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Sunday 04 March 2007 à 22:30
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Nos Sentiments Tenaces



Tu demandes si je suis fou,
Je te crie que oui.
Je le suis de toi, je l'avoue,
Tout ça me détruit.

Tu me dis que je te fais peur,
Et tu me repousses.
Ce doit être mes yeux qui pleurent,
Ou mes crocs qui poussent.

Je n'exige pas l'impossible,
Juste que tu m'aimes,
Tes "sentiments indescriptibles"
Sont toujours les mêmes.

Après tout, je m'en fous pas mal
Si j'en perds ma sève,
Ce n'est que mon coeur qui s'emballe.
Aime-moi ou crève.

SHAD ©



==> Madeinshad.canalblog.com
Monday 05 March 2007 à 00:36
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Bon je me lance (au fait bonjour à tous^^)

J'écris...

Lorsque autour de moi,
Mes idées noires lentement se resserrent et me laisse sans voix,
Mes poings constamment ensanglantés,
Car enfermé dans ma chambre je n'ai que des murs pour me défouler...

Alors je pleure mes rimes sur papier,
Mon coeur n'en finit plus de saigner
Peu à peu l'encre se vide,
Mais ma déprime ne bouge pas d'une ride...

Evidement chez moi l'amour c'est comme une fleur,
Très belle quelque jours,
Puis elle fane et me laisse planté là en pleurs...
J'en suis venu à haïr cette chose qu'est l'amour...

Alors j'écris pour oublier que j'ai mal
Penser à quelque chose de plus agréable,
Mais en vain je me noie dans mes larmes,
Qui se plantent dans mon coeur me faisant l'effet d'une lame...

Peu à peu j'y laisse mes forces et mon courage
Lorsque je commence à me découper les bras, à croire que ça me soulage,
Je n'ose même pas lever les yeux pour ne plus voir ces traces,
A quoi sert de prier le ciel quand il te tombe en pleine face?

Alors je pleure mes rimes,
Pour lutter contre la déprime
J'écris pour oublier qu'elle est triste,
Cette torture qu'est devenue ma vie...


Voilà bon je suis pas un pro donc toute critiques sera constructives ^^

Merci d'avance... =)
Wednesday 07 March 2007 à 17:28
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voilà j'espére que ça vous plaira ( première fois...)c'est simple et court ... mais j'hésute encore pour le titre , vous poouvez me proposer en tous cas hein ^^

Chaque retour
à la terre
me tue
cent fois

Aveux
Je plane comme air
sans foi

une rumeur
me dit
"tais toi!"
car je meurs
mille fois

chaque retour
à la terre
m'enterre
encore une fois



Lzaineb©
Thursday 08 March 2007 à 12:22
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pour toi...

petit chat blessé serré contre mon coeur
petite tâche sombre ramassée en nuit noire
petit être mouillé par la vie et les êtres
petit trésor caché, à tes propres yeux mêmes...

tes yeux s'ouvent pourtant sur tant de lumière
et si tu griffes tant, c'est de peur d'être griffé
la douceur que tu caches confine à la douleur
et louée soit la nuit où je t'ai trouvé...

aux étoiles hier j'ai souhaité belle nuit
et à l'univers j'ai dit merci...

merci pour toi.
Thursday 08 March 2007 à 14:01
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Identiques à ces cycles furtivement contradictoires,
S’enjolivent le liseron et l’araignée des jardins.
Chacune attentives à leur vulnérabilité notoire,
Elles s’effleurent ; elles épurent leur gazon de Verdun.

Elle embaume exquis les ordures et la marjolaine mauve
Cette pelouse, derrière sa maisonnette à colombage.
Il y règne la discrétion étrange d’une journée sauve,
Se risquant à peine à murmurer sa fraîcheur sans ambages.

