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Livenet > Forum > Livres et Bds
Saturday 29 July 2006 à 14:28
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Je regarde au bout du chemin là bas. Oû lecielembrasse la terre. Entres les deux platanes centenaires. Ma silhouette se dessine au coeur de ces vagues lointaines. Le soleil couchant allonge mon ombre sur l'allée pavée. Les derniers rayons du soleil offre au ciel une couleur orangée. Cette teinte se réfléte dans mes cheveux châtains. La légére brise vient frôler mon pantalon en lin, et le fait lentement virevolter. Une feuille echappe a sa branche. Je l'a regarde tourbillonner et finir sa chute à mes pieds, là oû dejà tellement sont dejà tomber. Je la piétine, pour le simple plaisir t'entendre les feuilles mortes
craquer sus mes pieds. On dirai que je suis une enfant qui eveille ses sens avec un rien. Le soleil decend toujours plus bas, derriére mon dos douloureux par une fatigue certaine. Je me sens gagnée d'un sentiment d'abandon. J'attrape mon sac abandonné sur ce banc a quelques pas de moi. Et d'un pas assurée je m'aventure à la conquête d'une de ces étendues habituellement dorées. Je pése chacun de mes pas, pour laisser le moins de traces possible de mon passage, et tant bien que mal essayer de ne pas tomber au milieu des blées et hauts de plusieurs dizaines de centimétres dejà. Aprés quelques minutes, je me retournai, et estimant être suffisamment loin, je laissa mon corps crouler au sol sous le poids de la fatigue. Une sensation de bien être me parcourt, éclipsant la solitude qui m'étragnais précédemment. Quand je laissai de nouveau apparaitre l'ébéne de mes pupilles, des etoiles de son dessinées au dessus de moi.
Sunday 30 July 2006 à 19:02
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Autour Du Néant

Autour du Néant nous nous agitons un peu, programmés par la grande chaîne moléculaire. Poussés par notre instinct d'animal colonisateur , nous nous engouffrons un peu plus loin à la recherche du vide entre les étoiles avec l'espoir futile de rencontrer un autre qui nous ressemble, qui nous comprend. L'espoir est vain. Autour du vide, les molécules s'organisent et au sein de nos cellules le programme séquence nos vies matérielles, nos actes inutiles, nos pensées futiles, nos amours superficiels. Nous ne nous aimons pas vraiment, nous répondons aux stimuli des phéromones que nos glandes sécrètent et puis quand vient l'heure du doute, nous crions aux nues notre solitude et le désespoir de mourir seul sous la lumière crue de la raison. Le libre arbitre est une illusion, le déterminisme social en est une autre; car nous sommes gouvernés par une molécule qui trace implacablement le chemin de nos existence sous la course aberrante du soleil qui darde ses rayons cancérigènes. Et pour combler l'ennui, chaque jour plus écrasant encore, nous nous agitons un peu, mollement, pour prouver aux autre notre utilité dans le schéma social. En vain. Car la chaîne d'information qui au sein de nos cellules programme nos vies, ne programme pas notre bonheur mais justifie la pérennité de sa transmission aberrante. Nous trompons notre ennui en nous agitant un peu plus chaque jour, rêvant d'éternité dans un vaste espace publicitaire sécurisé. Mais l'ennui est le vrai vecteur de nos acte, il est l'enfant de la conscience, c'est ainsi; et c'est toujours l'ennui que l'on entend sourdre derrière la colle et le papier de l'affiche publicitaire au sourire salace et aux formes avantageuses. La conscience moléculaire nous guide à travers notre quête d'éternité car nous préférons l'enfer d'un ennui éternel à la peur du néant et de la mort qui ramènent toute chose à sa vérité primordiale. La transcendance n'existe plus, reste le rêve d'une existence éternelle au sein d'un espace publicitaire universel et rassurant, où nous pourrions nous agiter encore et toujours. Dieu est un concept marketing qui sert de détonateur aux enfants des cadres du terrorisme international brandissant le petit livre vert pour recruter sur le marché global des laissés pour compte de la lutte génétique; il justifie la croisade finale contre les impies, so help me god; et la promotion au paradis d'allah ou à la droite de votre seigneur du tas de chair et de viscères sanguinolent de vos enfants victorieux. Pour nous sauver enfin et accélérer la fin inéluctable, il nous reste heureusement l'éclat nucléaire de la raison qui l'espace d'une milliseconde nous libérera par Hiroshima et Nagasaki dans le génocide terminal d'une erreur de l'évolution : cette conscience futile d'exister.
Sunday 30 July 2006 à 22:36
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oui et ? Il ya un topic pour les creations personnelles.
Monday 31 July 2006 à 11:16
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c'est combiné



