Thursday 06 March 2008 à 20:13
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Après l’exécution du numéro 2 des FARC par l’armée colombienne en territoire équatorien, les relations entre la Colombie et ses voisins s’enveniment de plus belle. Bogota entend notamment porter plainte contre le Vénézuelien Hugo Chavez pour "financement de génocide".

Une partie du continent sud-Américain connait en ce moment une tension inédite depuis une dizaine d’années. Tout a "commencé" samedi avec l’élimination de Raul Reyes, le numéro 2 des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), en Equateur, par les militaires colombiens.

Depuis, rien ne va plus. Quito reproche à Bogota cette incursion sur son territoire, et a décidé hier soir de rompre ses relations diplomatiques avec le pays. A l’instar du Vénézuela, l’Equateur a posté des militaires le long de sa frontière d’avec la Colombie.

Les accusations portées ensuite par la Colombie à l’encontre des présidents équatoriens et vénézueliens, Rafael Correa et Hugo Chavez, ont rajouté de l’huile sur le feu. Des propos établissant des liens financiers entre ces derniers et la guérilla marxiste.

Un degré de plus dans la tension devait être atteint plus tard, lorsque Rafael Correa indiquait que l’attaque contre Reyes avait empêché une libération prochaine de douze otages des FARC, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, détenue depuis plus de six ans. Ce qui a suscité la colère de ses proches, à l’encontre du président colombien Uribe. La guérilla a par ailleurs annoncé que Reyes souhaitait une réunion avec Nicolas Sarkozy.

http://www.france-info.com/spip.php?articl...p;sous_theme=16


Les présences militaires des forces armées Venezuelienne et Equatorienne aux frontière de la Colombie pourraient-elle présager une guerre ?

Thursday 06 March 2008 à 20:17
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On a pour l'instant un etat voyou (Colombie) qui fait un peu n'importe quoi face a la guerilla des FARC. C'est peut etre du a une certaine mediatisation des otages tels qu'Ingrid Betancourt qui pousse le gouvernement colombien a prendre des initiatives pour ne pas passer pour des gugus ne sachant pas gerer un probleme interne.
Thursday 06 March 2008 à 20:40
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Sans nom
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T'es pas un peu HS?



absolument pas
il regarde plus loin que le bout de son nez et relie ensemble ce qui va ensemble
d'un côté des gens riches qui vont aller jusqu'à la dernière goutte de pétrole, ce foutu truc à la base de leur richesse. Ils n'hésitent pas à aller au bout de leur logique pour garder leur mode de vie. Besoin de pétrole "vert" pour remplacer le noir qui manque ? qu'à cela ne tienne, on affame les voisins en leur piquant leur maïs. Besoin de "petit" personnel pour faire bobonne à moindre frais ? ben on exploite les clandestins puisqu'officiellement l'esclavage des noirs est supprimé.
De l'autre des gens qui tentent de survivre.
Les grosses puissances se font la guerre par pays interposé, ça fait moins barbare ! et on le fait là où il y a des choses à piller (pétrole, mines etc).
Thursday 06 March 2008 à 21:04
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Les guerres par pays interposes c'est pas comme si ca n 'avait pas deja ete fait pendant la Guerre Froide


Ce message a été modifié par veg4s - Thursday 06 March 2008 à 21:05.
Thursday 06 March 2008 à 22:52
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C'est vrais que la Russie a livré des armes en grande quantite au Venezuela, et que si Hugo Chavez se permet de menacer si gravement le vassal des U.S.A dans les region c'est qu'il doit se sentir soutenu.
Cela dit je ne suis pas sure qu'on puisse parler de guerre froide entre la Russie et les U.S.A; les FARCs et les bolivariens comme Chavez sont tres loin de representer la ligne politique russe.
(et puis il faudra qu'on m'explique ce que la Chine vient faire là)

Donc si on veut analyser un temps soit peu objectivement la situation actuel il faut surtout se concentrer a l'echelle regional ou continental ça evite de se perdre dans des delires conspirationistes sans fin qui a terme s'averent bien plus contre-productifs qu'autre chose.
Thursday 06 March 2008 à 23:43
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En fait, je pense que s'il y a une guerre en Amérique du Sud... comme d'hab, l'arbitre c'est bien l'amérique qui donnera le coup d'envoi !

