mardi 11 septembre 2007 à 18:11
- Déjà, je rejoins l'avis de beaucoup sur le fait d'enseigner les langues étrangères dès la maternelle. C'est en effet à cet âge que l'on retient le mieux, la mémoire étant jeune et flexible. C'est bien connu, plus on apprend tard, plus on a de difficultés à apprendre. Quel enrichissiment, tant sur le plan culturel que personnel, pour les enfants que de savoir parler plusieurs langues! D'autant que plus tard ils auront la possibilité de faire leurs études à l'étranger, grâce à Erasmus, alors pourquoi ne pas être cohérent et encourager l'apprentissage des langues vivantes?
- Sinon, sur un autre point qui, je crois, n'a pas encore été abordé: la prise en charge des élèves handicapés. Ca rejoint un peu les propos de Stardust, sur le fait d'inculquer le respect de la différence, en fait.
En exemple, un article :
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Des étudiants handicapés privés de rentrée universitaire
TOURS (AFP) — Plusieurs étudiants handicapés ont été privés de rentrée universitaire lundi sur le campus de Tours, en raison de l'absence d'auxiliaires de vie universitaire pour les aider, a-t-on appris auprès de l'association Handicap Conseil.
"Nous comptons douze étudiants pour trois auxiliaires universitaires. Depuis cet été, la loi sur les contrats de travail a changé et nous n'avons pas reçu les aides financières. Nous tournons avec les fonds de l'association", a expliqué à l'AFP Mireille Malot, présidente de Handicap Conseil, basé dans l'Indre-et-Loire, un département pilote dans l'intégration scolaire des handicapés.
Le rectorat a réagi lundi en assurant que "les dispositions adéquates pour assurer l'accueil et l'accompagement nécessaires de ces étudiants" seraient prises "au plus tard au début de la semaine prochaine".
L'auxiliaire de vie aide l'étudiant dans ses déplacements, ses prises de notes, 24 heures par semaine. Les étudiants handicapés, âgés de 19 à 30 ans, entrent en première, deuxième année et masters, de droit, lettres ou sciences.
"Jusqu'à présent, les auxiliaires étaient des étudiants. Mais désormais, avec la nouvelle loi, nous devons recruter des personnes au chômage depuis deux ans et âgées de plus de 50 ans", explique Mme Malot.
"Ce n'est pas le profil idéal. Nous n'avons trouvé personne. En modifiant la loi, l'Etat ne s'est pas rendu compte des conséquences", souligne la responsable, auteur d'un rapport sur l'intégration scolaire remis en 2001 à Jack Lang, alors ministre de l'Education nationale.
Baptiste, 23 ans, étudiant en bio-technologie et droit, a pu effectuer la rentrée en compagnie de sa mère. Mais huit de ses camarades sont restés chez eux. "On va se débrouiller au début avec la famille et les amis mais si nous ne trouvons pas d'auxiliaire, les cours s'arrêteront pour mon fils", avertit sa mère.
"C'est un problème national. On ne peut pas laisser ces jeunes qui font de gros efforts. Ils veulent travailler, être utiles, faire quelque chose de leur vie. Il faut créer de vrais emplois d'auxiliaires de vie universitaire et non plus des emplois précaires", conclut Mme Malot.
Source:
http://afp.google.com/article/ALeqM5i376wH...CKdUObt2YxMlGKwIl est tout de même effarant que de nos jours, en France, à travail égal (voire supérieur), un élève se voit encore refuser l'accès aux études qui lui plaisent du fait de son handicap! Tous les établissements ne sont pas encore accessibles aux personnes en fauteuil roulant (et que dire des logements, des Cités U aux chambres minuscules, pour ceux qui en auront besoin!). Normalement, ils devront (où sont déjà en train) se conformer à la loi sur le Handicap et posséder une rampe d'accès pour les personnes en fauteuils roulants, des ascenseurs (que je préfère aux plateformes élévatrices, qui font trop "monte-charge" à mon goût), des pictogrammes en braille et des signaux sonores pour les personnes malvoyantes, etc. Mais aussi l'aménagement des sanitaires, des lieux de circulation (couloirs, etc), et bien sûr des lieux de détente.
Un autre point noir: la formation du personnel. Souvent désemparé ou pris de cours, un prof peut être effrayé à l'idée d'avoir un élève "différent" dans son cours, il serait alors bon de le sensibiliser, de l'informer de la pathologie de l'enfant.
Il serait bon que cette intégration en milieu normal se fasse le plus tôt possible, afin de montrer aux enfants les réalités de la vie, que ces enfants qui marchent avec des béquilles ou sont en fauteuil ne sont pas différents d'eux, et ainsi faire déjà barage à certains préjugés (qu'ont certains parents, hélàs!). J'ai vu un reportage, récemment, traitant de l'accueil d'un élève paraplégique dans un lycée de ma ville, une première dans ce lycée. Ce que ce genre de nouvelle peut me faire plaisir.
C'est un topic intéressant que tu as ouvert, Express. Mais, avant de faire des propositions quant aux méthodes d'aprentissage, mon réflexe a été de penser "
encore faudrait-il que tous les élèves puissent aller à l'école" ^^