Lundi 18 août 2008.
Le matin, Janine, mon épouse, emmène Douchka, notre chienne setter tricolore, se promener comme d'habitude. Au retour, Douchka s'est mise au soleil tandis que Janine ramassait les haricots verts.
Ne la voyant plus, Janine la cherche et pense qu'elle est ressortie, le portail étant resté ouvert. Elle prend son vélo et va sur les chemins.
Ne la voyant pas, elle revient et la trouve dans le jardin de devant, étendue sur le flan droit sous les lauriers, pas loin du portillon. Elle regarde ses babines qui sont très blanches. Elle vient me chercher, je terminais ma douche.
Nous emmenons Douchka très faible, chez le vétérinaire, Il est dix heures trente.
Melle Blxxxxx la voit dix minutes après notre arrivée. Un prélèvement de sang montre une absence de coagulation.
C'est alors que je pense à ce bobo, piqûre d'épine sur son dos, vers son rein gauche, qui saignait le jeudi 14 ou vendredi 15 au retour d'une promenade.
Par ailleurs, cette blessure s'était remise à saigner lorsqu'elle s'était baignée le dimanche 17 (veille du jour néfaste) dans le ruisseau.
Pensant qu'elle avait absorbé de la mort aux rats (anticoagulant), la vétérinaire l'a placée sous perfusion contre le choc et lui a injecté un toni-cardiaque. Après l'analyse de sang rapide, elle lui a injecté un peu de vitamine K1.
Douchka a été placée dans une cage et nous l'avons quittée avec une caresse, se yeux nous montrant qu'elle faisait confiance.
14 heures. Je vais à la banque. Au retour, je passe à la clinique. On me laisse aller voir Douchka seul.
Elle est étendue comme quand nous l'avons laissée 3 heures plus tôt. Elle ne respire plus. Je vais rapidement en informer la réception qui l'indique immédiatement au vétérinaire.
Il compresse son thorax pour essayer de la faire revenir à elle. Il abandonne car c'est fini.
Elle a dû faire une hémorragie interne, me dit-il. Elle a eu une deuxième injection de vitamine K à 13 heures.
Ça a été vite. Elle est morte en dormant. La mort aux rats met deux à trois jours à faire son effet sur le système de coagulation du sang. Quand celui-ci est atteint à 70%, alors l'effet sur l'animal devient visible. C'est souvent trop tard.
Il fallait absolument savoir de quelle manière Douchka avait pu s'intoxiquer. Je suis allé voir sur Internet quelles pouvaient être les possibilités.
Ce n'est que ce soir, vendredi 22 août 2008 que j'ai eu la réponse, au retour de voyage d'une voisine.
« Bonjour madame Mxxx, avez-vous traité récemment contre les souris ou les rats ?
- Réponse : Je crois bien que ma femme de ménage a mis du raticide pour tuer la souris qui venait manger dans l'assiette de mon chat.
Je lui demande de voir les produits utilisés.
C'est terrible ! Elle m'en apporte 3 boîtes. Toutes des ANTI... , raticides foudroyants. Elle contiennent des anti-vitamines K1.
Je lui explique qu'elle a de quoi empoisonner tous les animaux du village.Je lui dis aussi que ses voisins utilisent des tapettes pour tuer les souris chez eux. C'est bien moins dangereux.
Dès que je verrai sa femme de ménage, je lui demanderai si elle aime vraiment les animaux, elle qui a un caniche.
CES PRODUITS NE DEVRAIENT PAS EXISTER, même s'ils font le bonheur de leurs fabriquants de mort.