Salut,
c'est une première pour moi de raconter ma vie sur un forum. Ca ressemble à un égo trip mais ça l'est pas. Mon histoire est relativement simple.
J'étais un collégien populaire, apprécié, sociable, j'allais vers les filles, je me faisais plus ou moins respecter par les mecs dans tous les cas j'étais jalousé et ma compagnie était recherchée, je trouvais ça normal. D'aucuns pensaient que je me la pétais, ça n'étais pas le cas. C'était assez stressant d'être un centre d'attention. Je suis tombé amoureux et je suis sorti avec une fille qui comme moi se sentai un peu étrangère à notre environnement mais notre relation à tourné court. Super jeune, super con aussi, de la fierté mal placée et un besoin de faire le mac devant les potes plus que d'avoir une petite copine qui a du cran et du coeur, en même temps j'avais 15 ans.
Mon meilleur pote est sorti avec elle, un an plus tard, il ont le même âge et s'entendaient bien. Mon meilleur pote avait aussi tendance à me rabaisser, petite bagarre etc... Il faisait deux têtes de plus que moi avec une paire d'année de moins. J'aurai peut-être pu reprendre le rôle du "mâle alpha", mais je ne l'ai pas fait, peur de me faire frapper mais aussi peur de blesser l'amour propre de mon pote au cas où c'est moins qui prend l'avantage.
J'ai été un lycéen banal voire invisible, pas de petites copines, des difficultées à s'intégrer et à se faire respecter. Je suis tombé amoureux direct le premier jour d'une petite bimbo que son copain vient chercher en voiture de sport à la sortie du lycée. Le truc standard, je sais bien et c'est vrai que j'ai craqué pour son physique, son aspect extérieur.
J'ai fini par sortir avec cette bimbo à la fin du lycée, en fait était juste une ex gamine un peu naïve, fleur bleue, qui cherchait à se faire apprécier, par les mecs en particulier,sans trop de respect pour elle-même. En gros quand je suis sorti avec elle, j'ai découvert à quel point, les sentiments chez celle avec qui je suis, ses idéaux, ses engagements, le fait qu'elle rêve encore un peu comme un enfant, mais aussi qu'elle soit fragile, chiante, douce et qu'elle ai besoin de moi sont importants.
Malheureusement, elle en avait déjà trop bavé et elle a commencait a déperrir, a avoir des sautes d'humeur, elle n'avait pas franchement de respect pour moi, et elle n'a cherché à me faire plaisir qu'en de rares occasions. Elle n'a pas aimé me faire du mal, j'en suis sûr mais je lui avait bêtement promis de ne pas la laisser tomber. Je lui ai fait du mal aussi mais j'ai tenu ma promesse. Je voulais lui redonner espoir, "Non, ce monde n'est pas complétement pourri, les hommes sont pas tous cons ou plutot, il yen a qui sont cons de manière à ce que leur connerie te fasses rire comme moi ta connerie et tes défauts sont ce petit truc..." et "le don de soi n'a pas disparu de l'ordre du jour". J'ai fait ce que j'ai pu et un jour on a fini par se séparer.
KO, entre temps j'avais commencé à user et abuser de la fumette, j'avais perdu mes illusions sur le monde du travail et sur la société en général. J'ai failli mourir dans un accident que j'ai provoqué parce que je cherchais continuellement la limite. Ma copine a du l'apprendre car on s'est revu, on s'est remis enemble et on a recassé. Après ça j'ai plaqué mon boulot parce que j'avais l'impression de passer à côté de la vie et qu'en plus je gagnais pas bien ma vie et j'ai commencé à trainer avec des potes qui étaient pas bien dans leur peau non plus...
Je suis rentré dans un drôle de délire, genre hip-hop, contestataire, loque, et grosse merde... J'ai complètement baissé les bras. Mes parents étaient tout de même derrière moi, j'avais pas tout à fait 20 ans. J'ai fini par retrouver un travail bien payé et surtout très très très prenant. Départ tot le matin, retour tard le soir, assez peu de moment pour penser à soi et toujours un bédo à porté de main pour prendre du recul et altérer la sensation d'avoir une vie sans aucun sens, d'attendre la mort.
Ca a été une période où je me suis rendu compte ce que j'estimais normal et logique comme comportement dans les affaires et dans les rapports sociaux était du romantisme digne des bisounours pour bien des gens. Je me suis aussi un peu intéressé à la situation internationale, à l'histoire de la France, j'ai essayé de comprendre les problêmes de notre société au regard de l'histoire. Bref, j'ai découvert que vivre en paix et être un homme bon, juste et honnette, n'est pas trop à la mode et assez difficile.