L'impérialisme US n'aime pas qu'on lui résiste... mais ils se trompent d'époque... le Vénézuela d'aujourd'hui n'est pas le Cuba d'hier...

Tout ce que fait la Colombie est dicté par les USA... Qui se foutent de la vie d'Ingrid Bétancourt... eux, ne veulent surtout pas que Chavez devienne un héros international en participant activement à la libération d'Ingrid...

Mais une guerre dans la région, vu les intérêts américains... cela risque d'entraîner d'autres grandes puissances... et d'autres conflits...






Ce message a été modifié par Hijack - Thursday 06 March 2008 à 23:44.
Friday 07 March 2008 à 00:38
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Sans nom
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Voila maintenant que certain défende des terroristes qui enlève et maltraite les prisonniers homme ou femme.
Honte a vous.
J’espère le président colombien et le peuple avec lui nous débarrasse des inbecilles tel que le président chavez aussi barjot que le notre.



Tu oublies que le gouvernement légal de Colombie soutient les milices paramilitaires d'extrême-droite responsables de nombreuses exactions contre les civils mais également de trafic de drogue. Et c'est ce gouvernement corrompu qui sabote toutes les chances de revoir un jour Ingrid Betancourt en vie.

Urribe a trop peur de la voir revenir dans le jeu politique colombien et que le système de corruption s'achève.

Evitons les jugements hatifs et réducteurs, la situation là-bas est bien plus complexe.
Friday 07 March 2008 à 15:00
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Doublon tongue.gif

Fermez ce topic sleep.gif


Friday 07 March 2008 à 15:08
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elvagabundo
Friday 07 March 2008 à 15:00
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Non, celui là est très bien ...
Saturday 08 March 2008 à 15:42
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Ils se sont tous serrés la main... après quelques heurts... mais bon, tant qu'on échappe à une guerre dans le coin....

Si guerre il y avait, c'en serait fini d'Ingrid. mad2.gif
Saturday 08 March 2008 à 15:53
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Hijack
Thursday 06 March 2008 à 23:43
Ils se sont tous serrés la main... après quelques heurts... mais bon, tant qu'on échappe à une guerre dans le coin....

Si guerre il y avait, c'en serait fini d'Ingrid. mad2.gif



Moi il y a un truc qui me gonfle.
Ingrid par ci ingrid par la et les 700 autres au mains des farc on en parle quand.
Parce que cette nana en tant que telle on s'en fout, sa vie ne vaut pas plus mais pas moins bien sur que celle de tous les autres personnes qui se trouvent là bas.
Sunday 09 March 2008 à 00:20
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Jackouille
Saturday 08 March 2008 à 15:53
Moi il y a un truc qui me gonfle.
Ingrid par ci ingrid par la et les 700 autres au mains des farc on en parle quand.
Parce que cette nana en tant que telle on s'en fout, sa vie ne vaut pas plus mais pas moins bien sur que celle de tous les autres personnes qui se trouvent là bas.




Manifestement, il te manque quelques points sur les "i"...
Bien entendu on pense aux autres autant qu'à elle... mais leur libération dépend de la libération d'Ingrid... De plus, si elle est libérée, le Farc savent très bien ce qu'ils risquent... Un bombardement massif dans la jungle colombienne et alentours...

Ingrid, à moins que tu ne l'as pas remarqué est devenue malgré elle, la porte parole de tous les détenus du Farc... compte tenu de sa notorité et sa médiatisation.

S'il n'y avait la médiatisation d' Indrid, la Colombie aidée et poussée par les USA, qui n'en ont rien à foutre de la vie des détenus (ils l'ont maintes fois prouvé et donc dernièrement), auraient mené une guerre massive contre les Farc...

Je te conseille de lire l'article que je poste ci-après...