j'assure trop bluebiggrin.gif

Ce message a été modifié par Donnie Darko - Monday 31 July 2006 à 11:16.
Monday 31 July 2006 à 14:33
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QUOTE (tysniet @ 30 Jul 2006 à 22:36)
oui et ? Il ya un topic pour les creations personnelles.

Et quoi ?
Thursday 03 August 2006 à 19:44
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J'ai buté un type à Reno, juste pour le voir crever.

La villa s'étalait devant les yeux de Jim, entourée de végétation luxuriante, comme un château médiéval éclaté par un artiste cubiste ,émergeant de la terre au milieux de roches basaltiques. Il avança sa harley, monture noire, chromée et grondante à l'ombre de l'avancée, devant l'un des trois garages pouvant facilement accueillir chacun deux gros véhicules. La moto était une antiquité produite en 2007, mais sa mécanique sublime, très bien huilée et son moteur à explosion dépassait en touts points les poussifs véhicules actuels tournant à l'hydrogène. Jim coupa les gaz. Il aimait toujours cet instant quand le ronronnement puissant du moteur laissait place au silence quasi sacré. Même sous l'avancée la chaleur était écrasante. Jim torse nu, musclé et bronzé, ouvrit la sacoche de sa moto et en sortit un paquet de poudre blanche, un flingue de gros calibre.

Lire la suite ici :

suite
Thursday 03 August 2006 à 19:48
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C'est terrible d'avoir envie d'être gai alors qu'on est noyé de désespoir. C'est terrible de vouloir exister alors qu'on est en train de vivre sa mort...tout commence comme ça!

A la seule rencontre d'une personne, beaucoup de choses peuvent changer...jusqu'au jour où il n'y a pas plus personne et c'est là alors qu'on refait les mêmes gestes, qu'on reprend les mêmes habitudes avec l'espoir stupide de redonner à notre âme la même assurance.
Mais non, les choses n'ont pas le pouvoir de vous transformer. Irrémédiablement vous êtes seul devant vos pensées, ces penséessur lesquelles se figent en transparence ces objets inutiles de la vie de tous les jours.
Et puis, on se rend compte qu'un jour on a froid, froid parceque trop longtemps la tristesse a habité le coeur.
C'est alors qu'on commence à croire que quelque part dans ce monde, il existe des théâtres où les acteurs ont des voix profondes et des visages de mystère, quelque part dans ce monde, il existe un regard qui peut-être nous appelle, qui peut-être nous attend.
Parcequ'ici, tout est insignifiance, indifférence et froideur, ici rien n'a la couleur de nos rêves échappés.

Et, un jour, rencontre avec un visage...un visage qui revient et se fixe devant nos yeux, éblouissant de beauté, cette beauté qui à la fois nous fascine et nous agresse, peut-être parcequ'elle nous semble trop insaisissable ou peut-être parceque nous ne nous sentons pas digne d'elle.
Puis, plus les jours passent, et, plus on se rend compte que ce visage...nous accepte, c'est alors qu'on se met à boire littéralement toutes ses paroles et qu'on s'égare dans un univers de folie et de solitude, qu'on se perd dans le labyrinthe de doutes et d'incertitudes qui s'appelle "être amoureux".
On est tellement heureux que nos coeurs étouffent, que nos yeux s'embuent et que nos corps se mettent à trembler...
C'est alors que la vie prend à nouveau un sens, mais la vraie vie, c'est celle qu'on ne peut pas raconter, c'est celle qui est à l'intérieur...c'est pourquoi il existe les rêves...ces mêmes rêves qui t'aident à supporter l'absence. Une absence lourde, et dure...
C'est parceque tu n'es pas là que je peux rêver, et que ton absence me meurtrit d'une douleur inconnue. Mais les rêves ne viennent plus car tu es parti, les rêves me refusent ta présence et me crient ton absence car tes yeux n'illuminent plus mon imagination, car tes yeux ont disparu dans la réalité du cauchemar et m'ont laissé seule devant un mur inébranable.

