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Livenet > Forum > Politique
vendredi 20 juin 2008 à 14:23
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tietie007
jeudi 19 juin 2008 à 11:26
Car pour l'extrême-droite, le juif n'est jamais loin, alors que pour une certaine gauche radicale, le sioniste rode toujours dans les parages ! La thématique anti-Bruxelles de l'extrême-droite s'articule sur la dissolution des nations et des identités nationales, une glose récurrente qu'on peut rapprocher de la thèse d'Edouard Drumont, au 19eme, qui stigmatisait le Juif de dissoudre les peuples !




De quelle gauche radicale parles tu? J'ai des collègues de gauche gauche et aucun ne fait une fixette sur les juifs comme tu dis.

Sinon, même si je suis un farouche partisan de l'Europe, je pense qu'il est sage d'écouter et de comprendre la décision du peuple irlandais pour proposer quelque chose plus proches des attentes des différents peuples et ainsi faire une véritable union politique

vendredi 20 juin 2008 à 15:13
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Hadora
vendredi 20 juin 2008 à 14:14
Les 27 ont décidé de la poursuite de la ratification, ils ignorent ainsi de facon honteuse le verdict du peuple irlandais et tournent une nouvelle fois le dos à la démocratie et à l'expression des peuples d'Europe. Avec ca il n'y a pas de quoi s'étonner sur les échecs futurs de l'UE.




Mais pourquoi les autres pays ne ratiefiraient-ils pas le Traité ? On risque de se dirgier vers une Europe à plusieurs vitesses, avec un noyau dur qui veut plus d'intégration et les autres, qui auront des dérogations ... une Europe à la carte ! Je sais que tu es accroché au mythe national, Hadora, mais laisse l'Europe avoir une chance !
vendredi 20 juin 2008 à 15:16
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donfitz
vendredi 20 juin 2008 à 14:23
De quelle gauche radicale parles tu? J'ai des collègues de gauche gauche et aucun ne fait une fixette sur les juifs comme tu dis.

Sinon, même si je suis un farouche partisan de l'Europe, je pense qu'il est sage d'écouter et de comprendre la décision du peuple irlandais pour proposer quelque chose plus proches des attentes des différents peuples et ainsi faire une véritable union politique




Il font peut-être une fixette sur les sionistes ?
Oui, je sais, tout ceux qui étaient contre le TCE et le Traité de Lisbonne étaient tous de farouches européens ! Si on avait écouté la gauche du PS, on en serait toujours à ces bonnes vieilles nations, et l'Europe n'existerait même pas en rêve ! Rappelons, quand même, que le PCF et les gaullistes avaient rejeté la CED, il y a plus de 50 ans déjà, et on retrouve, curieusement, les mêmes contre l'idée européenne, aujourd'hui ...
vendredi 20 juin 2008 à 17:56
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tietie007
vendredi 20 juin 2008 à 15:13
Mais pourquoi les autres pays ne ratiefiraient-ils pas le Traité ? On risque de se dirgier vers une Europe à plusieurs vitesses, avec un noyau dur qui veut plus d'intégration et les autres, qui auront des dérogations ... une Europe à la carte ! Je sais que tu es accroché au mythe national, Hadora, mais laisse l'Europe avoir une chance !



Je ne suis pas "accroché au mythe national" mais à celui de la démocratie, quelle est l'utilité de faire voter des peuples si on ne respecte meme pas leur voix ?


donfitz
vendredi 20 juin 2008 à 14:23
Sinon, même si je suis un farouche partisan de l'Europe, je pense qu'il est sage d'écouter et de comprendre la décision du peuple irlandais pour proposer quelque chose plus proches des attentes des différents peuples et ainsi faire une véritable union politique



Enfin quelqu'un qui a un minimum d'esprit... sleep.gif
vendredi 20 juin 2008 à 17:57
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tietie007
vendredi 20 juin 2008 à 15:13
Il font peut-être une fixette sur les sionistes ?



Pourrais tu arreter de polluer ce topic avec tes HS ? que vient faire la question sioniste dans le topic sur le traité européen ??
vendredi 20 juin 2008 à 18:35
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Hadora
vendredi 20 juin 2008 à 17:56
Pourrais tu arreter de polluer ce topic avec tes HS ? que vient faire la question sioniste dans le topic sur le traité européen ??




On me pose la question, je réponds ! Je disais simplement, dans un topic un peu plus haut, que l'Europe apatride a le même statut que le sémite pour l'extrême droite du début du siècle dernier ...la figure du technocrate bruxellois a remplacé le juif, ferment de la décomposition des peuples ! Et je soulignais que dans une certaine gauche anti-impérialiste, le juif prenait la figure du sioniste ! Après, certains m'ont posé des questions, j'ai simplement répondu !


tietie007
mercredi 18 juin 2008 à 05:34
Voici nos amis d'extrême-droite, dont Boris Le Lay, qui exulte, après le NON irlandais, un petit passage de leur discours :

TRES GRANDE NOUVELLE EN CE VENDREDI 13 JUIN 2008 :
LE NON L'A EMPORTE EN IRLANDE CONTRE CETTE VERMINE DE LA TECHNOCRASSEUSE DE L'EUROLAND QUI SEVIT A BRUXELLES ET AVAIT DECIDE D'EN FINIR AVEC L'IDENTITE DES PEUPLES EUROPEENS,
ET CE, MALGRE LES APPELS DE TOUS LES COLLABOS DU COSMOPOLITISME, DE LA PRESSE POURRIE AUX ORDRES DU MONDIALISME ET MEME DU PAPE DE L'EGLISE CONCILIAIRE DE VATICAN II !
MERCI AU PEUPLE IRLANDAIS, CHAMPAGNE ET GUINNESS POUR TOUS !
ce soir nous boirons avec eux toute la nuit dans les pubs irlandais pour célébrer cette victoire du non à l'euroland.