Sunday 09 March 2008 à 00:29
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Tentative US de déstabilisation de la région andine :





Les 20 États latino-américains du Groupe de Rio, réunis le 7 mars à Saint-Domingue, ont adopté une déclaration commune soulignant l'inviolabilité de leurs frontières. Devant ses homologues, le président équatorien a présenté les excuses de son pays à l'Équateur, pour avoir lancé une opération militaire sur son territoire : l'assassinat pendant leur sommeil de membres des FARC lors d'un bombardement avec des munitions guidées. Cette réconciliation marque l'échec provisoire de la tentative états-unienne d'internationaliser le conflit intérieur colombien pour déstabiliser la région et mettre un terme à la révolution bolivarienne en cours au Venezuela, en Bolivie et en Équateur. par Salim Lamrani*

Le 1er mars 2008, les troupes militaires colombiennes, soutenues logistiquement par Washington, ont bombardé le territoire équatorien, assassinant le leader des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) Raúl Reyes ainsi que 18 autres rebelles durant leur sommeil. L'opération, commanditée par les États-Unis, qui offraient cinq millions de dollars pour la tête de Reyes, illégale aux yeux du droit international, a déclenché une sévère crise politique et diplomatique entre la Colombie et l'Équateur .

Agé de 59 ans, Raúl Reyes, de son vrai nom Luis Edgar Devia Silva, était le numéro deux et le porte-parole des FARC et avait participé à de nombreuses négociations par le passé lors du processus de paix entamé sous la présidence d'Andrés Pastrana entre 1998 et 2002. Il avait été officiellement reçu par de nombreux gouvernements latino-américains et européens et même par les États-Unis en 1997. Sa mort violente porte un sérieux coup au processus de paix entamé depuis plusieurs mois, avec la collaboration du président vénézuelien Hugo Chávez, qui avait permis la libération unilatérale de six prisonniers, malgré les efforts du président colombien Alvaro Uribe pour faire échouer l'opération humanitaire. En effet, ce dernier avait déclenché d'intenses activités militaires dans la zone où étaient censés être relâchés les otages, mettant ainsi leur vie en danger .

Les mensonges d'Uribe Pour justifier l'agression contre l'Équateur et la violation de la souveraineté de cette nation, le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos a déclaré que les troupes colombiennes avaient agi en état de légitime défense. Les combats auraient commencé en territoire colombien et se seraient poursuivis dans la zone rurale de Santa Rosa au sud du fleuve Putumayo en Équateur où se seraient réfugiés les hommes de Reyes. Lors d'une conversation téléphonique, Uribe a relaté cette version à son homologue équatorien Rafael Correa .


George W. Bush et Alvaro Uribe contre la paix en ColombieENTRE MENTEURS ON SE COMPREND

Mais la réalité est tout autre. Aucun combat n'eut lieu entre les forces armées et la guérilla. Correa, qui a immédiatement ordonné une enquête militaire [5], s'est rapidement rendu compte qu'il avait été trompé par le président colombien. Il a indiqué que l'armée équatorienne a découvert les corps de 19 guérilleros ainsi que trois femmes blessées qui ont été transportées à Quito. « Ces cadavres étaient en sous-vêtements, en pyjamas, ce qui revient à dire qu'il n'y a pas eu de poursuite à chaud et qu'ils ont été bombardés et massacrés pendant qu'ils dormaient », a déclaré Correa.

Les témoignages des rescapées ont confirmé les conclusions de l'enquête. Les guérilleros ont été surpris pendant leur sommeil par les bombardements massifs de l'aviation colombienne qui avait pénétré de 10 kilomètres l'espace aérien équatorien et avait pilonné la zone frontalière du sud vers le nord. Ensuite, les troupes colombiennes ont traversé la frontière et exterminé la plupart des rebelles. Le ministre équatorien de la Défense Washington Sandoval a également affirmé qu'il s'agissait d'un massacre en soulignant que les corps étaient mutilés et présentaient des impacts de balles dans le dos.

