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jeudi 27 septembre 2007 à 20:12
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vendredi 28 septembre 2007 à 03:17
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vendredi 28 septembre 2007 à 10:03
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Magie de la nature
Béant, je regardais du seuil d'une chaumière
De grands sites muets, mobiles et changeants,
Qui, sous de frais glacis d'ambre, d'or et d'argent,
Vivaient un infini d'espace et de lumière.

C'étaient des fleuves blancs, des montagnes mystiques.
Des rocs pâmés de gloire et de solennité,
Des chaos engendrant de leur obscurité
Des éblouissements de forêts élastiques.

Je contemplais, noyé d'extase, oubliant tout,
Lorsqu'ainsi qu'une rose énorme, tout à coup,
La Lune, y surgissant, fleurit ces paysages.

Un tel charme à ce point m'avait donc captivé
Que j'avais bu des yeux, comme un aspect rêvé,
La simple vision du ciel et des nuages !

Maurice Rollinat
vendredi 28 septembre 2007 à 11:01
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Ancien001
vendredi 28 septembre 2007 à 03:17
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non.
samedi 06 octobre 2007 à 13:19
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Au clair de la lune, près de la mer, dans les endroits isolés des campagnes, l’on voit, plongé dans d’amères réflexions, toutes les choses revêtir des formes jaunes, indécises, fantastiques. L’ombre des arbres, tantôt vite, tantôt lentement, court, vient, revient, par diverses formes, en s’aplatissant, en se collant contre la terre. Dans le temps, lorsque j’étais emporté sur les ailes de la jeunesse, cela me faisait rêver, me paraissait étrange ; maintenant, j’y suis habitué. Le vent gémit à travers les feuilles ses notes langoureuses, et le hibou chante sa grave complainte, qui fait dresser les cheveux à ceux qui l’entendent. Alors, les chiens, rendus furieux, brisent leurs chaînes, s’échappent des fermes lointaines ; ils courent
dans la campagne, ça et là, en proie à la folie. Tout à coup, ils s’arrêtent, regardent de tous les côtés avec une inquiétude farouche, l’oeil en feu ; et, de même que les éléphants, avant de mourir, jettent dans le désert un dernier regard au ciel, élevant désespérément leur trompe, laissant leurs oreilles inertes, de même les chiens laissent leurs oreilles inertes, élèvent la tête, gonflent le cou terrible, et se mettent à aboyer, tour à tour, soit comme un enfant qui crie de faim, soit comme un chat blessé au ventre au-dessus d’un toit, soit comme une femme qui va enfanter, soit comme un moribond atteint de la peste à l’hôpital, soit comme une jeune fille qui chante un air sublime, contre les étoiles au nord, contre les étoiles au sud, contre les étoiles à l’ouest ; contre la lune ; contre les montagnes, semblables au loin à des roches géantes, gisantes dans l’obscurité ; contre l’air froid qu’ils aspirent à pleins poumons, qui rend l’intérieur de leur narine, rouge, brûlant ; contre le silence de la nuit, contre les chouettes, dont le vol oblique leur rase le museau, emportant un rat ou une grenouille dans le bec, nourriture vivante, douce pour les petits ; contre les lièvres, qui disparaissent en un clin d’oeil ; contre le voleur, qui s’enfuit au galop de son cheval après avoir commis un crime ; contre les serpents, remuant les bruyères, qui leur font trembler la peau, grincer des dents ; contre leurs propres aboiements,
qui leur font peur à eux-mêmes ; contre les crapauds, qu’ils broient d’un coup sec de mâchoire (pourquoi se sont-ils éloignés du marais ?) ; contre les arbres, dont les feuilles, mollement bercées, sont autant de mystères qu’ils ne comprennent pas, qu’ils veulent découvrir avec leurs yeux fixes, intelligents ; contre les araignées, suspendues entre leurs longues pattes, qui grimpent sur les arbres pour se sauver ; contre les corbeaux, qui n’ont pas trouvé de quoi manger pendant la journée, et qui s’en reviennent au gîte l’aile fatiguée ; contre les rochers du rivage ; contre les feux, qui paraissent aux mâts des navires invisibles ; contre le bruit sourd des vagues ; contre les grands