Vos Propositions Pour L'école

mercredi 29 août 2007 à 12:32
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Ce topic sera peut-être déplacé en actu, mais je pense qu'il a sa place en "études". A chaque rentrée ou presque, des "spécialistes" nous pondent un rapport sur l'état de l'école. Cette année, c'est au tour du primaire, et le bilan n'est pas reluisant.

Nos chers professionnels de la profession qui pontifient à longueur de pages sur l'état de l'école n'y ont souvent pas mis les pieds depuis des lustres: ni, bien sûr, en tant qu'élève (vu la moyenne d'âge des rapporteurs...), ni même en temps qu'enseignants.

Vous, élèves actuels ou anciens élèves ; vous, peut-être, enseignants ou futurs enseignants, quelles sont vos propostions pour améliorer l'école dans ce pays? Quel bilan personnel en tirez-vous? Quels aspects positifs ou négatifs vous semblent caractéristiques du système scolaire français?

La parole est à vous.

mercredi 29 août 2007 à 14:45
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ça a rien à voir peut-être, mais je trouve que pendant le primaire et le collège, les cours sont majoritairement basé sur du par coeur, et dès qu'on aborde un peu plus la réflexion au lycée pas mal se sont cassés la gueule. Je veux dire, si ce n'est qu'une question de mémoire pendant les premiers cycles, ce n'est pas très bien pensé pour développer l'intelligence des élèves. On ne leur demande pas assez de rétrospection pendant qu'ils sont jeunes, du moment qu'ils savent leurs cours, ils pensent que cela suffit, à tort, parce que qu'on ne vérifie pas s'il comprennent vraiment...ça se connait bien, on gratte on gratte machinalement souvent et ça part vite. depuis le temps ça a changé? Il n'y avait pas de notion de débat, ou de réflexion, ( plutôt dans les cours plutôt histoire français philo) beaucoup sont passés parce qu'ils ont une bonne mémoire, mais dès que ça se complique plus...

Et on prépare pas assez les L à l'idée du chômage sleep.gif


Ce message a été modifié par Racnor - mercredi 29 août 2007 à 15:01.
mercredi 29 août 2007 à 15:02
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Si c'est spécifiquement du primaire dont tu souhaites parler, j'imagine que les opinions d'élèves actuels seront rares. Mon experience date déjà de quelques années, mais il m'en reste quand même des souvenirs.
De mes années de primaire en France, je garde des images et des connaissances assez fades: Comme si les quatre années qui suivent le CP n'étaient qu'une enfilade de classes plus ou moins semblables, qui consolident des bases: je ne garde pas de traces de leçons spécialement marquantes, en aucune matière, je sais seulement qu'en sixième je n'ai souffert d'aucune différence de niveau, j'avais donc sans doute engrangé tout ce qu'il fallait.

Ce que je regrette, c'est le niveau déplorable des cours de langues dans la plupart des établissements. Les élèves sont encore à un âge où il est très facile de retenir et de comprendre une langue nouvelle, de façon plus instinctive que plus tard. Or, j'ai eu l'impression qu'on nous faisait rabâcher les couleurs, les nombres, ce genre de choses, du CP au CM2 sans aucun changement.
De même, le niveau des primaires français en algèbre est bien loin de celui que l'on peut trouver dans d'autres pays européens, mais c'est peut-être simplement une question de décalage au niveau des programmes.
Autre déception, moins importante, que j'ai eu en comparant mon experience en école américano/suédoise ( mrgreen.gif ) avec l'école française: l'imagination des enfants, autant en français qu'en art, est beaucoup moins sollicitée en France, et l'éducation sportive n'est pas prise au sérieux ici (le "team spirit" n'est pas consideré comme une valeur primordiale, à tort ou à raison).
Entre autres valeurs délaissées, l'école n'enseigne pas en France le respect de l'autre, la tolérance (je me souviens avoir été surprise par des réunions quotidiennes avec notre maîtresse pour discuter des divers "problèmes de la vie" en Suède). Mais l'école doit-elle jouer ce rôle "d'école de vie"? Cet enseignement revient plutôt aux parents ; Reste à voir s'ils l'assurent.

