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Livenet > Forum > Politique
samedi 28 juillet 2007 à 23:37
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A l'aurée d'un changement constitutionnel, la France va t'elle se décider à choisir entre le régime présidentiel ou parlementaire?

La possible suppression du poste de Premier Ministre envisage l'hypothèse d'un régime présidentiel.

Mais quant est-il de l'attachement de la France à la séparation des pouvoirs et à l'Assemblée?

dimanche 29 juillet 2007 à 00:02
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En quoi un régime présidentiel (qui est l'esprit de la Vème même s'il n'en reprend pas la stricte application) serait en opposition avec la séparation des pouvoirs et l'Assemblée ?

La séparation des pouvoirs consiste à répartir les pouvoirs législatif, executif et judiciaire à différentes entitées.
Avec un régime clairement présidentiel nous aurions :
- Executif : Présidence
- Législatif : Parlement
- Judiciaire : Juges

La différence avec aujourd'hui serait que l'exécutif, ne serait plus le 1er ministre, chef de gouvernement et appelé bien souvent fusible mais le président.
Cela ne remet pas en cause les principes pour autant.


Ce message a été modifié par Dingosid - dimanche 29 juillet 2007 à 00:12.
dimanche 29 juillet 2007 à 00:41
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Bonsoir,

Je pense que j'ai mal posé mon sujet.. Samedi soir oblige!!!

Effectivement, le régime Présidentiel n'emporte pas la disparition du Parlement. Néanmoins, si l'on compare le système britannique et le système américain, on peut voir quelques différences notables. Si en effet, le chef de gouvernement conduit la politique de la "Nation", l'influence des chambres dans les deux Etats est sensiblement différente. En Grande Bretagne, on sent une politique plus axée sur le parti et l'influence de la Chambre, alors qu'aux Etats Unis, on constate une soumission obsédante à la volonté du Président.

Mon sujet ne propose pas de connaitre le Régime que nous allons choisir, mais plutôt de savoir ce qu'il restera de "l'esprit" de la V° une fois que l'on aura mis à mal les institutions. Il ne s'agit pas ici de copier un modèle, nous n'avons jamais réussi, mais de savoir, dans l'hypothèse où nous n'aurions plus de PM, comment le Pdt conduira la Politique de la Nation et comment les Chambres orienterons les choix législatifs (part de propositions plus importante que de projets???)

Ceci est juste un dilemme politique que je n'ai pas réussi à trancher... Je cherche à enrichir ma réflexion....


Ce message a été modifié par emma44 - dimanche 29 juillet 2007 à 00:44.
dimanche 29 juillet 2007 à 03:33
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je crois que dans le contexte quinquennal, rien ne changera. Au mépris de la démocratie.
dimanche 29 juillet 2007 à 13:58
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emma44
samedi 28 juillet 2007 à 23:37
Effectivement, le régime Présidentiel n'emporte pas la disparition du Parlement. Néanmoins, si l'on compare le système britannique et le système américain, on peut voir quelques différences notables. Si en effet, le chef de gouvernement conduit la politique de la "Nation", l'influence des chambres dans les deux Etats est sensiblement différente. En Grande Bretagne, on sent une politique plus axée sur le parti et l'influence de la Chambre, alors qu'aux Etats Unis, on constate une soumission obsédante à la volonté du Président.




Parler de soumission obsédante des Chambres à l'encontre du Président des USA est inexact, il ne faut pas oublier que le congrès était républicain il y'a peu. Ce n'est que depuis peu que les démocrates reviennent au congrès et d'ailleurs l'on remarque un nombre important de difficultées pour Bush.
La situation est exactement la même en France lorsque le législatif et l'executif est du même bord politique.

