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jeudi 24 juillet 2008 à 22:13
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Juday
samedi 19 juillet 2008 à 11:01
Dans quel sens? unsure.gif (je comprends pas bien, c'est pas ironique)




Qu'on se ferait seulement taxer un peu plus mais que ça n'arrangerait rien du tout. Donc c'est peine perdue, on va droit au mur, quoiqu'on fasse mrgreen.gif



Ce message a été modifié par Sylvano - jeudi 24 juillet 2008 à 22:14.
jeudi 24 juillet 2008 à 22:22
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CITATION(sosduneterrienneendetresse @ Tuesday 22 July 2008 à 19:37) *
je poste sur mon topic le "manifeste pour l'eau"

Le Manifeste de l'Eau
pour un contrat mondial


de Riccardo Petrella


Le droit de tous à la vie

Nous venons d'Afrique, d'Amérique Latine, d'Amérique du Nord, d'Asie, d'Europe. Nous nous sommes rassemblés à trois reprises en 1998 sans autre légitimité et représentativité que celle d'être des citoyens concernés par le fait qu'1 milliard et 400 millions de personnes sur 5,8 milliards d'habitants de la planète n'ont pas accès à l'eau potable, source primordiale de vie. Ce fait est inacceptable. Or, le risque est grand qu'en 2020, lorsque la population mondiale atteindra environ les 8 milliards d'êtres humains, les personnes n'ayant pas accès à l'eau potable s'élèvent à plus de 3 milliards. Cela est inadmissible. On peut, on doit empêcher que l'inadmissible devienne acceptable. Comment ?

Nous pensons qu'il sera possible de le faire en appliquant les principes et les règles ci-dessous.



L'eau "source de vie" appartient aux habitants de la Terre en commun.

En tant que "source de vie" fondamentale et non-substituable de l'éco-système Terre, l'eau est un bien vital qui appartient aux habitants de la Terre, en commun. Aucun d'entre eux, individuellement ou en groupe, ne devrait avoir le droit d'en faire son appropriation privée. L'eau est un bien patrimonial commun de l'humanité. La santé individuelle et collective en dépend. L'agriculture, l'industrie, la vie domestique y sont liées. Il n'y a pas d'accès à la production de la richesse sans accès à l'eau. L'eau, on le sait et tout le monde le dit, n'est pas une ressource comme les autres ; elle n'est pas une marchandise échangeable, monnayable. Son caractère irremplaçable fait que toute communauté humaine -et chacun de ses membres- a le droit d'avoir accès à l'eau, en particulier à l'eau potable, en quantité et qualité nécessaires et indispensables à la vie et à l'activité économique.


Principes

Le droit à l'eau est un droit inaliénable individuel et collectif

L'eau appartient davantage à l'économie des biens communs et du partage de la richesse qu'à l'économie de l'accumulation privée et individuelle et de la prédation de la richesse d'autrui. Alors que le partage de l'eau a été souvent dans le passé source majeure d'inégalités sociales, nos civilisations d'aujourd'hui reconnaissent que l'accès à l'eau est un droit fondamental, inaliénable, individuel et collectif. Le droit à l'eau fait partie de l'éthique de base d'une "bonne" société humaine et d'une "bonne" économie. Il appartient à la société dans son ensemble et aux différents niveaux d'organisation sociétale, selon le double principe de co-responsabilité et de subsidiarité, de garantir le droit d'accès pour tous et pour toute communauté humaine sans discrimination aucune de race, de sexe, de religion, de revenu, de classe sociale.


Principes

L'eau doit contribuer à la solidarité de vie entre communautés, pays, sociétés, sexes et générations

Ce n'est pas parce que les ressources en eau douce sont inégalement distribuées sur Terre, ou parce que le revenu est aussi très inégalement réparti entre les êtres humains et les pays de la planète, qu'il doit y avoir également inégalité d'accès à l'eau entre personnes et communautés humaines. De même, l'inégalité dans la distribution de la ressource et des revenus ne signifie pas que les peuples riches en eau et les personnes riches en revenu puissent en faire l'usage qu'ils veulent, voire la vendre (ou l'acheter) "à l'étranger" pour en tirer le maximum de profit (ou de jouissance). Il est temps que l'eau cesse d'être, dans de nombreuses régions du monde, source de grandes inégalités entre les hommes et les femmes, ces dernières supportant tout le fardeau des activités domestiques liées à l'eau. Il y a encore aujourd'hui, à l'aube du troisième millénaire, trop de guerres entre Etats voisins à cause de l'eau, car les Etats concernés, qui se trouvent en meilleure position géo-économique, utilisent l'eau comme un instrument au service de leurs intérêts stratégiques de puissance "hégémonique" locale. Il est possible de soustraire l'eau aux logiques de l'Etat-puissance pour la rendre res publica sous la tutelle de l'Etat-citoyen.