Ce ne sont que des constats. Si l'enseignement primaire français ne m'a pas illuminée, je ne le trouve pas mauvais non plus. En dehors de ce problème d'initiation aux langues de qualité déplorable, il est suffisant pour un élève attentif au minimum. On se plaint beaucoup (dans la presse, s'entend) des élèves qui arrivent en sixième sans savoir lire, du nombre important d'élèves en difficulté et/ou en SEGPA... Je ne pense pas que l'école soit entièrement coupable, mais peut-être que les programmes de CM1/CM2 devrait mettre un peu plus l'accent sur l'indépendance de leurs élèves et les méthodes de travail.

mercredi 29 août 2007 à 16:26
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Entièrement d'accord avec les deux messages précédents, notamment sur le sacro-saint "par coeur" qui ne forme au final que des singes savants et pas de futurs hommes et femmes/citoyens avec une capacité de réflexion.

Et je vais revenir plus particulièrement là-dessus parce que c'est très intéressant, surtout les dernières phrases.

stardust
mercredi 29 août 2007 à 15:02
Entre autres valeurs délaissées, l'école n'enseigne pas en France le respect de l'autre, la tolérance (je me souviens avoir été surprise par des réunions quotidiennes avec notre maîtresse pour discuter des divers "problèmes de la vie" en Suède). Mais l'école doit-elle jouer ce rôle "d'école de vie"? Cet enseignement revient plutôt aux parents ; Reste à voir s'ils l'assurent.



Aujourd'hui, on demande à l'école de jouer ce rôle d'école de vie, ou du moins, elle n'a pas le choix vu le comportement des élèves dès les petites classes (vols, violences, irrespect à la fois des adultes et des camarades d'école, ce qui au final empêche l'enseignement de se faire dans de bonnes conditions). Seulement, on ne lui en donne pas les moyens (ni financiers ni humains = cf. les coupes dans le personnel à chaque rentrée), et au final, ni la mission d'enseignement, ni celle d'éducation ne sont remplies. Je suis curieuse de savoir, dans le même domaine, comment se soldera l'expérience "d'intégration" d'élèves handicapés mentaux dans des classes dites "normales"... Sans vouloir trop m'avancer, je prévois un désastre complet vu le peu de moyens mis à disposition des écoles.

Etant sur le point de vivre de près une expérience d'enseignement dans un pays nordique dont le système éducatif est considéré comme un des meilleurs au monde, je pourrais comparer plus facilement avec ce que j'ai eu l'occasion d'observer et de vivre ici. Toutefois, ce qui m'a frappée, c'est le but annoncé: "former de futurs citoyens, avertis et bien dans leur peau"... Je ne sais pas comment ils s'y prennent, mais ça fait rêver, et c'est bien éloigné du but annoncé de l'école primaire ici, qui ne consiste qu'à bourrer le crâne des enfants de toutes les matières possibles pour leur entrée au collège. On rejoint le syndrôme "singe savant". Chose intéressante, le système décrit consacre la même part du PIB à son système éducatif que la France.

Mais il y aurait tellement de choses à changer. Déjà à la base, avec les enseignants, recrutés "à la française" sans aucune garantie, sans aucune formation...
mercredi 29 août 2007 à 16:51
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Je m'inscris un peu en faux contre votre dénonciation du "par coeur". Dit comme cela, évidemment, cela fait "singe savant" ou perroquet bavard récitant son laïus. Mais l'apprentissage de la mémorisation est tout de même essentiel: comment ne pas passer par le "par coeur", au départ, pour apprendre des listes de mots, des règles de conjugaison, des tables de multiplication?