La réaction de Rafael Correa Rafael Correa a immédiatement rappelé son ambassadeur de Colombie, tout en expédiant une note de protestation à Bogota. Selon lui, soit le président Uribe a été mal informé, soit il lui a menti « de manière éhontée » au sujet du bombardement dont son pays a été victime. « Nous irons jusqu'aux ultimes conséquences pour que lumière soit faite sur ce fait scandaleux qui est une agression contre notre territoire et notre patrie ». Correa a également dénoncé implicitement les États-Unis. « Tout semble indiquer que l'on a utilisé une technologie de pointe pour détecter de nuit, dans la forêt, le groupe des FARC, sûrement avec la collaboration de puissances étrangères ». Il a fermement certifié qu'il ne tolèrerait pas « un seul outrage de plus »,

Correa a souligné qu'il s'agissait d'une situation « extrêmement grave ». « Ce qui s'est passé, je répète, a clairement été une action délibérée à l'intérieur de notre territoire, laquelle porte atteinte à notre souveraineté, aux accords bilatéraux avec la Colombie et au droit international, mais surtout au respect et à la confiance qui doivent exister entre des pays voisins et frères. Nous ne pouvons pas avoir confiance en un gouvernement qui trahit la confiance d'un peuple frère ». Il a également rappelé que rien ne justifiait une intervention militaire étrangère en Équateur. « Je ne crois pas que la Colombie accepterait un tel comportement de notre part », a-t-il noté. « Ce fait ne restera pas impuni », a-t-il conclu.

Le président équatorien a enfin lancé un appel à la communauté internationale pour lui faire part de la gravité de la situation et empêcher l'internationalisation du conflit colombien. Il a demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité nationale et a ordonné le déploiement de troupes à la frontière nord. Il a également fait appel au Conseil permanent de l'Organisation des États américains (OEA), de la Communauté andine des nations (CAN) ainsi que du Mercosur. « Cette fois, des excuses diplomatiques du gouvernement de Bogota ne suffiront pas. Nous exigeons des engagements fermes et formels auprès de la communauté internationale qui garantissent que ces faits inacceptables qui s'ajoutent à la série de violations dont a souffert l'Équateur, comme conséquence de la violence dominant en Colombie et de la politique du président Alvaro Uribe, ne se répèteront pas». Par ailleurs, l'ambassadeur colombien en Équateur Carlos Holguín a été expulsé du pays.

La réaction vénézuelienne Le Venezuela a vigoureusement condamné l'agression contre l'Équateur. Le président Hugo Chávez a dénoncé la politique de terrorisme d'État appliqué par Bogotá. « Nous espérons que les gouvernements d'Amérique latine se prononcent à ce sujet. Nous ne pouvons pas rester silencieux face à une situation aussi grave, qui nous affecte tous, surtout les voisins de la Colombie. L'État colombien est un État terroriste », a-t-il affirmé. À propos d'Uribe, Chávez a tenu des propos extrêmement durs : « Non seulement c'est un laquais de l'empire, non seulement c'est un menteur mais c'est également un criminel et un mafieux. Il dirige un narcogouvernement, un gouvernement paramilitaire », référence aux liens notoires entretenus entre le président colombien et les paramilitaires .

Afin de prévenir une éventuelle agression contre le Venezuela, Chávez a ordonné à son ministre de la Défense d'expédier dix bataillons de 600 hommes à la frontière avec la Colombie et de déployer la force aérienne dans la région. « Nous ne voulons pas la guerre, mais nous n'allons pas permettre que l'empire nord-américain qui est le maître [de la Colombie] vienne nous attaquer ».

Il a averti son homologue colombien que la guerre éclaterait entre les deux nations si Bogota s'avisait de réaliser une incursion militaire en territoire vénézuelien. Il a accusé Uribe de se comporter avec arrogance et de s'arroger « le droit de bombarder un pays voisin ». Chávez a invité Uribe à prendre conscience des « terrible conséquences » que pouvaient engendrer ses actions . Le leader bolivarien a également fermé son ambassade à Bogotá.

Rupture des relations diplomatiques entre la Colombie et l'Équateur Le gouvernement colombien a présenté ses excuses le 2 mars 2008 à Quito pour l'agression commise la veille. Lors d'une déclaration lue par le ministre des Affaires étrangères Fernando Araujo, Bogota a exprimé ses regrets. « Le gouvernement colombien n'a jamais eu la prétention [...] de violer la souveraineté ou l'intégrité de la fraternelle république de l'Équateur, de son peuple ou de ses autorités ».