poissons, qui, nageant, montrent leur dos noir, puis s’enfoncent dans l’abîme ; et contre l’homme qui les rend esclaves. Après quoi, ils se mettent de nouveau à courir dans la campagne, en sautant, de leurs pattes sanglantes par dessus les fossés, les chemins, les champs, les herbes et les pierres escarpées. On les dirait atteints de la rage, cherchant un vaste étang pour apaiser leur soif. Leurs hurlements prolongés épouvantent la nature. Malheur au voyageur attardé ! Les amis des cimetières se jetteront sur lui, le déchireront, le mangeront avec leur bouche d’où tombe du sang ; car, ils n’ont pas les dents gâtées. Les animaux sauvages, n’osant pas s’approcher pour prendre part au repas de chair, s’enfuient à perte de vue, tremblants. Après quelques heures, les chiens, harassés de courir
ça et là, presque morts, la langue en dehors de la bouche, se précipitent les uns sur les autres, sans savoir ce qu’ils font, et se déchirent en mille lambeaux, avec une rapidité incroyable. Ils n’agissent pas ainsi par cruauté. Un jour, avec des yeux vitreux, ma mère me dit : « Lorsque tu seras dans ton lit, que tu entendras les aboiements des chiens dans la campagne, cache-toi dans ta couverture, ne tourne pas en dérision ce qu’ils font : ils ont soif insatiable de l’infini, comme toi, comme moi, comme le reste des humains, à la figure pâle et longue. Même, je te permets de te mettre devant la fenêtre pour contempler ce spectacle, qui est assez sublime. » Depuis ce temps, je respecte le voeu de la morte. Moi, comme les chiens, j’éprouve le besoin de l’infini... Je ne puis, je ne puis contenter ce besoin ! Je suis fils de l’homme et de la femme, d’après ce qu’on m’a dit. Ça m’étonne...je croyais être davantage ! Au reste, que m’importe d’où je viens ? Moi, si cela avait pu dépendre de ma volonté, j’aurais voulu être plutôt le fils de la femelle du requin, dont la faim est amie des tempêtes, et du tigre, à la cruauté reconnue : je ne serais pas si méchant. Vous, qui me regardez, éloignez-vous de moi, car mon haleine exhale un souffle empoisonné. Nu n’a encore vu les rides vertes de mon front ; ni les os en saillie de ma figure maigre, pareils aux arêtes de quelque grand poisson, ou au rochers couvrant les rivages de la mer, ouaux abruptes montagnes alpestres, que je parcourus souvent, quand j’avais sur ma tête des cheveux d’une autre couleur. Et, quand je rôde autour des habitations des hommes, pendant les nuits orageuses, les yeux ardents, les cheveux flagellés par le vent des tempêtes, isolé comme une pierre au milieu du chemin, je couvre ma face flétrie, avec un morceau de velours, noir comme la suie qui remplit l’intérieur des cheminées : il ne faut pas que mes yeux soient témoins de la laideur que l’Être suprême, avec un sourire de haine puissante, a mise sur moi. Chaque matin, quand le soleil se lève pour les autres, en répandant la joie et la chaleur dans toute la nature, tandis qu’aucun de mes traits ne bouge, en regardant fixement l’espace plein de ténèbres, accroupi vers le fond de ma caverne aimée, dans un désespoir qui m’enivre comme le vin, je meurtris de mes puissantes mains ma poitrine en lambeaux. Pourtant, je sens que je ne suis pas atteint de la rage ! Pourtant, je sens que je ne suis pas le seul qui souffre ! Pourtant, je sens que je respire ! Comme un condamné qui essaie ses muscles, en réfléchissant sur leur sort, et qui va bientôt mener à l’échafaud, debout, sur mon lit de paille, les yeux fermés, je tourne lentement mon col de droite à gauche, de gauche à droite, pendant des heures entières ; je ne tombe pas raide mort. De moment en moment, lorsque mon col ne peut plus continuer de tourner dans un même sens, qu’il s’arrête, pour se remettre à tourner dans un sens opposé, je regarde subitement à l’horizon, à travers les rares interstices laissés par les broussailles épaisses qui recouvrent l’entrée : je ne vois rien ! Rien... si ce ne sont les campagnes qui dansent en tourbillons avec les arbres et avec les longues files d’oiseaux qui traversent les airs. Cela me trouble le sang et le cerveau... Qui donc, sur la tête, me donne des coups de barre de fer, comme un marteau frappant l’enclume ?