Je sais que tu reviendras, tout s'arrangera, que tu rendras tout merveilleux, que la ville deviendra féerique, les trottoirs tapis de velours, les passant aimables et que tu seras alors un refuge de tendresse et d'amour.
J'aimerai savoir ton secret, ton mystère, puisqu'il suffit de regarder ton visage pour savoir que rien ne s'explique et qu'il faut seulement recevoir le don que tu offres, sans question et sans curiosité.

Ne pas expliquer, seulement ressentir, voila ce que la vie doit apprendre.
Friday 04 August 2006 à 12:15
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Quand il a Dégainé son flingue, j'étais Désapointé ...débousolé...

Il a dégomé Dénis, puis ses acolytes l'ont dépeucer avec un Décapsuleur Désamianté...

Quand je l'ai regarDé : Sa tete Décoloré semblait comme Décapiter et Son corps completement Débiter...
C'était Dégoutant, il l'avais completement Démembré...
Les Dédals Dérisoire de sa chair en Décomposition Dégoulinante Délivrait un Détestable parfun de Déodorant Désafecté...

Je me suis Dépecher de Décanper avec la Décapotable.
Arivée au Dépot Délabré, j'ai sniffer une quantité InDéteminé Déroïne, c'est une sorte Détrange Décompresseur Déconseillé..
Je me suis mise a Déliré, j'étais completment Défoncé...

Après ? Ce Démoniaque Tueur completement Dérangé est arrivé.
Ca m'a completement Désintoxiqué...j'en ai meme Déguelé en voyant son avant-bras Délogé et sa tete Déchiquetée...
Je le haissais...mais j'étais aussi Désepéré...et surtout Désarmer...il m'a Déscendu direct, j'ai Dérapé, inconsciente.
Je me suis réveillé dans un cercueil, j'avais plus qu'a me Démerder.
Ensuite je me souviens qu'une mémé ma Détéré avec son Déambulatuer.-Yum!.png

Alors j'ai été Déterminé à Désincarner ce Détritus Délibérément Destroy de Tueure de merde.
Mon Désir de Vengance était Démeusuré.
Après un entrainement de choc...j'étais Décidé a le Désarticuler...

Ca a été le Début de ma Décadance Desastreuse mais au moins j'ai réussi a le Débusquer puis a le Décerveler, en Décembre, a coup de Détergent.(-Yum!.png)
Avant de mourir je lui ai dit "T'a Déconner...Maintenant je vais te Détruire...tu vas Dégager !"

Ensuite ? ma Descente dans la Détresse s'est Déclencher...La Dépression.
Mais j'ai su me Désenvouté en prenant des cours de Déserbage.

Malheuresment je suis tjr Dépersonalisé a cause du Déclenchement de toute ce Dérapage.
Et Maintenant je suis Dépendante des Jeux de Dés, et autre Débilités...
Mais c'est ça qui ma Délivré et m'a Décriminalisé.

Cela dit je reve parfois encore De truc Dégueulasse à la creme Dépilatoire et autres armes Déclassé
Je Déssine de Délectables Découpages en tout genre...Hannibal c'est moi je suis Démasquer...

Le probleme c'est que le film gore n'est pas Démocratiser.
Desormais, la mode est aux films de Débraguettage, qui me laisse Désintéréssé...

Je suis Dégouté.
Quelle inDescriptible Désillusion de voir que l'on préfère un film de Dépucelage à un film de Déchiquetage...

Maintenant je vais Arrété ce Délire...
Certain vont me trouvé Débile, d'autre completement Déjanté, mon seul regret et de na pas avoir réussi a placer le mot Désamorcer...

Maintenant c'est fait smile.gif

En tout cas on pourra pas dire que je me suis pas Déchirée...Pour faire ce texte.
Dédicace à Audrey.