Puis, contre toute attente, le gouvernement colombien a accusé l'Équateur et le Venezuela d'entretenir des relations étroites avec les FARC et de financer les rebelles. Le directeur de la Police nationale, le général Oscar Naranjo, a présenté à la presse des documents qui auraient été saisis lors de l'opération militaires et qui « nécessiteront une réponse de la part des autorités équatoriennes ».

Ces accusations ont immédiatement été rejetées par l'Équateur. Le vice-ministre de la Défense Miguel Carvajal a qualifié d'absurdes les propos de Naranjo, qui n'ont fait qu'aggraver la crise. Le seul contact entre l'Équateur et les FARC était Gustavo Larrea, le ministre de Sécurité, qui a fait partie de la délégation internationale dirigée par le Venezuela en décembre 2007 pour obtenir la libération de Clara Rojas et Consuelo Rodríguez.

Peu après, le ministère équatorien des Affaires étrangères a annoncé la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. « Cette décision a été adoptée au vu de l'évidente violation de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale de l'Équateur, et des graves accusations contenues dans le communiqué diffusé ce jour par la présidence de la Colombie - qui insinue que des accords existent entre les FARC et le Gouvernement de l'Équateur - ainsi que des affirmations cyniques [...] du général Oscar Naranjo ». Quant au Venezuela, il a expulsé l'ambassadeur colombien après ces nouvelles attaques .

Les réactions internationales Le Chili, par le biais de sa présidente Michelle Bachelet, a condamné l'agression commise par la Colombie. « Nous ne pouvons pas être d'accord sur le non-respect des frontières », a-t-elle déclaré. « Les frontières entre les pays se basent sur des accords internationaux » et « ne peuvent pas être violées, que ce soit pour un objectif légitime ou illégitime ». Bachelet a conclu que « la Colombie doit une explication à l'Équateur et à tous les pays d'Amérique latine pour avoir traversé la frontière équatorienne dans l'opération qui a conduit à la mort du numéro deux des FARC ».

L'Argentine s'est prononcée contre toute forme de violation de la souveraineté territoriale. « L'Argentine exposera lors de la session extraordinaire [...] de l'OEA la ferme position de rejet de toute forme de violation de la souveraineté territoriale d'un État membre », a souligné son ministre des Affaires étrangères Jorge Taiana . « L'Argentine est consternée et inquiète face à une évidente violation de la souveraineté territoriale d'un pays de la région [...]. Le respect de la souveraineté territoriale est un principe inviolable aux yeux du droit international et rien ni personne ne peut justifier sa violation ».

Pour le Brésil, la position de la Colombie compromet l'intégration régionale. Le vice-président du parlement du Mercosur Florisvaldo Fier a affirmé, en référence à la Colombie, que « quiconque envahit le territoire d'autres pays et viole leur souveraineté n'est pas un voisin fiable » et a rappelé l'article 28 de la Chartre de l'OEA qui stipule que « toute agression d'un État contre l'intégrité d'un territoire, contre la souveraineté ou l'indépendance politique d'un État, sera considérée comme une agression contre le reste des pays américains ».

Le Paraguay, par la voix de son président Nicanor Duarte, a dénoncé ce qu'il a considéré comme étant « une agression contre la souveraineté » de l'Équateur. « Nous condamnons toute agression contre la souveraineté territoriale des peuples ». Le Pérou a exprimé son inquiétude par le biais de son Premier ministre Jorge del Castillo. La Bolivie a « considéré injustifiable tout type d'action qui signifie la violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États ». L'Uruguay a exprimé « son rejet total et sa condamnation de l'incursion militaire du gouvernement colombien en territoire de la République d'Équateur, rompant le climat de paix créé par la libération de parlementaires de la part des FARC ».