Lautreamont chant I les chants de Maldoror
mercredi 10 octobre 2007 à 11:51
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Spleen

Les roses étaient toutes rouges
Et les lierres étaient tout noirs.

Chère, pour peu que tu ne bouges,
Renaissent tous mes désespoirs.

Le ciel était trop bleu, trop tendre,
La mer trop verte et l'air trop doux.

Je crains toujours, - ce qu'est d'attendre !
Quelque fuite atroce de vous.

Du houx à la feuille vernie
Et du luisant buis je suis las,

Et de la campagne infinie
Et de tout, fors de vous, hélas !

Paul Verlaine (Recueil : Romances sans paroles)

mercredi 17 octobre 2007 à 22:18
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La vie

La vie est une chance, saisis-la.
La vie est beauté, admire-la.
La vie est béatitude, savoure-la.
La vie est un rêve, fais-en une réalité.
La vie est un défi, fais-lui face.
La vie est un devoir, accomplis-le.
La vie est un jeu, joue-le.
La vie est précieuse, prends-en soin.
La vie est une richesse, conserve-la.
La vie est amour, jouis-en.
La vie est un mystère, perce-le.
La vie est promesse, remplis-la.
La vie est tristesse, surmonte-la.
La vie est un hymne, chante-le.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est une tragédie, prends-la à bras-le-corps.
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est bonheur, mérite-le.
La vie est la vie, défends-la.


Mère Teresa

samedi 20 octobre 2007 à 09:40
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Sensation


Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud
Mars 1870.
vendredi 26 octobre 2007 à 08:22
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Jay Gordon - Slept so long


Walking
Waiting
Alone without a care
Hoping
Hating
Things that I can't bear

Did you think it's cool
To walk right up
And take my life
And F*** it up
Well did you?

I see hell in your eyes
Taken in by surprise
Touching you makes me feel alive
Touching you makes me die inside

Walking Waiting
Alone without a care
Hoping
Hating
Things that I can't bear

Did you think it's cool
To walk right up
And take my life
And F*** it up
Well did you?

I hate you

I see hell in your eyes
Taken in by surprise
Touching you makes me feel alive
Touching you makes me die inside

I've slept so long without you
It's tearing me apart too
How'd it get this far
Playing games with this old heart
I've killed a million petty souls
But I couldn't kill you

I've slept so long without you
I see hell in your eyes
Taken in by surprise
Touching you makes me feel alive
Touching you made me die inside.

samedi 27 octobre 2007 à 04:31
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Les personnes à qui je dédie cette chanson, ne sont pas des personnes avec qui j'ai eu des rapports. Une partie d'entre elles sont membres de Comlive, une partie pas.
mercredi 31 octobre 2007 à 16:57
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PERE UBU, MERE UBU, CONSEILLERS DES PHYNANCES


PERE UBU
Messieurs, la séance est ouverte et tâchez de bien écouter et de vous tenir tranquilles. D'abord, nous allons faire le chapitre des finances, ensuite nous parlerons d'un petit système que j'ai imaginé pour faire venir le beau temps et conjurer la pluie.

UN CONSEILLER
Fort bien, monsieur Ubu.

MERE UBU
Quel sot homme.

PERE UBU
Madame de ma merdre, garde à vous, car je ne souffrirai pas vos sottises. Je vous disais donc, messieurs, que les finances vont passablement. Un nombre considérable de chiens à bas de laine se répand chaque matin dans les rues et les salopins font merveille. De tout côtés on ne voit que des maisons brûlées et des gens pliant sous le poids de nos phynances.