Il n'y a guère de surprise à ce que tu sentes le système Anglais différent puisque à l'inverse de celui des USA (ou le notre) la notion de président n'existe pas ... Le chef de l'Etat (la Reine) n'a qu'un rôle dérisoire dans la tenue du pays, le véritable chef est le premier ministre qui est directement issus du parlement. On est là très clairement dans un régime parlementaire.


emma44
samedi 28 juillet 2007 à 23:37
Mon sujet ne propose pas de connaitre le Régime que nous allons choisir, mais plutôt de savoir ce qu'il restera de "l'esprit" de la V° une fois que l'on aura mis à mal les institutions. Il ne s'agit pas ici de copier un modèle, nous n'avons jamais réussi, mais de savoir, dans l'hypothèse où nous n'aurions plus de PM, comment le Pdt conduira la Politique de la Nation et comment les Chambres orienterons les choix législatifs (part de propositions plus importante que de projets???)




Personellement, je vois l'esprit de la Vème comme un régime présidentiel modéré.
Je base cette idée sur le fait que nous élisons notre président de la République sur un programme composé de politiques intérieure et extérieure.
Dès lors, on attend de lui qu'il réalise son programme et,à la fin de son mandat, nous aurons tous beau jeu de dresser un bilan via la situation nationale dans sa globalité. Il serait assez stupide de demander et de juger quelqu'un sur des faîts s'il n'a pas les possiblitées technique de les réaliser. Nous attendons donc de lui qu'il soit le chef du gouvernement.

Bien sûr, la constitution dit que le chef du gouvernement est le 1er ministre mais il est aussi vrai que le président à un contrôle sur le Parlement et sur ce gouvernement tout comme le Parlement a un contrôle sur l'executif ce qui est en contradiction avec un régime présidentiel pur et dur.



lundi 30 juillet 2007 à 12:03
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C'est quoi ces histoires de disparition du poste de Premier Ministre ? Pour avoir un Président tout puissant pendant 5 ans ? Si le gouvernement connait un crise, qui saute ? seulement le gouvernement ?

Moi je pense qu'il faut garder le premier ministre, et donner plus de pouvoirs à une assemblée semi-proportionelle.
mardi 31 juillet 2007 à 12:45
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Il faut donc ainsi revenir à l'origine de la V° pour comprendre à quel point le problème de L'Assemblée est réel. Sous la IV°, l'AN était élue à la proportionnelle. Cela provoquait la constitution systématique de gouvernements de coalition, qui "sautaient" pour certains au bout de six mois. De Gaulle a donc eu l'idée d'essayer le scrutin majoritaire. La conséquence a été l'élection d'une majorité à l'Assemblée et la stabilité des Gouvernements. En 1986, Mitterrand avait remis la proportionnelle pour contrer le "coup d'Etat permanent". Ca n'a pas marché.

Alors sur cette question, la réponse n'est pas aisée. Si on met une dose de proportionnelle, est-on sûr de voir un effet immédiat? L'histoire a montré que non. N'y aura-t-il pas d'effet pervers? Rien n'est moins sûr... Je pense que la représentation de tous au Parlement est nécessaire à l'apaisement des citoyens et à leur représentation, mais doit-il se faire au prix du fonctionnement des institutions françaises? Plus j'avance, et plus je me dis qu'il faut tout refondre ou ne rien refondre. La Constitution est un bloc, il faut la considérer comme telle...
mardi 31 juillet 2007 à 13:13
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Bien entendu ... et on pourrait très bien décider de mettre de la proportionelle à l'Assemblée, mais d'arrêter l'élection du Président de la république au suffrage universel direct.
mardi 31 juillet 2007 à 14:05
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Pas faux, mais dans ce cas, on change de régime politique....
mardi 31 juillet 2007 à 14:08
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Pas vraiment. De toute façon le régime actuel a le cul entre 2 chaises.

On ne savait pas quoi choisir entre régime présidentiel, et régime parlementaire, alors on a fait les deux. Mais progressivement.

En effet, au début de la Ve république, l'assemblée était élue à la proportionnelle, et c'est dans ces conditions que le président pouvait execer son rôle "d'arbitre décideur". Mais depuis le bipartisme tout par en cacahuettes.
mardi 31 juillet 2007 à 14:33
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emma44
samedi 28 juillet 2007 à 23:37
Pas faux, mais dans ce cas, on change de régime politique....