Principes

L'eau est une affaire de citoyenneté et de démocratie

Créer les conditions nécessaires et indispensables pour que l'accès à l'eau soit effectif et optimal, c'est l'affaire de tout le monde. C'est une affaire aussi entre générations. Il appartient en effet, aux générations actuelles d'utiliser, valoriser, protéger, conserver les ressources en eau de manière à ce que les générations futures puissent jouir de la même liberté d'action et capacité de choix que nous souhaitons pour nous actuellement. Le citoyen doit être au centre des décisions. La gestion intégrée durable et solidaire de l'eau est du domaine de la démocratie participative, représentative et directe. Elle dépasse les compétences et les savoir-faire des techniciens, des ingénieurs, des banquiers. L'usager (consommateur solvable et non-solvable) a un rôle important à jouer par ses choix judicieux et ses pratiques guidées par les principes d'une économie et d'une société durables.


Principes

Toute politique de l'eau implique un haut degré de démocratie au niveau local, national, continental, mondial

Par définition, l'eau appelle une gestion décentralisée et transparente. Les dispositifs de la démocratie représentative doivent être renforcés. Un champ considérable est ouvert aux dispositifs de la démocratie participative au niveau des villages, des villes, des bassins aquifères, des régions. Des cadres réglementaires clairs au niveau international et mondial doivent faire émerger et rendre visible la politique durable et solidaire de l'eau au niveau de la communauté mondiale. Les instances parlementaires sont appelées à jouer un rôle fondamental dans la construction d'un droit mondial de l'eau au cours des vingt prochaines années. Nous pensons aussi qu'il est urgent et indispensable de (re)valoriser les pratiques locales et traditionnelles. Un patrimoine considérable de savoirs et de compétences et de pratiques communautaires solidaires, d'une très grande efficacité, a été dilapidé. Il risque d'être détruit encore davantage dans les années à venir.


Principes

L'accès à l'eau passe nécessairement par le partenariat. Il est temps de dépasser les logiques des "seigneurs de la guerre" et des conflits économiques pour l'hégémonie et la conquête des marchés

La citoyenneté et la démocratie se fondent sur la coopération et le respect mutuel. Elles vivent par et dans le partenariat. "Partenaires pour l'eau" est le principe inspirateur de tous les dispositifs (tels que "les contrats de rivière") qui ont permis ces derniers temps de surmonter efficacement les conflits qui dans certaines régions du monde ont traditionnellement envenimé les relations entre communautés riveraines ou partageant le même bassin hydrographique. Nous soutenons, bien entendu, un partenariat local/national/mondial, public/privé réel, fondé sur le respect des diversités, où les multiples logiques et cultures en présence peuvent équitablement contribuer à la gestion intégrée, solidaire et durable de l'eau, dans l'intérêt général. Un partenariat qui ne serait que formel, soumis, en réalité, aux logiques et aux intérêts des acteurs privés en compétition acharnée entre eux pour la conquête du marché -ce qui serait inéluctablement le cas si l'eau devait être reconnue comme étant surtout un bien économique et un bien marchand- ne pourrait que nuire à l'objectif de l'accès à l'eau pour tous et de la gestion intégrée, durable et solidaire des ressources en eau.


Principes

Nous pensons que la prise en charge financière de l'eau doit être à la fois collective et individuelle selon les principes de responsabilité et d'utilité

Assurer l'accès de base à l'eau pour la satisfaction des besoins vitaux élémentaires et fondamentaux de toute personne et de toute communauté humaine est une obligation pour la société dans son ensemble. C'est la société qui doit assumer collectivement la couverture de l'ensemble des coûts relatifs à la collecte, production, stockage, distribution, utilisation, conservation et recyclage de l'eau en vue de fournir et garantir l'accès à l'eau dans la quantité et en qualité considérées comme étant le minimal vital et nécessaire indispensable. L'ensemble de ces coûts (y compris les externalités négatives qui ne sont pas prises en compte par les prix du marché) sont des coûts sociaux collectifs au niveau des communautés humaines de base. Ceci devient encore plus vrai et significatif à l'échelle d'un pays, d'un continent et de la société mondiale. Leur financement doit être assuré par voie de répartition collective. Les mécanismes de tarification individuelle, selon des prix progressifs, doivent intervenir à partir d'un usage de l'eau dépassant le minimum vital nécessaire et indispensable. Au-delà du minimum vital, la progressivité des prix est fonction de la quantité utilisée. En outre, tout abus et excès dans l'usage doivent être considérés illégaux.
Pour que ces principes et ces règles deviennent des réalités vivantes au cours des 20-25 prochaines années, lorsque deux milliards d'êtres humains viendront s'ajouter à la population actuelle, nous proposons que les mesures suivantes soient prises et mises en oeuvre, sorte de "Contrat Mondial de l'Eau", selon deux axes majeurs.
  • la constitution d'un "réseau de parlements pour l'eau"
  • la promotion de campagnes d'information, de sensibilisation et de mobilisation autour de "L'eau pour tous".