Pour Cuba, le principal responsable de l'escalade de violence est le gouvernement états-unien. Fidel Castro a fait part de sa réflexion : « On entend avec force au sud de notre continent les trompettes de la guerre, comme conséquence des plans génocidaires de l'empire yankee. Rien n'est nouveau ! C'était prévu ! ». Il a dénoncé l'action belliqueuse téléguidée par la Maison-Blanche : « L'impérialisme vient de commettre un crime monstrueux en Équateur. Des bombes mortifères ont été lancées au petit matin contre un groupe d'hommes et de femmes qui, presque sans exception, dormaient [...]. Les accusations concrètes contre ce groupe d'être humains ne justifient pas l'action. Ce furent des bombes yankees, guidées par des satellites yankees ».

Pour le Nicaragua, Uribe doit être considérée comme un ennemi de la paix. Son président Daniel Ortega a rompu les relations diplomatiques avec la Colombie. Le Mexique de Felipe Calderón a lancé un appel au dialogue alors que le président costaricien Oscar Arias a qualifié l'attaque de « violation de la souveraineté équatorienne » et a mis en garde contre « une internationalisation d'une affaire délicate qui est en priorité bilatérale ». Le Guatemala a exhorté les deux parties à la négociation. Quant à l'OEA, elle a reconnu que la Colombie avait violé la souveraineté de l'Équateur .

L'Italie a exprimé son inquiétude par la voix de Massimo D'Alema, son ministre des Affaires étrangères : « Cette opération militaire menée à l'étranger nous a beaucoup frappé et nous laisse perplexes et inquiets ». L'Espagne a également fait part de sa préoccupation.

Contre la paix Les États-Unis, au lieu de condamner l'action, ont apporté leur « soutien total » à leur allié colombien. « Nous soutenons totalement les efforts de la Colombie, du président Uribe pour répondre à cette menace [des FARC] », a déclaré le porte-parole du Département d'Etat Tom Casey. Interrogé au sujet d'un éventuel appui militaire en cas de conflit avec l'Équateur ou le Venezuela, Casey a répondu que « la Colombie est un allié des États-Unis ». Le président Bush, qui n'est pas à un paradoxe près, a tenu à apporter son soutien à la Colombie car « nous nous opposons fermement à tout acte d'agression qui pourrait déstabiliser la région ».

Rien n'est bien surprenant dans ces déclarations. En effet, il est impensable que Washington n'ait pas été consulté avant l'attaque militaire. Au contraire, les conseillers militaires états-uniens présents en nombre en Colombie ont sans nul doute participé au massacre comme l'a révélé l'ancien vice-président vénézuelien José Vicente Rangel.

Raúl Reyes a été assassiné par des « bombes intelligentes » états-uniennes, comme l'a souligné le ministre de la Défense équatorien Sandoval : « Sur le site du campement des FARC, ils ont largué de nuit au moins cinq bombes. Les cinq projectiles, d'une précision impressionnante, étaient répartis sur un diamètre d'une cinquantaine de mètres [...]. Ce sont des bombes larguées par des avions à grande vitesse ». Il a précisé que la localisation du chef rebelle « nécessitait des équipements que ne possèdent pas les armées sud-américaines ».

La Maison-Blanche n'a aucun intérêt à trouver une solution pacifique au conflit colombien. Au contraire, la guerre civile lui permet de justifier une énorme présence militaire dans la région et c'est ce qui explique l'opération militaire qui porte un cinglant coup aux négociations humanitaires dont le but est de libérer Ingrid Betancourt et les autres otages. La sénatrice colombienne Piedad Córdoba, impliquée dans la libération des otages, a déclaré que « si Ingrid Bétancourt meurt, il sera très difficile pour Uribe de dire que les FARC sont responsables ». Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a souligné qu'il s'agissait d'une « mauvaise nouvelle » car la France était en contact avec Reyes.

Les contacts ont été confirmés par le président Rafael Correa qui a révélé que les FARC comptaient libérer douze autres otages en mars en Équateur, dont trois ressortissants états-uniens : Thomas Howes, Keith Stansell et Marc Gonsalves, ainsi qu'Ingrid Bétancourt. Mais « les mains guerrières » du gouvernement colombien ont réduit à néant tous les espoirs. « Nous ne pouvons pas écarter que ce fut l'une des motivations de l'incursion et de l'attaque de la part des ennemis de la paix », a assuré le président équatorien .

