samedi 18 novembre 2006 à 19:45
Adriana Karembeu L’étoile filante de Caftan
Adriana est une habituée de Caftan. La sirène slovaque aux jambes de 1,26 m de long, celle qui nous a tous intimé l’ordre de la regarder “dans les yeux”, revient cette année pour célébrer les 10 ans de Caftan, comme en famille. Belle, pragmatique, et extrêmement professionnelle, Adriana a répondu par l’affirmative à toutes nos demandes, pas toujours des plus faciles du reste, et a, encore une fois, apporté un bout d’enchantement avec elle. Trois passages sur le podium, trois occasions d’admirer une femme rayonnante, au grand cœur et aux goûts sobres, loin de l’univers luxueux qu’elle côtoie. Adriana adore la marque de prêt-à-porter “Maje”. Veut participer au prochain Rallye des Gazelles en quad. Et ne refuse jamais une photo à quiconque... Quelques heures seulement passées en sa compagnie et pourtant… Avec Adriana, les retrouvailles sont toujours des petits instants de bonheur.
recueillis par sofia benbrahim
FDM : Un quatrième tour de piste à Caftan ?
Adriana Karembeu : Oui ! La dernière fois, c’était il y a 4 ans. C’est toujours un plaisir pour moi. Voir de magnifiques robes de haute couture du monde arabe, et particulièrement des caftans marocains. Je viens de terminer mes essayages pour le défilé et les caftans que je porte sont faits de tissus splendides. Le travail qui est derrière est formidable. C’est très touchant.
Que pensez-vous de la mise en scène de Caftan cette année ?
Par rapport aux années précédentes mais également par rapport aux podiums internationaux.
L’événement s’est beaucoup développé. Il est nettement plus sophistiqué. Le podium est sublime, sans parler des créations qui sont de pures merveilles. On ne porte pas simplement un vêtement, mais un morceau de couture, de tradition, d’histoire. On le sent vraiment. Tout à l’heure, lors de la séance de photos, j’ai ressenti cette fierté d’une femme marocaine, arabe, avec cette histoire, cette culture qui est derrière. Pourtant je ne suis pas du tout de ce monde, j’en suis loin. Juste au contact de ces tissus, de ce travail, ça m’a mis tout de suite dans cette atmosphère.
Et par rapport aux styles présentés, à la créativité ?
Déjà, les années précédentes, j’étais émerveillée par la beauté des caftans. Cette année, j’ai découvert des robes avec des ceintures en argent. Je n’imagine même pas le nombre d’heures de travail qu’il y a derrière. C’est magnifique. De toutes façons, l’importance de Caftan grandit chaque année. On fête aujourd’hui son 10ème anniversaire. En même temps, Caftan mène ce combat pour défendre les petites filles dans les endroits difficiles du Maroc, pour les scolariser. C’est essentiel. Je suis aujourd’hui ambassadrice de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme. A plus forte raison, je me sens concernée par les droits de la femme. L’éducation est un élément indispensable si on veut faire avancer les droits de l’homme. Et si on veut penser aux femmes de demain…
Caftan fête ses 10 ans. Que lui souhaitez-vous ?
J’ai envie de dire, beaucoup de chance pour les nouveaux talents. Que tout le monde s’amuse, bien sûr ! J’espère que la récolte d’argent sera bonne cette année pour que la cause du CSSF, défendue par Caftan, continue d’avancer encore et encore.
Hormis la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, vous êtes également ambassadrice de la Croix Rouge, avec le slogan “Faîtes un geste”. Pourquoi être autant dans l’humanitaire ?
Je me suis rendue compte qu’avec très peu de notoriété on peut faire des miracles ! C’est la 7ème année que je travaille avec la Croix Rouge. Je commence cette année avec la Fédération Internationale des Droits de l’Homme. J’en suis très fière.
Vous êtes actuellement en pleine reconversion professionnelle. Vous avez lancé une marque de cosmétiques “Adriana Karembeu” assez complète. Quelle est la spécificité de vos produits ?
Je voulais créer quelque chose par moi-même. C’est ainsi que je peux avoir une liberté totale et également développer un produit qui me corresponde complètement. Je ne voulais pas faire un coup marketing mais mettre en place quelque chose qui marche réellement. C’est pourquoi j’ai choisi le silicium comme cheval de bataille. Par rapport à d’autres agents cosmétiques, le silicium est le produit actif au plus fort niveau d’efficacité. On l’utilise dans le milieu médical pour les grands brûlés. Beaucoup de marques de cosmétiques l’utilisent aussi contre les vergitures. Le silicium existe depuis quarante ans mais, au niveau du marketing, il n’a jamais été mis en avant. Je me suis intéressée aux résultats de tests réalisés sur les produits qui se vendent actuellement un peu partout comme la vitamine A ou la vitamine B. Ils offrent très peu d’efficacité, contrairement au silicium. J’en ai donc mis partout dans ma gamme. Par ailleurs, je voulais des crèmes qui marchent à tous les niveaux. Comme j’avais cette expérience de tester tous les produits possibles, je voulais en développer qui fonctionnent sur les femmes de 15 à 45 ans. Une base de protection contre la pollution et le stress, qui permette à la fois la régénération et le renouvellement cellulaire.
Vous impliquez-vous vraiment avec votre laboratoire ?
Oui, bien sûr ! J’ai passé un an à développer ma ligne de cosmétiques. J’ai angoissé mes chimistes jusque dans leurs rêves. J’ai fait faire et refaire des produits parce qu’ils ne correspondaient pas à ce que je voulais. Je ne veux pas que les consommatrices pensent que ma marque était simplement un coup marketing, liée à ma notoriété. Je veux de la qualité d’autant plus que je m’y connais en chimie. Lorsque les chimistes m’ont sorti la première fois, leur carte pour m’expliquer comment les produits fonctionnaient. Je leur ai répondu que je connaissais tout cela ! Ils voulaient m’impressionner avec leurs formules mais il s’est avéré que je connaissais bien cet univers ! Je pense être assez crédible dans ce milieu.
Christian, comment va-t-il ?
(Rires) Très bien. Il est à la retraite. Alors il faut travailler maintenant ! Il a sa chaîne de restauration aux Etats-Unis, sa marque de vêtements sportifs, le projet au Maroc… Il bouge plus que jamais !
Question qui vient souvent à l’esprit : On a du mal à imaginer comment deux agendas réglés sur des horaires de décollage et d’atterrissage peuvent se rencontrer…
Ce n’est pas facile. Christian râle beaucoup mais on se retrouve. On a déjà ce rythme de vie dans le sang. Je ne pense pas qu’on soit capable, ni l’un ni l’autre, de rester à la maison sans rien faire. J’ai testé et ça ne marche pas pour moi !
Et les enfants ?
C’est quelque chose qui est prévu mais voilà, je pense que chaque femme a le droit de décider quand le moment est venu pour elle. Personnellement, je n’en suis pas encore tout à fait là mais je sens que ça va venir…
Source: Femmes du Maroc, publiée le 01/06/2006