Si l’on dépasse subrepticement son allée dallée,
Un regard curieux se bloque sur une forme accroupie,
Elle essouche du chiendent, autour d’une plaque calée,
Implantée dans son terreau. Elle affleure du vert tapis.

Suffisamment pour pudiquement découvrir une épitaphe :
Ci repose ma lumière. Je l’avais nommée Gabrielle.
Il énonce tout ; amertume, deuil, affection, cet épigraphe.

Cette modeste cénotaphe aux souvenirs se préserve
Comme un hymne englouti, la résurgence d’une promesse
Insistante. Elle endort une violence, parfois l’énerve,
Ralliant à chaque ressac la vie, celle qui oppresse.

Gabrielle s’apaisait au plus proche de l’océan ;
Elle conversait avec lui, se lovait dans ses rouleaux.
Gentille compagne sincère, elle l’entendait, réant,
Son daguet mousseux, à cause d’impertinents paquebots.

Elle l'étreignait telle une étoile.
Épeire et Salsepareille s’épient. Crochée à sa toile,
L'arachnide cesse son manège : la fleur à pousser
Devant la tombe et pleure. Cet avatar n’est pas à glousser.






Sunday 11 March 2007 à 22:46
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aaaaah ma très chère pampelune!!!
ça faisait très longtemps que je t'avais pas lu et c'est toujours aussi plaisant!^^
ce texte est assez impressionnant je dois dire: émotions, images et surtout, ce vocabulaire si riche qui est le tient et qui m'impressionnera toujours!
une seule chose à dire: mazetta! bravo ma belle!!!^^
Monday 12 March 2007 à 12:01
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Merci mon kash. Tu ne peut pas savoir à quel point ces mots là sonnent bon à mes oreilles en ce moment...
Monday 12 March 2007 à 14:04
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Chapeauté d’épines,
Kaiser veut mourir.
Il accepte sa punition.

Quelqu’un l’épépine.
On prétend ouvrir
Sa gousse, vannée d’inanition.

Danse, danse corneille,
Au bal des cloués !
Si sa Grandeur a des poux,

Il deviendra Pape des fous !

Tassez vos corbeilles
De hardes trouées !
Les siennes doivent y percer !

Quel brillant dégât !
Oh ! Le renégat ;
Ah ! L’assassin Ah !

Chapeauté d’épines,
Kaiser veut mourir.
Il râpe ses bottes à courir

Parmi cette ronde macabre.

Tuesday 13 March 2007 à 11:39
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o_O!!!
oulala, impressionnant! il émane de ce texte une folie... c'est Baudelairien ma pampelune!
il n'y a pas d'autre mot!^^
ce n'est pas mon préféré de tous tes poèmes, mais je le trouve super original et donc très bien quand même!^^
tu traverses une période difficile?? n'hésite surtout pas si tu as besoins de parler, je suis là!
bizzzzzzzzzz! ^^
Tuesday 13 March 2007 à 22:41
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C'est vrai. Et merci pour tes compliment et ton soutient. Pour le reste nous verrons un peu plus trad tu veux bien ? wub.gif wink.gif
Wednesday 14 March 2007 à 09:05
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j'entre dans cette pièce et je te cherche
peu de chance que tu me regardes, que tu me parles
et pourtant,

quand tu n'es pas là tout me semble fade
tu es le sel et le piment des instants de détente
et pourtant,

je te regarde vivre, rire et échanger avec d'autres
je partage parfois tes jeux chahuteurs
et pourtant,

je ne suis pour toi qu'une personne parmis d'autres
quelqu'un que tu n'aimes pas, en prime.
Saturday 17 March 2007 à 18:57
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élan vers toi

j'ai dans les bras un océan d'amour
un signe de toi
je le déverse sur ta vie
vois par mes yeux combien
chaque millimètre de ton corps est sacré
chacun de tes battements de coeur
et ton souffle
je veux imprimer ma chair dans la tienne
labourer ton corps et y planter mes graines
semer des forêts
des immensités vertes d'herbes folles
de plantes exubérantes
et de géants ombreux
je veux me perdre dans tes yeux
venir à ta rencontre
à la découverte de tes trésors cachés
tes faiblesses, tes hontes, tes incertitudes,
tes blessures, tes révoltes, tes souffrances
je veux les adopter
comme je t'adopte
les embrasser comme je t'embrasse
et les faire miens, t'en soulager
parce que j'aime ta lumière
je veux ta nuit, ton obscurité
je veux ton intimité
je te veux
terriblement


