Attention, cela risque d'être long à lire.
1Après Jenifer, Nolwenn et Elodie, il serait le premier garçon à remporter la Star Ac' Dans l'histoire de la Star Ac' , on a jamais vu ça . A l'unisson, profs, élèves et public veulent voir Grégory gagner cette quatrième édition. Et il est bien décidé à ne pas les décevoir.
Vous êtes d’ores et déjà assuré de faire la tournée. Est-ce une première victoire ?
C’est génial, mais il ne faut pas s’arrêter à ça. Il faut que je continue à avancer comme je l’ai fait jusqu’à présent…
Vous réalisez le chemin que vous avez parcouru depuis le début ?
Ce qui est surprenant pour moi, ce n’est pas vraiment mon évolution artistique depuis mon entrée au château, mais ma capacité à vivre loin de ma famille et des gens que j’aime.
Vous avez participé à Star Academy pour prouver aux gens qu’on peut surmonter les difficultés quand on a la volonté. Avez-vous atteint tous vos objectifs ?
Pas encore totalement. Si je me laisse aller avant la finale, tout peut encore capoter. Et puis, je suis conscient qu’une fois la fin de l’émission arrivée, on va se retrouver seul et qu’il va falloir se battre pour rester dans la lumière.
Ça vous fait peur d’être un jour oublié ?
Oui. Après tout ce qu’on est en train de vivre, je serais triste. J’ai conscience de la chance que j’ai actuellement et c’est pour cela que je tiens à garder les pieds sur terre.
Vous n’avez pas l’impression d’avoir été favorisé par la prod ?
Je ne pense pas. Et même si c’est le cas, les gens auront toujours le dernier mot. C’est pour ça que je n’ai pas envie de les décevoir. J’ai été téléspectateur moi aussi, je sais qu’on peut être en haut de l’affiche un jour, et ne plus être calculé par personne la semaine d’après.
On vous a vu plus dur avec les autres, limite méchant...
C’est vrai. Si, au début de l’aventure, j’arrivais bien à canaliser mes émotions, c’est devenu difficile ces derniers temps à cause du manque du monde extérieur et de l’isolement. Vous savez, quand je me mets en colère, c’est toujours justifié.
On dit que vos derniers bilans de santé sont meilleurs aujourd’hui qu’au début du jeu… C’est vrai, mais ça ne m’étonne pas trop. Pour moi, cette aventure, c’est une véritable cure. Les médecins se faisaient du souci au début car ils connaissent les risques, mais je leur avais dit que ça allait être une véritable bouffée d’oxygène pour moi. Et c’est le cas. Même si ce n’est pas tous les jours facile, ça fait des années que je ne me suis pas porté aussi bien.
Si le soir de la finale, c’est vous qui gagnez, comment réagirez-vous ?
Je ne sais pas. Vous savez, je vis au jour le jour. J’ai envie de gagner, plus encore aujourd’hui qu’avant, mais je ne veux présumer de rien. C’est encore trop tôt.
Quelle star avez-vous envie de devenir ?
Je n’aime pas le mot star. Disons que pour moi, un artiste se doit d’être généreux, disponible et, une fois sur scène, se donner toujours à fond. Avec le public, j’ai envie de tout, sauf de tricher.
Par : J.-R. Gaudin-Bridet
merci à jetset
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Et de 2 Nous n’avons jamais vu notre fils (Grégory) aussi heureux --------------------------------------------------------------------------------
Son récent duo avec Patrick Bruel a stupéfié, fasciné, bouleversé. Pour L’illustré, les parents de la révélation de la «Star Academy» témoignent. Ils habitent à un jet de micro de la Suisse. Mais pas question de larmoyer sur la mucoviscidose dont leur fils souffre.
Il chante bien. Il suffit qu’il entrouvre la bouche pour que des sons divins en sortent. Qu’il revisite le répertoire de Daniel Balavoine ou de Johnny Hallyday, et la francophonie fond d’un bloc et acquiesce: il chante exceptionnellement bien, Grégory. On en oublierait presque qu’on se trouve au cœur de la très médiatique Star Academy, avec ses carnets de notes hebdomadaires, et le monde impitoyable de ses éliminés à désigner. Lui n’est jamais menacé, jamais «nominé». Après trois mois d’éprouvants suspenses savamment entretenus, il est indemne. A l’évidence, il sort du lot. Grégory chante et bouge bien, prime après prime. Il s’est imposé comme un des personnages les plus populaires de l’automne et on va passer un bout de l’hiver avec lui, sûr et certain.