Ma plus Belle Oeuvre, un texte avec comme theme les mots en Dé.
Wednesday 16 August 2006 à 03:30
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New York, 19 h 30 dans la Limo de Jan van der Hoeven

C'est assez drôle de voir comment les femmes vous tombent dans les bras quand vous avez de l'argent. Il suffit de garer sa porsche GT10 000 devant le nightclub pour les voir se retourner et mouiller leurs culottes ! Aucune femme ne me résiste... Il faut dire que j'ai un physique de rêve grâce à mes séances journalières de musculations (pas trop je ne veux pas ressembler à ces bodybuilders gonflés aux stéroïdes) et pas un poil de graisse grâce à mes régimes bio/diététiques. J'ai un visage d'ange ténébreux qui me permet d'hypnotiser toute les femmes, même celles qui prétendent avoir des scrupules et qui disent : "moi je ne couche pas avec un mec juste pour son portefeuille et sa bagnole», même celles là je peux les faire tomber. En réalité elles sont encore plus vénales que les autres ! Il suffit que je leur dise que j'ai un appart sur la 5e avenue, une villa a marrakech ou une île privée au milieu du pacifique et tout de suite leurs pupilles se dilatent, elles deviennent plus malléables. Et la femme exécrable, qui vous oppose un altermondialisme de bon ton finit à quatre pattes dans votre lit à vous supplier de la baiser toute la nuit !

http://chroniquesdemerdeville.blogspot.com...imo-de-jan.html
Friday 25 August 2006 à 17:00
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je te vois en vol
verticale d'une vie volage
loin si loin du sol
effleurer ces nuages sans visage

un baiser de lune
rien ne bouge rien ne respire
sauf le vent de dune
nouvelle demeure et portrait de cire

regagner l'ether
où l'herbe pousse en silence
la douce indolence
pour ton repos monsieur Heidenger.
Sunday 27 August 2006 à 18:30
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Une date, pourquoi nous accrochons nous tous à une date? Au fond, à quoi sert une date? Peut-être est-ce un moyen de se rappeller, de se souvenir des choses bonnes ou mauvaises ou bien est-ce un moyen de ne pas oublier. Aujourd'hui, j'ai pas oulié. Seule, je pense à toi, je repense à nous...à ce qu'on était et aujourd'hui à tout ce qu'on aurait pu être. Pourtant tu n'es pas là et je sais que tu ne me donneras aucun signe de toi aujourd'hui car tu sais pas ou tu sais plus. Et même si ce signe arrivait, je saurais que quelqu'un te la souffler tout simplement parce que ce n'est pas toi, tu ne pourrais pas le faire et peut-être même que je n'en voudrais pas. Tu me manques aujourd'hui mais il faut que j'oublie cette date, je dois oublier parce que la vie suit son cours jour après jour... mois après mois... année après année... ça fait un an aujourd'hui, ça fait un an et j'ai mal au coeur.
Monday 04 September 2006 à 11:40
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FILLES !!!!!!

