Tuesday 29 July 2008 à 17:03
Monday 28 July 2008 à 15:56 Je prends le parti pris que l'homme n'est capable de savoir si ses actions sont bonnes ou mauvaises que s'il a pleinement connaissance de ce qu'elles impliquent et de ce qu'elles sont.
Pour ne pas commettre le mal il lui faudrait idéalement être omniscient.
merci pour la reformulation, la definition que j'ai presupposee n'est pas deconnante, sinon ce n'etait pas coherent.
la tu abordes, l'omniscience et on va arriver au concept d'absolu : je vois deja la divergence

mais on va etre hors sujet.
en tout cas, je te remercie pour ce riche echange que nous avons eu.
Monday 28 July 2008 à 15:35 En fait, je vais prendre un exemple très parlant: les tueurs en série. Il y a une constante chez eux, c'est qu'ils ont une "double face". L'une parfaitement intégrée à la société, propre sur lui, le voisin insoupçonnable "qui ne ferait pas de mal à une mouche". L'autre, le jouet sur l'échiquier de leurs pulsions inconscientes avec leur propre fonctionnement symbolique. Pourtant ils ont conscience de nuire (je me rappelle l'exemple d' Edmund Kemper qui racontait qu'il avait conseillé à ses futures victimes de pas prendre la route qui les mènerait à leur destin fatal). Aussi, même si là, la dualité est évidente, je ne vois pas pourquoi ce serait différent pour les autres. Quand l'intérêt individuel ne courbe plus l'échine devant la censure morale, c'est qu'il y a un déclencheur et un fonctionnement "interne" qui va pousser à répondre à une situation de manière nuisible (ou non) suivant un bon nombre d'influences dont la plupart échappe à notre conscience.
Donc la conscience n'est pas la garante du libre arbitre, ça non plus on ne vient pas de le découvrir. Alors qu'est-ce que la responsabilité dans ces conditions?
edit: j'avais pas fini mon histoire

je t'avoue que je suis allee me renseigner sur le personnage : fascinant, bien que le resultat soit desastreux.
et heureusement que j'ai ecrit dans un post que je n'abordais le sujet des deviants.
les etudes sur le cerveau sont recentes (cela a commence au debut du XIXe), de plus les processus du cerveau sont complexes et tres incompris par les neurologues.
il existe une theorie selon laquelle certains neurotransmetteurs, tels que la dopamine interviendrait dans le processus de certaines pathies du cerveau.
son dosage n'est pas indicatif car ce neurotransmetteur intervient par 2 voies : le systeme nerveux vegetatif et le systeme nerveux somatique.
et cela se complique par le fait que la dopamine est precurseur : il se transforme en d'autres neurotransmetteurs.
ce qu'on sait c'est que la dopamine agit sur le limbique (siege des emotions, conscience etc).
le 1er cas observe et decrit dans le livre de Damasio :
l'erreur de Descartes est le cas Phileas Gage.
son comportement a radicalement change a la suite d'un accident : une barre de fer a traverse son crane au niveau du lobe frontal gauche (cela se passait en 1848, peu de connaissances, donc peu de precisions sur les aires touchees) : il est passe du gars gentil ou gars insouciant et agressif.
Note : Kemper a un QI de 130 (on pense ce qu'on veut de ces tests, mais il faut un referentiel), un QI de 130 n'est represente que par 2% de la population mondiale. la dopamine intervient sur le systeme cognitif : plus on en a, plus on est curieux...
ca ne fait pas pour autant 2% de psychopathes. d'ou l'existence d'un equilibre, une regulation.
je te laisse conclure et espere avoir repondu a tes interrogations malgre le fait de reduire le sujet a quelques lignes mais tu as au moins une ref de bouquin si ca t'interesse.