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Thursday 10 March 2005 à 15:59
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Ainsi le chef des indépendantistes tchétchène, Aslan Maskhadov, a été retrouvé mort, hier.
Monsieur Poutine jubile ! Monsieur Poutine est aux anges !
Il paraît qu’il y en a un autre, qui est « aux anges », c’est le « Ben Laden » version russe, Chamil Bassaev!
« Le porte-parole de ce dernier se félicite de ce qu'il n'y aura plus ni "négociations" ni "pause" dans la guerre. » (Le Monde)
Il aurait tort de ne pas se « féliciter » des belles actions de son complice Poutine !
Celui-ci lui mâche le boulot, afin que notre « nouveau Tsar de toutes les Russies » puissent continuer à « bouter ces salopards jusque dans les chiottes », selon son expression favorite !

Il est vrai que ce « monstre » de Maskhadov » allait prendre des initiatives parfaitement répugnantes et grotesques ! Jugez plutôt !

« La mort d'Aslan Maskhadov intervient peu de temps après que le chef indépendantiste eut renouvelé ses appels à des négociations avec Moscou, et demandant à "l'ONU, l'Union européenne, le Conseil de l'Europe, les gouvernements des pays démocratiques d'Europe et des Etats-Unis à rompre avec l'immobilisme" sur la question tchétchène. En février, il a appelé les combattants à observer une trêve d'un mois "en signe de bonne volonté", mais la réalité de cet arrêt des combats a aussitôt été contestée par le pouvoir russe, qui refuse depuis cinq ans toute idée de pourparlers. » (Le Monde)

Il est donc très « sain » et d’une bonne « prophylaxie » anti-terroriste que ce sombre individu ait été éliminé par le « preux » et « courageux » cosaque de la Volga !
Dormez en paix, braves peuples occidentaux ! Bush et Poutine sont nos valeureux remparts contre ces sauvages d’un autre temps, qui réclament cette chose obscène et totalement incongrue à notre époque; la dignité élémentaire de vivre LIBRES !
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...6-400896,0.html



Thursday 10 March 2005 à 23:13
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Pour ajouter un côté "romantique" et très "humain" de la part du maître du Kremlin, celui-ci vient de refuser de rendre le corps de Maskhadov à sa famille!

Délicate attention, n'est-il pas?

Et c'est pas tout: il paraît que c'est la procédure normale pour tout terroriste exécuté!

C'est vrai: des fois qu'ils sortiraient de leur cercueil pour continuer leurs coupables activités!

Friday 11 March 2005 à 08:11
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d'aprés ce que j'ai entendu c'était un modéré qui était contre les attaques des civils, en le faisant tuer Poutine & sa clique vont encore + radicaliser les independantistes, c'était peut être ce qu'ils cherchaient à moins qu'ils ne soient completement cons..
Friday 11 March 2005 à 09:40
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C'était surtout l'ancien président Tchéchène, élu démocratiquement, sous la surveillance de l'OCDE!
Et, il y a encore un mois, cet homme résistant appelait au dialogue et avancait un cessez-le-feu unilatéral! Moscou n'a pas répondu et l'a traité de "terroriste". Encore une belle leçon de diplomatie russe. A moins que ceux-ci ne veuillent pas vraiment la paix? ? ?

Maintenant, ils pourront dire que tous les autres chefs de guerre Tchéchènes, moins modérés sont des terroristes! Facile...mais tellement CON !
Friday 11 March 2005 à 10:20
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C’est clair que Putine veut garder le contrôle de la gestion de l’évolution démocratique.
Mais il ne faut pas oublier pas que ses prédécesseurs étaient encore plus durs que lui.
Friday 11 March 2005 à 13:49
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QUOTE (freind @ 11 Mar 2005 à 10:20)
C’est clair que Putine veut garder le contrôle de la gestion de l’évolution démocratique.
Mais il ne faut pas oublier pas que ses prédécesseurs étaient encore plus durs que lui.

