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Friday 11 July 2008 à 19:11
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Tu peux t'en bricoler un sinon ^^.

Friday 11 July 2008 à 22:00
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Sans vouloir être alarmiste, depuis que j'ai regardé le documentaire sur Kyoto, je pense vraiment que nous nous engageons dans une guerre sans précédent où toutes nos "valeurs", nos cultures seraient remises en cause... je ne suis pas seule à le penser ... sleep.gif

source AFP




Le réchauffement climatique pourrait provoquer une "guerre civile mondiale", selon l'ONU
10 déc. 2007

NUSA DUA (AFP) — Le réchauffement climatique pourrait provoquer une "guerre civile mondiale", met en garde un rapport de l'ONU rendu public lundi à Bali.

L'étude du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) a été diffusée - ce n'est pas un hasard - le jour de la remise à Oslo du prix Nobel de la paix à l'ex-président américain Al Gore et aux experts du Giec, pour leurs efforts de sensibilisation aux dérèglements du climat.

La surchauffe causée par la saturation en gaz à effet de serre risque de déstabiliser dans quelques années des régions entières, expliquent les auteurs du rapport, des scientifiques suisses et allemands pour lesquels "agir pour le climat est agir pour la paix".

Parmi les "points chauds" identifiés figurent le delta du Nil, le Sahel, la Chine, l'Inde, les nations autour du Golfe du Bengale, l'Asie centrale, les Caraïbes, le golfe du Mexique et l'Amazonie.

"Si le réchauffement climatique n'est pas jugulé, des Etats fragiles et vulnérables, qui sont déjà aujourd'hui assez mal gérés, pourraient imploser sous la pression du réchauffement global, puis générer des ondes de choc vers d'autres pays", a affirmé Hans Schellnhuber, directeur de l'Institut de recherche sur l'impact du climat de Potsdam.

Il a par exemple expliqué qu'une hausse générale de la température de 5 degrés serait accentuée sur le plateau montagneux tibétain (de +10 à +12 degrés), asséchant durant l'été les fleuves alimentant d'immenses bassins de population, en Chine ou en Inde.

De même, la fonte des glaciers dans les Andes (Amérique latine) aurait des conséquences selon lui effroyables, coupant l'approvisionnement d'une mégalopole comme Lima (Pérou).

Autre danger, une hausse de 7 mètres du niveau des océans se traduirait par le déplacement de 500 millions de "réfugiés climatiques".

Le rapport "trace un scénario crédible pour l'avenir", a prévenu M. Schellnhuber en marge de la conférence sur les changements climatiques organisée à Bali.

Le réchauffement est désormais une réalité prise en compte de façon sérieuse par les experts militaires, a souligné Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE.

"Les généraux américains, l'état-major de l'Otan et d'autres institutions militaires du monde entier ne considèrent plus le changement climatique comme il était auparavant dépeint, une fiction sortie de l'imagination des écologistes", a-t-il assuré.

Les spécialistes en géopolitique n'écartent pas des "guerres de l'eau" ou des affrontements dépassant les traditionnelles frontières des Etats, dont ils voient des premières illustrations avec les conflits en Somalie ou au Darfour.

Avec une hausse de 5 degrés, "nous pourrions avoir quelque chose qui ressemblerait à une guerre civile à l'échelle mondiale", a dit M. Schellnhuber.

"Du Sénégal à la Corne de l'Afrique, les prédictions sont très sombres", a-t-il ajouté, estimant que des tensions latentes entre des populations menaçaient d'être exacerbées par le réchauffement.

Le rapport auquel il a participé, intitulé "Le changement climatique, risque pour la sécurité" avait d'abord été baptisé "Vers un climat de violence?".


Ce message a été modifié par sosduneterrienneendetresse - Friday 11 July 2008 à 22:01.
Friday 11 July 2008 à 22:40
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sosduneterrienneendetresse
Monday 16 June 2008 à 09:07
Le réchauffement climatique...

vous sentez vous concerné par l'avenir de notre planète ?

que faites vous concrètement pour limiter la consommation d'énergie ?



oui je me sens concerné.
ce que je fais, je limite le nombre de pets que je lache par jour, ceux ci étant composés de méthane, néfastes pour l'atmosphere (l'ozone me sembe-t-il)
Friday 11 July 2008 à 23:46
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Moi je le ferai bien honnetement le tri des ordures. Mais ce qui me fait chier pour parler franchement, c'est de devoir mettre de l'argent dans des poches, sachant que les communes qui font le tri taxent pour subventionner.

