthony Eden et Sir Norman Brook, le secrétaire général du gouvernement, sur une proposition française de rejoindre le Commonwealth. Selon ce document, Eden a souhaité que la proposition française soit prise en considération.

Le document ajoute que Guy Mollet "ne pensait pas qu'il y aurait des difficultés en France pour accepter la reine Elizabeth II d'Angleterre comme cheffe de l'Etat".

Les discussions n'ont rien donné et, un an plus tard, la France devenait l'un des membres fondateurs du Marché Commun, précurseur de l'Union européenne. La Grande-Bretagne n'était pas au nombre des membres fondateurs.

Selon la BBC, ces documents avaient été ouverts au public il y a une vingtaine d'années mais n'avaient pas attiré l'attention jusqu'à présent. AP

Sur le Net:

L'article de la BBC: http://news.bbc.co.uk/1/hi/uk/6261885.stm

Monday 15 January 2007 à 22:35
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Napoléon est mort d'un cancer de l'estomac et non d'un empoisonnement à l'arsenic, confirme une étude clinico-pathologique.

L'empereur en exil sur l'île de Sainte-Hélène aurait été emporté le 5 mai 1821 par un cancer gastrique avancé avec envahissement des ganglions lymphatiques.

Encore aujourd'hui, les patients atteints de ce type de cancer ont un pronostic plutôt défavorable.

Les travaux auxquels ont participé des chercheurs suisses, américains et canadiens montrent ainsi que:

* son cancer est survenu sur fond d'inflammation chronique de l'estomac causée par un micro-organisme, et non pas sur fond de prédisposition familiale.

* l'hypothèse d'un empoisonnement à l'arsenic doit être écartée.

* même dans l'hypothèse d'un retour d'exil, l'état du cancer aurait empêché Napoléon d'influencer à nouveau la vie politique européenne.

L'étude est publiée dans la revue scientifique Nature Clinical Practice Gastroenterology and Hepatology

Tuesday 16 January 2007 à 20:47
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Décès de René Riffaud l'un derniers "poilus" à l'âge de 108 ans

René Riffaud, l'un des quatre derniers "poilus" de la Première guerre mondiale, est décédé mardi à l'âge de 108 ans, a-t-on appris auprès du ministère délégué aux Anciens combattants. Installé dans une maison de retraite de Tosny (Eure), le vieil homme "avait été récemment hospitalisé il y a quelques semaines", a expliqué à l'Associated Press Eva Bernard, chargée des "poilus" à l'Office national des anciens combattants (ONAC).

René Riffaud avait assisté pour la première fois le 11 novembre dernier à la cérémonie de commémoration de l'armistice à l'Arc de Triomphe à Paris. Le président Jacques Chirac avait alors salué l'ancien "poilu" en fauteuil roulant.

Ce dernier avait reçu en novembre 1995 la Légion d'honneur pour sa participation au premier conflit mondial. Mais ce n'est qu'en mars 2006, que l'ONAC lui avait accordé le statut d'ancien combattant de la Grande guerre. Lui-même n'avait en effet jamais fait la demande, et c'est sa petite fille qui l'avait fait pour lui, avait-il expliqué dans un entretien accordé l'an dernier à l'AP.

Issu d'une famille originaire du Jura, René Riffaud était né le 19 décembre 1898 à Souk el-Arba, en Tunisie, un pays où il fut mobilisé en 1917 au 75e régiment d'artillerie légère.

A son arrivée en France, il rejoint le 42e régiment d'artillerie basé dans l'Aisne. "La guerre, c'était un massacre", avait-il raconté l'an dernier. "Moi, à cette époque, j'ai fait comme tout le monde. J'ai suivi le mouvement, j'ai été mobilisé comme tout citoyen".

Le 11 novembre 1918, René Riffaud se trouvait dans un petit village de Lorraine lorsqu'il a appris que la guerre était finie. "Nous étions en train de surveiller un pont. Un officier est arrivé et nous a dit que l'armistice venait d'être signé", avait-il rapporté. "Ce jour-là, nous sommes allés en ville pour faire la fête, manger du pain qui n'était pas noir et nous nous sommes distraits du vol des oies qui s'envolaient pour aller se baigner dans le Rhin".

Après la guerre, René Riffaud avait travaillé comme électricien puis dirigé une entreprise de réparation de moteurs électriques à Colombes (Hauts-de-Seine) jusqu'à sa retraite en 1973.