Nous proposons d'outiller l'initiative du Contrat Mondial de l'Eau d'un instrument de collecte et d'analyse de données (quantitatives et qualitatives) les plus rigoureuses possibles, grâce à la mise en place progressive d'un Observatoire Mondial des Droits de l'Eau.



Constitution d'un Réseau de Parlements pour l'Eau

C'est aux Parlements, organes principaux de la représentation politique dans les sociétés "occidentalisées", ou aux institutions comparables dans d'autres contextes civilisationnels, que revient la responsabilité de modifier les législations existantes en application aux principes et aux règles ci-dessus explicités. Définir un corpus juridique nouveau en matière d'eau, non seulement au plan local et national mais également au plan international et mondial (un "droit mondial de l'eau") constitue une tâche primordiale face au vide juridique existant dans ce domaine à l'échelle mondiale. La priorité est à donner à un "Traité Mondial de l'Eau" fondé sur le principe de l'eau en tant que bien vital patrimonial commun de l'humanité. Ce "traité", par exemple, exclurait l'eau de toute convention internationale commerciale (dans le cadre de l'OMC), comme c'est déjà le cas pour le domaine culturel.


Propositions

Promotion de campagnes d'information, de sensibilisation et de mobilisation concernant:
  • 1 le développement (ou modernisation) des systèmes de distribution et d'assainissement des eaux pour les 600 villes des pays d'Afrique, d'Asie, d'Amérique Latine et d'Europe orientale et Russie qui auront plus d'un million d'habitants en 2020 et dont le système d'eau est déjà aujourd'hui inadéquat, obsolète, voire inexistant.
  • 2 la lutte contre les nouvelles sources de pollution des eaux dans les villes des pays d'Amérique du Nord, d'Europe Occidentale et du Japon dont le contamination du sol et des nappes phréatiques de surface et en profondeur est de plus en plus inquiétante, grave et, dans certains cas, irréversible. Il s'agit, concrètement, à partir de programmes locaux au niveau urbain de réaliser l'objectif de la création de "3 milliards de robinets d'eau".Les mouvements associatifs, les ONG, les syndicats, les scientifiques ont à cet égard un rôle essentiel et déterminant à jouer.



A cette fin, la priorité est à donner à :
  • La réforme profonde des systèmes actuels d'irrigation liés au mode de production agricole (et agro-alimentaire) industriel, intensif. Les solutions existent, entre autres l'irrigation "goutte à goutte".
    L'agriculture actuelle "moderne" est la principale consommation des ressources en eau douce de la planète (70% des prélèvements totaux mondiaux, dont la très grande partie est liée à l'irrigation). Or, 40% de l'eau d'irrigation se perd chemin faisant. En outre, ses excès sont à l'origine de graves atteintes et menaces à l'environnement par la salinisation des sols et l'hydromorphisme (engorgement)
  • Un moratoire de 10 à 15 ans en ce qui concerne la construction de nouveaux grands barrages dont l'on connaît désormais les inconvénients considérables à court et à long terme pour l'environnement, les populations, la gestion intégrée et durable de l'eau.


Mise en place d'un Observatoire Mondial des Droits de l'Eau

Le but de l'observatoire sera de collecter, produire, distribuer, disséminer les informations les plus rigoureuses et fiables possibles en matière d'accès à l'eau du point de vue des droits individuels et collectifs, de la production d'eau, son utilisation, sa conservation/protection, sa gestion durable et démocratique. L'Observatoire devrait devenir l'un des dispositifs d'information et de communication de référence mondiale notamment pour la valorisation des pratiques effectives de partenariat réel et de gestion solidaire.
suivi d'un article sur l'eau potable dans le monde

<h2 style="padding: 0pt;">2,5 milliards de personnes n'ont pas accès à un système d'assainissement</h2>

