mercredi 13 juin 2007 à 21:53
Le président américain George W. Bush a inauguré mardi à Washington un Mémorial dédié aux "millions de victimes" du communisme, comparant le combat contre le communisme de la guerre froide à la lutte contre le terrorisme d'aujourd'hui.

"Le combat contre le communisme est le combat de la mémoire contre l'oubli", a-t-il dit, citant l'écrivain tchèque Milan Kundera, vingt ans jour pour jour après le fameux appel de Ronald Reagan demandant au dirigeant soviétique Mikhail Gorbatchev de "faire tomber le Mur" de Berlin.
"Les régimes communistes ont fait plus que prendre la vie de leurs victimes, ils ont cherché à voler leur humanité et effacer leur mémoire". "Avec ce Mémorial, nous rétablissons leur humanité et honorons leur mémoire", a-t-il ajouté.
Le Mémorial, une statue de bronze inspirée de la "déesse de la démocratie" érigée par les étudiants de la place Tiananmen à Pékin avant le massacre de juin 1989, est situé près du Congrès des Etats-Unis et entend célébrer le souvenir "des plus de 100 millions de personnes" qui sont mortes sous un régime communiste depuis la révolution russe de 1917.
"Il est important de se rappeler (les) leçons" de la guerre froide "parce que le Mal et la haine qui ont inspiré la mort de millions de gens au XXe siècle sont toujours à l'oeuvre dans le monde", a aussi déclaré M. Bush, évoquant les attentats du 11-Septembre. "Comme les communistes, les terroristes et les extrémistes qui ont attaqué notre pays sont quidés par une idéologie meurtrière qui méprise la liberté, oppresse toute contestation, a des ambitions expansionnistes et poursuit des objectifs totalitaires", a-t-il fait valoir.
"Comme les communistes, les adeptes d'un extrémisme islamique brutal sont voués à l'échec. En restant fermes dans la défense de la cause de la liberté, nous ferons en sorte qu'aucun président américain n'aura, dans l'avenir, (...) à dédier un monument à la mémoire de millions de gens assassinés par les radicaux et les extrémistes du XXIe siècle", a-t-il dit.
La Fondation pour un Mémorial pour les victimes du communisme a été créée à l'initiative du Congrès en 1993, quatre ans après la chute du Mur de Berlin et deux ans après la disparition de l'URSS.
Des dissidents de Chine, du Vietnam et de Cuba ont assisté à la cérémonie d'inauguration et participé plus tard à un colloque sur le thème du communisme.
Cette idéologie "est la plus grande tragédie connue au monde", a estimé le Cubain Pedro Fuentes qui a passé 18 ans dans les prisons cubaines.
Le dissident chinois Harry Wu qui a passé 19 ans dans un camp chinois, a mis en garde l'Occident et les compagnies occidentales qui croient que l'ouverture économique de Pékin va entraîner une transformation du régime. "Dire cela est une tentative de me convaincre que l'argent peut rendre un tigre végétarien", a-t-il dit.
"Je crois que l'argent et la technologie envoyés en Chine ne servent qu'à fournir une perfusion au démon communiste agonisant", a-t-il ajouté.
Le Mémorial aux victimes du communisme vient compléter de nombreux lieux de mémoire disséminés dans la capitale des Etats-Unis. Des monuments honorent ainsi les victimes de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre du Pacifique, de la guerre de Corée ou encore les morts américains durant la guerre du Vietnam. Washington abrite également un musée de l'Holocauste en souvenir des six millions de juifs d'Europe assassinés par les nazis.
http://www.edicom.ch/fr/news/international/1188_3914417.html-----------
Quel beau discours
Qui parle des libertés et des ambitions expansionnistes des autres ? Mister bush
Même si c’est clair que le communisme a fait des ravages mais bush n’a pas de lacons a donner.
Ce message a été modifié par karim06 - mercredi 13 juin 2007 à 22:05.