LE CONSEILLER
Et les nouveaux impôts, monsieur Ubu, vont-ils bien?

MERE UBU
Point du tout. L'impôt sur les mariages n'a encore produit que 11 sous, et encore le Père Ubu poursuit les gens partout pour les forcer à se marier.

PERE UBU
Sabre à finances, corne de ma gidouille, madame la financière, j'ai des oneilles pour parler et vous une bouche pour m'entendre. (Eclats de rire.) Ou plutôt non! Vous me faites tromper et vous êtes cause que je suis bête! Mais, corne d'Ubu! (Un messager entre.) Allons, bon, qu'a-t-il encore celui-là? Va-t'en, sagouin, ou je te poche avec décollation et torsion des jambes.

MERE UBU
Ah! le voilà dehors, mais il y a une lettre.

PERE UBU
Lis-la. Je crois que je perds l'esprit ou que je ne sais pas lire. Dépêche-toi, bouffresque, ce doit être de Bordure.

MERE UBU
Tout justement. Il dit que le czar l'a accueilli très bien, qu'il va envahir tes Etats pour rétablir Bougrelas et que toi tu seras tué.

PERE UBU
Ho! ho! J'ai peur! J'ai peur! Ha! je pense mourir. O pauvre homme que je suis. Que devenir, grand Dieu? Ce méchant homme va me tuer. Saint Antoine et tout les saints, protégez-moi, je vous donnerai de la phynance et je brûlerai des cierges pour vous. Seigneur, que devenir?

Il pleure et sanglote.

MERE UBU
Il n'y a qu'un parti à prendre, Père Ubu.

PERE UBU
Lequel, mon amour?

MERE UBU
La guerre!!

TOUS
Vive Dieu! Voilà qui est noble!

PERE UBU
Oui, et je recevrai encore des coups.

PREMIER CONSEILLER
Courons, courons organiser l'armée.

DEUXIEME
Et réunir les vivres.

TROISIEME
Et préparer l'artillerie et les forteresses.

QUATRIEME
Et prendre l'argent pour les troupes.

PERE UBU
Ah! non, par exemple! Je vais te tuer, toi, je ne veux pas donner d'argent.

En voilà d'une autre! j'étais payé pour faire la guerre et maintenant il
faut la faire à mes dépens. Non, de par ma chandelle verte, faisons la
guerre, puisque vous en êtes enragés, mais ne déboursons pas un sou.

TOUS
Vive la guerre!

Ubu Roi

centenaire de la mort d Alfred Jarry


Ce message a été modifié par sandie72 - mercredi 31 octobre 2007 à 16:59.
jeudi 01 novembre 2007 à 12:12
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On choisit ses copains mais rar'ment sa famille
Y a un gonze mine de rien qu'a marié ma frangine
Depuis c'est mon beau-frère alors y faut faire avec
Mais c'est pas affaire vu qu'c't'un sacré pauv'mec

Mon beauf mon beauf

Il lui a fait quatre gosses pour toucher les allocs
Lui fait l'coup d'la nuit d'noces dès qu'elle est plus en cloque
Cet espèces de trou-duc' qui a fait dix ans d'légion
Ses mômes il les éduque à grands coups d'ceinturon
Le jour où les cons iront pointer
On l'verra au bureau d'embauche

Mon beauf

Il a des rouflaquettes un costard à carreaux
Des moustaches une casquettes et des pompes en croco
Y s'prend pour un vrai mec mais y craint au p'tit jeu
Pour tout dire il est presque à la limite du hors-jeu

Mon beauf mon beauf

A chaque fois qu'y culbute une collègue de bureau
Ou qui va s'faire une pute ce ringard ce blaireau
Y dit qu'c'est pas tromper que c'est juste pour l'hygiène
Mais qu'si ça femme l'imitait il l'assom'rait à coups de beignes
Le jour où les cons s'ront cuisiniers
C'est lui qui préparera les sauces