Et oui,mon sujet préféré!!
Comment je les imagine??Bonne question!!
D abord,je les vois dans la rue,Et même je m arrête pour les regerder passer.
Tant pis!!Disons que ça m arrive une fois par mois.
Sinon,quand j ai du temps à perdre,je m assois sur un banc,pour mieux les voir.
Parfois,à Bangkok ,je fais comme les habitants,je m assois par terre,au bord d un trottoir.
Les plus jolies du monde?????Les japonaises.Irresistibles!!!
Je vois leur yeux,leur bouche,leurs mains(et maintenant leur nombril)et leurs pieds.
Le reste est accessoire(seins,etc.........).
Quand je les croise,il m arrive d avoir envie de respirer leur parfum.
Je n aime pas les parfums capiteux,je prefère qu elles sentent"le propre".
J aime penser qu elles sortent de leur douche,et qu elles ont encore les cheveux mouillés..(fantasme?)
De quoi j ai envie?????Contrairement à mes copains,qui ne pensent qu à leurs culs,j ai plutôt envie de les embrasser.Et que ça dure.
Avant d en arriver là,faut il encore les séduire!
Je n ai plus tellement d illlusions sur la capacité des homme à séduire les femmes.
Je sais;que,même si elles donnent l impression du contraire,ce sont les filles qui décident.
Nous n avons donc qu à attendre....pas trop longtemps,quand même!!!
Sinon,il faut se jeter à l eau,au risque de se noyer..
Et quand je leur dit cette phrase tellement stupide"je n ai jamais vu une fille aussi jolie que vous",ça les fait plutôt rire ,que craquer.Je vois leurs yeux qui se plissent,les fossetes de leurs joues et leurs petites dents blanches.A ce moment là,je prends le risque de beaucoup souffrir.C est écrit sur leur front,comme les néons de Las Vegas,"tu vas en bâver,petit homme".Je sais.
Mes copines jouent parfois les intermediaires,pour la présentation(je devrais même dire "la crucifixion"),car au bout du chemin,je sais ce qui m attend.
J ai beau fanfarroner avec mon beau cabriolet et mes ray ban,il arrive un moment où "les jeux sont faits,rien ne va plus".Je vais me faire dévorer tout cru,par une ado de 19 ans,avec ses jeans et ses pumas rouges.
Certes,je lutte,mais le combat est perdu d avance.Toute résistance est inutile!!
Au moment où elle va prononcer le "A" de ALEXIS ,la tête appuyée sur sa main droite,je commence à sentir les éclats d une grenade qui vient d exploser.Il est encore temps de fuir!De dire que je dois finir un exposé fondamental pour l humanité,que c est l heure de promener le chien de ma voisine..
Non,je reste là,paralysé par la finesse de ses mains.Et pour aller encore plus vite au supplice,je lui lis les lignes de la main,lui dit que son avenir c est un garçon brun,timide et maladroit.Elle me regarde,moqueuse,de ses yeux transparents de chat siamois,ou amusée de voir comment un garçon apparemment intelligent,peut devenir autiste en deux minutes.Non,je ne connais plus l alphabet,encore moins le prénom de ma mère,ni le nom de ma rue,ni mon numéro de télephone(je l avais pourtant appris par coeur,au cas où.....).
Comment ai je pu vivre si longtemps,en ignorant qu elle existait???Est ce que j ai vécu???Ma date de naissance??Aujourd hui,15 heures,au "café des arts".Je suis orpheln de tout ce qui n est pas elle.
A combien de filles je débite mon discours??A aucune,c est venu spontanément,en voyant son visage angélique.C est même la première fois que je viens dans ce café.Qu est ce je fais dans la vie??Je rêve,d elle,que je ne connaisais pas,dix minutes auparavant.
Va t elle laisser sa main dans la mienne?????Si je ne l embrasse pas ce soir,je vais en perdre le peu de sommeil qui me reste.Ce soir,il sera trop tard,je dois l embrasser dans la seconde.Je ne peux plus supporter sa bouche à 30 centimètres de la mienne.
Juste un baiser,Et je disparais de sa vie.C est une question de vie ou de mort.
Je dois connaître le goût de ses lèvres rouge sang.La saveur de sa langue .
Apitoyée par tant d efforts et de drôlerie,elle daigne enfin,me tendre ses lèvres écarlates.
Je crois que je l ai tellement souhaité,que je ne sais plus embrasser une fille,ma tension est très basse ,le rythme cardiaque au maximum(je croyais entendre de la techno,c etait le palpitant qui criait grâce),j ai les mains glacées et les genoux qui s entrechoquent.
Ce n est pas de l amour,ce n est même pas sexuel.
C est une récompense pour un Don Juan de paccotille,qui l a bien fait rire.Un cadeau qu elle me fait.
Est ce que l on se reverra?"peut ètre".Est ce que je peux avoir son numéro de téléphone??"plus tard".
Puis je la raccompagner dans mon beau......,??"non,merci,moi aussi,j ai une voiture".
Mais comment on fait pour se contacter??"par ta copine,qui nous a présentés".
Voilà,elle est partie.Si mon voisin,qui fait semblant de lire le journal lève les yeux,je lui balance mon poing dans la gueule.Je hais ce bistrot.Je hais toute la ville.
Je me sens tout con.!J ai mis exactement 3heures et 11 minutes,pour obtenir un baiser de 8 secondes(j ai compté).
Ma copine"alors,ça a marché??J ai vu que tu l embrassais" "oui,mais 8 secondes,c est peu".
"tu sais,ce n est pas une fille facile,elle n embrasse pas n importe qui""tu crois que j ai une chance??"
"je l appelerai ce soir.Fais pas cette tête,on dirait un malade""je suis malade,j ai de la fièvre".
Tranche de vie d un eternel amoureux transi.
Je crois que je vais rester chez moi,quelques jours,dehors,c est trop cruel.
J ai appelé france Telecom et SFR pour voir si mes lignes fonctionnent,vérifié la batterie de mon portable.
Je dors avec,j attends.
Il y a combien de kilomètres jusqu à Lourdes??A pied,ça va prendre un an.On va dire en voiture.
"Comment ça,un anniversaire??On sera 15??Mais moi,je voulais ètre qu avec elle.Mais pourquoi tu m as pas dit qu ellle adorait les voyages??Je peux lui en parler 1000 ans,de mes voyages.!!Elle m aime bien??t es sûre??Comment ça,j ai trop frimé??J etais habillé comme un clodo!Ah,Un juste milieu??Je prends la voiture moche??Non,pas jusque là,bon.Je l ai bien amusée avec les lignes de la main??c etait le seul moyen de prendre sa main.Qu est ce que j attends d elle??des calins.Oui,je me contenterai de petits calins.
Qu est ce qu elle embrasse bien!!Oui,mais si on est 15??Bon,puisque c est ça ou rien....Mais oui,je t inviterai au resto pour te récompenser.Je t adore".
Ouiiiiiiyoupiiiiii,la vita è bella.Ciao ciao bambina!!
Encore 5 jours à attendre!Ca va ètre long!!!
Elle s appelle Sandra ,que c est beau.!Elle a de ses yeux!!Elle sent bon!!!
Bon,on ne s enflamme pas ,on reste cool,ne faisons pas comme avec Chloé (8 mois en apnée,élecro encéphalograme plat).
Repète 50 fois"je ne tomberai pas amoureux(un peu plus de conviction).
Il n y a pas de"mais".La langue,seulement.Pas le coeur!
Faut que tu restes de glace,sinon,tu es fichu.
On a dit "un baiser",pas plus.Je te fais confiance.Oui,tu peux le faire durer 5 minutes,mais aprés,stop.
Tu prendras du lexomil avant de partir,ça calme.
Et au retour,un douche glacée!!!Ca calme aussi.
Content??ouiiiiiiii
Tu n as pas pu resister,hein?Tu as bien vu que c etait le genre de fille à éviter???
Que c etait TON genre de fille??Et maintenant ??,
J ai peur!!
Wednesday 06 September 2006 à 01:35
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hôtel ci-gît le mort