On remarquera dans ce slogan des thèmes communs avec une certaine gauche radicale,notamment le fait que la presse soit aux ordres des forces du mondialisme, alors qu'apparemment, ce facétieux extrêmiste a certainement oublié que le groupe Murdoch et ses quotidiens, notamment l'Irish Sun, ont fait campagne contre le Traité ! Le thème "on nous ment", "on nous manipule" est en fait récurrent chez les deux extrêmes. Les donneurs d'ordre ne sont pas si différents que ça. Pour les uns c'est le grand capital exploiteur des peuples qui contrôle et manipule l'opinion (On se demande bien alors comme le NON a pu passer ...), pour les autres, c'est la ploutocratie enjuivée, apatride et cosmopolite qui veut dissoudre les nations !
A noter que le juif a une double image. Capitaliste, bourgeois, banquier ou sioniste pour les uns, sémite, banquier, parasite pour les autres.




Voila le post en question, mon cher Hadora ...
vendredi 20 juin 2008 à 18:47
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Juste une question hadora; tu fais quoi du oui Espagnol et Luxembourgeois au TCE.
Tu privilégies le non au oui alors qu'il y a un 2-2.

Ensuite, là il n'y a que l'Irlande qui vote non.
Les Irlandais ont voté non pour emmerder la classe politique et parce qu'ils ne comprenaient pas le texte.
Les Français se foutent de Lisbonne, il n'y a qu'à voir le faible score aux élections des eurosceptiques (elle a fait combien Buffet aux présidentielles) et la faible mobilisation en France contre le traité de Lisbonne.
Et tu n'es même pas capable d'argumenter pour dire pourquoi tu es contre?
Quelles dispositions te gênent dans le traité de Lisbonne?
Tu veux rester au vote à l'unanimité? L'immobilisme c'est bien tu as raison.
dimanche 22 juin 2008 à 22:51
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tietie007
vendredi 20 juin 2008 à 15:13
...




Faudrait ptet arrêter de voir du"juif"partout...

Bon sinon, je propose de faire un référendum seulement dans les pays qui ont adopté l'euro comme monnaie en leur posant comme question :

Voulez vous que l'Europe se transforme en une union politique (fédération)?

Comme ça, on sera fixés.
mardi 24 juin 2008 à 18:25
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politicien_en_herbe
vendredi 20 juin 2008 à 18:47
Juste une question hadora; tu fais quoi du oui Espagnol et Luxembourgeois au TCE.
Tu privilégies le non au oui alors qu'il y a un 2-2.



A ma connaissance le "non" a gagné dans 3 pays (France, Pays Bas et Irlande), ce non doit apporter des questions et des reponses que les dirigeants européens se moquent d'évoquer.


Sans nom
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Les Irlandais ont voté non pour emmerder la classe politique et parce qu'ils ne comprenaient pas le texte.



Toujours la meme betise, "oui mais les peuples sont des crétins ils savent pas pourquoi ils votent..." le texte n'est peut etre pas d'une extreme simplicité mais il était du devoir des classes dirigeantes d'expliquer un minimum le contenu et ne pas se réduire à un chantage comme il s'est produit en Irlande.


Sans nom
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Les Français se foutent de Lisbonne, il n'y a qu'à voir le faible score aux élections des eurosceptiques (elle a fait combien Buffet aux présidentielles) et la faible mobilisation en France contre le traité de Lisbonne.



Là, il n'y aucun rapport entre le score de Buffet aux présidentielles et la force des "eurosceptiques en France tu sais très bien que les partis du "non" de gauche sont partis divisés à cette élection.


Sans nom
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Et tu n'es même pas capable d'argumenter pour dire pourquoi tu es contre?



Ah ? j'ai pourtant à l'époque participé activement au debat à propos du traité européen, sur ce forum.


Sans nom
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Quelles dispositions te gênent dans le traité de Lisbonne?



Ouvre la partie traitant des questions économiques.


Sans nom
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Tu veux rester au vote à l'unanimité? L'immobilisme c'est bien tu as raison.



Je prefere l'immobilisme à la marche faire la décadence...
mardi 24 juin 2008 à 19:39
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Hadora, le traité de Lisbonne et le TCE sont deux traités différents.


Sans nom
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Ah ? j'ai pourtant à l'époque participé activement au debat à propos du traité européen, sur ce forum.




Ton argument n'est pas valable puisqu'il ne s'agit pas du même traité.
Toutefois, je serais impatient que tu puisses citer les articles du traité de Lisbonne qui prouve que tu as raison.

Le traité de Lisbonne ne propose que des réformes institutionnelles:

Sans nom
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* Les modifications techniques du traité Euratom et des différents protocoles actuels, qui ont été convenues par la CIG de 2004, seront reprises par le biais de protocoles annexés à ce traité modificatif.

* Le titre de « ministre des Affaires étrangères de l’Union » a été supprimé. La fonction sera appelée « haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ». Il consistera en une sorte de ministre pour la politique étrangère (seul le nom change dans le texte, pas son rôle) auquel les États membres devront déléguer une grande partie de leur souveraineté en ce domaine.

* Les termes « loi » et « loi-cadre » seront abandonnés au profit du maintien des termes actuels de « règlements », « directives » et « décisions ».

* Les traités ne contiendront aucun article mentionnant les symboles de l’Union (le drapeau européen, l'hymne européen et la devise européenne)[11].

* En ce qui concerne la primauté du droit de l’Union, la CIG adoptera une déclaration rappelant la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.

* L’article sur les droits fondamentaux contiendra une mention- par conséquent, le texte de la Charte sur les droits fondamentaux ne figurera pas dans les traités de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne-, comme convenu lors de la CIG de 2004, à laquelle il conférera une valeur juridiquement contraignante (sauf pour le Royaume-Uni qui fait annexer un protocole ad hoc ; la Pologne déclare unilatéralement par ailleurs que « la charte ne porte atteinte en aucune manière au droit des États membres de légiférer dans le domaine de la moralité publique, du droit de la famille ainsi que de la protection de la dignité humaine et du respect de l’intégrité physique et morale »).

Néanmoins, le protocole n°7 prévoit que la Charte ne permet ni à la Cour de justice européenne ni aux juridictions britanniques et polonaises d’écarter l’application d’actes nationaux de ces deux pays jugés incompatibles avec ladite charte.




Economie où ça?
Ce qui est marrant, c'est que tu n'es même pas capable de citer la partie économique du traité de Lisbonne.