La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a exprimé sa "tristesse" à l'annonce de la mort de l'ancien poilu. "A chaque fois, c'est un peu un élément de notre mémoire vivante qui disparaît, mais c'est peut être aussi pour nous une occasion de nous souvenir et de montrer que la liberté, l'indépendance du pays sont des valeurs qui ne sont pas définitivement acquises", a commenté la ministre de la Défense lors de ses voeux à la presse. "Cela doit aussi amener les jeunes à réfléchir sur ce qu'ils font pour leur pays".

source : AFP
Thursday 18 January 2007 à 10:31
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Hommage de Jacques Chirac aux Justes de France au Panthéon

Jacques Chirac préside ce jeudi au Panthéon une cérémonie en hommage aux Justes de France qui ont aidé ou sauvé des juifs persécutés durant la Seconde Guerre mondiale.

Le président rendra hommage aux 2.725 "Justes parmi les Nations" reconnus comme tels par le mémorial de Yad Vashem de Jérusalem, mais aussi à ceux qui ont aidé autrui à cette époque au péril de leur vie et ne se sont pas fait connaître.

Les trois-quarts des israélites de France ont eu la vie sauve durant la Seconde guerre mondiale. Sur les 75.000 qui ont été déportés, seuls 2.500 sont revenus. A titre de comparaison, neuf juifs polonais sur dix ont été massacrés.

La cérémonie d'une heure au Panthéon, qui sera télévisée sur France 2, commencera par un discours de Simone Veil, présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

Un film de la cinéaste Agnès Varda sera ensuite diffusé sur des écrans installés pour l'occasion et un ensemble vocal interprétera une oeuvre de Francis Poulenc sur un texte de Paul Eluard.

Jacques Chirac s'exprimera ensuite, avant d'aller avec Simone Veil dévoiler une inscription qui commence par ces mots : "Sous la chape de haine et de nuit tombée sur la France dans les années d'occupation, des lumières, par milliers, refusèrent de s'éteindre".

"Bravant les risques encourus", les Justes "ont incarné l'honneur de la France, ses valeurs de justice, de tolérance et d'humanité", pourra-t-on lire sur cette plaque installée dans la crypte du Panthéon.

La cérémonie sera déroulera en présence de 200 à 250 Justes et juifs sauvés, accompagnés par nombre de leurs descendants. Environ 240 Justes sont encore en vie actuellement.

Le Premier ministre Dominique de Villepin, une grande partie du gouvernement, d'anciens responsables politiques comme Lionel Jospin et Edouard Balladur et les représentants des autorités religieuses de toutes les confessions seront également présents.

LE CÔTÉ "LUMINEUX" DE LA FRANCE

Le discours du chef de l'Etat "vient boucler la boucle" de celui du 16 juillet 1995 au Vel d'Hiv, où il avait reconnu la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des juifs.

Il s'inscrit aussi dans la droite ligne de celui de juillet 2004 au Chambon-sur-Lignon, village des Cévennes dont les habitants avaient caché des juifs durant la Seconde guerre mondiale.

Ou encore de celui de juin dernier à Verdun, où Jacques Chirac avait rappelé que le maréchal Philippe Pétain, "vainqueur de Verdun" en 1916, fut aussi celui qui, en juin 1940, "couvrira de sa gloire le choix funeste de l'armistice, et le déshonneur de la collaboration".

Il rejoint également ses interventions de l'an dernier sur l'instauration d'une journée de commémoration de l'esclavage, le 10 mai, ou encore l'hommage rendu le 12 juillet 2006 à l'occasion du centenaire de la réhabilitation d'Alfred Dreyfus.

Au Panthéon, c'est le "côté lumineux" de la France que le chef de l'Etat cherchera à faire transparaître, assure son entourage.

"On n'est pas dans une logique de repentance", explique un conseiller du chef de l'Etat. "Permettre aux Français de regarder l'Histoire de France en bloc, regarder sans ambages cette période permet de tourner un certain nombre de pages et d'enlever un certain nombre de tensions au sein de la société".

A trois mois de la présidentielle, le chef de l'Etat, élu en 2002 face au candidat du fn Jean-Marie Le Pen, devrait aussi lancer aussi une nouvelle mise en garde contre les extrémismes

source : Reuters
Thursday 18 January 2007 à 11:25
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L'île aux esclaves naufragés de Tromelin garde une partie de ses secrets



PARIS (AFP) - L'île aux esclaves naufragés de Tromelin, dans l'océan Indien, conserve une partie de ses secrets après une première campagne de fouilles menée en octobre et novembre, ont reconnu mercredi les responsables de la mission lors d'une conférence de presse tenue à Paris.

Les recherches, menées à la fois sur terre et sous la mer, ont mis au jour un four, des soubassements d'habitation et divers objets issus de l'épave du navire "l'Utile", qui s'y était échoué le 31 juillet 1761.

