dimanche 18 mai 2008 à 13:13
le sujet sur :
je bloque sur ces 2 questions :
* sur quelle opposition repose chacun des 3 textes ? justifiez
*Pour chacun de ces apologues, formulez la leçon qu'on peut en tirer ?
ces questions portent sur les textes suivants :
voici les textes :
Le Joujou du pauvre
Je veux donner l'idée d'un divertissement innocent. Il y a si peu d'amusements qui ne soient pas coupables ! Quand vous sortirez le matin avec l'intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions à un sol, -telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l'enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un siffle, -et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s'agrandir démesurément. D'abord ils n'oseront pas prendre ; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s'enfuiront comme font les chats qui vont manger loin de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l'homme.
Sur une route, derriére la grille d'un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d'un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie.
Le luxe, l'insouciance et le spactacle habituel de la richesse rendent ces enfants-là si jolis, qu'on les croirait faits d'une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté.
À côté de lui, gisait sur l'herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d'une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l'enfant ne s'occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu'il regardait :
De l'autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, sale, chetif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un oeil impartial découvrirait la beauté, si, comme l'oeil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, ille nettoyait de la répugnante patine de la misère.
À travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l'enfant pauvre montrait à l'enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitati et secouait dans une boîte grillée, c'étati un rat vivant. Les parent, par économie sans doute, avait tiré le joujou de la vie elle-même.
Et les deux enfants se riaient l'un à l'autre fraternellement, avec des dents d'une égale blancheur.
LE TORRENT ET LA RIVIÈRE.
Avec grand bruit et grand fracas
Un torrent tombait des montagnes :
Tout fuyait devant lui ; l'horreur suivait ses pas ;
Il faisait trembler les campagnes.
Nul voyageur n'osait passer
Une barrière si puissante :
Un seul vit des voleurs ; et, se sentant presser
Il mit entre eux et lui cette onde menaçante.
Ce n'était que menace et bruit sans profondeur :
Notre homme enfin n'eut que la peur.
Ce succès lui donnant courage,
Et les mêmes voleurs le poursuivant toujours.
Il rencontra sur son passage
Une rivière dont le cours,
Image d'un sommeil doux, paisible, et tranquille,
Lui fit croire d'abord ce trajet fort facile :
Point de bords escarpés, un sable pur et net.
Il entre ; et son cheval le met
A couvert des voleurs, mais non de l'onde noire :
Tous deux au Styx allèrent boire ;
Tous deux, à nager malheureux,
Allèrent traverser, au séjour ténébreux,
Bien d'autres fleuves que les nôtres.
Les gens sans bruit sont dangereux :
Il n'en est pas ainsi des autres.
Le pigeon puni de son inquiétude :
deux pigeons vivaient ensemble dans un colombier avec une paix profonde. Ils fendaient l'air de leurs ailes, qui paraissaeint immobiles par leur rapidité. Ils se jouaient en volant l'un après l'autre, se fuyant et se poursuivant tour à tour. puis, ils allaient chercher du grain dans l'aire du fermier ou dans les prairies voisines.
Aussitot ils allaient se désaltérer dans l'onde pure d'un ruisseau qui coulait au travers de ces prés fleuri. de là ils revenaient voir leur pénates dans le colombier blanchi et pleins de petits trous, ils passaient le temps dans une douce société avec leurs fidèles compagnes. leurs coeurs étaient tendres, le plumage de leurs cous étaient changeant et peint d'un plus grand nombre de couleurs que l'Inconstance Iris. On entendait le doux murmure de ces heureux pigeons, et leur vie était délicieuse. l'un d'eux, se dégoutant des plaisirs d'une vie paisible, se laissa séduire par une folle ambition et livra son esprit aux projets de la politiques. le voilà qui abandonne son ancien ami ; il part, il va du côté du Levant, il passe au dessus de la mer méditérrannée, et vogue avec ses ailes dans les airs, comme un navire avec ses voiles dans les ondes de Téthys, il arrive à alexandrette, de là il continue son chemin, traversant les terres jusqu'à Alep ; en y arrivant, il salue les autres pigeons de la contrée qui servent de courriers règlés et il envie leur bonheur. aussitot il se répand parmi eux un bruit qu'il est venu un étranger de leur nation qui a traversé des pays immenses, il est mis au rang des courriers; il porte toutes les semaines les lettres d'un bacha attachées à son pied et il fait 28 lieues en moins d'une journée. Il est orgueilleux de porter les secrets de l'Etat, et il a pitié de son ancien compagnon qui vit sans gloire dans les trous e son colombier. mais un jour, comme il portaient les lettres du bacha, soupçonné d'infidélité par le Grand - Seigneur, on voulut découvrir par les lettres de ce bacha s'il n'avait point quelque intelligence secrète avec les officiers du roi de Perse : une flèche tirée perce le pauvre pigeon, qui d'une aile traînante se soutient encore un peu, pendant que son sang coule. Enfin, il tombe, et les ténèbres de la mort couvrent déjà ses yeux; pendant qu'on lui ôte les lettres pour les lire, il expire plein de douleur, condamnant sa veine ambition et regrettant le doux repos de son colombier où il pouvait vivre en sureté avec son ami.
merci
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Aider moi j'en ai besoin pour mardi 20mai . merci