Mon beauf

Y a dans sa discothèque tout Richard Clayderman
Y trouve ça super chouette c'est l'Mozart du Walkman
Et pi dans sa R 16 y a la C.B. tu penses
"73 la station tête de nœud en fréquence"

Mon beauf mon beauf

Pi bonjour la culture il est 'achment balaise
T'as qu'a voir ses lecture ça casse des barreaux d'chaises
V.S.D Paris-Match et puis Télé 7 jours
Pi bien sûr chaque années y s'offre le prix Goncourt
Le jour où les cons s'ront plusà droite
Y a p't'être une chance pour qui vote à gauche

Mon beauf

L'adore les animaux l'a un berger allemand
Qui protège c'est bibelots son p'tit appartement
Il l'emmène à la chasse flinguer les p'tit oiseaux
Parc'que c'gros dégeulasse y taquine le moineau

Mon beauf

On choisit ses copains mais rar'ment sa famille
Y a un gonze mine de rien qu'a marié ma frangine
Il est d'vnu mon beauf un beauf à la Cabu
Imbécile et facho mais heureusement cocu
Quand l'soleil brillera que pour les cons
Il aura les oreilles qui chauffent

Mon beauf

Renaud



speciale dedicace a mon beauf....merci pour la soiree pourrie d hier soir!
jeudi 01 novembre 2007 à 13:12
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desolee peut etre pas tres poetique ce texte...mais j avais un coup de gueule a passer! sm13.gif sm13.gif
vendredi 02 novembre 2007 à 11:42
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Parole de Change - Lyrics

Deftones

*
Album : The White Pony
*
Titre : Change



I've watched you change
Into a fly
I looked away
You were on fire
I watched a change
In you
It's like you never
Had wings
Now you feel
So Alive
I've watched you change
I took you home
Set you on the glass
I pulled off your wings
Then I laughed
I watched a change
In you
It's like you never
Had wings
Now you feel
So alive
I've watched you change
It's like you never
Had wings ahhh ahh ahhh
I look at the cross
Then I look away
Give you the lungs to
Blow me away
I've watched a change
In you
It's like you never
Had wings
Now you feel
So Alive
I've watched you change.
Now you feel Alive
You Feel Alive
I've watched you change
It's like you never
Had wings ahhh ahh ahhh


vendredi 02 novembre 2007 à 12:01
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Chester Bennington


System lyrics



You fell away,

What more can I say?

The feelings evolved,

I won't let it out,

I can't replace...

Your screaming face,

Feeling the sickness inside



Why won't you die?

Your blood in mine…

We'll be fine…

Then your body will be mine



So many words

Can't describe my face

This feeling's evolved

So soon to break out

I can't relate to a happy state

feeling the blood run inside



Why won't you die?

Your blood in mine…

We'll be fine…

Then your body will be mine



Why is everything so fucking hard for me?

Keep me down to what you think I should be!

Must you tempt me and provoke the ministry?

Keep on trying I’ll not die so easily



I will not die…

Why is everything so fucking hard for me?

I will not die…

Why is everything so fucking hard for me?

I will not die…



Why won't you die?

Your blood in mine….

We'll be fine….

Then your body will be mine (x 2)

smile.gif
mercredi 07 novembre 2007 à 23:33
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Le jackpot

Le mois dernier...
J’étais en vacances...
Je me promenais...

Je passe devant une église...
J’entre pour visiter...

Je m’avance pour admirer !

Arrivé devant l’autel...
Je ne peux m’empêcher de soupirer :

"Mon dieu !
Vous qui êtes "tout puissant"
Faites-moi gagner au loto !"

J’entends une voix :

"Je vais te donner 7 chiffres...
Mon fils !
Retiens-les !
Joue !
Et tu toucheras le jackpot !"

Je regarde de tous côtés.

Personne !
Pas âme qui vive !!

Effaré,
Je m’empresse de noter !

Puis...
Comme on était la Saint-Valentin !
A tout hasard...
Je ne peux m’empêcher de bredouiller :

"Juste ciel !
Pourrais-je aussi...
Gagner...
L’Amour ?"