L'Agence France-Presse rapporte que « l'ambassade de France a annoncé [...] à Quito qu'elle était au courant des contacts des autorités équatoriennes avec les FARC pour libérer l'ancienne candidate à la présidentielle [...]. Cette révélation met à mal la position des autorités colombiennes qui accusent l'Équateur et le Venezuela de collaborer avec les FARC pour déstabiliser la région ».

Fabrice Delloye, l'ex-mari d'Ingrid Betancourt a exprimé sa colère à l'égard du gouvernement colombien. « Ce qu'a fait Uribe est totalement scandaleux. Il a démonté toute la médiation Chávez, qui était une vraie réussite [...], il ne l'a jamais admis ». Delloye est convaincu que l'agression militaire contre l'Équateur avait pour but « d'empêcher qu'il puisse y avoir un accord humanitaire parce que [Uribe] savait [...] que les FARC continuaient à libérer des otages ».

Córdoba, Correa, l'Agence France-Presse et Delloye ont sans doute raison. Les ennemis de la paix ne se trouvent pas à Quito ou à Caracas mais à Washingon et à Bogota.



Salim Lamrani Enseignant, écrivain et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les États-Unis. Auteur de Cuba face à l'empire : Propagande, guerre économique et terrorisme d'État, dernier ouvrage publié en français : Double Morale. Cuba, l'Union européenne et les droits de l'homme. Les articles de cet auteur voir le lien.

http://quebecogres.info/article.php3?id_article=633







Ce message a été modifié par Hijack - Sunday 09 March 2008 à 00:31.
Sunday 09 March 2008 à 10:44
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Salim Lamrani ? Il collabore régulièrement avec le Réseau Voltaire dont le président est l'exotique et conspirationniste Thierry Meyssan ... qui a été lâché par quasiment toute l'extrême-gauche, c'est pour dire, pour son anti-sémitisme délirant ! Une belle référence, qui garantit l'objectivité de l'analyse ! biggrin.gif
Sunday 09 March 2008 à 16:35
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tietie007
Sunday 09 March 2008 à 10:44
Salim Lamrani ? Il collabore régulièrement avec le Réseau Voltaire dont le président est l'exotique et conspirationniste Thierry Meyssan ... qui a été lâché par quasiment toute l'extrême-gauche, c'est pour dire, pour son anti-sémitisme délirant ! Une belle référence, qui garantit l'objectivité de l'analyse ! biggrin.gif





Décidement, tu répète assidument ce qu'on t'a appris à dire... Désolé mais même si tu aimes pas réseau voltaire... il peut tout même publier des articles. Lamrani est un journaliste, écrivain... reconnu.
Certes il a des positions politiques qui dérangent... désolé si certains sont dérangés.
Thierry Meyssan, il fait bien d'être lâché par quelques uns qui n'avaient pas à le soutenir... car lui tient la route... Par ex. ses travaux sur le 11/09, j'ai entendu qu'aux USA, les scientifiques et divers enquêteurs s'en servent... Le Japon, 6 ans 1/2 après se réveille et émet des doutes sur le 11/09... long débat à leur parlement (posté dans le topic Ben Laden ou 11/09)...

Salim Lamrani
est un enseignant, écrivain et journaliste français, spécialisé sur les relations entre Cuba et les États-Unis.

Biographie [modifier]Il est diplômé de La Sorbonne. Il écrit régulièrement des articles sur les relations entre les États-Unis et Cuba, le Venezuela, la manipulation des médias, la propagande, la censure et les droits de l’homme. Ses travaux sont publiés dans des journaux et revues du monde entier.[1]

Il collabore régulièrement avec Alger Républicain, le Réseau Voltaire, Rebelión, Latinoamérica, Progreso Weekly et Znet, entre autres.

Il est membre du Réseau d’intellectuels et d’artistes en défense de l’humanité.