(la spécialiste du n'importe quoi à encore frappé... rolleyes.gif )
Friday 23 March 2007 à 14:58
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Mais qu'est-ce que t'attends,
Mais dis-moi quel est ton tourment,
Pourquoi ces collines de sang ?
Apaiseraient-elles le temps ?

Les questions insipides induites par la mélancolie s'étiolent peu à peu dans mon indifférence, les vouant aux gémonies, elles abdiquent et terrassent sur place le silence. Si ce qui commence dans le mal s'affermit dans le mal, alors c'est le drame. C'est une vie à la destination macabre, une destinée distillant ses gouttes de sang sur cette face de marbre.

Là, tout n'est que chaos et répugnance, impécuniosité, remous et nostalgie.

La ville meurt lentement sous mes illusions indolentes, si tu savais Dieu, si tu sentais, cette odeur de sang. L'élégance de mes songes n'y changera rien, tout concourt à cette fin.
Cette sensibilité mise à nue sur la table miséreuse de ton univers, cette supplication amère de toute beauté, et je deviens en l'espace d'une éternité ton tendre et doux chérubin.

Entends-tu venir ce bruit des profondeurs abyssales ?
Tes sujets, leur déréliction et leurs râles.
Sens-tu venir cette tombée ?
Je t'aimais.

L'epithaphe n'est plus bien loin, à portée de vue sur le regard vide de son responsable.
Je supputais depuis mon plus jeune âge cette tournure, ton absence me rendant plus mûr. Mais toute maturité fait place à ce mur qu'est le déclin.
Impérieux et tyrannique, laissant apparaître l'inéluctable fin.
On peut se débattre, étouffer le mal, mais les braises de l'enfer ne s'étiolent pas.
Alors on prie pour que ce moment décale son coup de grâce, mais c'est pour mieux se voiler la face et détourner de notre esprit cette mélasse, l'agonie à petit feu de notre âme.

http://immortel95.skyblog.com/
Saturday 24 March 2007 à 14:05
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L’empereur est né
Hourra ! Viva ! Hourra !
Est-ce une intuition ?
Les vers ont-il dès lors entamé
Sa chair, d'incarnation affamée ?

Sa crèche empeste le pot pourri,
Sa gencive glabre a des caries.
En bas, les demoiselles à mitaines
Sifflent : […] « mironton, mironton, mirontaine […] »

Il gigote, poisson hors de l’eau,
Venaison chétive, piètre lot.
L’empereur est né
Hourra ! Viva ! Hourra !

Brusquement, un courant d’air léger
Ébranle son baldaquin. L’impression
De n’être plus seul se précise.
L’éloquence encore imprécise,

Il babille ; son lolo est froid,
Ses édredons aussi, il croit
L’empereur est né
Hourra ! Viva ! Hourra !

La bouffée s’en est allée, à pas de loup,
En allé, à pas de fée, à pas du tout.
L’air est lourd, la veine inerte, il a neigé.
En bas, les demoiselles à mitaines
Sifflent : […] « mironton, mironton, mirontaine […] »

L’empereur est né
Hourra ! Viva ! Hourra !
L’empereur est mort
Hourra ! Muerta ! Hourra !


