Tuesday 04 July 2006 à 17:45
Ca va me permettre de faire un bilan. Déjà, je sais que c'est jusqu'à y'a trois ans, tout super bien, et après, tout de travers. Et puis surtout, pour une fois, je vais me la péter avec ce que j'ai fait parce que c'est pas souvent, crotte.
J'ai passé un bac littéraire, obtenu avec mention bien (ouais ça pète un peu quand même

), et, ne supportant pas l'idée de la fac et de son anonymat, je me suis dirigée vers les classes préparatoires.
Les deux meilleures années de ma vie, tant sur le plan émotionnel qu'intellectuel. J'ai rencontré des amies formidables, je me suis gavée la tête de culture en tout genres, je me suis considérablement endurcie mentalement, et j'ai changé du tout au tout entre mon entrée en 2001 et ma sortie en 2003. Bon, j'épargne les moments "pétage de câble", les pleurs, la rage de se prendre un 6 quand on a bossé, et le reste qui fait les classes prépa hein.
Là arrive THE super moment de mon parcours scolaire, le truc dont je suis fière même si je ne le dis pas souvent. Alors que tous mes profs me donnaient dans les bons derniers aux concours des grandes écoles, j'ai été la seule de ma classe admissible à l'oral

Ca ne m'a servi à rien, vu que j'ai été recalée au final, mais bon, vengeance quoi.
Après, je me suis retrouvée, par équivalence, en licence d'anglais, que j'ai décroché sans trop me fouler la majorité de l'année. Les acquis de prépa, ça aide, quoiqu'on en dise.
A partir de là ça se casse la figure. J'ai été acceptée en année Erasmus à Edinburgh, pour suivre ma scolarité en Master 1. J'ai passé les exams, mais j'ai laissé tomber le mémoire, la distance et les problèmes que j'ai pu avoir personnellement y étant pour beaucoup. Je me suis dit "pas grave, je le refais l'an prochain".
Et voilà, nous sommes l'an prochain, j'ai laissé tomber le mémoire encore une fois, sans excuse valable cette fois ci, à part que ce n'est pas fait pour moi certainement, mais je me voile sûrement la face

Et puis de grosses déconvenues par rapport aux diplômes français m'ont refroidi dans mes choix. Tout est fait pour empêcher la mobilité des gens.
Je pense me réorienter dans une filière FLE, qui me donnera plus de possibilités pour ce que je veux faire (prof à l'étranger). Ou alors, après 6 mois d'expérience d'enseignement à l'étranger, je pensais peut-être m'inscrire à la formation de prof dispensée en Angleterre à la rentrée suivante.
C'est assez difficile, parce que tout m'a toujours réussi, et depuis quelques années, ce n'est plus le cas, mais les attentes des gens à mon égard n'ont pas changé, ce qui fait que je ressens une pression énorme pour "bien faire". Pas facile de faire des choix d'orientation dans ce contexte, surtout qu'à 22 ans, j'ai l'impression de "peser" à mes parents...
Personne ne lire ce post trop long lol, mais merci Azaly, ça m'a permis de mettre certaines choses en ordre dans ma tête