Sunday 09 July 2006 à 18:39
encore une fois, je me sens las, las de tout, je suis fatigué, je ne sens plus mon bras droit, une tache est apparu sur celui ci.
Une trace rouge, rouge sang, qui s'etale sur une dizaine de centimetre, du haut de mon epaule pour finir sur mom pectoraux droit, une sorte de griffure mais sans la dechirure de la peau faite par un ongle.
Je ne me souviens de rien, aucun souvenir de cette soirée, qu'ai je fait ? ou est ce que j'etais ?
Gale, Sida, Cancer ...
Toutes les maladies fusent dans ma tete, j'hesite à aller voir le medecin, j'ai peur, peur de ce qu'il va me dire, peur de ce qu'il va me faire, peur de ce qu'il va penser. Je redoute cet instant.
avachi sur le bord d'un trottoir, je pense, je réfléchi.
Tirant sur mon joint avec violence, comme si je déchirait un cul sous ecta. J'y vais fort et ca fait mal, ma gorge saigne, je le sens. Je sens mon hémoglobine se mélanger à une vitesse affolante avec ma salive.
Recroquevillé sur le macadam, je m'expose, à la vue de tous, du malêtre qui m'envahit. Je ne veux pas rentré chez moi, j'ai envie de boire, d'etre ivre au point d'en vomir, d'en vomir mes tripes, mon coeur.
Pourtant il est chez moi, il m'attend, il a dû comme a son habitude me préparer un diner.
Mais je n'ai pas envie de le voir, pas envie ni le courage d'affronter son regard.
Prendre la fuite serait le plus facile, laisser tout et partir, partir loin d'ici, loin de la capitale, fuir, redevenir sans attache, je n'ai pas envie d'etre une joconde placardé sur un mur.
Pourtant je dois rentrer, rentrer pour ma plante. Je ne peux pas la laisser, c'est plus fort que moi, j'en ai besoin, besoin d'elle, de traverser mes aventures en sa compagnie, alors je me lève, le regard, vide, vitreux, j'observe les gens qui me dévisage, et qui se demande ce que fait un homme en costume sur le bord d'un trottoir, les yeux pleins de larmes.
Apres plusieurs efforts, j'arrive enfin à accéder au quai du metro de la ligne 2. je l'attends mais il ne vient pas.
Une pensée soudaine me traverse l'esprit, sans y réfléchir, je m'execute et dans un elan de force et de courage je traverse le quai du metro et je me laisse guider par la brise douce et sauvage qui me caresse le visage pour ces derniers instants. Je cours, je cours, a en perdre haleine. A tout allure je virevolte entre les passants, il fait deja nuit noire. je vole en direction des quais, je vois le canal et traverse tous les ponts, pour m'affaler sur le plus haut.
Agrippé à la rembarde, je crache mes poumons, j'observe l'eau qui stagne et coule par endroits. J'observe l'eau et me rapproche d'elle.
Puis c'est le trou noir, je ne me souviens de rien. Tout est blanc, tout est aseptisé, je vois des gens, certains que je connais, d'autres pas, ils me caressent, me touchent, me tirent vers eux. le teint pale, les yeux vides, ils me font peur, j'appercois au loin mes 2 grands peres qui discuttent alors qu'ils ne se connaissent pas et qu'ils ne se sont jamais vu. je suis surpris, melancolique. le fait de les voir me donne envie de pleurer, mes larmes coulent mais se cristallisent a peine sortie de mon oeil, mes yeux gonflent.
J'entends des voix, un bip long et continu, une sirene, des bribes de phrases: " ...le perd..., ...allergie..., ...accélere..., ...passe moi 30 g de ..., ...on dégage..., ...c'est fini ..., ...non on continu....".
Je me sens balloter, j'entends des bruits, des claquements metalliques, des portieres qui s'ouvrent.
Je sens une brulure sur mon corps, intense, profonde, pas de celles qui s'arretent a votre peau, pas une brulure superficielle, une qui vous envahit et qui vous penetre, qui vont brule et vous consumme de l'interieur.
Dans un hurlement intense, strident et apocallyptique. Je me reveille brusquement. Dans un bond digne de la petite fille dans l'exorciste je me redresse sur mon lit.