Une partie de l'équipage et soixante esclaves originaires de Madagascar avaient réussi à prendre pied sur cet îlot désolé d'un kilomètre carré. L'équipage parvint à construire une embarcation de fortune et quitta les lieux en promettant aux esclaves de venir les rechercher. La promesse ne sera tenue que quinze ans plus tard: seuls sept femmes et un bébé purent être sauvés.

Les dix membres de l'équipe de fouille ne s'attendaient pas à de grandes découvertes sur le site de l'épave, battu par le ressac et situé dans une zone régulièrement balayées par les typhons. En revanche, ils espéraient trouver, ce qui n'a pas été le cas, des sépultures de naufragés décédés.

Les chercheurs ont bien retrouvé des structures de pierre faites avec grand soin par des mains humaines. "Leurs dimensions pouvaient laisser penser à une sépulture, mais elles étaient vides", a précisé l'archéologue Thomas Romon.

Pour le président de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) Jean-Paul Demoule, cet îlot situé à 500 kilomètres de Madagascar et de la Réunion a été "un laboratoire de re-fabrication d'une société humaine à partir de presque rien". "Les naufragés ont réinventé une culturelle matérielle et probablement spirituelle que nous pourrons appréhender lorsqu'on aura retrouvé les nécropoles", a-t-il souligné.

Le promoteur de l'expédition Max Guérout, du groupe de recherche en archéologie navale (Gran), a souligné qu'une nouvelle expédition était difficilement envisageable pour des raisons logistiques avant 2008.

"Ce sera une expédition plus légère que la première puisque la partie sous-marine ne reprendra pas", a-t-il dit. "Un temps contesté, l'intérêt archéologique de cette île est désormais prouvé et nous avons des chances réelles de retrouver des sépultures", a ajouté M. Guérout.

M. Guérout a relevé le "soin apporté à la construction des murs en blocs de corail, à la réparation des six gamelles" de cuivre retrouvées sur le site. "On n'a pas l'impression de gens écrasés par leur sort, mais de gens qui essayaient, avec ordre et méthode, de survivre".
Tuesday 30 January 2007 à 18:04
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WASHINGTON (AFP) - Des vestiges mis au jour à Durrington Walls, près de Stonehenge en Angleterre, contemporains du célèbre site mégalithique, témoignent de l'existence d'un village habité par des centaines de personnes, selon une étude publiée mardi aux Etats-Unis.

L'équipe d'archéologues ayant conduit ces fouilles, en partie financées par la fondation américaine du National Geographic, pense que les maisons étaient habitées par les bâtisseurs à Stonehenge du monument formé de cercles de menhirs.

"Des examens magnétométriques ont permis de détecter des dizaines d'âtres indiquant que toute la vallée était remplie d'habitations", selon Mike Parker Pearson, chercheur de l'université de Sheffield en Grande-Bretagne. "Dans ce qui restait des habitations nous avons mis au jour les empreintes sur le sol de socles de lit, de commodes et de placards en bois", précise-t-il.

Le radiocarbone date les vestiges de Durrington Walls entre 2600 et 2500 avant notre ère, soit la même période que celle estimée pour Stonehenge.

Ces habitations forment le plus grand village néolithique jamais découvert en Grande-Bretagne. Des restes de quelques maisons similaires avaient déjà été trouvés sur l'île d'Orkney, au large de l'Ecosse.

La dernière découverte confirme la théorie selon laquelle Stonehenge n'était pas isolé mais faisait partie d'un complexe religieux beaucoup plus grand utilisé pour des rites funéraires, selon les archéologues.

Seulement une petite superficie du site de Durrington Walls a fait jusqu'à présent l'objet de fouilles archéologiques. Les restes de huit habitations ont été dégagés en septembre 2006 dans le cadre du Projet de Stonehenge Riverside conduit par Mike Parker Pearson et cinq autres archéologues.

Le sol de six de ces maisons était bien préservé et fait d'argile. Chaque habitation disposait d'un âtre en leur milieu.

Les archéologues ont aussi découvert des fragments d'objets éparpillés sur le sol, vieux de 4.500 ans, et les trous et encoches auxquels étaient attachés les meubles de bois désintégrés depuis longtemps.
Wednesday 07 February 2007 à 12:01
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Etreinte éternelle en Italie


ROME (Reuters) - Des archéologues italiens ont mis au jour près de Mantoue, dans le nord de la Péninsule, un couple enlacé dont l'étreinte remonterait à 5.000 ou 6.000 ans.