Sans nom
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Là, il n'y aucun rapport entre le score de Buffet aux présidentielles et la force des "eurosceptiques en France tu sais très bien que les partis du "non" de gauche sont partis divisés à cette élection.




Cela a tout à voir, si les Français étaient eurosceptiques, ils auraient voté pour des partis eurosceptiques et n'auraient pas élu un président qui avait clamé haut et fort qu'il ferait passer un mini-traité par voie référendaire.
52% des votants français du Non avaient voté sanction et aux Pays-Bas 1/3 car ils ne comprenaient pas le texte et 19% pour sanctionner le gouvernement.
Ce qui est marrant pour le TCE, c'est que tu ne prennes pas en compte que l'Espagne et le Luxembourg aient voté pour par référendum et que la majorité des Etats membres avait voté pour.

Sans nom
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Je prefere l'immobilisme à la marche faire la décadence...




Donc si une décision est votée par tous les Etats-membres et qu'un seul bloque, tu veux bloquer le processus.
De toute façon, le processus actuel de ratification est absurde.
Il faudrait qu'elle se fasse soit par le parlement européen (élu avec un scrutin proportionnel donc largement représentatif) soit par un référendum paneuropéen.
mardi 24 juin 2008 à 20:31
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Ah bon ?????
Pas d'économie dans les traité de Lisbonne ?????
Que des réformes institutionnelles ?????
Mais c'est du foutage de gueule !!!


III-16 du TCE devenu 86-TFUE : L’obligation d’abroger toute règle nationale qui serait contraire aux règles européennes de concurrence est toujours là

Les aides publiques à certaines productions ou services sont toujours interdites (III-167 du TCE qui se retrouve en 87 TFUE)

L’obsession de chasse aux déficits publics reste entière avec différents articles inchangés concernant la discipline budgétaire des Etats (le III-184 de la Constitution se retrouve dans le 104 TFUE) comme de l’Union elle-même (les I-53-2 et I-54-2 de la constitution se retrouvent dans le 268-1 et 269 TFUE).

L’impuissance monétaire européenne continue elle aussi avec la confirmation du primat de l’objectif de stabilité des prix (III-177 de la Constitution qui se retrouve dans le 97ter du TFUE) dans la politique monétaire et la politique de change. Tout soutien aux politiques économiques générales reste conditionné à la défense de cette fameuse stabilité des prix (III-185 de la Constitution qui se retrouve dans le 105 TFUE). Enfin la sacro-sainte indépendance de la banque centrale européenne est confirmée (III-188 de la Constitution que l’on retrouve en 108 TFUE).

Moi j'appelle ça de l'Economie, non ?
Et le social ? tu veux qu'on en parle aussi ?
mardi 24 juin 2008 à 20:52
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politicien_en_herbe
vendredi 20 juin 2008 à 18:47
Hadora, le traité de Lisbonne et le TCE sont deux traités différents.



Je ne savais pas que monsieur était comique...

Pourtant, d'après Valéry Giscard-d'Estaing, il ne s'agit que d'une « pâle copie » du Traité établissant une Constitution pour l'Europe, dans laquelle seule la forme a été changée, mais pas le contenu.

Sur le plan économique, en ce qui concerne le principe de la « concurrence libre et non faussée », il n’a pas disparu du traité, contrairement à ce qu’affirme Nicolas Sarkozy. Si la formule n’est plus explicitement écrite dans le corps du texte, on la retrouve dans le protocole annexe, qui a la même force juridique que le traité lui-même. Deuxièmement, en ce qui concerne la question des services publics, c’est à dire les services d’intérêt général (SIG) en langage européen, la délégation française n’a rien obtenu de fondamental non plus. En effet, selon elle, les services publics seraient désormais protégés contre l’application des règles de la concurrence, par un protocole portant sur les SIG. En fait, seul le titre contient ce sigle. Dès l’article 1, SIG devient SIEG, c'est-à-dire service ECONOMIQUE d’intérêt général, donc soumis à la concurrence ! Ce protocole aura force de droit. Il prépare donc clairement à la libéralisation, donc la privatisation, de toute activité de service.

Merci à Ericc pour ces autres précisions...


Ce message a été modifié par Hadora - mardi 24 juin 2008 à 20:55.
mardi 24 juin 2008 à 21:29
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Ericc
mardi 24 juin 2008 à 20:31
Ah bon ?????
Pas d'économie dans les traité de Lisbonne ?????
Que des réformes institutionnelles ?????
Mais c'est du foutage de gueule !!!


III-16 du TCE devenu 86-TFUE : L'obligation d'abroger toute règle nationale qui serait contraire aux règles européennes de concurrence est toujours là

Les aides publiques à certaines productions ou services sont toujours interdites (III-167 du TCE qui se retrouve en 87 TFUE)

L'obsession de chasse aux déficits publics reste entière avec différents articles inchangés concernant la discipline budgétaire des Etats (le III-184 de la Constitution se retrouve dans le 104 TFUE) comme de l'Union elle-même (les I-53-2 et I-54-2 de la constitution se retrouvent dans le 268-1 et 269 TFUE).

L'impuissance monétaire européenne continue elle aussi avec la confirmation du primat de l'objectif de stabilité des prix (III-177 de la Constitution qui se retrouve dans le 97ter du TFUE) dans la politique monétaire et la politique de change. Tout soutien aux politiques économiques générales reste conditionné à la défense de cette fameuse stabilité des prix (III-185 de la Constitution qui se retrouve dans le 105 TFUE). Enfin la sacro-sainte indépendance de la banque centrale européenne est confirmée (III-188 de la Constitution que l'on retrouve en 108 TFUE).

Moi j'appelle ça de l'Economie, non ?
Et le social ? tu veux qu'on en parle aussi ?





En gros vouloir vivre et commercer ensemble c'est mal?
C'est vrai! continuons à vivre chacun dans notre forteresse

Si on avait dit la meme chose a l'epoque de la CECA on vivrait sur un champ de bataille...
mardi 24 juin 2008 à 22:10
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Benp
mardi 24 juin 2008 à 21:29
En gros vouloir vivre et commercer ensemble c'est mal?
C'est vrai! continuons à vivre chacun dans notre forteresse

Si on avait dit la meme chose a l'epoque de la CECA on vivrait sur un champ de bataille...