J'aime tes termes de "gestion de l’évolution démocratique."! Si c'est une méthaphore de "destruction systématique", je la trouve assez marrante ! laugh.gif
Friday 11 March 2005 à 13:54
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QUOTE (Ganesh @ 11 Mar 2005 à 13:49)

J'aime tes termes de "gestion de l’évolution démocratique."! Si c'est une méthaphore de "destruction systématique", je la trouve assez marrante ! laugh.gif

A l’époque Lenine le mot démocratie n’existait même pas dans leur dico.
Ils ont fait un peu de chemin depuis !
Tu penses bien que Putine ne va pas lâcher du terrain aussi facilement.
Tuesday 15 March 2005 à 14:41
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Je viens de lire unbel article du Monde sur cet homme. Je vous le met en entier, c'est un peu long, mais bon... happy.gif

Adieu Aslan Maskhadov, notre héros, par Mayrbeck Vatchagaev
LE MONDE | 14.03.05 |


Les Tchétchènes ont perdu leur président, un homme qui n'a jamais quitté ne serait-ce qu'un jour la Tchétchénie en guerre. En échange, ils ont gagné un héros, tué pour flatter les ambitions politiques du président Poutine, pour assouvir les plus mauvais instincts de la Russie, sa face sombre.

C'était un homme qui voulait la paix plus que tout, qui était prêt à se rendre sur la base militaire russe de Mozdok pour sauver les enfants de Beslan. Il fut élu sous les auspices du Conseil de l'Europe, de l'OSCE, en présence de très nombreux observateurs internationaux. Son assassinat enterre le faible espoir de paix pour la Tchétchénie martyrisée, mais aussi pour l'ensemble du Caucase du Nord.

Aslan Maskhadov était apparu sur la scène politique à l'époque de l'effondrement de l'Union soviétique, alors que se formait le nouvel Etat tchétchène. Tout comme son premier président, Djohar Doudaev, il était revenu dans sa patrie, abandonnant une brillante carrière pour mettre son expérience au service de son peuple.

En trois ans, le colonel Maskhadov, ancien officier de l'armée soviétique, avait forcé le respect des siens. A la veille de la guerre, en 1994, c'est en qualité de chef d'état-major des forces armées de la République tchétchène d'Itchkérie qu'il s'oppose à l'une des armées les plus puissantes au monde. Bientôt, il affronte, sur le champ de bataille, d'anciens compagnons d'armes, comme Viktor Kazantsev, cette fois dans le camp opposé. Ce n'est pas un hasard si, élu président, il invite à la cérémonie d'intronisation certains de ceux qui le combattaient la veille.

C'était un trait de son caractère : il essayait toujours de convaincre ses ennemis par le verbe, sans jamais offenser qui que ce soit. Bien peu, d'ailleurs, se souviennent aujourd'hui du précédent qu'il avait imposé : les soldats russes faits prisonniers étaient rendus à leurs mères, à condition qu'elles les ramènent chez eux, hors de Tchétchénie. Cela s'était-il jamais vu auparavant ?

Il a démontré ses qualités de commandant militaire lors de la reprise de la capitale, Grozny, en août 1996. Des unités entières de l'armée russe avaient alors été encerclées, et seule la volonté personnelle du général Lebed les avait sauvées de l'anéantissement.

Mais celui-ci savait, de son propre aveu, qu'il allait à la rencontre, non d'un insurgé, mais d'un officier pour qui l'honneur n'était pas un mot vain. Il fit alors preuve de talents de négociateur. Dans la ville de Khassav-Iourt, il parvint à convaincre la délégation russe de signer un accord qui reconnaissait de facto la Tchétchénie comme sujet de droit international.

Aslan avait longtemps refusé de se porter candidat à la présidence de Tchétchénie. Ses amis cherchaient à le convaincre, les hommes politiques et les conseils des anciens des villages le lui demandaient ; il n'accepta qu'une fois qu'il eut compris que la guerre n'était pas terminée, qu'au contraire la menace d'affrontements entre Tchétchènes augmentait.