Pour la petite histoire rouge à croix blanche, il habite à une portée de voix de la Suisse, dans les environs de Chambéry. Son père, Pierre Lemarchal, raconte même être venu pousser la chansonnette près de Lausanne. «Je ne me souviens plus du nom exact du lieu, mais il y avait environ 500 personnes dans la salle et j’ai animé la soirée. Oui, nous venons parfois en Suisse, nous sommes voisins», glisse-t-il.
Pas besoin d’embaucher un généticien: dans la famille Lemarchal, le don pour la chanson vient effectivement de lui, du père. «Dans la vie, je suis intermittent du spectacle, j’organise, j’anime. Et je chante. Plutôt dans le genre rétro, à textes: Aznavour, Lama, Brel. Grégory faisait partie de mon dernier spectacle, il était un des quatre chanteurs.» Sa femme Laurence, déléguée médicale de profession, éclate de rire. «Oui, à propos de l’hérédité, je confirme. Moi, rayon chanson, je suis une catastrophe…»
C’est aussi aux côtés de son père que le déclic primal s’est produit. Dans un camping, l’été, pendant la Coupe du monde de football 1998. «Une histoire entre Greg et moi: nous avions parié que le perdant devrait participer au karaoké. J’ai gagné et Grégory s’y est collé.» Une révélation: surmontant sa grande timidité, le garçon a interprété Je me voyais déjà, de Charles Aznavour, avec l’intensité d’un jeune prince des scènes. «Franchement, j’étais à genoux. Il chantonnait bien à la maison, mais nous ne nous étions jamais vraiment arrêtés à la beauté de sa voix», se souvient le père.
«Pourquoi en rajouter sur sa maladie ?
Sa présence est à elle seule un message d’espoir »
Sa mère Laurence
Message reçu cinq sur cinq : les parents empoignent le cas, présentent leur joyau à une professeur de chant. Celle-ci s’extasie et l’aventure débute. Le garçon de 15 ans arrête le rock (il a été champion de France à 12 ans) et place désormais l’essentiel de son énergie dans l’exploitation optimale de ses cordes vocales. Spectacles, tours de chant, castings. Il chante si bien.
Le phénomène Grégory ne serait pas complet sans un parfum de polémique. Car le jeune homme a une saleté de maladie: la mucoviscidose. D’entrée, dès début septembre, il l’a annoncé à la production. «Nous avons joué la carte de l’honnêteté, bien sûr», explique sa mère. Ils n’ont rien caché, la nouvelle a filtré illico mais les deux parents et la chaîne de télévision ont décidé de ne plus communiquer à ce sujet-là. «Pourquoi en rajouter? Il n’y a pas à en parler, on ne veut rien susciter de larmoyant. Sa présence et la manière qu’il a de se battre chaque jour sont à elles seules des messages d’espoir: l’abondant courrier de malades que nous recevons le prouve.» Greg ne veut être jugé qu’à l’aune de son talent artistique, et basta. Contrairement aux mauvaises rumeurs, il suit un régime identique à celui de ses camarades: mêmes règles, mêmes contraintes.
Sa condition le fatigue-t-il davantage? «Je le trouve éprouvé, évidemment, mais pas plus que les autres candidats, remarque sa mère. Une fois pour toutes, il est comme les autres. C’est un battant, il sait se surpasser. Et il ne franchira jamais la ligne rouge. Voilà sa seule différence, peut-être: sa maladie lui permet de connaître exactement ses possibilités, par rapport à un jeune en pleine santé.» Son père ne cache pas une certaine lassitude: «Cette histoire de maladie nous gonfle un peu, à la longue. Il est pénible et même un peu ringard de revenir sans cesse là-dessus.»
Ils ne veulent relever que la manière dont Grégory les épate, jour après jour. «Je ne le connaissais pas si bien, au fond, sourit son père. A une occasion, les profs ont voulu lui mettre une pression énorme. Ils lui ont fait chanter le difficile SOS d’un Terrien en détresse, de Starmania. C’était une stratégie pour le tester. Et il s’en est sorti magnifiquement.» Sous le charme, le maître de musique a même qualifié son exécution de «don de Dieu».
De leur côté, conquis, les parents vivent au rythme de l’émission et de la minute du téléphone quotidien autorisée. «On s’y habitue, assure sa mère, ce court laps de temps nous oblige à aller à l’essentiel.» Surtout elle assure qu’elle n’a jamais vu Grégory si heureux. Il appréhendait pourtant la séparation, lui qui n’avait pas été éloigné de sa famille plus de quinze jours. «Pour moi, mon fils se trouve dans une école, la meilleure qui soit. Sauf que j’ai l’avantage d’être une petite souris et de pouvoir le regarder, parfois. Lui, il nous dit qu’il a trouvé là une deuxième famille.» Et si un début d’inquiétude point, elle s’évanouit dès que leur fils ouvre les lèvres pour en fredonner une. Il chante si bien.
par : Marc David
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Et de 3 et der.