Le danger de cette remise en cause de la mémorisation a été plus qu'avéré ces dernières années: on a voulu "éveiller l'enfant", lui faire "prendre conscience de ses capacités" dans un lyrisme humaniste de bon aloi. Mais on ne fait pas de bonne école avec seulement des bons sentiments. Il faut une part d'ingrat, de répétitif pour assimiler les règles de base de notre langue, de notre système de calcul, notre histoire ou notre géographie.

Un enfant de 8 ans n'a pas à écrire lui-même de la poésie: l'apprentissage de vers illustres me semble plus intéressant pour son éveil car au lieu de s'extasier sur son "imagination" (en mettant de côté son orthographe désastreuse), on lui fait prendre conscience de la grandeur et de la beauté de notre langue à travers ses plus grands créateurs.

Même chose pour l'Histoire: Un gamin de primaire n'a pas à réfléchir sur les causes et conséquences de la Révolution ou de la Première Guerre. En revanche, il doit être capable de les situer sur une frise chronologique, de citer quelques acteurs importants, de savoir en quoi ces événements sont importants. Connaître sa chronologie, ses départements, utiliser un atlas peut sembler un peu "systématique", mais c'est la base de toute réflexion historique ou géographique. On ne peut pas disserter plus tard, au lycée, sans connaître un minimum de bases. Et celles-ci s'acquièrent "au forceps".

Au final, cherche trop à valoriser "l'intelligence" réelle ou supposée des gamins sans admettre qu'il faut passer par l'apprentissage, certes pénible parfois, des outils intellectuels avant de s'en servir. Il faut remettre un peu d'humilité dans l'école, et de bon sens: inutile de leur faire faire des dizaines de matières, d'activités qui sont autant de temps perdu sur l'essentiel: savoir lire, savoir écrire et savoir compter. Si 100 % des gamins qui entrent en 6ème possédaient ces fondamentaux-là, ce serait une vraie et belle réussite. Malheureusement, on en est loin.


jeudi 30 août 2007 à 02:13
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Express
mercredi 29 août 2007 à 12:32
Un enfant de 8 ans n'a pas à écrire lui-même de la poésie: l'apprentissage de vers illustres me semble plus intéressant pour son éveil car au lieu de s'extasier sur son "imagination" (en mettant de côté son orthographe désastreuse), on lui fait prendre conscience de la grandeur et de la beauté de notre langue à travers ses plus grands créateurs.




Je ne vois pas trop l'utilité pour le gamin là, par contre je suis d'accord sur le reste.
jeudi 30 août 2007 à 03:31
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C'est simple: engager plus de profs pour créer de plus petites classes (et ça évitera aussi que des bac+5 dans des matières qui ne servent à rien sur le marché du travail se retrouvent à l'ANPE), autoriser plus de sanctions disciplinaires (un prof n'a même pas le droit de se défendre si on l'agresse, hum), peut-être plus d'éductateurs spécialisés dans les endroits difficiles aussi.

Comme choco je pense qu'on devrait mieux former les profs à la pédagogie et psychologie de l'enfant.

ça n'a rien à voir (enfin un peu) mais travaillant dans un institut de sondages, on en a fait un récemment sur l'école maternelle et primaire, les opinions étaient très variées mais j'ai remarqué que pas mal de ceux que j'ai interrogé affirmaient que la première ou seconde priorité de l'école MATERNELLE était de donner le goût de l'effort et de former de futurs citoyens (aussi de transmettre des connaissances et d'épanouir les gosses, mais le goût de l'effort revenait très souvent)


Ce message a été modifié par Azaly - jeudi 30 août 2007 à 03:38.
jeudi 30 août 2007 à 12:13
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Nico84
jeudi 30 août 2007 à 02:13
Je ne vois pas trop l'utilité pour le gamin là, par contre je suis d'accord sur le reste.




On peut choisir de renoncer à tout enseignement de la poésie, mais si on la maintient, je préfère qu'on enseigne aux gamins les Fables de La Fontaine, Hugo ou Verlaine que de lui faire faire un poème lui-même (hors le cas de la fête des mères).