Quelque part au milieu de l'univers, un homme se dit : "il faut un demi siècle pour devenir une légende". Lui veut devenir un écrivain légendaire, alors il écrit. Il n'écrit pas pour lui mais pour imprégner les masses, il veut que son ego s'étend à la terre entière, au cosmos dans son intégralité. Il écrit alors, des textes écartelés, disjoints où les routes se terminent dans le wilderness, où les voitures cessent de rouler faute d'essence au bout du bout de l'asphalte malgré la volonté de continuer, d'aller toujours plus loin. Aujourd'hui il n'y a plus que des autoroutes à dix, vingt voies où les véhicules projetés comme des missiles tomahawks à travers l'espace-temps suivent des trajectoires à travers le chaos,

http://chroniquesdemerdeville.blogspot.com...gt-le-mort.html
Thursday 07 September 2006 à 01:32
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Le chien de porte


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« TA GUEULE TU M’ENTENDS ? TA GUEULE ! »

En neuf ans de mariage, c’était la première fois que son mari haussait la voix.
Tout d’abord surprise, elle avait tenté de reprendre le contrôle de la situation.
« Voyons Franck, calme-toi ! Tu deviens dingue où quoi ? Cesse immédiatement de hurler !
TA GUEULE ! TA GUEULE J’AI DIS ! FOUS MOI LA PAIX OU JE TE TAPE ! »

Nathalie était de plus en plus mal à l’aise.
Ses amies le lui avaient répété : « ton mec est trop gentil, trop serviable, il se laisse trop faire pour que ça ne cache pas quelque chose… C’est un pétage de plomb en sursis. »

Nathalie ne le croyait bien évidement pas une seconde.
Neuf ans qu’elle tenait Franck à la baguette, neuf ans qu’elle était la cheftaine de famille, et neuve ans qu’il exécutait la moindre de ses requêtes.
Pourquoi subitement cela aurait-il changé ?

A cause du chien de porte.
La réponse était apparut d’elle-même au moment où elle s’était posé la question.
Le chien de porte.
Pas grand-chose en somme, juste une affaire qui trainait , un conseil peut-être trop redondant.
La goutte qui avait fait déborder le vase.

