Thursday 12 July 2007 à 20:19
Thursday 05 July 2007 à 23:30 Et je n'admets pas que tu mettes le professionnalisme et la patience des infirmières en doute. Ces personnes pour des salaires de misère, se dévouent pour les autres, sacrifiant souvent leur vie de famille. Je n'accepte pas qu'on les montre du doigt. Encore une fois,viens voir comment ca se passe et tu verras que tu auras envie de leur décerner des médailles aux infirmièress, elles sont la fierté de l'hopital public !
Tu sais, je ne parle pas d'un terrain inconnu, j'aime lorsque je donne mon avis sur quelque chose, savoir un minimum de quoi je parle. J'ai vécu dans les hôpitaux, j'y ai rencontré du personnel qui fait un boulot formidable, mais comme partout, il y a des gens qui font mal leur travail et qui sont barbares avec les patients (des médecins et aides-soignantes me l'ont dit de leur propre bouche, et je l'ai vu de mes propres yeux). Il faut arrêter de surestimer la qualité des services publiques hospitaliers. Je sais que le staff médical est soumis à un rude manque d'effectif, qu'ils sont stressés par leur rythme de travail, la surcharge de l'hôpital etc... Mais quand tu vois ce qui se passe à l'hôpital des fois, ça te fais fuir. Il y a des fois, j'ai été obligée de me lever de mon lit et d'aider moi-même ma voisine de chambre à manger, se lever, passer aux toilettes, se retourner sur le côté... pourquoi ? Parce que les infirmières lui repprochaient de " trop demander ", pendant qu'elles étaient assises à boire leur café dans leur office. Des gestes simples que les gens ne peuvent pas faire seuls et où le personnel soignant agresse le malade en lui balançant dans la gueule " t'es lourde, tu fais ton poids, arrête de sonner ! ". Même chanson pour les nuits, quand j'étais petite et que je séjournais à l'hôpital la nuit sans mes parents, je les saoulais rien qu'à demander de la morphine parce que la douleur était insupportable, ben je peux te dire que certaines bonnes femmes ne se gênaient pas pour dire que je devais la fermer, j'ai même entendu un truc qui m'a traumatisé " Tais-toi ou je te balance par la fenêtre ", le lendemain ma mère n'avait même pas confiance en eux, elle est restée avec moi. Je pourrais encore raconter des milliers d'histoires, mais je ne suis pas là pour déballer ma vie et celle des autres.
En tout cas, sache en résumé, que les gens même s'ils font un travail très dur n'ont pas à maltraiter les patients. A l'époque il n'y avait pas de prise en charge psychologique, heureusement qu'aujourd'hui, des postes de psychologues se sont créés pour améliorer les conditions de vie des malades, et offrir " une capacité d'écoute ", qu'ils soient pas seuls dans leur souffrance et qu'on les agresse. Genre un jour y avait une jeune de 26 ans qui était dans la même chambre que moi, elle souffrait d'une leucémie, et tranquille elle pose la question de savoir si elle aura la possibilité d'avoir des enfants, le médecin lui a répondu " pour avoir des enfants, il faut être deux mademoiselle, ce qui ne risque pas d'être le cas ". J'ai dis oulà quoi. Au sein d'un même service, prenons le cas par exemple de l'orthopédie, tu as quoi ? Des infirmières stressées et débordées par le travail, qui en on marre qu'on leur pleure dans les oreilles, qu'on s'énerve sur elle, un manque d'effectif... et à côté de ça des patients dépossédés, qui n'ont pas l'habitude de se retrouver dans des problèmes de santé à gérer (voire pour certains qui sont entre la vie et la mort), il est normal d'être plus patient avec l'entourage de la famille et le patient lui-même.
Donc, on sera peut-être pas d'accord, mais il y a un réel effort à fournir de la part de l'hôpital pour rendre l'hospitalisation moins traumatique.