Je pense qu'une confrontation avec la beauté de la langue dans son expression la plus pure et la plus élevée n'est pas tout à fait "inutile", surtout quand on est en phase d'apprentissage. Les poètes sont remarquables par leur capacité à rendre musicale une langue, le français, dont l'apprentissage est au final assez ingrat.
jeudi 30 août 2007 à 12:35
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Sans nom
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C'est simple: engager plus de profs pour créer de plus petites classes (et ça évitera aussi que des bac+5 dans des matières qui ne servent à rien sur le marché du travail se retrouvent à l'ANPE), autoriser plus de sanctions disciplinaires (un prof n'a même pas le droit de se défendre si on l'agresse, hum), peut-être plus d'éductateurs spécialisés dans les endroits difficiles aussi.




C'est toujours la question des moyens: on ne va pas du tout dans ce sens-là en ce moment... en même temps, on ne peut pas mettre un prof derrière chaque élève, ça reste donc assez problématique.


Sans nom
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Comme choco je pense qu'on devrait mieux former les profs à la pédagogie et psychologie de l'enfant.




Pas tout à fait d'accord. Ou alors si: des vraies formations... car les modules psycho de l'IUFM m'ont tout l'air d'une vaste blague. Mais les gamins ont surtout besoin de profs très bien formés intellectuellement, pédagogues et surtout à qui on redonne un peu d'autorité.

J'ai toujours pensé que la merde est venue quand les parents sont rentrés dans l'école: depuis que ceux-ci peuvent tout contester, attaquer les profs, remettre en cause les décisions du conseil de classe (redoublements etc), l'école de la République est devenue une sorte de self-service où les parents et les élèves font leur marché et trop souvent leur loi. Il faudrait donc redonner du pouvoir aux profs et la pleine puissance des décisions à l'équipe éducative et aux chefs d'établissement.


Sans nom
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ça n'a rien à voir (enfin un peu) mais travaillant dans un institut de sondages, on en a fait un récemment sur l'école maternelle et primaire, les opinions étaient très variées mais j'ai remarqué que pas mal de ceux que j'ai interrogé affirmaient que la première ou seconde priorité de l'école MATERNELLE était de donner le goût de l'effort et de former de futurs citoyens (aussi de transmettre des connaissances et d'épanouir les gosses, mais le goût de l'effort revenait très souvent)




Le fameux "goût de l'effort", expression courante à la base, est devenu un sujet politique assez brûlant... le défendre te fait passer illico pour un fieffé sarkozyste. C'est pourtant la base de toute vie en société: comment obtenir quoi que ce soit aujourd'hui sans un minimum d'efforts? Il ne me semble pas illogique de préparer les gamins très tôt aux dures réalités de la vie professionnelle.

Mais attention: je suis fondamentalement contre les enseignants qui parlent du chômage à des gamins dès le CE2 pour les obliger à mieux tenir leurs cahiers. Ne mélangeons pas tout: les gamins ont besoin d'un peu "d'innocence" et même si nous savons qu'être bac+5 ne prémunit pas contre la galère, il ne faut pas le dire trop fort aux enfants. A force de dévaloriser les diplômes et la culture, dans les médias et les familles, les enfants en viennent logiquement à penser qu'avoir 2 ou avoir 18/20, c'est du pareil au même, au final. Même si c'est une certaine "réalité", je préfère qu'elle soit cachée aux gamins, tout du moins suffisamment longtemps pour qu'ils aient le temps d'apprendre les bases.

Donner le goût de l'effort pourrait passer par une remise au goût du jour des "prix" de l'ancien temps, mais en version modernisée. Les gamins sont fans de sport, de compétition, des concours genre star ac... pourquoi ne pas instituer ce genre de "palmarès" ? Ils seraient ainsi baignés très tôt, mais de façon ludique, dans ce qui sera la réalité de leur avenir: la sélection, les concours, les entretiens d'embauche avec la concurrence.