mes parents sont en pleins dedans ! Ils trient, et ils paient ! Moi je ne trie pas, je ne vois aucune motivation qui m'inciterait à le faire, donc je mets tout dans le sac noir, que je balance dans la benne verte. Je paie pas un rond de plus (voire j'économise l'argent de la taxe)....
Saturday 12 July 2008 à 07:30
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cooldan1
Friday 11 July 2008 à 22:40
oui je me sens concerné.
ce que je fais, je limite le nombre de pets que je lache par jour, ceux ci étant composés de méthane, néfastes pour l'atmosphere (l'ozone me sembe-t-il)




les écologistes te remercient de l'effort considérable que tu fournis.
Saturday 12 July 2008 à 07:40
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Sylvano
Friday 11 July 2008 à 23:46
Moi je le ferai bien honnetement le tri des ordures. Mais ce qui me fait chier pour parler franchement, c'est de devoir mettre de l'argent dans des poches, sachant que les communes qui font le tri taxent pour subventionner.

mes parents sont en pleins dedans ! Ils trient, et ils paient ! Moi je ne trie pas, je ne vois aucune motivation qui m'inciterait à le faire, donc je mets tout dans le sac noir, que je balance dans la benne verte. Je paie pas un rond de plus (voire j'économise l'argent de la taxe)....




alors si tu ne paies pas de taxe, qu'est ce qui t'empêche de faire ton tri ? puisque apparemment c'est un problème d'argent et que tu l'évites !

tu n'as pas envie de le faire, point barre. mmm, peut être que si on te donnait un petit quelque chose, ça te motiverait un peu....

tout est question de responsabilités. on est responsable ou on ne l'est pas !
Saturday 12 July 2008 à 09:04
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sosduneterrienneendetresse
Friday 11 July 2008 à 22:00
alors si tu ne paies pas de taxe, qu'est ce qui t'empêche de faire ton tri ? puisque apparemment c'est un problème d'argent et que tu l'évites !

tu n'as pas envie de le faire, point barre. mmm, peut être que si on te donnait un petit quelque chose, ça te motiverait un peu....

tout est question de responsabilités. on est responsable ou on ne l'est pas !




C'est le contraire... De plus ça ne servirait à rien, il n'y a que des containers verts dans la commune.

Oui ça serait plus logique de toucher un petit qq chose quand on effectue le tri pour le recyclage, mais là c'est le contraire.


Saturday 12 July 2008 à 09:36
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sosduneterrienneendetresse
Friday 11 July 2008 à 22:00
les écologistes te remercient de l'effort considérable que tu fournis.



wink.gif
Saturday 12 July 2008 à 09:42
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Sylvano
Friday 11 July 2008 à 23:46
C'est le contraire... De plus ça ne servirait à rien, il n'y a que des containers verts dans la commune.

Oui ça serait plus logique de toucher un petit qq chose quand on effectue le tri pour le recyclage, mais là c'est le contraire.