Pardon ? On reste en démocratie il me semble ...
mardi 31 juillet 2007 à 18:19
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Yorgat
lundi 30 juillet 2007 à 12:03
Pardon ? On reste en démocratie il me semble ...




Il existe plusieurs régimes démocratiques, yorgat.
mardi 31 juillet 2007 à 23:36
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Yorgat, j'ai un autre sujet pour toi, c'est le titre d'un bouquin :

"La démocratie, une utopie courtisée" ...
mercredi 01 août 2007 à 16:49
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La démocratie se limitant à choisir une olligarchie ou un autre, mais sûrement pas une autre organisation sociale.

Ainsi, quand on voit à quoi se résume, par exemple les élections américaines, un grand show médiatique. Je défis quiquonque de me démontrer les différences fondamentales qui existent entre Démocrates et Républicains, rien que les Noms prêtent à sourrir.

On est dans une Compétition et on choisit un lobby qui va nous gouverner, quelle piètre idée de la démocratie.

Je crois que c'est Coluche qui disait : "Si les élections pouvaient changer quelque chose, elles seraient interdites"

Une autre : "La dictature, c'est ferme ta gueule, la démocratie, c'est cause toujours"

On pourra toujours me dire que "Cause, toujours", c'est mieux que "Ferme ta gueule", c'est sûr, m'enfin, ne nous leurrons pas quand même et je pense que cet état de fait dépend plus de conditions materielles, plus ou moins confortable.

Quel est notre réel poids sur telle ou telle orientation ?

Á part, ça on s'écharpe pour son compétiteur, qui se fout bien de nous, mais qui a besoin de nous pour légitimer son pouvoir. (Souvenir des débats présidentiels sur Comlive, ou l'insulte et la démagogie faisait souvent force d'argument, polémique, plutôt
que dialectique, ou le seul objectif est d'imposer son POV)

Oui, tout ceci est en réalité, une belle supercherie, un cirque, d'ailleurs, celà est traité comme tel, par les médias, ou le plus important n'est pas trant le débat d'idées, mais plutôt le pt'it pique, la pt'ite phraZe, à part ça pas grand chose à dire...

La preuve en est que chacun est toujours cantonné dans son pt'it camp, toujours contre l'autre.

La vie n'est pas si carricaturale.
jeudi 02 août 2007 à 18:56
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Pas faux,

La vie politique et la médiatisation de la vie politique ont changé bien des choses depuis Mitterrand. Avant, en France, on élisait un président sur son charisme et la confiance que l'on avait en lui (souvenons nous de 1848 et LN Bonaparte...), maintenant, on élit celui qui nous offre le meilleur produit. On passe donc du religieux au marketing.

Il faudrait peut etre alors se demander si cette mutation est vraiment impulsée par la génération Mitterrand découvrant les vertus de la télé, ou si nous ne sommes pas pour une part responsables. En effet, nous avons vécu une campagne qui plus que jamais répondait à la demande des citoyens. Le candidat marchandait son élection au moyen d'un "Je vous ai compris...". Je pense que l'électeur a une tendance récurrente à voter en fonction du "produit marketé". Comme on achète une BMW, on achète soit "la dame blanche", soit le "petit qui sert des mains".

Il est certain que ce qu'est devenu l'élection est déplorable, mais il ne faut pas cacher que nous sommes les demandeurs de cela. Nous ne votons pas systématiquement pour une idéologie ou une croyance, mais pour une baisse d'impôt, une augmentation d'aide sociale, une possibilité ou non de licencier... Nous somme donc, nous aussi, tombés bien bas...






jeudi 02 août 2007 à 19:00
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Il faut quand même ajouter qu'un concept démocratique poussé à l'extrême n'existe que dans la tête de Rousseau.
Nous élisons des représentants, et non des mandatés... Cette différence est essentielle puisque le représentant n'a pas à nous rendre de compte.
En même temps, il faut aussi des règles à l'exercice de la démocratie. Qui a dit que d'adopter une décision à la majorité était démocratique. Pourquoi déciderait-on de donner raison au plus grand nombre???


