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| Désir, je sais quelle est ta racine. Tu nais quand on attache à toi sa pensée. Comme je n'attache plus à toi ma pensée, Tu ne sera plus capable de naître. {Tiré de l'enseignement de Bouddah.} |
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| "..Quand il n'y a plus de possibilité d'identification à l'autre, la seule modalité qui demeure c'est la soufrance - et la cruauté.." Valérie se blotti contre moi. "On vit dans un monde bizarre..." dit-elle. Dans un sens elle était restée naïve, protégée de la réalité humaine par ses horaires de travail deémentiels qui lui laissaient à peine le temps de faire ses courses, de se reposer, de repartir. Elle ajouta : "Je n'aime pas le monde dans lequel on vit". |
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| "La plage était déserte. Les vagues léchaient doucement le sable, à quelques mètres de nous ; on entendait plus aucun bruit. En arrivant dans le bungalow je me déshabillai, puis je m'allongeai pour attendre Valérie. Elle se brossa les dents, se déshabilla à son tour, vint me rejoindre. Je me blottis contre son corps nu. Je posai une main sur ses seins, l'autre au creux de son ventre. C'était doux." |
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| And in the famous words of Mr. King Why can't we all just get along?, Or we can find a better way to shop and please, And I Hope we find a better way to cop a keys, And I Wish everybody would just stop and freeze, And ask way are we fulfillin these downfalls and prophecies, You can be wrong if it's you doubting, With the faith of a mustard seed you can move mountains, And only the heavenly father and ease the hurt, Just let it go and keep prayin on your knees in church!! And let's HOPE |
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| Regarde dans ton miroir et dis à la face que tu vois, A présent le temps est venu que cette face en façonne une autre De son nouvel épanouissement, si maintenant tu ne te renouvelles, Tu frustreras le monde, privant quelque mère de bénédiction. Car où est-elle celle qui est assez belle dont le ventre non emblavé Dédaignerait la fertilisation de ton bien? Et où est-il celui qui est assez insensé pour vouloir être la tombe, Afin d'empêcher la postérité de son propre amour? Tu es le miroir de ta mère, et elle en toi Rappelle l'avril ravissant de son premier âge, Ainsi toi à travers les fenêtres de ta vieillesse tu verras Malgré les rides cet âge d'or qui fut tien. Mais si tu vis remémoré de ne pas être, Meurs seul et ton image meurt avec toi. |
| QUOTE (bourriquet84 @ 25 Sep 2006 à 03:46) |
| 'Hé bien, Antiochus, es-tu toujours le même ? Pourrai-je, sans trembler, lui dire : "Je vous aime ?" Mais quoi ? Déjà je tremble, et mon coeur agité Craint autant ce moment que je l'ai souhaité. Bérénice autrefois m'ôta toute espérance ; Elle m'impose même un éternel silence. Je me suis tue cinq ans, et jusques à ce jour D'un voile d'amitié j'ai couvert mon amour. Dois-je croire qu'au rang où Titus la destine Elle m'écoute mieux que dans la Palestine ? Il l'épouse. Ai-je donc attendu ce moment Pour me venir encor déclarer son amant ? Quel fruit me reviendra d'un aveu téméraire ? Ah ! puisqu'il faut partir, partons sans lui déplaire. Retirons-nous, sortons ; et sans nous découvrir, Allons loin de ses yeux l'oublier, ou mourir. Hé quoi ? souffrir toujours un tourment qu'elle ignore ? Toujours verser des pleurs qu'il faut que je dévore ? Quoi ? même en la perdant redouter son courroux ? Belle Reine, et pourquoi vous offenseriez-vous ? Viens-je vous demander que vous quittiez l'Empire ? Que vous m'aimiez ? Hélas ! je ne viens que vous dire Qu'après m'être longtemps flatté que mon rival Trouverait à ses voeux quelque obstacle fatal, Aujourd'hui qu'il peut tout, que votre hymen s'avance, Exemple infortuné d'une longue constance, Après cinq ans d'amour et d'espoir superflus, Je pars, fidèle encor quand je n'espère plus. Au lieu de s'offenser, elle pourra me plaindre. Quoiqu'il en soit, parlons : c'est assez nous contraindre. Et que peut craindre, hélas ! un amant sans espoir Qui peut bien se résoudre à ne la jamais voir ?' Antiochus parlant de Bérénice dans Bérénice de Racine, Acte 1 - Scène2 |