Tiens? un troll ?
Non, ni en gros, ni en demi-gros, ni au détail : ton commentaire n'a aucun rapport avec celui que tu cites.
Navrant...
mardi 24 juin 2008 à 22:14
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http://www.traite-de-lisbonne.fr/index.php

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Le traité de Lisbonne consiste en une série de modifications apportées à des traités existants. Pour le lire dans son entièreté, il faut consulter :

* le texte du traité sur l'union européenne tel qu'il sera une fois le traité ratifié
* le texte du traité sur le fonctionnement de l'union européenne (remplaçant le traité instituant la Communauté européenne)
* les protocoles en annexe (le fait qu'ils soient en annexe ne leur enlève en rien leur importance)
1. Protocole n° 1 sur le rôle des Parlements nationaux dans l'Union européenne
2. Protocole n° 2 sur l'application des principes de subsidiarité et de proportionnalité
3. Protocole n° 3 sur l'Eurogroupe
4. Protocole n° 4 sur la coopération structurée permanente établie par l'article 28A du traité sur l'union européenne
5. Protocole n° 5 relatif à l'article 6, paragraphe 2, du traité sur l'union européenne sur l'adhésion de l'union à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
6. Protocole n° 6 sur le marché intérieur et la concurrence
7. Protocole n° 7 sur l'application de la charte des droits fondamentaux au Royaume-uni
8. Protocole n° 8 sur l'exercice des compétences partagées
9. Protocole n° 9 sur les services d'intérêt général
10. Protocole n° 9 bis sur la décision du conseil relative à la mise enoeuvre des article 9C, paragraphe 4, du traité sur l'union européenne et 205, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l'union européenne entre le 1er novembre 2014 et le 31 mars 2017, d'une part et à partir du 1 avril 2017, d'autre part
11. Protocole n° 10 sur les dispositions transitoires
12. Protocole (n° 11) modifiant les protocoles annexés au traité sur l'union européenne, au traité instituant la communauté européenne et/ou au traité instituant la communauté européenne de l'énergie atomique
13. Protocole (n° 12) MODIFIANT LE TRAITÉ INSTITUANT LA COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE DE L'ÉNERGIE ATOMIQUE
14. La charte des droits fondamentaux de l'union
15. et enfin, les commentaires de la CIG qui indiquent comment interpréter tel ou tel article
Bref, cela fait beaucoup à lire ! Ce site vous fournit en un seul format tous ces textes avec des outils d'aide à la lecture : visualisation des articles, affichage des commentaires de la CIG directement sous les articles concernés, moteur de recherche...





Les affirmations d'ericc sont complètement fausses:
http://www.traite-de-lisbonne.fr/Traite_de...ne.php?Traite=1
Cependant, ce site n'est pas officiel:

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Quelques remarques :

* Le site présente une consolidation du traité de Lisbonne avec les textes des traités précédents car il n'en existe pas de version officielle consolidée à ce jour (12/01/2008) mais il s'agit évidemment d'une version officieuse.
* Les numéros d'articles ne se suivent pas nécessairement. Ainsi, vous ne trouverez pas les articles 121 à 124 dans le traité sur le fonctionnement de l'union européenne et la charte des droits fondamentaux commence à l'article 61.
* Afin de faciliter la lecture, lorsqu'il est fait mention dans le texte d'un numéro d'article, le site vous permet de voir le contenu de l'article en question simplement en passant la souris sur le numéro de l'article... quand il existe. Malgré le gros travail réalisé par les juristes de l'UE (la version du 3 décembre corrige beaucoup de choses), il y a encore quelques loupés.
* Le traité de Lisbonne assigne des numéros aux articles des traités en deux étapes : la première dans ses articles 1 et 2 puis ensuite via un tableau de correspondance indiqué par son article 5. La numérotation des articles par le site ne prend pas en compte pour le moment ce tableau de correspondance.
* Ce site a été conçu avant la signature du traité et une version modifiée a été publiée le 3 décembre. Le site l'a intégré pour le traité sur l'Union européenne, le traité sur le fonctionnment de l'Union européenne et les protocoles 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 9. Les autres protocoles sont en cours de vérification.





ericc fait référence au traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne (TFUE):
article 81


1. Sont incompatibles avec le marché intérieur et interdits tous accords entre entreprises, toutes décisions d’associations d’entreprises et toutes pratiques concertées, qui sont susceptibles d’affecter le commerce entre Etats membres et qui ont pour objet ou pour effet d’empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence à l’intérieur du marché intérieur, et notamment ceux qui consistent à:
a) fixer de façon directe ou indirecte les prix d’achat ou de vente ou d’autres conditions de transaction;
cool.gif limiter ou contrôler la production, les débouchés, le développement technique ou les investissements;
c) répartir les marchés ou les sources d’approvisionnement;
d) appliquer, à l’égard de partenaires commerciaux, des conditions inégales à des prestations équivalentes en leur infligeant de ce fait un désavantage dans la concurrence;
e) subordonner la conclusion de contrats à l’acceptation, par les partenaires, de prestations supplémentaires qui, par leur nature ou selon les usages commerciaux, n’ont pas de lien avec l’objet de ces contrats.
2. Les accords ou décisions interdits en vertu du présent article sont nuls de plein droit.
3. Toutefois, les dispositions du paragraphe 1 peuvent être déclarées inapplicables:
- à tout accord ou catégorie d’accords entre entreprises,
- à toute décision ou catégorie de décisions d’associations d’entreprises,
et
- à toute pratique concertée ou catégorie de pratiques concertées qui contribuent à améliorer la production ou la distribution des produits ou à promouvoir le progrès technique ou économique, tout en réservant aux utilisateurs une partie équitable du profit qui en résulte, et sans:
a) imposer aux entreprises intéressées des restrictions qui ne sont pas indispensables pour atteindre ces objectifs;
cool.gif donner à des entreprises la possibilité, pour une partie substantielle des produits en cause, d’éliminer la concurrence.


Rappel de la législation européenne en vigeur donc aucune modification par rapport à aujourd'hui. L'UE continue de pourchasser les entreprises qui abusent de leur position (condamnation de Microsoft) et d'assurer le marché commun qui est à la base du traité de Rome en 1957, de l'acte unique en 1986 et de Maastricht en 1992.

