mardi 18 mars 2008 à 21:02
Lazare Ponticelli, dernier survivant français de la Grande Guerre, voulait une cérémonie pour que l'on se souvienne de tous ses camarades. Elle a eu lieu, hier, aux Invalides.
Lazare Ponticelli, 110 ans, a été inhumé dans l'intimité familiale, hier après-midi, au cimetière d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Mais, auparavant, en matinée, il avait reçu un hommage national sous la forme d'une cérémonie religieuse en l'église Saint-Louis des Invalides, puis les honneurs militaires dans ce haut lieu de l'histoire et de la mémoire des armées françaises.
Après avoir dit non dans un premier temps, Lazare Ponticelli avait accepté « des obsèques nationales sans tapage ni grand défilé ». Son voeu a été globalement respecté. Le corps du défunt était arrivé vers 10 h 45 en l'église Saint-Louis, alors qu'au même moment, une minute de silence était observée dans toutes les administrations et les drapeaux mis en berne.
Sous les ors et les drapeaux de la bataille d'Austerlitz, 500 personnes avaient pris place. Le président Nicolas Sarkozy, son prédécesseur Jacques Chirac, le Premier ministre François Fillon. Et aussi, les proches, très nombreux, du défunt.
À 12 h 45, le cercueil, porté par onze légionnaires du 3e régiment étranger d'infanterie (l'héritier du régiment de Légion dans lequel s'était engagé Lazare Ponticelli à 16 ans) et encadré de quatre pionniers barbus, quittait la cour d'honneur de l'Hôtel des Invalides.
Il venait de recevoir les honneurs militaires en présence, aussi, du ministre italien de la Défense et d'un détachement du 3e régiment d'Alpini au chapeau de feutre surmonté d'une plume d'aigle. C'est dans cette unité que Lazare Ponticelli avait été incorporé après avoir été renvoyé en Italie, en 1915.
Max Gallo, lui aussi d'origine italienne, a su trouver les mots justes pour clore une vie à la fois simple et immense.
Lazare Ponticelli « nous rend fiers par toute sa vie d'être son frère humain. Parce que son destin se dresse contre l'égoïsme, la facilité, la soumission, le désespoir, c'est un appel à la volonté, à la solidarité, à la modeste grandeur de l'homme, à l'héroïsme quotidien ».
Dans l'après-midi, enfin, Nicolas Sarkozy a insisté sur le devoir de mémoire : « Le souvenir est fragile quand la mort est passée. »source: Ouest France.

J'ouvre ce topic suite au debat interessant diffusé sur France 5. Cet hommage assez sobre de la République vous a t-il satisfait ?
En effet, face à l'importance de l'événement, la mort du dernier poilu de la Grand Guerre qui fut un traumatisme pour le peuple français, n'aurait il pas fallu un hommage plus "poussé" notamment sur l'aspect pédagogique avec l'organisation d'une semaine dans les collèges et lycées de la République autour de ce conflit ? la lecture de lettres de poilus par les éleves ? organiser des événements culturels dans des lieux symboliques comme à Verdun ?