Wednesday 22 June 2005 à 10:38
Le figaro....Mercredi 22 juin.
FINANCES Le ministre de l'Economie revoit la croissance à la baisse et appelle à travailler plus
Thierry Breton dresse un constat alarmant de l'économie
La vérité brute, sans habillage ni louvoiement. «Nous avons une crise à gérer», a indiqué hier Thierry Breton lors de sa conférence de presse trimestrielle. Et d'ajouter. «Il faut avoir le courage de dire, simplement mais gravement, que la France d'aujourd'hui vit au-dessus de ses moyens après avoir accumulé des déficits considérables depuis 25 ans.» Le ministre de l'Économie et des Finances, qui ne cesse de rappeler que seule la transparence permettra de restaurer la confiance des Français, est donc passé à l'acte.
Au regard de la liste des difficultés égrainées, ce n'est pas de «la crise» mais «des crises» qui plombent l'économie française dont a parlé le ministre. L'état catastrophique des finances publiques d'abord. Le remboursement des intérêts de la dette engloutit chaque année 40 milliards d'euros, soit l'intégralité de l'impôt sur le revenu que paient les Français tous les ans. «J'adhère totalement au raisonnement de Thierry Breton et la seule manière d'éviter que la dette ne s'emballe, c'est de réduire les déficits», indiquait hier soir Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France. Autre crise : le faible taux d'activité, jeunes et seniors en tête. «Dans une économie essentiellement tertiarisée, il faut expliquer aux Françaises et aux Français que chaque personne au travail, c'est un peu de croissance en plus», a commenté le ministre qui se refuse à tout discours malthusien sur le sujet. Tout en se gardant bien de prononcer les mots tabous de «contrat de travail» et de «35 heures», Thierry Breton a ajouté que «pour financer notre modèle, il faut travailler plus, et tout au long de sa vie».
Autres crises encore : la démographie qu'une immigration choisie permettrait de résoudre, la taille trop petite des entreprises françaises qui constitue un handicap à l'heure de la mondialisation.
Si Thierry Breton a tiré la sonnette d'alarme, il n'est pas allé au bout du constat. Et a préféré s'en tenir à des mesures conjoncturelles qui permettront peut-être de doper la croissance mais certainement pas de venir à bout des crises structurelles. Il devrait néanmoins proposer en septembre des réflexions sur la dette publique. C'est un premier pas.
Ca y est c'est tombe, la France vit au-dessus de ses moyens, qui l'ignorait? Mais c'est la premiere fois qu'un ministre le dit tout haut.
Ca fait 30 ans que le systeme francais est depasse et meme maintenant, alors que la crise est tres profonde, on ne sais meme pas si on pourra le changer.
La France est ruinee de toutes parts, il faudrait travailler plus: (les gens vivent beaucoup plus longtemps qu'il y a 50ans, alors pourquoi ne pas les faire travailler plus?). Les trente cinq heures n'enrichissent pas la France, bien au contraire, alors pourqui pas les supprimer et revenir a un temps de travail qui enrichit.
C'est ca qui m'exaspere,on connait les remedes pour relever la France, mais on est incapable de les appliquer.
Pourquoi? C'est ca que j'aimerais savoir, est-ce de la fautes des syndicats, des fonctionnaires, des socialistes des capitalistes, des extremistes, des privilegies?
A qui doit-on cette France ruine, qui n'est meme pas capable de sortir de la crise, alors qu'elle a tout les moyens pour le faire?
Hier on me reprochait d'etre un peu trop optimiste, mais est-ce une utopie que de souhaiter une France qui se releve, et qui s'enrichissent a nouveau?
PS Excusez moi pour le manque d'accent mais je ne les ai pas sur mon clavier.
Ce message a été modifié par mattthieu - Wednesday 22 June 2005 à 10:43.