Article 86


1. Les Etats membres, en ce qui concerne les entreprises publiques et les entreprises auxquelles ils accordent des droits spéciaux ou exclusifs, n’édictent ni ne maintiennent aucune mesure contraire aux règles du présent traité, notamment à celles prévues à l’article 12 et aux articles 81 à 89 inclus.
2. Les entreprises chargées de la gestion de services d’intérêt économique général ou présentant le caractère d’un monopole fiscal sont soumises aux règles du présent traité, notamment aux règles de concurrence, dans les limites où l’application de ces règles ne fait pas échec à l’accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie. Le développement des échanges ne doit pas être affecté dans une mesure contraire à l’intérêt de la Communauté.
3. La Commission veille à l’application des dispositions du présent article et adresse, en tant que de besoin, les directives ou décisions appropriées aux Etats membres.


Ce sont les Etats-membres qui décident lors du conseil européen, toujours pas de changement.
L'affirmation d'Ericc est fausse (III-16 du TCE devenu 86-TFUE : L’obligation d’abroger toute règle nationale qui serait contraire aux règles européennes de concurrence est toujours là) surtout que le mot "concurrence" n'est même pas prononcé dans cet article.



Sans nom
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Section 2 - LES AIDES ACCORDEES PAR LES ETATS


Article 87



1. Sauf dérogations prévues par le présent traité, sont incompatibles avec le marché intérieur, dans la mesure où elles affectent les échanges entre Etats membres, les aides accordées par les Etats ou au moyen de ressources d’Etat sous quelque forme que ce soit qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions.
2. Sont compatibles avec le marché intérieur:
a) les aides à caractère social octroyées aux consommateurs individuels, à condition qu’elles soient accordées sans discrimination liée à l’origine des produits;
cool.gif les aides destinées à remédier aux dommages causés par les calamités naturelles ou par d’autres événements extraordinaires;
c) les aides octroyées à l’économie de certaines régions de la République fédérale d’Allemagne affectées par la division de l’Allemagne, dans la mesure où elles sont nécessaires pour compenser les désavantages économiques causés par cette division. Cinq ans après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, le Conseil, sur proposition de la Commission, peut adopter une décision abrogeant le présent point.
3. Peuvent être considérées comme compatibles avec le marché intérieur:
a) les aides destinées à favoriser le développement économique de régions dans lesquelles le niveau de vie est anormalement bas ou dans lesquelles sévit un grave sous-emploi, ainsi que celui des régions visées à l’article 299 , compte tenu de leur situation structurelle,
économique et sociale;
cool.gif les aides destinées à promouvoir la réalisation d’un projet important d’intérêt européen commun ou à remédier à une perturbation grave de l’économie d’un Etat membre;
c) les aides destinées à faciliter le développement de certaines activités ou de certaines régions économiques, quand elles n’altèrent pas les conditions des échanges dans une mesure contraire à l’intérêt commun;
d) les aides destinées à promouvoir la culture et la conservation du patrimoine, quand elles n’altèrent pas les conditions des échanges et de la concurrence dans l’Union dans une mesure contraire à l’intérêt commun;
e) les autres catégories d’aides déterminées par décision du Conseil sur proposition de la Commission.


Article 88



1. La Commission procède avec les Etats membres à l’examen permanent des régimes d’aides existant dans ces Etats. Elle propose à ceux-ci les mesures utiles exigées par le développement progressif ou le fonctionnement du marché intérieur.
2. Si, après avoir mis les intéressés en demeure de présenter leurs observations, la Commission constate qu’une aide accordée par un Etat ou au moyen de ressources d’Etat n’est pas compatible avec le marché intérieur aux termes de l’article 87 , ou que cette aide est appliquée de façon abusive, elle décide que l’Etat intéressé doit la supprimer ou la modifier dans le délai qu’elle détermine.
Si l’Etat en cause ne se conforme pas à cette décision dans le délai imparti, la Commission ou tout autre Etat intéressé peut saisir directement la Cour de justice de l’Union européenne, par dérogation aux articles 226 et 227 .
Sur demande d’un Etat membre, le Conseil, statuant à l’unanimité, peut décider qu’une aide, instituée ou à instituer par cet Etat, doit être considérée comme compatible avec le marché intérieur, en dérogation des dispositions de l’article 87 ou des règlements prévus à l’article 89 , si des circonstances exceptionnelles justifient une telle décision. Si, à l’égard de cette aide, la Commission a ouvert la procédure prévue au présent paragraphe, premier alinéa, la demande de l’Etat intéressé adressée au Conseil aura pour effet de suspendre ladite procédure jusqu’à la prise de position du Conseil.
Toutefois, si le Conseil n’a pas pris position dans un délai de trois mois à compter de la demande, la Commission statue.
3. La Commission est informée, en temps utile pour présenter ses observations, des projets tendant à instituer ou à modifier des aides. Si elle estime qu’un projet n’est pas compatible avec le marché intérieur, aux termes de l’article 87 , elle ouvre sans délai la procédure prévue au paragraphe précédent. L’Etat membre intéressé ne peut mettre à exécution les mesures projetées, avant que cette procédure ait abouti à une décision finale.
4. La Commission peut adopter des règlements concernant les catégories d’aides d’Etat que le Conseil a déterminées, conformément à l’article 89 , comme pouvant être dispensées de la procédure prévue au paragraphe 3 du présent article.


Article 89


Le Conseil, sur proposition de la Commission et après consultation du Parlement européen, peut prendre tous règlements utiles en vue de l’application des articles 87 et 88 et fixer notamment les conditions d’application de l’article 88 , paragraphe 3, et les catégories d’aides qui sont dispensées de cette procédure.




Pour l'article 87, c'est déjà le cas actuellement. Les aides susceptibles de fausser la concurrence à l'intérieur du marché commun sont déjà interdites. Ce n'est pas une nouveauté. Cependant, on remarque que l'article 87 autorise un grand nombre d'aides.
Toutes les aides ne sont donc pas interdites contrairement à ce qu'affirme ericc.