Il gagna ces élections haut la main. Les gens votaient pour lui qui était opposé à la guerre, pensant qu'il obtiendrait la paix et la concorde, y compris avec la Russie. Mais il dut se consacrer aux divergences internes. L'ancienne équipe se trouva divisée.

Il considérait l'accord de paix signé avec la Russie, le 12 mai 1997, à Moscou, comme une victoire de sa politique étrangère. Les parties disaient mettre fin à un affrontement de quatre cents ans entre Tchétchènes et Russes. Le premier attentat qui le visa en tant que président l'affecta, non parce qu'il avait été blessé, mais parce que des Tchétchènes en furent les auteurs. Qu'ils aient agi bassement l'indignait particulièrement.

Aslan Maskhadov comptait sur le soutien des pays européens, fût-il seulement moral. Il en avait besoin comme de l'oxygène. Mais l'Occident ignora ses appels. Tout le monde s'inclina devant Moscou.

Il se réjouissait à chaque entreprise qui rouvrait grâce à ses efforts, dans son pays détruit, à la capitale en cendres, où 90 % de la main-d'œuvre était sans travail. Mais ces efforts étaient réduits à néant par les forces destructives intérieures, cette opposition armée qui lui devait pourtant son salut, car il se refusait à la réduire. Il voyait en elle non des ennemis, mais des concitoyens à qui il convenait simplement d'expliquer ses intentions et les moyens par lesquels il entendait rendre la République prospère.

On le disait trop bon pour être président de Tchétchénie ; cependant, peu savaient que son sens du compromis ne résultait pas de la faiblesse mais de choix politiques, qui ont permis d'éviter une guerre intestine entre Tchétchènes.

C'était un père aimant, et s'il ne parlait jamais de ses enfants, de sa fille Fatima et de son fils Anzor, comme l'exigent les traditions tchétchènes, en revanche il parlait avec joie de ses petits-enfants.

Depuis le début de cette guerre, en 1999, il était sincèrement convaincu que le président russe Vladimir Poutine ne comprenait pas la situation, et que des pourparlers suffiraient à régler les questions litigieuses. Il voulait croire son ennemi honnête, capable de vouloir le bien. Il se trompait.

Aujourd'hui, alors que tout signe de deuil est interdit dans son pays martyrisé, la très grande majorité du peuple tchétchène le pleure. Il est devenu pour toujours le symbole de son combat pour la liberté. La lutte continue.

Traduit du russe par Silvia Serrano
Mayrbek Vatchagaev est l'ancien porte-parole d'Aslan Maskhadov.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...6-401515,0.html
Wednesday 16 March 2005 à 12:41
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Mort de Maskhadov : la version russe contestée
L'ancien président tchétchène serait tombé dans un piège des forces russes.

Pourquoi Aslan Maskhadov se serait-il terré dans un sous-sol sans issue de secours ? Et de surcroît, dans un village connu comme particulièrement loyal aux forces russes ?

Les doutes se multiplient en Russie sur les circonstances exactes de la mort du président tchétchène, officiellement intervenue il y a une semaine. Le quotidien russe Moskovski Komsomolets, qui a enquêté à Tolstoï-Iourt, émet des doutes sur la version officielle.

Ce journal suggère une autre version : Maskhadov aurait été pris vivant par les forces prorusses, après avoir été attiré dans un piège.



Depuis janvier, huit de ses parents avaient été enlevés par des forces que l'on disait liées au vice-Premier ministre, Ramzan Kadyrov. Pour les sauver, Maskhadov aurait accepté des pourparlers avec Kadyrov, qui l'aurait fait exécuter. Les images du cadavre d'Aslan Maskhadov, avec sa chemise qui cache un morceau de bras, laissent penser qu'il pourrait bien avoir été pris vivant et torturé.

Grigori Chvedov, rédacteur en chef du site Internet «Le noeud caucasien», doute lui aussi de la version officielle : «Il est très probable que Maskhadov ait été tué lors d'une opération menée dans les jours précédents, ou d'une rencontre avec Kadyrov.»

http://www.liberation.fr/page.php?Article=282819
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