Par contre, il ne faut pas revenir seulement au "premier prix de mathématiques" ou "accessit de sciences", avec bonnet d'âne en prime pour le dernier. Le but n'est pas de foutre une pression maximale dès le CP mais bien d'encourager les élèves à se dépasser: on peut imaginer des prix dans des catégories nombreuses qui font que quasiment tout le monde peut en décrocher un au cours de l'année, des prix collectifs pour un projet d'équipe... ça peut redonner aux élèves un peu de fierté et d'émulation, ce serait pas si mal.


Ce message a été modifié par Express - jeudi 30 août 2007 à 12:37.
jeudi 30 août 2007 à 17:37
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Oui il est normal de faire des efforts et n'inculquer cela aux enfants, mais le "goût", hum. Je fais des efforts quand il le faut mais je n'aime pas ça... les gamins de 3 ans ont besoin de s'amuser et d'avancer à leur rythme quand même...

Pour le nombre de profs, évidemment qu'il n'y a pas besoin d'un prof derrière chaque élève, mais quand on a une classe de 30 élèves c'est pas facile... Au lieu de ne remplacer qu'un prof retraité sur deux (à peu près) pourquoi ne pas en engager plus ?
jeudi 30 août 2007 à 20:03
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Azaly
jeudi 30 août 2007 à 03:31
Oui il est normal de faire des efforts et n'inculquer cela aux enfants, mais le "goût", hum. Je fais des efforts quand il le faut mais je n'aime pas ça... les gamins de 3 ans ont besoin de s'amuser et d'avancer à leur rythme quand même...

Pour le nombre de profs, évidemment qu'il n'y a pas besoin d'un prof derrière chaque élève, mais quand on a une classe de 30 élèves c'est pas facile... Au lieu de ne remplacer qu'un prof retraité sur deux (à peu près) pourquoi ne pas en engager plus ?




Ca oui, nous sommes d'accord. En revanche, je ne parlais pas des maternelles qui eux ont besoin encore de s'amuser et de "s'éveiller", mais bien d'effort pour les primaires, au moins à partir du cours élementaire.
jeudi 30 août 2007 à 20:52
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le sondage concernait la maternelle, pour ça que ça m'a choquée...
Mais je viens de consulter les résultats du sondage, le goût de l'effort n'arrive qu'en troisième, après la transmission des connaissances et l'épanouissement de l'enfant, c'est déjà ça.
Et 60% des personnes interrogées pensent que la priorité pour améliorer l'école c'est d'engager plus de profs.
samedi 01 septembre 2007 à 12:41
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Ce qui m'a le plus marqué durant mes années au lycée, c'est que les français sont nuls en langue vivante. J'ai connu, dans ma classe, des allemands et des suédois qui parlaient presque totalement courrament le français, l'anglais et l'espagnol et avaient un niveau nettement supérieur à l'oral. Je pense qu'il faudrait prendre model sur ces pays où l'aprentissage commence très tôt (dès la maternelle je crois !).
samedi 01 septembre 2007 à 18:35
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100%
samedi 01 septembre 2007 à 12:41
Ce qui m'a le plus marqué durant mes années au lycée, c'est que les français sont nuls en langue vivante. J'ai connu, dans ma classe, des allemands et des suédois qui parlaient presque totalement courrament le français, l'anglais et l'espagnol et avaient un niveau nettement supérieur à l'oral. Je pense qu'il faudrait prendre model sur ces pays où l'aprentissage commence très tôt (dès la maternelle je crois !).



Ca commence un peu en France, moi j'ai appris mes premiers mots d'anglais en CM2 et maintenant cela commence dès le CP voir la 3ème année de maternelle pour les plus chanceux. Et on constate des ouvertures de classes avec deux langues dès la 6ème.