Chaque jour, plus de 2,5 milliards de personnes n’ont pas accès à un système d'assainissement et près de 1,2 milliards de personnes défèquent à ciel ouvert, pratique la plus dangereuse de toutes, selon un rapport publié le 17 juillet par le Programme commun OMS/UNICEF de surveillance de l'eau et de l'assainissement (JMP)

Ce rapport du JMP, intitulé « Progress on Drinking Water and Sanitation - Special Focus on Sanitation » (Progrès en matière d’eau de boisson et d’assainissement, thème spécial sur l’assainissement) paraît à la fin du premier semestre de l’Année internationale de l’assainissement. Pour la première fois, il évalue les progrès mondiaux, régionaux et nationaux à l’aide du concept novateur "d'échelle". Il montre avec beaucoup plus de détails les habitudes en matière d’assainissement, permettant aux experts de mettre en lumière les tendances dans l’utilisation d’installations améliorées, partagées ou non améliorées, ainsi que les évolutions concernant la défécation (expulsion des excréments par l'anus) à ciel ouvert. De même, « l’échelle eau de boisson » montre le pourcentage de population utilisant de l’eau directement à domicile ou délivrée sur un territoire via un système d’adduction d’eau ou d’autres sources commes les pompes manuelles, ou les sources brutes.

Dans le monde, le nombre de personnes n’ayant pas accès à une source d’eau améliorée, c'est à dire protégée d'une contamination, est passé pour la première fois en dessous du milliard depuis la première compilation des données en 1990. Actuellement, 87 % de la population mondiale a accès à des sources d’eau améliorées et, selon les tendances actuelles, cette proportion passera à 90 % d’ici 2015.

Dans le monde, le nombre de personnes déféquant à ciel ouvert est passé de 24 % en 1990 à 18 % en 2006. Le rapport souligne aussi les disparités dans un même pays, notamment entre les populations rurales et urbaines. À l’échelle mondiale, on recense environ quatre fois plus de personnes en zone rurale (746 millions environ) sans accès à des sources d’eau améliorées qu’en zone urbaine (137 millions environ).

L’assainissement insuffisant menace la survie des enfants, la contamination fécale dans l’environnement s’associant directement aux maladies diarrhéiques, l’un des plus grands facteurs de mortalité pour les moins de 5 ans. Il est très difficile de maintenir un environnement propre en cas de défécation à ciel ouvert, même par une minorité de la population.

« Avec les tendances actuelles, il manquera plus de 700 millions de personnes pour que le monde atteigne l’objectif du Millénaire en matière d’assainissement, a déclaré Ann M. Venema, Directrice exécutive de l’UNICEF. Faute d’améliorations spectaculaires, il y aura de grandes pertes. »

Toutefois, de plus en plus nombreux sont ceux qui utilisent des installations d’assainissement, c’est-à-dire des installations garantissant une élimination des excréments. Ceci évite l'apparition de maladies qui pourraient contaminer les aliments et les sources d’eau.

Même si la pratique de la défécation à ciel ouvert est en baisse, elle reste habituelle pour 18 % de la population mondiale, soit 1,2 milliard de personne. En Asie du Sud, elle reste encore la norme pour 778 millions de personnes.

« Nous disposons aujourd’hui de tout un éventail d’options techniques peu coûteuses pour installer l’assainissement dans la plupart des situations, explique le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. De plus en plus de gouvernements sont déterminés à améliorer la santé en faisant bénéficier leurs populations les plus pauvres de l’eau et de l’assainissement. Si nous voulons faire lâcher prise à la pauvreté et récolter de multiples bienfaits pour la santé, nous devons nous occuper de l’eau et de l’assainissement. »

De réels progrès dans l’accès à l’eau de boisson saine ont eu lieu dans de nombreux pays d’Afrique australe. Selon le rapport, sept des dix pays qui ont progressé le plus rapidement et sont dans les temps pour atteindre l’objectif du Millénaire pour le développement en ce qui concerne la cible pour l’eau de boisson se trouvent en Afrique subsaharienne (Burkina Faso, Namibie, Ghana, Malawi, Ouganda, Mali, Djibouti). Sur les pays qui ne sont pas encore dans les temps pour atteindre la cible pour l’assainissement, mais qui progressent rapidement, cinq sont en Afrique subsaharienne (Bénin, Cameroun, Comores, Mali et Zambie).


Honnetement, ton post est beaucoup trop long. Un simple lien aurait suffit. Personnellement, je trouve déjà scandaleux qu'on fasse payer les gens pour pouvoir boire de l'eau en toute sécurité.

C'est une ironie, la surface d'eau (méditérranée, océans...) recouvrent plus de la moitié du globe, et que seulement 6% est potable, mais en plus, qu'on la gaspille !

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