Thursday 17 April 2008 à 02:22
la vache

je pourrais être plein au as si la cour d'appel n'existait pas et si j'étais citoyen canadien...
Il y a trois ans, je faisais mes courses aux BIP du coin ; étant un jeune homme assez rigoureux sur mon hygiene personnelle, je me sentais concerné par se vaste rayon des produits d'hygiène corporelle. Après avoir longuement hésité en plusieurs (la rose fait-elle un teint de pêche ? l'abricot du roussillion ne fait-il pas trop lesbien ? dois-je hydrater ma peau ou la nourir ?), j'en pris un au hasard.
Parce qu'il était vert, en face de moi, pas forcement cher et terriblement drôle. (chez auchan, les produits qu'ils conditionnent eux même comportent toujours des gens ravis de figurer sur leurs marchandises. La dernière fois, il y avait une jeune femme qui riait aux éclats d'être sur l'emballage d'une moussaka - ça en dit long sur le degré d'abrutissement de notre mercantilisme alimentaire)
BREF
Une fois rentré chez moi, je vais pour utiliser mon tout nouveau gel douche lorsque ARGllll
je remarque, coincée dans une bulle faisant à peine 3 millimètres, une petite araignée. Très certainement decedée.
De prime abord j'ai eu un mouvement de dégout. Mais c'était tellement beau de la voir.
Petite tisseuse prisonnière d'un gel douche parfumé vert.
Comme un archéologue j'ai montré mon "archneïde minusculis dans sa résine" comme la pièce maîtresse du 9m2 que j'habitais alors. Cette bouteille de gel douché était devenue le rayon des horreurs du musée de l'homme à elle toute seule.
Las - un amant de l'époque, laissé dans la chambre plus par inconscience que par confiance, s'est lavé avec le graâl déposé en évidence sur l'une des étagères du bureau.
La science a perdu, ce jour là d'une matinée fraiche et sale, l'unique spécimen aimée d'araignée morte.