C’est également un conférencier régulièrement invité en France et dans différents pays du monde Il est notamment intervenu à plusieurs reprises à Cuba, en Belgique, en Allemagne, en Suisse, en Italie, au Venezuela, en Bolivie et aux Etats-Unis. Il a donné des conférences en compagnie de Noam Chomsky, Ignacio Ramonet, Michael Parenti, Wayne S. Smith, Saul Landau, Philip Berg, Howard Zinn, Leonard Weinglass, Gianni Minà, Michael Avery, Pablo González Casanova, François Houtard, Vicente Battista, Pascual Serrano et Piero Gleijeses, entre autres. Il a également été invité par plusieurs grandes universités étasuniennes telles que le Massachusetts Institute of Technology et la Northeastern University de Boston, la Thomas Jefferson School of Law de San Diego, l’Université de Santa Barbara, le Sarah Lawrence College et le John Jay College de New York, la Sonoma State University, le Chabot College de Hayward, l’Université de Stanford, la Whittier School of Law de Costa Mesa, la San Francisco State University, la New College of California School of Law de San Francisco et l’Université de San Francisco.

Il est l’auteur de plusieurs déclarations communes contre le terrorisme et pour le respect de la souveraineté signées conjointement avec divers prix Nobel tels que Adolfo Pérez Esquivel, Rigoberta Menchú, Nadine Gordimer, José Saramago et l’intellectuel américain Noam Chomsky.

Son dernier ouvrage s'intitule Double morale. Cuba, l'Union européenne et les droits de l'homme et est préfacé par Gianni Minà.

A part ça, rien de ce que tu dis ne prouve quoi que ce soit ! Et, pour une fois qu'un arabe prenne une position nettement anti impérialiste... est à souligner...

Sunday 09 March 2008 à 18:52
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Je ne vois pas le rapport avec les pays arabes. Les pays américanos, ont toujours été exploité, le brésil aussi. Ce sont des pays à l'agonie que les usa se font un plaisir de maintenir au bord du gouffre. C'est écoeurant, et pourtant ses peuples sont vivants, et je les adore. J'aime le Mexique, je suis juive, de nationalité israélienne, mais mon pays de coeur c'est le Brésil. J'y ais passé bcps de tps et je suis médium au dernier grade, 10 ans d'inititation eh oué en Umbanda (comdomblé) et au Brésil, quand on aime, on ne compte pas.
Sunday 09 March 2008 à 19:27
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Madame, vous dites "je suis juive". Est-ce que je vous dis que je suis protestant, catholique, musulman ? Vous ne croyez pas que ça suffit toutes ces histoires de bondieuserie ? Assez de drames ! Je n'ai pas besoin de vous faire un dessin !
Le senor Chavez a demandé aux FARC de libérer Mme Bettancourt. Un bon espoir sans doute. Monsieur Sarkozy ainé va pouvoir faire ses valises pour l'Amérique du Sud ! Une petite sortie de plus.
Monday 10 March 2008 à 02:51
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Utopic
Sunday 09 March 2008 à 18:52
Je ne vois pas le rapport avec les pays arabes. Les pays américanos, ont toujours été exploité, le brésil aussi. Ce sont des pays à l'agonie que les usa se font un plaisir de maintenir au bord du gouffre. C'est écoeurant, et pourtant ses peuples sont vivants, et je les adore. J'aime le Mexique, je suis juive, de nationalité israélienne, mais mon pays de coeur c'est le Brésil. J'y ais passé bcps de tps et je suis médium au dernier grade, 10 ans d'inititation eh oué en Umbanda (comdomblé) et au Brésil, quand on aime, on ne compte pas.




Strictement aucun rapport avec les arabes... sauf que toi tu le soulignes !
Et que l'auteur de l'article est arabe... il aurait pu être, zanzibarien, congolais ou suédois...
Les pays américanos comme tu dis, sont exploités quand ils ont le soutien de leur souteneur US... Sinon, regarde le Brésil depuis Lula.. et les autres pays...la liste n'arrête pas de grandir...
De plus, j'aurai jamais pensé que le Brésil puisse un jour être de gauche...anti-impérialiste...




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