effectivement, ce qui est "éco" ou "bio" est de manière générale, plus cher (un comble).
Par exemple j'ai un temps acheté des sacs poubelle 100% biodégradables: ils sont 4 fois + cher qu'un sac poubelle traditionnel (qui se dégrade bcp plus lentement)!!
Au bout d'un moment j'ai arreté; ils devraient être 4 fois moins chers que les traditionnels sils sont meilleurs pour la planète!
J'estime donc qu'on nous prend pour des cons avec cette politique de tarifs. Espérons que cela va changer rapidement.
Saturday 12 July 2008 à 10:15
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Mais honnêtement, "j'agis" (a ma petite échelle) à la limite plus pour avoir un air plus pur et pour des raisons géopolitiques et économiques que pour le réchauffement. J'avoue que je suis un peu largué, mais il y a toujours eu des réchauffements, sans m'y connaitre vraiment, je pense qu'il n'est pas dû seulement à l'homme, mais que ce dernier l'amplifie. De l'herbe poussait au Groenland à l'époque médiévale, et les périodes de réchauffement étaient des périodes où l'homme s'en est plutot bien tiré.....
Mais il me parait bien plus logique pour un pays de dépendre le moins possible de l'éxtérieur au sujet de l'énergie, par exemple la quasi-totalité du gaz vient de la Russie, si demain y'a des tensions et qu'ils ferment les robinets on fait quoi? Quant au pétrole je pense que vous savez tous le bordel que c'est......et que si on tient a notre "confort" il faut des énergies "renouvellables" (remarquez par ailleurs qu'on les nomment comme ca et pas "energies propres".....). De même qu'il me parait logique de consommer moins (isolation, ampoule basse conso etc etc, autant pour économiser l'énergie que pour le portefeuille sleep.gif .
Trier permet de moins incinérer, une étude (je n'ai plus la source) a prouvée que les cancers se déclaraient plus souvent à proximité des incinérateurs....de même que dans les grandes villes (le fameux fog) vous pensez que respiré de l'essence brulé c'est bon peut être?
Bref, les nombreux moyens de lutter contre le réchauffement s'appliquent avec ma vision de lutter contre le gaspillage des ressources et de respirer un air plus sain, si effectivement ca retarde le réchauffement c'est encore mieux, tous ensemble!
Saturday 12 July 2008 à 12:48
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le pétrole, le charbon, on les nomme énergie fossile...
Monday 14 July 2008 à 19:29
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De toute façon, l'espèce humaine disparaitra un jour ou un autre. Mais ce serait bien que cela se fasse de façon naturelle et non par bêtise
Monday 14 July 2008 à 21:20
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donfitz
Monday 14 July 2008 à 19:29
De toute façon, l'espèce humaine disparaitra un jour ou un autre. Mais ce serait bien que cela se fasse de façon naturelle et non par bêtise




la bêtise et l'être humain est un pléonasme.
Friday 18 July 2008 à 20:28
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Possible, mais quand je suis optimiste, je me dis que nous sommes juste aveuglés par l'idée du confort à tout prix, et que si on arrive à s'en défaire, alors on peut changer le Monde.
Friday 18 July 2008 à 23:11
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cooldan1
Friday 11 July 2008 à 22:40
effectivement, ce qui est "éco" ou "bio" est de manière générale, plus cher (un comble).
Par exemple j'ai un temps acheté des sacs poubelle 100% biodégradables: ils sont 4 fois + cher qu'un sac poubelle traditionnel (qui se dégrade bcp plus lentement)!!
Au bout d'un moment j'ai arreté; ils devraient être 4 fois moins chers que les traditionnels sils sont meilleurs pour la planète!
J'estime donc qu'on nous prend pour des cons avec cette politique de tarifs. Espérons que cela va changer rapidement.




voila, on ne nous encourage pas à recycler justement. Par ailleurs, toutes les entreprises préfèrent jeter les marchandises défectueuses (alors que certaines sont utilisables) plutot que de donner, ça leur coute moins cher (ils sont assurés).

Non seulement, la société ne nous encourage pas à protéger la nature, mais nous pousse à gaspiller !

Malheureusement, ça ne changera pas. Même si on met les verts au pouvoir, ce sera encore pire.
Saturday 19 July 2008 à 10:01
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Sans nom
-
--
Même si on met les verts au pouvoir, ce sera encore pire.




Dans quel sens? unsure.gif (je comprends pas bien, c'est pas ironique)
Saturday 19 July 2008 à 14:39
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le problème au commencement, ce n'est pas toujours de vouloir tout mettre sur le dos des pouvoirs en place, qui ne sont en outre pas à négliger, mais de faire chacun un effort NECESSAIRE pour la planète, il ne s'agit de rien d'autre, certains efforts ne coutent rien à votre cher porte-monnaie... un triste et tout bête exemple, vous êtes sur un parking de super marché, vous voyez un sac en plastique vide au sol, vous faites quoi ? vous le ramassez ou vous passez votre chemin ? voilà tout commence là... juste une question de respect et d'éducation. Chez vous, un papier traine par terre, vous le laissez ou vous le ramassez ? pourquoi ce serait différent ailleurs ?