Je suis contente de revenir àprés ma longue absence ! Bonjour à tous, vous m'avez manqués laugh.gif ! Ok c'est pas très gai, mais enfin, j'ai relu le sujet et c'est vrai que dans l'ensemble, c'est pas des productions de vacances au soleil... Au fait, je sais que ça n'a absolument pas de rapport, mais quelqu'un pourait-il, s'il vous plait, me tuyauter sur le poète Bayron et me dire quel est selon lui son meilleur poème (ou recueil), c'est pour un exposé urgent. Merci d'avance wink.gif !













Sunday 25 March 2007 à 00:32
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bonjour ma petite Pampelune!^^
très original ton texte, j'ai beaucoup aimé^^
c'est vrai qu'on t'a pas vu depuis longtemps, comment va??
Sunday 25 March 2007 à 09:52
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Disons que je mange des figues et des raisains...
Wednesday 28 March 2007 à 14:41
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L'infini à la portée des caniches, telle était notre philosophie.
On se targuait d'être différents, et, tendrement, ta main se posait...tendrement se laissait, se délectait de ma sève. Doucement, s'imprégnait de ce fruit défendu, cet amour condamné, cet amour déjà perdu. Cet amour seyant pour trois grammes d'argent.

Lola ma chienne, mon dilemme, ma sensation délétère, ma drogue mercenaire, l'élan du billet et du métal, la folie dépensière, le con empli de monnaie.
Lola, salace pour deux sous, disponible partout.
Et que les médisants restent aveuglés, qu'ils finissent même par en crever.
Lola, c'était quand je voulais, esclave de mes désirs, c'était charnel, mièvre, volupté dans un magma d'opulence. Y'avait urgence, au demeurant, tout m'était compté, même le temps.

T'étais ma joie de vivre dans un petit coin de rue sombre, la peine de vivre dans une solitude immonde.

Et le soir, dans mes rêves purulents, je te voyais. Ma douce, ma chère, c'était nous deux pour la vie, plus pour la nuit.
C'était une histoire qui fonçait tonnerre battant dans l'univers, une fusée amoureuse partant défier Dieu, c'était une bombe nucléaire s'écrasant sur une ville de malheureux.

Mais tu sais si bien que moi, les rêves c'est pas fait pour être réalisés.

Les rêves, c'est la drogue du pauvre, celui qu'est pas capable de se payer un rail avant de foncer, qui doit prendre les bras de morphée pour se défoncer.

T'sais, j'ai toujours voulu partir dans de grandes histoires, voyager en première classe, prétendre enrôler tous les appâts. T'sais, j'ai toujours eu les restes, la lie du désir, ce que les autres n'ont plus le courage de prendre, la tendresse insolente, l'amour blessant.
T'sais, c'est pas pour ça que jt'aime moins pour autant, j'fais avec ce que la maison offre, l'amour en coffre, le plaisir à la tirette, j'fais pas le faux guilleret, j'le suis vraiment. J'ai jamais bandé sur du plaisir en conserve, j'préfère faire les marchés.

C'est pour tout cela que je suis à toi, pour tout ce que notre condition nous apporte, pour ses rêves qu'on a plus besoin d'avoir, pour ces plaisirs consommés, ces attentes programmées, c'est dus amassés,

cet amour pas totalement vrai mais qu'a le mérite d'exister...


http://immortel95.skyblog.com/

Ce message a été modifié par Immortel95 - Wednesday 28 March 2007 à 14:49.
Wednesday 28 March 2007 à 16:15
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tres beau texte
et l ecriture permet en quelque sorte de realiser ses reves
elle n a pas de limites!
Wednesday 28 March 2007 à 16:25
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Thx. bisou.gif
Et oui, à défaut de pouvoir réaliser ses rêves, continuons à les rêver.
Wednesday 28 March 2007 à 16:26
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j aime bien aussi tes textes Pampelune et Khamshim a raison de faire le parallele avec Baudelaire il y a comme un air de famille

jolie phrase Immortel bisou.gif

Ce message a été modifié par sandie72 - Wednesday 28 March 2007 à 16:31.

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