J’entends la voix :

"Quand tu me quitteras...
Mon fils !
Rentre chez toi...
Une invitation t’attend !
...
Va !
Et tu découvriras...
Le grand Amour !"

Emerveillé !
Je m’empresse de demander :

"Plus tard...
Le plus tard possible...
Pourrais-je, aussi,
Gagner...
...Le ciel ?"

Et là...
J’entends la voix :

"Tu crois, peut-être,
Au Père Noël !!"

Désorienté,
Tout en tremblant,
Je pose la question !

Pourquoi ?
Bon dieu !!
Est ce donc si difficile ?

"Pire que ça !" Dit la voix.
...
C’est Impossible !
...
Depuis qu’un jour,
Les hommes...
M’ont accroché la-haut !
...
Moi !
...
J’y crois plus !"
...
Bouleversé, je demande :

"Grand dieu !
Que faites-vous donc,
De TOUTES ces bonnes gens...
Qui...à longueur de journée !
Tirent le diable par la queue !
En y croyant ?"

"Tant pis pour eux !" Dit la voix.

"Ils ont bien voulu croire...

A Nostradamus !

Au monstre du Lockness !

Aux soucoupes volantes !

Ils peuvent bien continuer...
A croire au Paradis !"

Démoralisé !
Je me permets de jurer :

"Nom de dieu !!
Ne croyez-vous pas que...
Ce serait le moment...
De faire un miracle ?"

Et là !
J’entends la voix :

"C’est déjà fait !!
Mon fils !
...
Tu es... venu me voir !"

J’étais soudain, tétanisé.
Sans pouvoir bouger,
Je me sentais...
Cloué sur place !

"Tu vois ce que ça fait !" Dit la voix.
...
Moi : ça dure depuis deux mille ans !
...
Tout ça pour voir :
...
La grande Inquisition...
Les guerres de cents ans...
La Saint Barthélemy...
...
SANS jamais...
RIEN...
...
Pouvoir faire !"

Désemparé, je m’interroge :

"Bonté divine!
Que pourrais-je donc faire ?"

"Je t’en supplie !" Dit la voix
...
Surtout pas...
...
Des spaghettis !
...
J’en ai une indigestion !"

Pétrifié, je réplique :

"Mais, enfin,
Vous avez bien...
RESSUSCITE !
Un certain jour de Pâques..."

Et la voix me répond :

"Encore un coup de pub !
Mon fils !
Et par l’opération du St. Esprit...
...
Ça a marché !"

Atterré, j’implore :

"Au nom du ciel !
Vous ne pouvez plus vous taire !
Il faut faire une déclaration !

"J’y ai songé" Dit la voix.
...
Trop tard !
Hélas !
...
Je suis piégé...
Par la Célébrité !
...
D’après un sondage, il paraît que seuls,
Les plus sceptiques ou les athées me soutiendraient !
...
Les fidèles seraient paniqués
...
Privé du ciel !
La plupart s’égareraient...
Dans les paradis...
Artificiels !
...
Ce serait
Catastrophique !!"

Anéanti, je dis :

"Pour l’amour du ciel !
On ne peut, quand même, pas
Rester là !
Sans rien faire !"

"Si !!" Dit la voix.
...
Justement
...
C’est le moment de PRIER !"

Je supplie :

"Mais, enfin !
Doux Jésus !
On ne va pas pouvoir prier...
Toujours !
Comme ça !
Les bras en croix !"

"Il le faut !" Dit la voix.
...
Pour l’amour de notre prochain !
...
Du matin au soir,
Du soir au matin,
Sans nous arrêter !
...
Et puisque aujourd’hui,
C’est la saint Valentin !
...
Hâtons-nous de prier,
Au moins...
...
Jusqu’à la saint GLIN-GLIN !"



Francis Pechaudra



samedi 10 novembre 2007 à 12:16
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PARFAIT INCONNU (Jeanne Cherhal)

Ah ! Comme ce parfait inconnu semble aussi parfait qu'inconnu.
Ah ! Comme ce parfait inconnu semble parfait.