Saturday 19 July 2008 à 18:22
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Je viens de découvrir cet article « La piscine verte », si c’est faisable je vais peut être faire modifier ma piscine pour intégrer ce système
Saturday 19 July 2008 à 19:31
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David1
Saturday 19 July 2008 à 18:22
Je viens de découvrir cet article « La piscine verte », si c'est faisable je vais peut être faire modifier ma piscine pour intégrer ce système




Bonne idée.....Au Quebec il ont fait un lac ,c est a Mirabel c est un lac Naya!! Tres propre.
Tuesday 22 July 2008 à 18:37
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je poste sur mon topic le "manifeste pour l'eau"

Le Manifeste de l'Eau
pour un contrat mondial


de Riccardo Petrella


Le droit de tous à la vie

Nous venons d'Afrique, d'Amérique Latine, d'Amérique du Nord, d'Asie, d'Europe. Nous nous sommes rassemblés à trois reprises en 1998 sans autre légitimité et représentativité que celle d'être des citoyens concernés par le fait qu'1 milliard et 400 millions de personnes sur 5,8 milliards d'habitants de la planète n'ont pas accès à l'eau potable, source primordiale de vie. Ce fait est inacceptable. Or, le risque est grand qu'en 2020, lorsque la population mondiale atteindra environ les 8 milliards d'êtres humains, les personnes n'ayant pas accès à l'eau potable s'élèvent à plus de 3 milliards. Cela est inadmissible. On peut, on doit empêcher que l'inadmissible devienne acceptable. Comment ?

Nous pensons qu'il sera possible de le faire en appliquant les principes et les règles ci-dessous.



L'eau "source de vie" appartient aux habitants de la Terre en commun.

En tant que "source de vie" fondamentale et non-substituable de l'éco-système Terre, l'eau est un bien vital qui appartient aux habitants de la Terre, en commun. Aucun d'entre eux, individuellement ou en groupe, ne devrait avoir le droit d'en faire son appropriation privée. L'eau est un bien patrimonial commun de l'humanité. La santé individuelle et collective en dépend. L'agriculture, l'industrie, la vie domestique y sont liées. Il n'y a pas d'accès à la production de la richesse sans accès à l'eau. L'eau, on le sait et tout le monde le dit, n'est pas une ressource comme les autres ; elle n'est pas une marchandise échangeable, monnayable. Son caractère irremplaçable fait que toute communauté humaine -et chacun de ses membres- a le droit d'avoir accès à l'eau, en particulier à l'eau potable, en quantité et qualité nécessaires et indispensables à la vie et à l'activité économique.


Principes

Le droit à l'eau est un droit inaliénable individuel et collectif

L'eau appartient davantage à l'économie des biens communs et du partage de la richesse qu'à l'économie de l'accumulation privée et individuelle et de la prédation de la richesse d'autrui. Alors que le partage de l'eau a été souvent dans le passé source majeure d'inégalités sociales, nos civilisations d'aujourd'hui reconnaissent que l'accès à l'eau est un droit fondamental, inaliénable, individuel et collectif. Le droit à l'eau fait partie de l'éthique de base d'une "bonne" société humaine et d'une "bonne" économie. Il appartient à la société dans son ensemble et aux différents niveaux d'organisation sociétale, selon le double principe de co-responsabilité et de subsidiarité, de garantir le droit d'accès pour tous et pour toute communauté humaine sans discrimination aucune de race, de sexe, de religion, de revenu, de classe sociale.


Principes

L'eau doit contribuer à la solidarité de vie entre communautés, pays, sociétés, sexes et générations

Ce n'est pas parce que les ressources en eau douce sont inégalement distribuées sur Terre, ou parce que le revenu est aussi très inégalement réparti entre les êtres humains et les pays de la planète, qu'il doit y avoir également inégalité d'accès à l'eau entre personnes et communautés humaines. De même, l'inégalité dans la distribution de la ressource et des revenus ne signifie pas que les peuples riches en eau et les personnes riches en revenu puissent en faire l'usage qu'ils veulent, voire la vendre (ou l'acheter) "à l'étranger" pour en tirer le maximum de profit (ou de jouissance). Il est temps que l'eau cesse d'être, dans de nombreuses régions du monde, source de grandes inégalités entre les hommes et les femmes, ces dernières supportant tout le fardeau des activités domestiques liées à l'eau. Il y a encore aujourd'hui, à l'aube du troisième millénaire, trop de guerres entre Etats voisins à cause de l'eau, car les Etats concernés, qui se trouvent en meilleure position géo-économique, utilisent l'eau comme un instrument au service de leurs intérêts stratégiques de puissance "hégémonique" locale. Il est possible de soustraire l'eau aux logiques de l'Etat-puissance pour la rendre res publica sous la tutelle de l'Etat-citoyen.