La porte de l’entrée etait mal isolée.
Franck avait mit un chien de porte pour tenter d’empêcher la chaleur de s’enfuir sous le bas de porte.
Mon Dieu que ce chien était laid.
Dans une mousse marronâtre, outre son aspect in-esthétique , il n’empêchait rien du tout, ne servait à rien .

Franck s’était resservi un verre.
Le troisième depuis qu’elle était rentré , mais peut-être en avait-il bu d’autres avant son arrivée.
Sûrement même.
Quand l’avait-elle vu boire de l’alcool pour la derniere fois ? …
Sa réfléxion fut interrompu par un bruit de bris de glace.
Franck avait jeté avec force son verre contre le mur.
« s... s... ! TU ME FAIS CHIER ! CONNASSE ! SALE CONNE ! JE T’EMMERDE TU M’ENTENDS ? JE T’EMMERDE ! »

Nathalie sentait le sang fuir son visage.
Elle se sentait blanche, livide.
La peur qu’elle ressentait quelques minutes auparavant s’était mué en terreur qui la paralysait.
Elle envisageait désormais le pire.
Franck était un type très costaud mais elle s’était faite avoir par son caractère taciturne et sa propension à subir plutôt qu’à combattre.

Le chien de porte.
Combien de fois lui avait elle demandé de virer cette peluche hideuse qui n’allait même pas avec les coloris de la porte ?
Combien de fois lui avait-elle exhorté à le jeter aux ordures ?
Des dizaines, voir des centaines de fois.
Et Franck, comme à son habitude, répondait « oui ma chérie… Promis, je le ferais, oui , je promet. Non, je n’oublierais pas. »
C’était devenu une sorte de rituel entre eux.
Elle appréciait de dominer son mari sur tout les plans.
Sur le plan professionnel, elle gagnait bien plus que lui dans la publicité comme directrice marketing alors qu’il était simple agent de chantier.
Sur le plan affectif, elle pouvait lui faire faire n’importe quoi, elle en usait et en abusait, fasciné par ce pouvoir qu’elle arrivait si facilement à exercer sur lui.

Jusqu’à ce jour.

Aujourd’hui, plus rien de collait ; et le Franck qui s’agitait devant elle n’avait plus rien en commun avec le Franck qu’elle avait connu ; doux, serviable… Mou.

« JE DEMANDE PAS GRAND-CHOSE POURTANT ! JUSTE QU’ON ME FOUTE LA PAIX ! »
Franck pleurait et riait en même temps, d’un rire hystérique.
Pour Nathalie, aucun doute ; il était devenu fou, et si affrontement physique il devait y avoir, elle serait bien évidement perdante.

Comme si Franck avait lu dans ses pensées, à ce moment même, il se tourna vers elle avec des yeux de fou et commença à avancer dans sa direction, les bras tendu à la manière d’un mort vivant.

Nathalie hurla de frayeur, et dans un sursaut parvint à se défaire de la paralysie que lui tétanisait le corps.
Elle courut vers la porte d’entrée , décidé à s’enfuir pour sauver sa peau.
Elle chuta.

____

« C’est pas votre faute mon vieux… »
Franck était en larme.
Le corps de sa femme était affalé sur les marche de l’entrée, la porte était ouverte et les yeux de Nathalie , toujours ouvert, fixaient le vide.
Elle était morte.
« Vous n’avez rien à vous reprochez mon vieux… »
L’inspecteur de police se releva, et posa sa main sur l’épaule de Franck, qui regardait le cadavre de sa femme d’un air incrédule.
« Un bête accident. Nuque brisée, une chute stupide… Ca arrive beaucoup plus souvent que vous le croyez vous savez.... »

Mais Franck ne le savait pas.
Il n’arrivait pas à décrocher le regard du cadavre de sa femme et se sentait incroyablement coupable, et en même temps énormément soulagé ; ce qui n’avait pour effet que de renforcer sa culpabilité.