Ce message a été modifié par swifferabien - samedi 01 septembre 2007 à 20:12.
mercredi 05 septembre 2007 à 17:03
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En fait l idéal serait de couper l'école des pouvoirs politiques et des autres groupes. Il y a trop d'éléments extérieurs qui viennent donner leurs avis alors qu'ils ne devraient pas avoir le droit à la parole (comme l'a signalé Express c'est surtout la famille)

L'étude des langues? Encore une fois ça dépend de ce que l'on veut. Bien souvent on ne dispose que de deux choix: anglais ou espagnol. Le mandarin commence à monter, l'allemand est marginalisé et les langues traditionnelles ignorées (sauf en option au bac). L'idée de faire venir des profs étrangers pour enseigner serait une bonne idée.

Les méthodes: le "par coeur" c'est gentil mais au bout d' un moment, c'est suffisant. cherche t on à faire de notre jeunesse des robots? Je ne pense pas. Et même sans aller dans les exercices comme les disserts, tous les jeux de réflexion et de stimulation du cerveau peuvent être intéressants.


Enfin le plus imporatnt pour moi c'est d'arrêter de mentir aux enfants sur l'orientation. Faire un apprentissage, apprendre un travail manuel n' a rien de dévalorisant. Tous les métiers se valent et le bon métier est celui qui te fait vivre
jeudi 06 septembre 2007 à 14:51
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Dans un sondage paru ce matin,88% des français plébiscitent l'école.

Le nombre trop élevé d'élèves par classe apparait comme seul point négatif important.
vendredi 07 septembre 2007 à 10:56
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swifferabien
samedi 01 septembre 2007 à 18:35
Dans un sondage paru ce matin,88% des français plébiscitent l'école.

Le nombre trop élevé d'élèves par classe apparait comme seul point négatif important.



Malgré ça, je suis sûre qu'une bonne partie des français est très contente de l'action du Président Sarkozy.

Quelle bande de ploucs.
mardi 11 septembre 2007 à 18:11
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- Déjà, je rejoins l'avis de beaucoup sur le fait d'enseigner les langues étrangères dès la maternelle. C'est en effet à cet âge que l'on retient le mieux, la mémoire étant jeune et flexible. C'est bien connu, plus on apprend tard, plus on a de difficultés à apprendre. Quel enrichissiment, tant sur le plan culturel que personnel, pour les enfants que de savoir parler plusieurs langues! D'autant que plus tard ils auront la possibilité de faire leurs études à l'étranger, grâce à Erasmus, alors pourquoi ne pas être cohérent et encourager l'apprentissage des langues vivantes?

- Sinon, sur un autre point qui, je crois, n'a pas encore été abordé: la prise en charge des élèves handicapés. Ca rejoint un peu les propos de Stardust, sur le fait d'inculquer le respect de la différence, en fait.

En exemple, un article :

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Des étudiants handicapés privés de rentrée universitaire

TOURS (AFP) — Plusieurs étudiants handicapés ont été privés de rentrée universitaire lundi sur le campus de Tours, en raison de l'absence d'auxiliaires de vie universitaire pour les aider, a-t-on appris auprès de l'association Handicap Conseil.

"Nous comptons douze étudiants pour trois auxiliaires universitaires. Depuis cet été, la loi sur les contrats de travail a changé et nous n'avons pas reçu les aides financières. Nous tournons avec les fonds de l'association", a expliqué à l'AFP Mireille Malot, présidente de Handicap Conseil, basé dans l'Indre-et-Loire, un département pilote dans l'intégration scolaire des handicapés.

Le rectorat a réagi lundi en assurant que "les dispositions adéquates pour assurer l'accueil et l'accompagement nécessaires de ces étudiants" seraient prises "au plus tard au début de la semaine prochaine".

L'auxiliaire de vie aide l'étudiant dans ses déplacements, ses prises de notes, 24 heures par semaine. Les étudiants handicapés, âgés de 19 à 30 ans, entrent en première, deuxième année et masters, de droit, lettres ou sciences.

"Jusqu'à présent, les auxiliaires étaient des étudiants. Mais désormais, avec la nouvelle loi, nous devons recruter des personnes au chômage depuis deux ans et âgées de plus de 50 ans", explique Mme Malot.