Tout ignorer de quelqu'un,
y a rien de mieux pour le trouver sans défaut, sans lacune.
Pour imaginer que son ramage se rapporte à ses plumes.
Une jolie gueule un matin,
ça donne envie de s'arrêter pour échanger trois mots sans grand intérêt,
puis se dire bon, les mots étaient de trop.
Ne pas poser de question,
ça vaut mieux pour garder sa première impression,
et que cette impression-là est belle et douce.

Ah ! Comme ce parfait inconnu semble aussi parfait qu'inconnu.
Ah ! Comme ce parfait inconnu semble parfait.

Ne pas savoir d'où il vient,
y a rien de mieux pour lui trouver le charme fou des métis.
Pour imaginer que dans ses veines coulent Oslo et Tunis.
Lui donner, ça coûte rien,
des origines insolites et rares, c'est excitant.
D'autant qu'assez vite on apprendra qu'il est de Lille ou Caen.
Ne pas poser de question,
ça vaut mieux pour garder sa première impression,
mais que cette impression-là est éphémère.

Ah ! Comme ce parfait inconnu semble aussi parfait qu'inconnu.
Ah ! Comme ce parfait inconnu semble parfait.

Ne chercher que l'incertain,
y a rien de mieux pour éviter la routine et l'ennui.
Pour imaginer que l'inconnu est ce qu'on veut de lui.
Quand on le connaît enfin,
là il devient si imparfait si chargé de défauts,
qu'il en est charmant, unique, humain, sans doute encore plus beau.
Ne pas poser de question,
ça vaut mieux pour garder sa première impression,
mais que cette impression-là est inutile.

Ah ! Comme ce parfait inconnu semble aussi parfait qu'inconnu.
Ah ! Comme ce parfait inconnu semble parfait.
lundi 03 décembre 2007 à 03:41
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Quelques vers de Baudelaire...

Je t'adore à l'égal de la voute nocturne,
Ô vase de tristesse, ô grande taciturne,
Et t'aime d'autant plus, belle, que tu me fuis,
Et que tu me parais, ornement de mes nuits,
Plus ironiquement accumuler les lieues
Qui séparent mes bras des immensités bleues.
Je m'avance à l'attaque, et je grimpe aux assauts,
Comme après un cadavre un chœur de vermisseaux,
Et je chéris, ô bête implacable et cruelle !
Jusqu'à cette froideur par ou tu m'es plus belle !



Ce message a été modifié par ladynemesis - lundi 03 décembre 2007 à 03:41.
lundi 03 décembre 2007 à 11:21
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Qui m'inspira donc alors d'agiter le souvenir de la morte enterrée ? Quel démon me poussa à soupirer un son dont le simple souvenir faisait toujours refluer mon sang par torrents des tempes au cur? Quel méchant esprit parla du fond des abîmes de mon âme, quand, sous ces voûtes obscures et dans le silence de la nuit, je chuchotai dans l'oreille du saint homme les syllabes « Morella »? Quel être, plus que démon, convulsa les traits de mon enfant et les couvrit des teintes de la mort, quand, tressaillant à ce nom à peine perceptible, elle tourna ses yeux limpides du sol vers le ciel, et, tombant prosternée sur les dalles noires de notre caveau de famille, répondit : Me voilà !

Morella
Edgar Alan Poe
mardi 04 décembre 2007 à 14:07
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Je n'ai plus que les os, un squelette je semble,

Decharné, dénervé, démusclé, dépoulpé,

Que le trait de la mort sans pardon a frappé;

Je n’ose voir mes bras que de peur je ne tremble.

Apollon et son fils, deux grands maîtres ensemble,

Ne me sauraient guérir, leur métier m 'a trompé;

Adieu, plaisant soleil ! Mon œil est étoupé,

Mon Corps s’en va descendre où tout se désassemble.

Quel ami, me voyant en ce point dépouillé,

Ne remporte au logis un œil triste et mouillé,

Me consolant au lit et me baisant la face,

En essuyant par la mort endormis ?

Adieu, chers compagnons ! Adieu mes chers amis!

Je m’en vais le premier vous préparer la place.



un poeme de Ronsard que j aime bien

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