jeudi 05 mai 2005 à 20:42
Je ne le pense pas : c'est avoir une vision
superficielle de l'homme en question , à mon avis.
Une autre vision superficielle de l'homme serait de considérer qu'il a rompu ses fiancailles avec une femme qu'il n'aurait jamais pu rendre heureuse , se sachant "
marqué par la mort" , expression reprise d'un chapître fondamental dans la partie "
esthétique" de l'oeuvre extraordinaire "
Ou bien ... Ou bien" :
Le plus malheureux
"Expression" dont j'ignore la signification : mais tout le cours chapitre introduit l'idée du temps , et d'homme perdu parce qu'il espère ce dont il devrait se ressouvenir , quand il ne cherche pas à se ressouvenir de ce qu'il devrait espérer : ce qui fait penser immédiatement à
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Gérard de Nerval et ses réminiscences.
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Marcel Proust et ce qu'on appelle (je crois) le temps retrouvé.
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Martin Heidegger et ses ek-stases temporelles.
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On pourrait considérer en fait que Kierkegaard a trop cherché à "
esthétiser son éthique , ou à "
éthifier" son esthétique , et que perdu dans cet entre-deux , il n'est jamais parvenu à trouver une issue...
- Une chose extraordinaire est de songer que Nietzsche n'a jamais lu Kierkegaard (puisqu'il n'a été traduit en Allemagne que dans les années 80) , au moment où il écrit la Naissance de la Tragédie , qui aborde ce genre de thème de façon assez voisine au moyen du rapport du dyonisiaque et de l'apollinien.
Je pense que lui-même n'a jamais su pourquoi il s'était séparé de cette femme qu'il aimait. Et qu'il a cherché à interpréter ce geste , tantôt en lui donnant une coloration esthétique , tantôt une coloration éthique. Mais bon , en découvrant sa philosophie , il doit être possible de découvrir l'homme...
P.S.: Certains ont également parler de
névrose obsessionnelle
Ce message a été modifié par RealSidius - jeudi 05 mai 2005 à 20:49.