mercredi 18 juillet 2007 à 22:41
Après avoir battu d'affilée "En attendant Godot" de Samuel Beckett, "Les Chants de Maldoror" du Comte de Lautréamont, "Les Liaisons Dangereuses" de Pierre Choderlos de Laclos et "1984" de George Orwell, le livre qui remporte le tournoi littéraire de Comlive a bien mérité son titre !!!
En battant son adversaire en finale avec 60,87%, il devient officiellement LE livre préféré des Comliviens, voilà le grand, le sublime, le resplendissant...
La démocratie a parlé ! "Les Fleurs du Mal" de Charles Baudelaire est le livre préféré des Comliviens. Ce recueil de poésie publié en 1857 à 1300 exemplaires est devenu par la suite cultissime, avec de célèbres poèmes abordant la mort, la vie, le temps, la nature, la beauté, etc, parmi lesquels L'Albatros, La Vie Antérieure, L'Homme et la Mer, Spleen, Le Chat, L'Invitation au Voyage, etc etc... Le tout divisé en 6 sections : Spleen et idéal, Tableaux parisiens, Le Vin, Fleurs du mal, Révolte et La Mort.
Spleen et idéal, tout d'abord, constitue une forme d'exposition ; c'est le constat du monde réel tel que le perçoit l'écrivain. Les 3 sections suivantes en procèdent, dans la mesure où elles sont des tentatives de réponse au spleen, d'atteinte de l'idéal. Baudelaire s'aventure à cette fin dans les drogues (Le Vin) puis tente de se noyer dans la foule anonyme de Paris pour y dénicher une forme de beauté (Tableaux parisiens) avant de se tourner vers le sexe et les plaisirs physiques (Fleurs du Mal). Après ce triple échec vient la révolte contre l'absurdité de l'existence (Révolte) qui, elle aussi s'avérant vaine, se solde par La Mort.
CITATION(Wikipedia)
LE PROCES
Le 5 juillet 1857, un article du Figaro de G. Bourdin critique « l’immoralité » des Fleurs du mal. Le 7 juillet, la direction de la Sûreté publique (ministère de l’Intérieur) saisit le parquet du délit d’« outrage à la morale publique » et pour « outrage à la morale religieuse ». Cette dernière accusation est finalement abandonnée. Le 20 août, le procureur Ernest Pinard, qui avait également requis contre Madame Bovary, prononce un réquisitoire devant la 6e Chambre correctionnelle. Le 21 août, Baudelaire et ses éditeurs sont condamnés respectivement à 300 et 100 francs d’amende, ainsi que la suppression de six pièces, pour délit d’outrage à la morale publique. Le 30 août, Victor Hugo écrit à Baudelaire « Vos Fleurs du mal rayonnent et éblouissent comme des étoiles », et pour le féliciter d’avoir été condamné par la justice de Napoléon III. En 1859, Victor Hugo écrira que l’ouvrage apporte « un frisson nouveau » à la littérature. Le 6 novembre, Baudelaire écrit à l’impératrice pour demander une réduction de l’amende qui est réduite à 50 francs par le garde des Sceaux.
Poulet-Malassis, réfugié en Belgique après une condamnation de 3 mois de prison, publie en février 1866 sous le titre Les Épaves vingt-trois poèmes de Baudelaire, dont les six pièces condamnées. L’éditeur sera condamné le 6 mai 1868 par le tribunal correctionnel de Lille pour cette publication.
L’édition suivante de 1861 enlève les pièces interdites et rajoute 30 nouvelles œuvres. L’édition définitive et posthume de 1868 comprendra finalement 151 poèmes, mais ne reprend pas les poèmes interdits ; ceux-ci seront publiés, ainsi que ceux du recueil Épaves, à Bruxelles en 1869 dans un Complément aux Fleurs du mal de Charles Baudelaire.
Charles Baudelaire et ses éditeurs ont été réhabilités par la Cour de Cassation le 31 mai 1949.
Venez acclamer "Les Fleurs du Mal" sur ce topic.