Ce message a été modifié par emma44 - jeudi 02 août 2007 à 19:04.
vendredi 03 août 2007 à 00:41
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Le seul moyen de passer à une soit disant VI ème république c'est de supprimer l'election du président au suffrage universel direct.
Personne ne veut le supprimer, donc tous ceux qui crient à une VIeme république sans dire ce qu'ils vont mettre dedans parlent dans le vide.

La Veme république, quoiqu'on en dise, marche vraiment très bien, alors faire quelques ajustements oui (représentativité du parlement, droit de l'opposition,.... et bien sûr revoir la carte electorale) mais de là à tout renverser....

Ce qu'il faudrait surtout changer c'est le nombre de sous-assemblées (au niveau de la région, du département, de la ville,...)
lundi 06 août 2007 à 18:23
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Fut un temps, je penszais aussi que la V° marchait très bien, ...

A y regarder de plus près, voire même de pas trop près, on remarque rapidement les systèmes anti démocratiques qu'elle comporte. Je parle de 49-3, d'ordonnance du GVT, ou encore de pouvoirs réservés non énoncés. La vrai question est de savoir si on veut améliorer le régime ou non. Il est certain que la Const a été bien pensée et que tous les éléments font en sorte de fonctionnner .
Le probleme majeur si on modifie la constitution par des mesurettes, c'est qu'on déglingue toute la cohérence du système et peut etre même la jurisprudence.
Alors, cela vaut le coup de se poser la question trois secondes...


mercredi 08 août 2007 à 11:23
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emma44
samedi 28 juillet 2007 à 23:37
Yorgat, j'ai un autre sujet pour toi, c'est le titre d'un bouquin :

"La démocratie, une utopie courtisée" ...



Ca a l'air bon ..
mercredi 08 août 2007 à 11:28
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emma44
samedi 28 juillet 2007 à 23:37
Pas faux,

La vie politique et la médiatisation de la vie politique ont changé bien des choses depuis Mitterrand. Avant, en France, on élisait un président sur son charisme et la confiance que l'on avait en lui (souvenons nous de 1848 et LN Bonaparte...), maintenant, on élit celui qui nous offre le meilleur produit. On passe donc du religieux au marketing.

Il faudrait peut etre alors se demander si cette mutation est vraiment impulsée par la génération Mitterrand découvrant les vertus de la télé, ou si nous ne sommes pas pour une part responsables. En effet, nous avons vécu une campagne qui plus que jamais répondait à la demande des citoyens. Le candidat marchandait son élection au moyen d'un "Je vous ai compris...". Je pense que l'électeur a une tendance récurrente à voter en fonction du "produit marketé". Comme on achète une BMW, on achète soit "la dame blanche", soit le "petit qui sert des mains".

Il est certain que ce qu'est devenu l'élection est déplorable, mais il ne faut pas cacher que nous sommes les demandeurs de cela. Nous ne votons pas systématiquement pour une idéologie ou une croyance, mais pour une baisse d'impôt, une augmentation d'aide sociale, une possibilité ou non de licencier... Nous somme donc, nous aussi, tombés bien bas...




S'il y a bien quelque chose à changer dans le comportement de la société française, c'est la façon dont les médias télévision et radio s'approprient les pré-campagnes électorales et en font du show marketing.

Ca n'a rien à voir avec l'explicite de la Constitution et du fonctionnement officiel de la Vème République, mais c'est tout à fait lié au fonctionnement de notre démocratie.

Donc peut être que la Constitution d'une VIème République pourrait se pencher et parler explicitement du rôle des médias. Sans limiter leur liberté, mais bien en décrivant leur rôle dans le fonctionnement démocratique.

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