Principes

L'eau est une affaire de citoyenneté et de démocratie

Créer les conditions nécessaires et indispensables pour que l'accès à l'eau soit effectif et optimal, c'est l'affaire de tout le monde. C'est une affaire aussi entre générations. Il appartient en effet, aux générations actuelles d'utiliser, valoriser, protéger, conserver les ressources en eau de manière à ce que les générations futures puissent jouir de la même liberté d'action et capacité de choix que nous souhaitons pour nous actuellement. Le citoyen doit être au centre des décisions. La gestion intégrée durable et solidaire de l'eau est du domaine de la démocratie participative, représentative et directe. Elle dépasse les compétences et les savoir-faire des techniciens, des ingénieurs, des banquiers. L'usager (consommateur solvable et non-solvable) a un rôle important à jouer par ses choix judicieux et ses pratiques guidées par les principes d'une économie et d'une société durables.


Principes

Toute politique de l'eau implique un haut degré de démocratie au niveau local, national, continental, mondial

Par définition, l'eau appelle une gestion décentralisée et transparente. Les dispositifs de la démocratie représentative doivent être renforcés. Un champ considérable est ouvert aux dispositifs de la démocratie participative au niveau des villages, des villes, des bassins aquifères, des régions. Des cadres réglementaires clairs au niveau international et mondial doivent faire émerger et rendre visible la politique durable et solidaire de l'eau au niveau de la communauté mondiale. Les instances parlementaires sont appelées à jouer un rôle fondamental dans la construction d'un droit mondial de l'eau au cours des vingt prochaines années. Nous pensons aussi qu'il est urgent et indispensable de (re)valoriser les pratiques locales et traditionnelles. Un patrimoine considérable de savoirs et de compétences et de pratiques communautaires solidaires, d'une très grande efficacité, a été dilapidé. Il risque d'être détruit encore davantage dans les années à venir.


Principes

L'accès à l'eau passe nécessairement par le partenariat. Il est temps de dépasser les logiques des "seigneurs de la guerre" et des conflits économiques pour l'hégémonie et la conquête des marchés

La citoyenneté et la démocratie se fondent sur la coopération et le respect mutuel. Elles vivent par et dans le partenariat. "Partenaires pour l'eau" est le principe inspirateur de tous les dispositifs (tels que "les contrats de rivière") qui ont permis ces derniers temps de surmonter efficacement les conflits qui dans certaines régions du monde ont traditionnellement envenimé les relations entre communautés riveraines ou partageant le même bassin hydrographique. Nous soutenons, bien entendu, un partenariat local/national/mondial, public/privé réel, fondé sur le respect des diversités, où les multiples logiques et cultures en présence peuvent équitablement contribuer à la gestion intégrée, solidaire et durable de l'eau, dans l'intérêt général. Un partenariat qui ne serait que formel, soumis, en réalité, aux logiques et aux intérêts des acteurs privés en compétition acharnée entre eux pour la conquête du marché -ce qui serait inéluctablement le cas si l'eau devait être reconnue comme étant surtout un bien économique et un bien marchand- ne pourrait que nuire à l'objectif de l'accès à l'eau pour tous et de la gestion intégrée, durable et solidaire des ressources en eau.


Principes

Nous pensons que la prise en charge financière de l'eau doit être à la fois collective et individuelle selon les principes de responsabilité et d'utilité

Assurer l'accès de base à l'eau pour la satisfaction des besoins vitaux élémentaires et fondamentaux de toute personne et de toute communauté humaine est une obligation pour la société dans son ensemble. C'est la société qui doit assumer collectivement la couverture de l'ensemble des coûts relatifs à la collecte, production, stockage, distribution, utilisation, conservation et recyclage de l'eau en vue de fournir et garantir l'accès à l'eau dans la quantité et en qualité considérées comme étant le minimal vital et nécessaire indispensable. L'ensemble de ces coûts (y compris les externalités négatives qui ne sont pas prises en compte par les prix du marché) sont des coûts sociaux collectifs au niveau des communautés humaines de base. Ceci devient encore plus vrai et significatif à l'échelle d'un pays, d'un continent et de la société mondiale. Leur financement doit être assuré par voie de répartition collective. Les mécanismes de tarification individuelle, selon des prix progressifs, doivent intervenir à partir d'un usage de l'eau dépassant le minimum vital nécessaire et indispensable. Au-delà du minimum vital, la progressivité des prix est fonction de la quantité utilisée. En outre, tout abus et excès dans l'usage doivent être considérés illégaux.
Pour que ces principes et ces règles deviennent des réalités vivantes au cours des 20-25 prochaines années, lorsque deux milliards d'êtres humains viendront s'ajouter à la population actuelle, nous proposons que les mesures suivantes soient prises et mises en oeuvre, sorte de "Contrat Mondial de l'Eau", selon deux axes majeurs.
  • la constitution d'un "réseau de parlements pour l'eau"
  • la promotion de campagnes d'information, de sensibilisation et de mobilisation autour de "L'eau pour tous".