Le couple - très vraisemblablement un homme et une femme, sous confirmation des analyses scientifiques - serait mort en pleine jeunesse en raison de l'excellent état de leur dentition.

"C'est une découverte extraordinaire !", commente, enthousiaste, Elena Menotti, qui a dirigé les recherches archéologiques.

"On n'a pas retrouvé trace de couple enterré ensemble pendant la période néolithique, encore moins deux personnes enlacées dans une véritable étreinte".

L'archéologue a ajouté: "Cela fait 25 ans que j'exerce ce métier, j'ai travaillé sur le site de Pompéi, à toutes les grandes fouilles. Jamais je ne suis tombé sur une découverte aussi excitante".

Un laboratoire va maintenant essayer d'établir l'âge des deux membres du couple au moment de leur mort et la date de leur enterrement.



Thursday 15 February 2007 à 11:53
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Les lettres du père d'Anne Frank, ou comment la famille tenta de fuir aux Etats-Unis


NEW YORK (AFP) - De poignantes lettres écrites par le père d'Anne Frank ont été rendues publiques à New York mercredi, qui racontent les démarches désespérées de la famille pour tenter de fuir les persécutions nazies et trouver refuge aux Etats-Unis.

"Anne Frank pourrait être aujourd'hui une femme de 77 ans, écrivain et vivant à Boston", a relevé Richard Breitman, professeur d'histoire à l'American University (Washington), depuis l'Institut Yivo pour les Recherches juives, où les documents ont été récemment et fortuitement découverts.

Pour l'Institut et les historiens, la découverte est majeure: "on ne savait pas à quel point le père, Otto, avait désespérément tenté de faire sortir sa famille des Pays-bas occupés par les nazis".

Les 65 documents, dont trois lettres écrites par Otto Frank, montrent ses tentatives en 1941 pour faire admettre aux Etats-Unis sa famille: lui et son épouse Edith, et leurs deux filles, Margot et Anne, l'adolescente future auteur du célèbre "Journal".

Otto Frank demandera aussi, en solution de repli, un visa pour Cuba, qu'il obtiendra, mais on ignore s'il en reçut jamais la nouvelle.

Dans ses lettres, il sollicite un ami américain, Nathan Straus Jr, fils du fondateur du grand magasin Macy's, rencontré sur les bancs de l'université d'Heidelberg en Allemagne. "Je suis contraint de me tourner vers l'émigration. Peut-être te souviens-tu que nous avons deux filles. Ce sont les enfants dont il faut nous soucier. Notre propre sort a moins d'importance", écrit-il à son ami, lui demandant une caution financière pour sa demande de visas.

"Je ne demanderais pas si les conditions ne me forçaient pas à faire tout ce que je peux pour éviter le pire", écrit-il encore.

Le reste des documents montrent les efforts - finalement vains - de M. Straus et d'autres, notamment du frère d'Edith installé aux Etats-Unis, auprès des administrations américaines, services d'immigration, département d'Etat.

Mais à l'époque les politiques américaines d'immigration deviennent plus restrictives, notamment par craintes pour la sécurité nationale, peur de l'espionnage en particulier. "La famille Frank avait de bons contacts, mais ce fut insuffisant... En 1941, c'était déjà tard, et finalement ce fut trop tard", dit M. Breitman.

Otto Frank décidera alors de cacher les siens dans l'annexe de son entreprise d'Amsterdam, où ils resteront près de deux ans et où Anne rédigera son fameux journal, jusqu'à ce que la famille soit trahie et déportée.

Seul Otto survivra (il sera libéré d'Auschwitz en janvier 1945). En rentrant à Amsterdam, il trouvera le journal de sa fille, qui sera publié en 1947 et deviendra un des livres les plus lus au monde. M. Frank mourra en Suisse en 1980.

"Avec la publication de ces documents, le sort des Frank devient encore plus poignant, la famille ne pouvant s'échapper, même avec l'aide et le soutien d'un Américain influent, Nathan Straus Jr", dit Carl Rheins, directeur de l'Institut Yivo.

D'abord recueillis par le Service national des réfugiés, qui dans les années 30 oeuvrait aux Etats-Unis au rapprochement des familles juives, ces documents ont été retrouvés par hasard à la mi-2005 à l'Institut par une archiviste bénévole, qui s'est arrêtée sur le dossier parce qu'une date de naissance manquait sur la couverture.

Leur existence n'a cependant été révélée que récemment, en raison de contraintes sur les droits d'auteur.

Les documents sont aujourd'hui conservés à l'Institut Yivo, au sein du Centre pour l'histoire juive de New York, et accessibles notamment aux universitaires et chercheurs.

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