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| Tu essayerais de regarder ailleurs mais tu ne pourrais pas t'empêcher d'y revenir. Parce qu'il y avait un truc, là... L'air était special autour de cette personne. Ou la lumière peut être? Voilà. C'était ça. Si tu venais d'entrer dans ce lavomatic pourrie de l'avenue de La Bourdonnais un 29 décembre à cinq heure de l'après midi et que apercevais cette silhouette sous la lumière triste des néons. Tu te dirais exactement ceci: ben merde... Un ange. |
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| Puis le silence fut total, comme si une lourde couverture s'était abattue sur la foule. A la vue de cette multitude de visages blêmes tournés vers lui, Neville s'avisa tout à coup qu'à leurs yeux, c'était lui le monstre. C'est la majorité qui définit la norme, non les individus isolés. [...] Robert Neville considéra le nouveau peuple de la Terre. Il savait qu'il n'en faisait pas partie. De même que les vampires, il était pour eux une abomination, un objet de sombre terreur qu'il fallait détruire. Une pensée lui vint alors, et il s'esclaffa malgré la douleur. Son rire s'acheva en quinte de toux. Il se retourna et s'appuya au mur pour avaler les pillules. La boucle est bouclée, songea-t-il tandis qu'un engourdissement ultime s'emparait de ses membres. Une nouvelle terreur a emergé de la mort, une nouvelle superstition a conquis la forteresse inexpugnable de l'éternité. Je suis une légende. |
| QUOTE (titibisou @ 26 Sep 2006 à 20:45) | ||
Anna Gavalda - Ensemble c'est tout |
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| Une Charogne. Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme, Ce beau matin d'été si doux : Au détour d'un sentier une charogne infame Sur un lit semé de cailloux, Les jambes en l'air, comme une femme lubrique, Brûlante et suant les poisons, Ouvrait d'une facon nonchalante et cynique Son ventre plein d'exhalaisons. Le soleil rayonnait sur cette pourriture, Comme afin de la cuire à point, Et de rendre au centuple à la grande nature Tout ce qu'ensemble elle avait joint ; Et le ciel regardait la carcasse superbe Comme une fleur s'épanouir. La puanteur etait si forte, que sur l'herbe Vous crûtes vous évanouir. Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride, D'ou sortaient de noirs bataillons De larves, qui coulaient comme un épais liquide Le long de ces vivants haillons. Tout cela descendait, montait comme une vague, Ou s'élancait en pétillant ; On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague, Vivait en se multipliant. Et ce monde rendait une étrange musique, Comme l'eau courante et le vent, Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique Agite et tourne dans son van. Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve, Une ébauche lente à venir, Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève Seulement par le souvenir. Derrière les rochers une chienne inquiete Nous regardait d'un oeil fâché, Epiant le moment de reprendre au squelette Le morceau qu'elle avait laché. Et poutant vous serez semblable à cette ordure, A cette horrible infection, Etoile de mes yeux, soleil de ma nature, Vous, mon ange et ma passion ! Oui ! telle vous serez, ô reine des grâces, Apres les derniers sacrements, Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses. Moisir parmi les ossements. Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine Qui vous mangera de baisers, Que j'ai gardé la forme et l'essence divine De mes amours décomposées ! |
| QUOTE (Dea @ 07 Oct 2006 à 18:01) | ||
Extrait des fleurs du mal , juste parce que celui là est génial. |
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