Puis un de mes potes est décédé. Ce pote, ben on s'était embrouillé peu avant. Malgré tout, j'ai essayé de réfléchir à ce que sa vie avait eu comme sens. Tout le monde l'appréciait, il a pas toujours assuré mais c'était quelqu'un qui profitait de la vie, qui avait toujours envie de faire quelque chose, qui a vécu pleinement chaque instant de sa vie. Il n'était pas parfait mais je penses que tout les gens qui avaient encore un truc à lui reprocher lui ont pardonné en l'enterrant.
Je crois que ce que je peux faire de mieux pour honorer sa mémoire, c'est moi aussi de vivre et d'apprécier chaque moment de ma vie, même les plus simples et les plus insignifiants.
Ca n'a malheureusement pas suffi à me décider à reprendre ma vie en main mais ça a été un déclic. J'aurai préféré que mon pote vive et que je connaisse ce déclic autrement.
J'ai décidé d'avancer après avoir rencontré deux autostoppeuses en rentrant du boulot un soir. Deux babas cools, sac à dos et compagnie. J'ai d'abord cru que c'était un couple. Mais la silhouette que j'ai pris pour le mec, s'est penché vers moi avec un grand sourire, et là ça a tout changé. Ces deux nanas étaient en train se taper l'europe en stop, histoire de voir le monde. Elles étaient heureuse. Pas le bonheur feint des soirées trop alcoolisées ou de moi quand j'essaie de rassurer ceux qui m'aiment. "Nice day, nice trip, nice life" a dis mademoiselle sourire. Je l'ai pris pour ma sauveuse, celle qui allait faire de ma vie un conte de fée. En tout cas, cette phrase, ces moments restent gravés en moi pour l'eternité. C'est vrai que je les ai invité à manger, que mes parents les ont accueillis avec chaleur, on leur a donné tout le confort possible mais ce qu'elle m'a donnée ce soir là par ces simples mots ça dépasse tout. J'en suis tombé amoureux, je n'ai rien dit sur le coup, j'ai rêvé de partir la rejoindre me construire une nouvelle vie, je lui ai dit, elle a décliné, on s'est revu mais devant elle je fais le pote qui la drague un peu, et par courrier je suis l'amoureux transi. Soit elle ne me croit pas, soit elle n'aime pas cette manière de faire et dans les de cas je la comprend. De toute manière, c'est trop de bonheur pour moi, j'arrive à voir la beauté de la vie maintenant et j'essaie de ne pas oublier que je suis heureux, mais l'être comme elle c'est impossible pour moi.
Dans tous les cas, j'ai changé de boulot, puis je me suis fait viré pour un désaccord proffessionnel avec mon patron mais c'était pas plus grave que ça. Je ressentais un grand besoin d'ouvrir mes perspectives, d'arrêter la machine professionnelle pour me retrouver et essayer d'être en paix avec moi même. J'ai donc repris mes études dans l'espoir que celà me permettrais de trouver la place que je pourrais occuper, la manière dont je pourais me rendre utile à la société, tout en m'épanouissant, et en contribuant à une soiété plus humaine, plus constructive. Je pensais initalement à faire de la recherche en économie, c'est super arrogant quand on démarre en première année de dire ça.
Là j'ai revu la première fille dont j'ai parlé, celle qui sortai avec mon pote. Elle est sortie avec lui longtemps et leur rupture a été difficile. Elle a tourné la page, lui dit qu'il l'a fait mais j'en doute.
On s'est vu très peu souvent mais on a eu chaque fois de grandes discussions sur l'amour et les relations hommes femmes, et les relations entre les gens qu'on observe et depuis je penses beaucoup a elle. Je lui ai fait croire que j'ai régulièrement des histoires d'un soir et j'aimerai lui dire que c'est faux. Elle avait l'air aussi perdue que moi quand les relations ne sont pas basées sur un sentiment. J'aimerai la recroiser par hasard pour ne pas me sentir coupable vis à vis de mon pote mais en un an de fac je l'ai croisé deux ou trois fois! J'ai essayé timidement de la recontacter, mais son appartement n'est plus à la même adresse.
J'ai trois solutions, soit j'attaque réellement, je sonne chez ses parents, ses amis que je connais et je tente le tout pour le tout,
soit j'attend qu'on se recroise mais ça peut durer très longtempts soit je laisse tomber et j'accepte de sortir avec fille que je n'aime pas réellement soit elle surfe sur le net, lis ce topic, se reconnait!

(Je regarde décidément trop la TV), sachant que mon pote s'il l'accepte sans pêter un plomb contre moi, va surment galèrer pour admettre cette nouvelle situation, sachant que j'avais dit des vérités qui avaient contribuées à leur séparation.
Je ne sais pas non plus quoi faire l'année prochaine, j'ai de grosses lacunes dans des matières qui ne m'intéressent pas.
Je ne sais plus quoi faire, je veux faire le bien mais pas crever la bouche ouverte et je veux me lancer vers un but avec une stratégie, je veux une relations sérieuse mais assez simple avec des sentiments clais et exprimé! J'en ai marre d'être seul dans la vie et dans mon lit.
a plus