Ericc caricature l'article 97 ter du TFUE.
Article 97 ter



1. Aux fins énoncées à l’article 2 du traité sur l’union européenne, l’action des Etats membres et de l’Union comporte, dans les conditions prévus par le présent traité, l’instauration d’une politique économique fondée sur l’étroite coordination des politiques économiques des Etats membres, sur le marché intérieur et sur la définition d’objectifs communs, et conduite conformément au respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre.
2. Parallèlement, dans les conditions et selon les procédures prévues par les traités, cette action comporte une monnaie unique, l’euro, ainsi que la définition et la conduite d’une politique monétaire et d’une politique de change uniques dont l’objectif principal est de maintenir la stabilité des prix et, sans préjudice de cet objectif, de soutenir les politiques économiques générales dans la Communauté, conformément au principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre.
3. Cette action des Etats membres et de l’Union implique le respect des principes directeurs suivants: prix stables, finances publiques et conditions monétaires saines et balance des paiements stable.


Ericc, je suis d'accord avec toi que la seule stabilité des prix comme objectif n'est pas forcément le mieux et que l'indépendance de la BCE est contestable.
Mais c'est le seul compromis qu'on ait trouvé notamment avec les Allemands traumatisés par l'hyperinflation.
Mais justement, le traité de Lisbonne instaure la majorité qualifiée et donne plus de pouvoirs au parlement européen.
La prochaine étape sera donc une BCE qui sera responsable devant le parlement européen et qui aura d'autres objectifs que la stabilité des prix comme la lutte contre le chômage.
La BCE est critiquée par la majorité de l'Europe avec la majorité qualifiée, ça va changer mais ça ne le peut pas tant qu'on reste à l'unanimité.
Actuellement, la BCE est indépendante par le traité de Maastricht.
Le Traité de Lisbonne le confirme:

Sans nom
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Article 108



Dans l’exercice des pouvoirs et dans l’accomplissement des missions et des devoirs qui leur ont été conférés par les traités et les statuts du SEBC et de la BCE, ni la BCE, ni une banque centrale nationale, ni un membre quelconque de leurs organes de décision ne peuvent solliciter ni accepter des instructions des institutions, organes ou organismes de l’Union, des gouvernements des Etats membres ou de tout autre organisme. Les institutions, organes ou organismes de l’Union ainsi que les gouvernements des Etats membres s’engagent à respecter ce principe et à ne pas chercher à influencer les membres des organes de décision de la Banque centrale européenne ou des banques centrales nationales dans l’accomplissement de leurs missions.





L'article 104 ne fait qu'appliquer le pacte de stabilité:

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Article 104



1. Les Etats membres évitent les déficits publics excessifs.
2. La Commission surveille l’évolution de la situation budgétaire et du montant de la dette publique dans les Etats membres en vue de déceler les erreurs manifestes. Elle examine, notamment, si la discipline budgétaire a été respectée, et ce sur la base des deux critères visés ci-après:
a) si le rapport entre le déficit public prévu ou effectif et le produit intérieur brut dépasse une valeur de référence, à moins:
- que le rapport n’ait diminué de manière substantielle et constante et atteint un niveau proche de la valeur de référence,
- ou que le dépassement de la valeur de référence ne soit qu’exceptionnel et temporaire et que ledit rapport ne reste proche de la valeur de référence;
cool.gif si le rapport entre la dette publique et le produit intérieur brut dépasse une valeur de référence, à moins que ce rapport ne diminue suffisamment et ne s’approche de la valeur de référence à un rythme satisfaisant.
Les valeurs de référence sont précisées dans le protocole sur la procédure concernant les déficits excessifs, qui est annexé au présent traité.
3. Si un Etat membre ne satisfait pas aux exigences de ces critères ou de l’un d’eux, la Commission élabore un rapport. Le rapport de la Commission examine également si le déficit public excède les dépenses publiques d’investissement et tient compte de tous les autres facteurs pertinents, y compris la position économique et budgétaire à moyen terme de l’Etat membre.
La Commission peut également élaborer un rapport si, en dépit du respect des exigences découlant des critères, elle estime qu’il y a un risque de déficit excessif dans un Etat membre.
4. Le comité économique et financier rend un avis sur le rapport de la Commission.
5. Si la Commission estime qu’il y a un déficit excessif dans un Etat membre ou qu’un tel déficit risque de se produire, elle adresse un avis à l’Etat membre concerné et elle en informe le Conseil.
6. Le Conseil, sur proposition de la Commission, et compte tenu des observations éventuelles de l’Etat membre concerné, décide, après une évaluation globale, s’il y a ou non un déficit excessif.
7. Lorsque le Conseil, conformément au paragraphe 6, décide qu’il y a un déficit excessif, il adopte, sans délai injustifié, sur recommandation de la Commission, les recommandations qu’il adresse à l’Etat membre concerné afin que celui-ci mette un terme à cette situation dans un délai donné. Sous réserve des dispositions du paragraphe 8, ces recommandations ne sont pas rendues publiques.
8. Lorsque le Conseil constate qu’aucune action suivie d’effets n’a été prise en réponse à ses recommandations dans le délai prescrit, il peut rendre publiques ses recommandations.
9. Si un Etat membre persiste à ne pas donner suite aux recommandations du Conseil, celui-ci peut décider de mettre l’Etat membre concerné en demeure de prendre, dans un délai déterminé, des mesures visant à la réduction du déficit jugée nécessaire par le Conseil pour remédier à la situation.
En pareil cas, le Conseil peut demander à l’Etat membre concerné de présenter des rapports selon un calendrier précis, afin de pouvoir examiner les efforts d’ajustement consentis par cet Etat membre.
10. Les droits de recours prévus aux articles 226 et 227 ne peuvent être exercés dans le cadre des paragraphes 1 à 9 du présent article.
11. Aussi longtemps qu’un Etat membre ne se conforme pas à une décision prise en vertu du paragraphe 9, le Conseil peut décider d’appliquer ou, le cas échéant, de renforcer une ou plusieurs des mesures suivantes:
- exiger de l’Etat membre concerné qu’il publie des informations supplémentaires, à préciser par le Conseil, avant d’émettre des obligations et des titres,
- inviter la Banque européenne d’investissement à revoir sa politique de prêts à l’égard de l’Etat membre concerné,
- exiger que l’Etat membre concerné fasse, auprès de la Communauté, un dépôt ne portant pas intérêt, d’un montant approprié, jusqu’à ce que, de l’avis du Conseil, le déficit excessif ait été corrigé,
- imposer des amendes d’un montant approprié.
Le président du Conseil informe le Parlement européen des décisions prises.
12. Le Conseil abroge toutes ou certaines de ses décisions ou recommandations visées aux paragraphes 6 à 9 et au paragraphe 11 dans la mesure où, de l’avis du Conseil, le déficit excessif dans l’Etat membre concerné a été corrigé. Si le Conseil a précédemment rendu publiques ses recommandations, il déclare publiquement, dès l’abrogation de la décision visée au paragraphe 8, qu’il n’y a plus de déficit excessif dans cet Etat membre.
13. Lorsque le Conseil prend ses décisions ou recommandations visées aux paragraphes 8, 9, 11 et 12, le Conseil statue sur recommandation de la Commission. Lorsque le Conseil adopte les mesures visées aux paragraphes 6 à 9, 11 et 12, il statue sans tenir compte du vote du membre du Conseil représentant l’Etat membre concerné. La majorité qualifiée des autres membres du Conseil se définit conformément à l’article 205 , paragraphe 3, point a).
14. Des dispositions complémentaires relatives à la mise en œuvre de la procédure décrite au présent article figurent dans le protocole sur la procédure applicable en cas de déficit excessif, annexé au présent traité.
le Conseil, statuant à l’unanimité conformément à une procédure législative spéciale, et après consultation du Parlement européen et de la BCE, arrête les dispositions appropriées qui remplaceront ledit protocole.
Sous réserve des autres dispositions du présent paragraphe, le Conseil, sur proposition de la Commission et après consultation du Parlement européen, fixe les modalités et les définitions en vue de l’application des dispositions dudit protocole.