Il est plus que jamais le grand favori Depuis le début de l'aventure , tout le monde mise sur lui . Hyper motivé , le jeune homme semble rouler tout droit vers le succés .
Alors, heureux d'être qualifié pour les demi-finales et la tournée ?
Je n'ai pas encore réalisé ce qui m'arrive. Avec Hoda et Lucie, on s'est regardés lors des dernières nominations. On a alors repensé à la soirée où l'on a visionné le DVD de la tournée de la Star '2. Ça nous a fait saliver.
La finale n'est plus très loin ?
C'est vrai. On y est presque. Mais ce ; n'est pas encore fait. Chaque début de semaine, je me suis remis en question avec les évaluations. J'ai encore plein de choses à prouver jusqu'à la finale.
Pensez-vous pouvoir être le premier mec à gagner ?
Oui! Mais je ne pense pas encore à la victoire. II faut déjà passer le cap des demi-finales. Mais si ça arrivait, ce serait fabuleux. Quand je repense à ces dernières années... C'est dingue! Pour moi, ce serait une belle victoire. Pas sur mes camarades: la compétition, c'est avec moi-même que je la fais. Ce serait un joli pied de nez au destin, une belle revanche sur toutes les choses difficiles de la vie.
Dès le premier prime, vous apparaissiez comme le favori. Ça ne vous a pas mis la pression ?
Si, énormément. Je me suis dit: tu n'as pas le droit à l'erreur. T'as placé la barre très haut au premier prime. Et si jamais tu régresses un peu, on ne va pas te louper. À chaque fois que je me levais le matin, j'avais le doute. Mais, il n'y a que comme ça que l'on avance dans la vie.
Pensiez-vous aller si loin ?
Non, car j'appréhendais le rythme. Aujourd'hui, je suis heureux d'avoir tenu. D'ailleurs, je fais même mieux que tenir car je ne me suis jamais senti en aussi bonne santé que maintenant. Quand je suis entré à la Star Ac', j'ai dit à mon médecin: <,Vous verrez, c'est fini les galères. » Pour moi, c'est une nouvelle forme de cure.
Pourtant, vous ne vous êtes pas ménagé...
Oui. II y a eu de la fatigue, mais ce n'était que de la bonne fatigue. Pas de la fatigue à rien faire, chez soi, à gamberger. D'ailleurs, je compte encore profiter à fond du temps qui nous reste au Château.
Le marathon de la tournée ne vous fait pas peur ?
Non. Si je rentrais au Château, c'est que je me sentais capable d'assurer la tournée. Sinon, je n'aurais même pas fait le casting. Ceci dit, il va falloir que je fasse attention: je ne vais faire la fête jusqu'à 3 h du mat'!
Contre qui souhaiteriez-vous vous retrouver en finale ?
J'aimerais me retrouver avec Hoda. J'apprécie beaucoup ce petit bout de femme. Elle a une pêche d'enfer. Elle communique sa bonne humeur. À part le matin, elle a toujours la banane! Et artistiquement, elle a une voix d'enfer. On a déjà pensé à la chanson qu'on pourrait interpréter, I Want To Spend My Lifetime Loving You, de Tina Arena et Marc Anthony. J'apprécie aussi beaucoup Lucie. Elle a une grande sensibilité, beaucoup de qualités. Et puis elle est très bonne en théâtre.
Vos proches ne vous manquent-ils pas un peu ?
Beaucoup même ! Mais je sais que toute ma famille me soutient depuis la Savoie. Mes parents, mes grands parents, ma petite sœur. Et puis, j'ai ma petite amie. Je l'ai rencontrée un mois avant d'entrer à la Star Ac'. C'est un amour tout neuf. Du coup, j'ai mis tout ça entre parenthèses pendant ma présence au Château. Mais je compte la revoir à ma sortie. J'ai hâte de parler avec elle, de savoir ce qu'elle pense de l'aventure et de lui raconter mon parcours. On verra ensuite si ça marche entre nous, si c'est possible de continuer.
Avez-vous pu vous parler depuis trois mois ?
On a conversé par courrier car il nous était impossible de nous voir sur les prime. On s'est écrit pas mal de lettres. Chacun était donc au courant de ce que faisait l'autre. Maintenant, il me tarde de la voir...
Propos recueillis par Nicolas Nissim