Nous proposons d'outiller l'initiative du Contrat Mondial de l'Eau d'un instrument de collecte et d'analyse de données (quantitatives et qualitatives) les plus rigoureuses possibles, grâce à la mise en place progressive d'un Observatoire Mondial des Droits de l'Eau.



Constitution d'un Réseau de Parlements pour l'Eau

C'est aux Parlements, organes principaux de la représentation politique dans les sociétés "occidentalisées", ou aux institutions comparables dans d'autres contextes civilisationnels, que revient la responsabilité de modifier les législations existantes en application aux principes et aux règles ci-dessus explicités. Définir un corpus juridique nouveau en matière d'eau, non seulement au plan local et national mais également au plan international et mondial (un "droit mondial de l'eau") constitue une tâche primordiale face au vide juridique existant dans ce domaine à l'échelle mondiale. La priorité est à donner à un "Traité Mondial de l'Eau" fondé sur le principe de l'eau en tant que bien vital patrimonial commun de l'humanité. Ce "traité", par exemple, exclurait l'eau de toute convention internationale commerciale (dans le cadre de l'OMC), comme c'est déjà le cas pour le domaine culturel.


Propositions

Promotion de campagnes d'information, de sensibilisation et de mobilisation concernant:
  • 1 le développement (ou modernisation) des systèmes de distribution et d'assainissement des eaux pour les 600 villes des pays d'Afrique, d'Asie, d'Amérique Latine et d'Europe orientale et Russie qui auront plus d'un million d'habitants en 2020 et dont le système d'eau est déjà aujourd'hui inadéquat, obsolète, voire inexistant.
  • 2 la lutte contre les nouvelles sources de pollution des eaux dans les villes des pays d'Amérique du Nord, d'Europe Occidentale et du Japon dont le contamination du sol et des nappes phréatiques de surface et en profondeur est de plus en plus inquiétante, grave et, dans certains cas, irréversible. Il s'agit, concrètement, à partir de programmes locaux au niveau urbain de réaliser l'objectif de la création de "3 milliards de robinets d'eau".Les mouvements associatifs, les ONG, les syndicats, les scientifiques ont à cet égard un rôle essentiel et déterminant à jouer.



A cette fin, la priorité est à donner à :
  • La réforme profonde des systèmes actuels d'irrigation liés au mode de production agricole (et agro-alimentaire) industriel, intensif. Les solutions existent, entre autres l'irrigation "goutte à goutte".
    L'agriculture actuelle "moderne" est la principale consommation des ressources en eau douce de la planète (70% des prélèvements totaux mondiaux, dont la très grande partie est liée à l'irrigation). Or, 40% de l'eau d'irrigation se perd chemin faisant. En outre, ses excès sont à l'origine de graves atteintes et menaces à l'environnement par la salinisation des sols et l'hydromorphisme (engorgement)
  • Un moratoire de 10 à 15 ans en ce qui concerne la construction de nouveaux grands barrages dont l'on connaît désormais les inconvénients considérables à court et à long terme pour l'environnement, les populations, la gestion intégrée et durable de l'eau.


Mise en place d'un Observatoire Mondial des Droits de l'Eau

Le but de l'observatoire sera de collecter, produire, distribuer, disséminer les informations les plus rigoureuses et fiables possibles en matière d'accès à l'eau du point de vue des droits individuels et collectifs, de la production d'eau, son utilisation, sa conservation/protection, sa gestion durable et démocratique. L'Observatoire devrait devenir l'un des dispositifs d'information et de communication de référence mondiale notamment pour la valorisation des pratiques effectives de partenariat réel et de gestion solidaire.


suivi d'un article sur l'eau potable dans le monde

<h2 style="padding: 0pt;">2,5 milliards de personnes n'ont pas accès à un système d'assainissement</h2>

