Wednesday 25 January 2006 à 15:03
Eternal Sunshine of the spotless mindde Michel Gondry
C'est vraiment le film le plus marquant que j'ai vu
j'étais retissante au départ à aller le voir, un film de Michel Gondry avec Jim Carrey, ça voulait dire un fim super zarb avec en plus un guignol qui jouait dedans

heureusement on m'y a traîné de force.
On accompagne Joel et Clementine dans leur course pour leurs souvenirs, du premier jour de leur rencontre à leurs émotions de petits. On les suit jusque dans les recoins les plus farfelus de leur mémoire, là où sont tapies leurs premières angoisses, comiques et/ou poignantes. On laisse Michel Gondry nous émouvoir avec ces deux personnages un peu amochés qui se cramponnent l’un à l’autre. Il y a l’extérieur, glacial, souvent gansé de neige... Et il y a leur monde intérieur qu’on a plaisir à découvrir. D’autant plus de plaisir que leur monde est aussi le nôtre.
Car Eternal Sunshine frappe par la justesse des individus qu’il décrit. Les dialogues tapent dans le mille, les images agissent comme un déclencheur de souvenirs et nous aussi, on se prend à fouiller dans les boîtes où sont rangées nos histoires : on a beau être ni tout à fait Joel ni tout à fait Clementine, ce voyage dans leur tête nous pousse à entreprendre le nôtre. Alors on se mord les lèvres en essayant de ne pas verser sa larmichette, parce que bon, quand même… Ah merde, on la verse quand même. La faute à ces deux acteurs qui composent si bien ensemble ; la faute à ces saloperies d’images ; la faute à la bande originale aussi. Jim Carrey est ahurissant, méconnaissable, l'acteur le plus émouvant que j'ai pu voir de toute ma vie.
Quand le générique de fin nous surprend, on n’a plus trop envie de sortir de la salle. On veut rester encore un peu dans la cervelle de Joel et Clementine, on veut se tapir dans leur appart pour ne plus en bouger. Mais bon, c’est comme ça, faut y aller. Alors on met sa petite laine et on sort affronter la réalité, avec en tête un film dont on sait qu’il nous accompagnera longtemps. Merci, merci à Michel Gondry ( un vrai génie du cinema )