L’inspecteur ôta ses gants en caoutchouc, puis s’éloigna vers le véhicule de police qui l’avait amené.
« On vous enverra un psychologue dans l’après-midi mon vieux. Tout ira bien , vous verrez… »
Il fit encore quelques pas, puis se retourna et levant le doigt façon « Columbo » , s’adressa une dernière fois à Franck :

« Oh… Et si je puis me permettre, vous devriez jeter cette saloperie de chien de porte à la poubelle avant que quelqu’un ne se tue en se prenant les pieds dedans. »



Thursday 07 September 2006 à 17:07
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Pour Oz : Eternel romantique... Tu écris toujours aussi bien ; je veux dire, avec cette facilité de poser les bons mots au bons endroits, de retranscrire cette réalité. smile.gif Bien que beaucoup détaillé, j'adore ! wink.gif
Thursday 07 September 2006 à 18:53
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JEUDI
Champ de neige sous le soleil, voix qui n’est plus dans mon oreille
Fin d’année chacun pour soi
Impossible pourtant, seul, d’être soi
Fausse coupure, gants de parfum, présence intime, douce chaleur
Et les cristaux comme en écho, infatigables de resplendir.


http://claude-colson.monsite.orange.fr
Sunday 17 September 2006 à 23:31
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Des histoires de fantômes punk authentiquement nazes puants et merdiques
battant le rappel sortent de la partie la plus moisie de mon cerveau.
J'emmerde les punks. J'aimerai en attraper un, dans une ruelle, l'assommer et lui chier dans la gueule. Je le regarderai se réveiller et dégobiller ma merde. Je rigolerai ! Ensuite je partirai en courant parce que je suis lâche. Voir très lâche. Je rase les murs crasseux et taggés, je baisse les yeux pour ne pas croiser le regard des autres. Les autres, les morts vivants, font pareil je suis sûr ! Enfin je sais pas puisque je regarde le sol. Je vois surtout des chaussures qui piétinent le trottoir et j'entends les échos de ces battoirs sur le macadam comme le rythme d'une musique destructurée d'artiste ultra contemporain qui ne signifie rien et que personne n'écoute et qui ne finira même pas oublié puisque personne ne le connaît ! Y a aussi les pieds dégueulasses et puants des mendiants. Ces salauds qui m'empêchent de raser les murs. Pour me venger je fais semblant de trébucher sur leur sébiles, leur vielles boite de conserve pourrie remplie de monnaie, en réalité je shoote dedans ou alors des fois je marche sur la queue ou la patte de leurs chiens à peine plus galeux qu'eux et quand il couine de douleur je m'éloigne, j'accélère le pas, en rentrant la tête dans mon imper et en ricanant. La foule des autres, des morts vivants, finira par me dévorer si je baisse ma garde donc je rase les murs suintant de merde et de pisse, en regardant le trottoir dégueulasse et puant
Tuesday 19 September 2006 à 14:24
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Oz > joli et marrant à la fois, +1
Wednesday 20 September 2006 à 04:51
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Un message d'un inconnu gravé sur un banc public : Camille For Ever 11/09/73. Un jeune de 17 ans, un pacifiste, vient tous les jours, inlassablement, dans le petit square ensoleillé du quartier regarder un vieux qui se contente de se dessécher en nourrissant les pigeons. Il ne ressemble à personne, à rien, c'est à dire à tout le monde; tout les jours il se contente de contempler fasciné la décrépitude du vieillard, là où on hurlait jadis notre folie enfantine. Dans la rue d'à côté la police tire à balles réelle sur la foule pour calmer les manifestants. L'enfance s'étale là sous nos yeux, arrogante et insouciante dans son éternité, jouant dans le bac a sable entre les crottes de chiens qui sèchent au soleil. Le jeune homme cache au fond de son coeur l'espoir désespéré, morbide et honteux d'assister à la mort du vieillard : simplement voir son corps tordu et usé tomber au milieu de la constellation de miettes de pain qu'il jette à ses oiseaux. Il lève les yeux et me demande anxieux combien de temps il lui reste. La lumière céleste de l'astre du jour ne fait pas disparaître cette petite angoisse mesquine et égoïste qui touche tout être humain au font de son âme. Quelque soit le décor, tout est opéra. Chacun joue son texte, sa partition au milieu du bruit et de la fureur, même si au final on oublie les seconds rôles, le rideau tombe de même pour tous.
Friday 22 September 2006 à 15:28
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QUOTE (MaRjO_11 @ 19 Sep 2006 à 14:24)
Oz > joli et marrant à la fois, +1

J en ai plein,comme ça,mais ça va saouler tout le monde...Merci pour ton com..

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