| QUOTE (pampelune @ 11 Apr 2007 à 22:06) |
| On a déchaîné les houles ; les marées démesurés Succédaient aux écoulements fanatiques ! Cela aurait pu être authentiquement hugolien, Sans cette misérable coque de noix, Isolée. Elle ne savait pas même appeler à l’aide ! Ses craquement d’agonie me saoulaient, Un peu comme un rhum mal distillé. Comment mesurer Alors, ces circonvolutions fantastiques, Qui la cahotaient, la matraquaient, oh ! Tant et si bien, Qu’elle se convertit à toute la Foi Imaginable, en un temps record ! « Eh ! Gentille aède », Semblait-elle me glisser, dessus le lait Marin, « feras-tu ma tragique complainte ? » « Disloque-toi, ensuite, nous y songerons ! » Lui criais-je. Sûr, je lui préférerais net un galion ! Plus grandiloquent, plus flatteur. Pour l’ego, c’était mieux. Vexée, elle boudait. … Ma cadette, en pire ! HORREUR ! Une catastrophe moribonde, cet esquif ! Seigneur, combien de siècles s’est-elle plainte ?! Quel forfait avais-je commis ?! Quel odieux sacrilège ?! Les vagues de craies me raillaient ! Ces lions Blancs rugissants se moquaient de moi maintenant ! AFFREUX ! Je l’adorais moi, ce fabuleux empire. J’aspirais juste à emmurer la barque au château d’If… Elle perturbait notre lisse équilibre ; notre rapport. Il était si frêle, quant elle se défoulait, la mer. La gêneuse ? Il lui aurait suffit de rentrer au port ; Nous l’aurions épargnée. Elle doit laisser à ma mère Un goût amer. |
| QUOTE (Shadow 1,618 @ 10 Apr 2007 à 23:57) |
| Après l'Amour Bien que l'on sache depuis que les jours sont jours Que la vie ne vaut d'être vécue sans amour, Encore faudrait-il qu'un amour non connu Vaille moins à notre coeur qu'un amour perdu. Que les braises éteintes dans les pleurs se plongent, Que nos âmes étreintes meurent dans nos songes, Puisque l'amour s'en est allé au clair de Lune, Je prie pour qu'il revienne, me signe dans la brume. Je sais que malgré tout, nous nous sommes aimés. Cicatrisons de tout sauf des amours passés Qui nous font grandir quand ils offrent des bleuets, Mais qui nous font mourir une fois désuets. Certains déclareront dans un ultime effort Qu'il n'y a pas vraiment de vie avant la mort. Moi je me demanderai encore et toujours : Y'a-t-il, oui ou non, une vie après l'amour ? SHAD © => http://MadeInShad.canalblog.com/ |

| QUOTE (Immortel95 @ 13 Apr 2007 à 16:43) |
![]() T'es la beauté incarnée, la rudesse de la perfection, les rêves éculés d'anciens marins avinés. Tendre et filante entre mes songes indélicats, t'es ma nova, mon mirage effréné, ma dose de psychédélisme, la source des mes triques démesurées. T'as pas l'élégance demandée, ni l'onctuosité de la fumée, t'as jamais fleurté avec l'archétype de la femme fatale, mais faudrait pas s'emballer, t'as pas vocation à dissoudre les douces éjaculations d'étalons égarés. Qu'est-ce qu'on s'en branle de tout cela beauté ? Plus on s'éloigne des normes plus on entrevoit la liberté, ne l'oublie jamais. Les vagues successives de regards semonçant tes courbes insolentes, les dards saisissants de ta balance, quelle importance ? Tu t'es pas vouée à satisfaire les yeux d'autrui, t'as pas cette propension superficielle, t'as pas de temps à perdre. T'as pas l'allure pour être désirable des chiens, t'as pas la connerie supportable pour baiser une s..., t'as pas la simulation facile, t'as pas tout ça beauté, t'as que toi et c'est déjà l'éternité. T'es cette nouvelle génération qui-s'en-branle, t'as jamais parié avec l'ennui, tu connais pas les compromis. T'as jamais violé la loi, tu l'attends et t'écartes les cuisses. Si la perfection n'est pas de ce monde, t'as déjà ta valise. Que demande le peuple t'a-t-on déjà demandé, et c'est systématiquement que tu disais que l'orgasme pouvait être une possibilité. L'île aux enfants t'a jamais fait rêver, Casimir ne te faisait pas mouiller. T'es née entourée de comateux, de pauvres drogués. T'as vécu l'avènement du désir donnant la mort, et comme il faut combattre le mal par le mal, tu n'as fait qu'appliquer la fameuse recette. T'es devenue la fameuse cuisinière, celle qui cuit l'orgasme à toutes les sauces. T'es la panacée du sénacle des marginaux, à chaque échange de regards : un pas de plus et tu le sautes. T'es la laudatrice des caprices mielleux, et de cela tu tires ta philosophie. T'as cette façon d'interpréter la réalité, t'as ces regards provocateurs, cette noirceur, cette aigreur qui cache un si bon coeur. Tu tournoies face aux critiques et écris ta vie sur du papier sucré. T'es ma dulcinée, l'écart de conduite qu'il me fallait. http://immortel95.skyblog.com/ |
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