Friday 18 January 2008 à 02:02
J'ai la flemme de parler d'une primaire qui importe tellement peu... Je vous file un article que j'ai trouvé :
Mitt Romney renaît dans le Michigan !L'ancien gouverneur du Massachusetts a remporté hier une victoire convaincante lors des primaires du Michigan. Ce qui s'apparente, politiquement, à une résurrection.
Chez les démocrates, Hillary Clinton a triomphé par défaut. Avant tout parce que ses principaux adversaires n'étaient pas dans la course dans cet État, boudé par le parti.
«Ce soir marque le début d'un retour, un retour pour l'Amérique», a déclaré Romney après l'annonce de son triomphe. «C'est une victoire de l'optimisme sur le pessimisme de style Washington», a-t-il ajouté. Il a néanmoins dit s'inspirer de deux anciens présidents américains, «Ronald Reagan et George Herbert Walker Bush».
Au moment de mettre sous presse, Romney récoltait 39% des intentions de vote, contre 30% pour son plus proche rival, John McCain. Ce sénateur de l'Arizona était suivi par l'ancien gouverneur de l'Arkansas, Mike Huckabee, à 15%.
Le franc-tireur Ron Paul se classait quatrième avec 6% des voix. Il devançait l'acteur Fred Thompson (à 4%) et l'ancien maire de New York, Rudy Giuliani (à 3%), en mal de crédibilité.
Il s'agit, pour Romney, d'un premier triomphe majeur depuis le début de la course à l'investiture de son parti. Jusqu'ici, il avait uniquement remporté les caucus du Wyoming, un rendez-vous marginal.
Désastre évitéPendant longtemps, les sondages le donnaient gagnant en Iowa et au New Hampshire. Deux États où, les 3 et 8 janvier, se déroulaient les plus importants rendez-vous du début de la course au leadership. Or, Romney a terminé au deuxième rang dans ces États. Ce qui a semé le doute sur sa capacité de remporter la course à l'investiture.
«S'il n'avait pas gagné au Michigan, ça aurait été un désastre pour lui», a expliqué Victoria Mantzopoulos, directrice du département de sciences politiques à l'Université de Detroit-Mercy.
«Sa victoire lui donne un élan et lui permettra d'obtenir le soutien financier nécessaire pour continuer la course», a précisé la politologue, jointe au téléphone hier soir.
McCain, pour sa part, avait besoin d'une victoire au Michigan pour conserver l'élan obtenu lors de son triomphe la semaine dernière au New Hampshire.
«Moi qui pensais que cette campagne était en train de devenir plus facile», a-t-il lancé en guise de boutade. Il a fait ces commentaires en direct de la Caroline-du-Sud, où se dérouleront des primaires républicaines samedi, en même temps que des caucus au Nevada.
Romney, qui est reconnu pour ses succès en tant qu'homme d'affaires, a tout misé sur cet atout au Michigan. L'État de 10 millions d'habitants a un taux de chômage de 7,4%. Nettement plus élevé que la moyenne du pays.
Il a remporté son pari. L'économie était l'enjeu numéro un pour 55% des électeurs, selon les sondages effectués au sortir des bureaux de scrutin. Il faut dire aussi que Romney est né et a grandi au Michigan. Et que son père George a été gouverneur de cet État dans les années 60.
Hillary par défautDu côté démocrate, Hillary a terminé au premier rang avec 59% des voix. Une victoire facilitée par l'absence, sur le bulletin de vote, des noms de Barack Obama et de John Edwards.
Le Parti démocrate a voulu punir le Michigan pour avoir devancé la date de ses primaires et a demandé aux candidats de ne pas y faire campagne. Certains ont carrément décidé de ne pas s'y présenter.
Les démocrates ont aussi décidé de ne pas tenir compte, lors du décompte national servant à désigner le leader du parti, des délégués recueillis par les candidats au Michigan. La victoire de Clinton n'est donc que cosmétique.
Outre Clinton, les électeurs du Michigan pouvaient voter pour Dennis Kucinich ou Mike Gravel, deux candidats marginaux qui ont respectivement récolté 4% et 0% des voix. Ils pouvaient aussi cocher la case «uncommitted». Soit se dire «non engagés» pour éviter d'offrir leur soutien à l'un ou l'autre des candidats. C'est ce qu'ont fait 36% des électeurs, preuve que Clinton est loin de faire l'unanimité.
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