jeudi 08 mai 2008 à 16:21
C'est un acte risqué car interdit :
Pour la religion musulmane :
Il existe qu'un seul Coran : Le Coran supérieur, occulté aux yeux du profane, enregistré sur une Table gardée décrit comme « la Mère du Livre » Oum El Kittab. L'ange Gabriel aurait eu pour mission de faire descendre le contenu du livre céleste et de le transmettre au prophète. Il est vu comme parfait, incréé, éternel et donc absolument inimitable (dogme)
Seulement voilà le dilemne : sa transmission.
La mort de nombreux compagnons (témoins, famille, disciples, ...) du prophète connaissant par cœur l'intégralité du texte, incite le premier calife Abû Bakr, 2 ans après la mort de mahomet, a fait coucher par écrit, la tradition orale et les notes (blasphème:des écrits!) des compagnons, pour que cette connaissance ne se perde pas : Ainsi est né le Coran écrit : Créé
Du point de vue ésotérique, le Coran matériel ne serait que la représentation physique, une sorte de réplique, une transcription partielle d'un Coran supérieur, donc imparfaite (déjà).
Cette retransmission écrite posa déjà a l'époque des divisions entre les croyants : entre les Ahl al 'aql (les gens de la raison), opposé à sa transmission écrite et le mouvement des ahl al naql (les gens de la transmission). Les premiers disparurent peu de temps après. (sans commentaire)
Il fut décidé que la version écrite étant le plus proche de la parole transmise elle était acceptable dans l'état, malgrès le fait que toute représentation de la mêre du livre ou de dieu (pas de son prophète) soient interdit (dogme).
Cependant, il exista pendant quelque temps plusieurs version de celui-ci, et c'est à cause d'interprétations différentes en sirie et en irak et ainsi de risques de division que le calife Uthman décide alors d'officialiser un type unique de pronociation de l'arabe du texte, et ordonna la destruction de toutes les copies précédentes.
Toute traduction, retranscription ne serait alors qu'une pâle imitation du texte original (écrit en arabe du 7ème siècle). Même la plus juste traduction ne pourrait pas être considérée comme juste, mais seulement comme une traduction approchée. (donc interdite normalement)
Seulement voilà : il n'existe plus que deux copies originelles : l'une se trouverait à Istanbul (Turquie), l'autre à Tachkent (Ouzbékistan)...