Je respire mal, panique, je ne sais pas ou je suis, panique, je ne sais pas pourquoi je suis intubé, panique, ma tenue est blanche, alors qu'aujourd'hui est une journée sans inspiration vestimentaire donc noire, panique, ou sont mes vetements noires, panique. cette montée de stress me donne envie de vomir, je sens que ca monte, je cherche, regarde dans tous les coins, a la recherche d'un recipient, d'une poubelle dans laquelle posé ma vie, mon antre, mes tripes ,mon "MOI".
Des femmes accourent vers moi et me disent de me calmer, mais comment ???
je ne sais pas ou je suis ???
chez qui je suis ???
qu'est ce que je fais là ???
pourquoi on m'a invité là ???
apres quelques minutes, j'hurle encore, demandant, suppliant, ces personnes de me lacher, de me laisser partir, je pleurs, je geins, j'ai peur, je suis mortifié. J'en vois une de dos, tout le monde la regarde, je presumme etre devant la "cheftaine", elle se retourne et s'avance vers moi, sans un mot, sans aucune expression, me regardant fixement, elle me plante une aiguille dans le bras me ragardant droit dans les yeux, paniqué entre son regard et mon bras, mes yeux virevoltent entre les deux. Elle me rassure, elle a compris ce dont j'avais besoin, peut etre une toxico comme moi. Mais le produit qu'elle m'injecte ne me fait pas le meme effet que d'habitude, essaierai t'elle de me rendre "addict" d'une nouvele substance ???
Les yeux encore collés, je me reveille peu à peu, je me retrouve encore une fois dans cette piece aseptisé, blanche, aveuglante, comme si je n'avais pas bougé. Paniqué, je vois des ombres, des formes s'avancer vers moi. j'apercois le t-shirt d'un homme, d'un bleu nuit intense, sur lequel est incrit "Secret" au marqueur blanc sur le coeur, "Racines" dans le bas du dos et "Diamond" en plus gros au niveau du nombril. Je me souviens de ce t-shirt, c'est le mien, c'est moi qui l'est crée, je me rappelle du "Diamond", pourquoi je l'avais inscrit, comme un but dans la vie, je voulais etre brillant et limpide, tout comme lui.
L'homme s'approche de plus en plus et sans un mot me prend dans ces bras, je ne sais pas qui sait, je ne le reconnais pas, son visage m'est inconnu.
L'homme est grand, brun, ces traits sont durs, il a le teint halé, il doit avoir une cinquantaine d'année, ces cheveux sont noirs, d'un noir puissant et intense, comme les miens, un noir qui me fascine et me transporte, un noir qui m'emancipe et m'alliene. Sa voix est calme, reposante malgré que pleins de sanglots. Des pleurs dans la voix, je ne comprend pas tout ce qu'il me susure, il a un accent, chaud, suave, qui me rend heureux et melancolique. Il sent le musc. Plein de charme, je le fixe et essaye de me rassurrer, de trouver qui est cette homme qui ne me dit absolumment rien, il le comprend, il le devine, trop timide pour me demander si je le reconnais ou trop poli peut etre, je le vois géné et heureux, souriant et béat.
Je regarde a nouveau son t-shirt, il me sourie, pleure, sanglotte et me dit:" je l'ai acheté en boutique, "chez Colette", ta première collection est enfin sortie".
puis plus rien, plus un mot, plus une syllabe, un long silence, intense, un de ces silences qui nous met mal à l'aise, interminable, érintant, sordide, tyranique, despotique.
Je ne me rappelle de rien, je ne sais pas qui c'est, aucun souvenir de cet homme a tel point que cela me fait peur, j'arrive a remettre de memoire des noms sur des visages, sur des personnes. ma mere, mon frere, Antoine, Sylvie, Anne-Sophie, Maxime, Rafael, Alice, Aurélien, Wesley. je me rappelle de tous ces gens qui ont partagé ma vie, mais pas de cet homme, de cet imposteur. J'ai l'impression que ma vie est truffées de mines emotionnelles, qui sont cachées, enfouies mais qui peuvent sautées à tout instant.
Le visage entre les mains il pleure, je tourne mon visage et regarde par la fenetre, il fait nuit et il pleut. La pluie tapotte contre les carreaux de la vitre, cela me rassure, j'aime ce bruit, le clappotement que provoque l'eau sur une fenetre.
Une heure vient de passer, je fixe toujours la fenetre, et lui pleurs encore.
Un eclair embrase le ciel.
Lentement je me retourne vers lui, le fixe, l'analyse, le devisage de haut en bas:
- " PAPA " ??? ...
- "..."