Et encore les Etats membres fixent leurs objectifs.

Passons à l'article 268:


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Article 268



1. Toutes les recettes et les dépenses de la Communauté, doivent faire l’objet de prévisions pour chaque exercice budgétaire et être inscrites au budget
Le budget annuel de l’Union est établi par le Parlement européen et le Conseil conformément à l’article 272.

Le budget doit être équilibré en recettes et en dépenses.
2. Les dépenses inscrites au budget sont autorisées pour la durée de l’exercice budgétaire annuel en conformité avec le règlement visé à l’article 279.
3. L’exécution de dépenses inscrites au budget requiert l’adoption préalable d’un acte juridiquement contraignant de l’Union qui donne un fondement juridique à son action et à l’exécution de la dépense correspondante en conformité avec le règlement visé à l’article 279, sauf exceptions prévues par celui-ci.
4. En vue d’assurer la discipline budgétaire, l’Union n’adopte pas d’actes susceptibles d’avoir des incidences notables sur le budget sans donner l’assurance que les dépenses découlant de ces actes peuvent être financées dans la limite des ressources propres de l’Union et dans le respect du cadre financier pluriannuel visé à l’article 270bis.
5. Le budget est exécuté conformément au principe de la bonne gestion financière.
Les Etats membres et l’Union coopèrent pour que les crédits inscrits au budget soient utilisés conformément à ce principe.
6. L’Union et les Etats membres, conformément à l’article 280, combattent la fraude et toute autre activité illégale portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union.




Je ne vois pas ce qu'il y a de choquant à ce que les recettes et les dépenses soient inscrites dans le budget de l'UE.

L'article 269, horrible à lire, c'est sur:
Article 269



L’Union se dote des moyens nécessaires pour atteindre ses objectifs et pour mener à bien ses politiques.
Le budget est, sans préjudice des autres recettes, intégralement financé par des ressources propres.
Le Conseil, statuant conformément à une procédure législative spéciale, à l’unanimité et après consultation du Parlement européen, adopte une décision fixant les dispositions applicables au système des ressources propres de l’Union. Il est possible, dans ce cadre, d’établir de nouvelles catégories de ressources propres ou d’abroger une catégorie existante. Cette décision n’entre en vigueur qu’après son approbation par les Etats membres, conformément à leurs règles constitutionnelles respectives.
Le Conseil, statuant par voie de règlements conformément à une procédure législative spéciale, fixe les mesures d’exécution du système de ressources propres de l’Union dans la mesure où la décision adoptée sur la base du troisième alinéa le prévoit. Le Conseil statue après approbation du Parlement européen.


L'UE se donne les moyens nécessaires pour réussir et agit selon ses fonds propres quel scandale et surtout quel changement par rapport à aujourd'hui.

Au final, aucune réforme "ultra-libérale".



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Pourtant, d'après Valéry Giscard-d'Estaing, il ne s'agit que d'une « pâle copie » du Traité établissant une Constitution pour l'Europe, dans laquelle seule la forme a été changée, mais pas le contenu.




C'est une pâle copie du TCE mais qui ne reprend ni la partie I avec les signes de l'Europe expecté la charte des droits fondamentaux reprise dans le traité de Lisbonne et ni la partie III qui avait été tant décrié.
Le TCE ne reprend que quelques réformes institutionnelles, il n'y aucun changement économique.


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Principales dispositions [modifier]

* Les modifications techniques du traité Euratom et des différents protocoles actuels, qui ont été convenues par la CIG de 2004, seront reprises par le biais de protocoles annexés à ce traité modificatif.

* Le titre de « ministre des Affaires étrangères de l’Union » a été supprimé. La fonction sera appelée « haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ». Il consistera en une sorte de ministre pour la politique étrangère (seul le nom change dans le texte, pas son rôle) auquel les États membres devront déléguer une grande partie de leur souveraineté en ce domaine.

* Les termes « loi » et « loi-cadre » seront abandonnés au profit du maintien des termes actuels de « règlements », « directives » et « décisions ».

* Les traités ne contiendront aucun article mentionnant les symboles de l’Union (le drapeau européen, l'hymne européen et la devise européenne)[11].

* En ce qui concerne la primauté du droit de l’Union, la CIG adoptera une déclaration rappelant la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.