"Ce n'est pas le profil idéal. Nous n'avons trouvé personne. En modifiant la loi, l'Etat ne s'est pas rendu compte des conséquences", souligne la responsable, auteur d'un rapport sur l'intégration scolaire remis en 2001 à Jack Lang, alors ministre de l'Education nationale.

Baptiste, 23 ans, étudiant en bio-technologie et droit, a pu effectuer la rentrée en compagnie de sa mère. Mais huit de ses camarades sont restés chez eux. "On va se débrouiller au début avec la famille et les amis mais si nous ne trouvons pas d'auxiliaire, les cours s'arrêteront pour mon fils", avertit sa mère.

"C'est un problème national. On ne peut pas laisser ces jeunes qui font de gros efforts. Ils veulent travailler, être utiles, faire quelque chose de leur vie. Il faut créer de vrais emplois d'auxiliaires de vie universitaire et non plus des emplois précaires", conclut Mme Malot.




Source: http://afp.google.com/article/ALeqM5i376wH...CKdUObt2YxMlGKw

Il est tout de même effarant que de nos jours, en France, à travail égal (voire supérieur), un élève se voit encore refuser l'accès aux études qui lui plaisent du fait de son handicap! Tous les établissements ne sont pas encore accessibles aux personnes en fauteuil roulant (et que dire des logements, des Cités U aux chambres minuscules, pour ceux qui en auront besoin!). Normalement, ils devront (où sont déjà en train) se conformer à la loi sur le Handicap et posséder une rampe d'accès pour les personnes en fauteuils roulants, des ascenseurs (que je préfère aux plateformes élévatrices, qui font trop "monte-charge" à mon goût), des pictogrammes en braille et des signaux sonores pour les personnes malvoyantes, etc. Mais aussi l'aménagement des sanitaires, des lieux de circulation (couloirs, etc), et bien sûr des lieux de détente.

Un autre point noir: la formation du personnel. Souvent désemparé ou pris de cours, un prof peut être effrayé à l'idée d'avoir un élève "différent" dans son cours, il serait alors bon de le sensibiliser, de l'informer de la pathologie de l'enfant.

Il serait bon que cette intégration en milieu normal se fasse le plus tôt possible, afin de montrer aux enfants les réalités de la vie, que ces enfants qui marchent avec des béquilles ou sont en fauteuil ne sont pas différents d'eux, et ainsi faire déjà barage à certains préjugés (qu'ont certains parents, hélàs!). J'ai vu un reportage, récemment, traitant de l'accueil d'un élève paraplégique dans un lycée de ma ville, une première dans ce lycée. Ce que ce genre de nouvelle peut me faire plaisir.

C'est un topic intéressant que tu as ouvert, Express. Mais, avant de faire des propositions quant aux méthodes d'aprentissage, mon réflexe a été de penser "encore faudrait-il que tous les élèves puissent aller à l'école" ^^

mercredi 12 septembre 2007 à 12:56
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Ssss
mardi 11 septembre 2007 à 18:11
C'est un topic intéressant que tu as ouvert, Express. Mais, avant de faire des propositions quant aux méthodes d'aprentissage, mon réflexe a été de penser "encore faudrait-il que tous les élèves puissent aller à l'école" ^^



Pour te rejoindre, pa


Ssss
mardi 11 septembre 2007 à 18:11
C'est un topic intéressant que tu as ouvert, Express. Mais, avant de faire des propositions quant aux méthodes d'aprentissage, mon réflexe a été de penser "encore faudrait-il que tous les élèves puissent aller à l'école" ^^



Pour te rejoindre, pas loin de chez moi, un maire a fait pression pour que deux enfants ne soient pas inscrits dans une école. Et une semaine après , expulsion du territoire
mercredi 12 septembre 2007 à 13:10
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Pour quelle raison? (sorry on part en HS)

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