Chaque jour, plus de 2,5 milliards de personnes n’ont pas accès à un système d'assainissement et près de 1,2 milliards de personnes défèquent à ciel ouvert, pratique la plus dangereuse de toutes, selon un rapport publié le 17 juillet par le Programme commun OMS/UNICEF de surveillance de l'eau et de l'assainissement (JMP)

Ce rapport du JMP, intitulé « Progress on Drinking Water and Sanitation - Special Focus on Sanitation » (Progrès en matière d’eau de boisson et d’assainissement, thème spécial sur l’assainissement) paraît à la fin du premier semestre de l’Année internationale de l’assainissement. Pour la première fois, il évalue les progrès mondiaux, régionaux et nationaux à l’aide du concept novateur "d'échelle". Il montre avec beaucoup plus de détails les habitudes en matière d’assainissement, permettant aux experts de mettre en lumière les tendances dans l’utilisation d’installations améliorées, partagées ou non améliorées, ainsi que les évolutions concernant la défécation (expulsion des excréments par l'anus) à ciel ouvert. De même, « l’échelle eau de boisson » montre le pourcentage de population utilisant de l’eau directement à domicile ou délivrée sur un territoire via un système d’adduction d’eau ou d’autres sources commes les pompes manuelles, ou les sources brutes.

Dans le monde, le nombre de personnes n’ayant pas accès à une source d’eau améliorée, c'est à dire protégée d'une contamination, est passé pour la première fois en dessous du milliard depuis la première compilation des données en 1990. Actuellement, 87 % de la population mondiale a accès à des sources d’eau améliorées et, selon les tendances actuelles, cette proportion passera à 90 % d’ici 2015.

Dans le monde, le nombre de personnes déféquant à ciel ouvert est passé de 24 % en 1990 à 18 % en 2006. Le rapport souligne aussi les disparités dans un même pays, notamment entre les populations rurales et urbaines. À l’échelle mondiale, on recense environ quatre fois plus de personnes en zone rurale (746 millions environ) sans accès à des sources d’eau améliorées qu’en zone urbaine (137 millions environ).

L’assainissement insuffisant menace la survie des enfants, la contamination fécale dans l’environnement s’associant directement aux maladies diarrhéiques, l’un des plus grands facteurs de mortalité pour les moins de 5 ans. Il est très difficile de maintenir un environnement propre en cas de défécation à ciel ouvert, même par une minorité de la population.

« Avec les tendances actuelles, il manquera plus de 700 millions de personnes pour que le monde atteigne l’objectif du Millénaire en matière d’assainissement, a déclaré Ann M. Venema, Directrice exécutive de l’UNICEF. Faute d’améliorations spectaculaires, il y aura de grandes pertes. »

Toutefois, de plus en plus nombreux sont ceux qui utilisent des installations d’assainissement, c’est-à-dire des installations garantissant une élimination des excréments. Ceci évite l'apparition de maladies qui pourraient contaminer les aliments et les sources d’eau.

Même si la pratique de la défécation à ciel ouvert est en baisse, elle reste habituelle pour 18 % de la population mondiale, soit 1,2 milliard de personne. En Asie du Sud, elle reste encore la norme pour 778 millions de personnes.

« Nous disposons aujourd’hui de tout un éventail d’options techniques peu coûteuses pour installer l’assainissement dans la plupart des situations, explique le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. De plus en plus de gouvernements sont déterminés à améliorer la santé en faisant bénéficier leurs populations les plus pauvres de l’eau et de l’assainissement. Si nous voulons faire lâcher prise à la pauvreté et récolter de multiples bienfaits pour la santé, nous devons nous occuper de l’eau et de l’assainissement. »

De réels progrès dans l’accès à l’eau de boisson saine ont eu lieu dans de nombreux pays d’Afrique australe. Selon le rapport, sept des dix pays qui ont progressé le plus rapidement et sont dans les temps pour atteindre l’objectif du Millénaire pour le développement en ce qui concerne la cible pour l’eau de boisson se trouvent en Afrique subsaharienne (Burkina Faso, Namibie, Ghana, Malawi, Ouganda, Mali, Djibouti). Sur les pays qui ne sont pas encore dans les temps pour atteindre la cible pour l’assainissement, mais qui progressent rapidement, cinq sont en Afrique subsaharienne (Bénin, Cameroun, Comores, Mali et Zambie).

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