* L’article sur les droits fondamentaux contiendra une mention- par conséquent, le texte de la Charte sur les droits fondamentaux ne figurera pas dans les traités de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne-, comme convenu lors de la CIG de 2004, à laquelle il conférera une valeur juridiquement contraignante (sauf pour le Royaume-Uni qui fait annexer un protocole ad hoc ; la Pologne déclare unilatéralement par ailleurs que « la charte ne porte atteinte en aucune manière au droit des États membres de légiférer dans le domaine de la moralité publique, du droit de la famille ainsi que de la protection de la dignité humaine et du respect de l’intégrité physique et morale »).

Néanmoins, le protocole n°7 prévoit que la Charte ne permet ni à la Cour de justice européenne ni aux juridictions britanniques et polonaises d’écarter l’application d’actes nationaux de ces deux pays jugés incompatibles avec ladite charte.



http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_d...es_dispositions

Hadora, l'article 1 du TFUE ne parle pas de SIG ou de SIEG.
Du moins, j'aimerais bien voir tes sources.

EDIT: ericc, toi qui fais de la désinformation.
Tu es gonflé d'accuser benp de troll qui a souligné le principal problème, il faut savoir faire des compromis pour vivre ensemble et notamment commercer ensemble.
Et il faut se mettre d'accord notamment sur les principes de base commme la majorité qualifiée.

donfitz, l'UE mène des politiques économiques (avec la PAC et les aides du FEDER notamment) et une politique monétaire commune permet d'apporter une stabilité dans toute l'Europe.


Ce message a été modifié par politicien_en_herbe - mardi 24 juin 2008 à 22:17.
mardi 24 juin 2008 à 22:14
Citer +Citer

Ericc
mardi 24 juin 2008 à 20:31
Ah bon ?????
Pas d'économie dans les traité de Lisbonne ?????
Que des réformes institutionnelles ?????
Mais c'est du foutage de gueule !!!


III-16 du TCE devenu 86-TFUE : L'obligation d'abroger toute règle nationale qui serait contraire aux règles européennes de concurrence est toujours là

Les aides publiques à certaines productions ou services sont toujours interdites (III-167 du TCE qui se retrouve en 87 TFUE)

L'obsession de chasse aux déficits publics reste entière avec différents articles inchangés concernant la discipline budgétaire des Etats (le III-184 de la Constitution se retrouve dans le 104 TFUE) comme de l'Union elle-même (les I-53-2 et I-54-2 de la constitution se retrouvent dans le 268-1 et 269 TFUE).

L'impuissance monétaire européenne continue elle aussi avec la confirmation du primat de l'objectif de stabilité des prix (III-177 de la Constitution qui se retrouve dans le 97ter du TFUE) dans la politique monétaire et la politique de change. Tout soutien aux politiques économiques générales reste conditionné à la défense de cette fameuse stabilité des prix (III-185 de la Constitution qui se retrouve dans le 105 TFUE). Enfin la sacro-sainte indépendance de la banque centrale européenne est confirmée (III-188 de la Constitution que l'on retrouve en 108 TFUE).

Moi j'appelle ça de l'Economie, non ?
Et le social ? tu veux qu'on en parle aussi ?




Mais à quoi ça sert d'avoir une politique monétaire commune si les pays sont différents économiquement?

La seule soutionn c'est de passer au stade supérieur...l'UE a un certain nombre d'attributs d'un pays et on reste dans cette forme d'"association"

C'est une perte de temps
mardi 24 juin 2008 à 22:15
Citer +Citer
Europe Sociale,

Point Final.
mercredi 25 juin 2008 à 00:21
Citer +Citer
Je persiste et je signe, politicien en herbe,
Non seulement c'est du foutage de gueule, mais le procédé devient maintenant intellectuellement malhonnête.

Article 86 : Mon affirmation est EXACTE et non pas fausse comme tu tente de le faire croire, du moins tous ceux qui feront l'effort de lire s'en apercevront. Il stipule en effet que les états membres "n’édictent ni ne maintiennent aucune mesure contraire aux règles du présent traité, notamment à celles prévues à l’article 12 et aux articles 81 à 89 inclus" , articles qui fixent les conditions de la libre concurrence non faussée.
Interdiction de maintenir, chez moi et tous ceux qui parlent français, cela signifie obligation d'abroger. Concurrence est citée au 81, Ta méthode est franchement détestable.

Article 87, :je ne caricature absolument pas mais toi tu déforme mes propos insidieusement.
Je dis : "Les aides publiques à certaines productions ou services" sont interdites et non pas comme tu tentes de me le faire dire en me faisant passer pour un menteur : Toutes les aides ne sont donc pas interdites contrairement à ce qu'affirme ericc.

Caricature de l'article 97 et suivants, là encore, mêmes affirmations à l'avenant que ceux qui prendront le temps de lire attentivement sautont démasquer.
Je trouve tes méthodes tout aussi scabreuses quand il s'agit de réduire comme le fait si grossièrement benp, le fait de poser des réserves au fonctionnement économique actuel de l'Europe, avec je ne sais quel refus de commercer ou de vivre en commun ou de demeurer dans une forteresse. c'est d'un ridicule !


Tu as parfaitement le droit d'être pour l'orientation économique actuelle de l'Europe, pour la dérèglementation et la disparition dde toute possibilité de régulation, tu as parfaitement le droit de voulour que cela continue comme ça. Mais dans ce cas défend tes idées et ne cariture pas ce que disent les gens en les traitant de menteurs.

:.





mercredi 25 juin 2008 à 01:11
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Ericc
mardi 24 juin 2008 à 20:31
Tiens? un troll ?
Non, ni en gros, ni en demi-gros, ni au détail : ton commentaire n'a aucun rapport avec celui que tu cites.
Navrant...





argument fortement interessant..; dis plutot que tu n'as pas compruis ce que j'ai dit...
il me semble que la libre concurrenceà l'echelle européenne et le seul moyen de créer une véritable conscience européenne tout comme la supression des frontieres internes en france en 1789 a permis la cration de la nation francaise...

enfin je pense que c'est un raisonnement qui te depasse! continue à raler contre le patronnat qui prefere l'europe economique à l'europe sociale
mercredi 25 juin 2008 à 08:32
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Benp