Sunday 15 October 2006 à 22:36
Tableau d'une renaissance.
Tout étais détruit, après le passage de Suzanne, Ashley et Rebecca, çà et là on ne pouvait apercevoir que des ruines. Ce qui était quelques heures avant des maisons, des immeubles, des rues, des voitures, n'était plus que gravas et tas de férails. On ne distinguait plus rien sur le sol, juste des tas informes. On ne voyait plus rien, juste cette fumée grise, presque noire, cette épaisse poussière qu'avaient laissé derrière eux, les immeuble en s'effondrant. On entendait plus rien, les oreilles pleines de cris, de hurlements, pleines des immeubles écroulés, du silence que ces filles et ces immeubles avaient déposé sur leur passage, du bruit de la pluie torentielle venue comme pour ajouter un peu de tristesse et de désespoir à ce paysage dévasté.
Au sol, deux ou trois survivant, les yeux bouffis par les larmes, équarquillés par l'effroie, leur cordes vocales ayant rendu l'âme. La fraîcheur de la pluie, le tremblement de leurs corps contrastaient avec cette atmosphère qui s'alourdissait au fur et à mesure qu'ils soulevaient les décombres pour trouver leurs proches, leur rendre, en quelques sortes, leur dignité en leurs fermant les yeux. Les secours était là, depuis le début, ils n'osaient s'adresser aux survivants, émus par cette scène pitoyable. Ils enfermaient les corps dans des sacs noirs, après avoir trouvé l'identité de ces maris défigurés, de ces femmes écartelées, de ces enfants déchiquetés.
Tout étais calme, on aurait pu croire à un tableau si les vivant n'avaient pas fait quelques lents mouvements pour aider les morts. Par moment, la plainte d'un mourant venait troubler ce calme trop silencieux.
On vit un enfant arriver. Il devait avoir à peine neuf ans, seul, dans un coin au fond du tableau, cela faisait des heures qu'il pleurait, qu'il attendait qu'on lui rendît ses parents emportés par les tornades. Il avait peur, comme tout le monde, il tremblait, il avait froid, était trempé, mais il souriait. Avec cette inocence qui lui faisait croire que tout allait s'arranger, il avait un merveilleux sourire d'enfant, in sourire franc ; celui qui nous fait savoir que rien n'est perdu. Il traversait ce champ de ruine, lentement, toujours ce même sourire aux lèvres, ce sourire rempli d'optimisme qui donna l'espoir, celui qui manquait. Ainsis, en cet endroit où tout était mort, la vie reprit.
Dea
Ce message a été modifié par Dea - Sunday 15 October 2006 à 22:36.