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jeudi 17 janvier 2008 à 01:23
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Il avait 17 ans comme moi, il était le plus déconneur du lycée et de sa classe, c'était celui qui s'occupait le plus de moi "Fais gaffe à toi en rentrant en moto Rosy". C'était celui qui me jugeait le plus aussi, pour mon bien "tu devrais arrêter de baiser comme ça, ça t'apporte rien".
C'est celui qui me faisait pleurer au lycée tellement il m'énervait de pas me comprendre dès qu'on parlait de sexe.
Toutes les filles l'adoraient, il avait toujours une petite copine sous la main. Il avait trouvé son école post-bac. Il avait une famille qui l'aimait et qu'il aimait, il le disait des fois quand on parlait plus sérieusement.
Il allait partir sans un pays magnifique l'été.

Sa copine l'a quittée le samedi soir. Le dimanche soir il s'est jeté du pont d'Austerlitz, en avril 2007. On n'a retrouvé son corps dans la Seine que deux semaines plus tard.
On n'a jamais compris, personne.
Comme dit une copine de sa classe, qd sa petite amie nous quitte, on essaie au moins de la récupérer, c'est prématuré de se tuer 24h après.

Un de ses ex qui était ma copine à l'origine est tombée dans l'anorexie, elle est à l'hôpital depuis trois mois, interdiction de visite pendant deux mois et demi, là elle commence à avoir des heures de sortie.
Ma copine de sa classe j'suis sûre qu'elle fait une dépression, elle va trop mal, elle arrive pas en cours, elle veut arrêter.
Les autres amis je les connais moins bien.

Et moi j'ai eu une période de "vide" j'arrivais plus à penser. Chute libre dans l'espace. Pleuré en cours pendant la première semaine de sa disparition, et les gens qui nous disaient "mais non il a juste fugué, t'inquiète pas il va revenir". Nous on savait qu'il était mort, on le sentait.

J'étais une des meilleures élèves, je suis une des pires. J'ai plus su que faire dans mon avenir, moi qui le construisait scrupuleusement depuis trois ans. Petit à petit mes envies reprennent, mes espoirs. Je me bats pour retrouver la motivation au moins pour rejoindre l'école que je veux pour l'an prochain, post-bac.
Gros bordel dans ma vie. Je suis partie de tous les côtés, en couille. Puis j'ai stoppé net. Coupé les ponts pendant un mois avec mes meilleurs amis, vu un psy qui m'apporte rien directement, mais indirectement si.

Les trois premiers mois j'étais dans un autre monde. J'avais conscience de rien. La mort, la vie... Quand je m'approchais du lycée j'étouffais, début de crise de spasmophilie. Il s'est passé six mois jusqu'à ce que je ne la retienne plus, début décembre j'ai crisé au milieu de la cour.
Je rêvais qu'il était dans une piscine, que je plongeais car il bougeait pas. "Alex, Alex réveille-toi, c'est pas drôle!". Je voyais sa peau boursouflée ça me donnait envie de vomir. Sa mère se tenait sur le côté et pleurait. Et tout d'un coup il était dans une armoire, je l'ouvrais, et il tombait à plat. Sans vie. Lourdement. Avec toujours ce visage que j'imaginais boursouflé par 15 jours de noyade dans l'eau.

On ne comprendra jamais. Et faut vivre avec ça. Avec la peur de l'oublier. J'ai tellement peur de ça. J'ai l'impresssion qu'il a jamais existé. Qu'il existe plus. Fini. Aucune trace de son passage. On l'a incinéré... moi qui déteste les tombes j'aurais voulu.



jeudi 17 janvier 2008 à 02:11
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Y a rien de cruel à dire que la vie continue, au contraire
jeudi 17 janvier 2008 à 02:13
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_A_
mercredi 16 janvier 2008 à 13:42
Question : en quoi est-ce plus dur de surmonter la mort d'un proche par suicide que par maladie ou accirdent?





Parce que oui on se sent forcément coupable, on se dit qu'on a forcément raté quelque chose, qu'on aurait pu changer çà! Qu'on a pas vu les "SIGNES", qu'on les a mal interprété, pour ma part ce qui m'a permis de surmonter cette culpabilité c'est que j'ai alerté avant, la prof principale de ma classe, la CPE en charge de notre classe, et ses parents, on ne m'a pas entendu, c'était terrible.Et je suis d'accord avec Gitan, on prend du recul et on se dit que la vie continue, on ne peut pas faire autrement ou alors on sombre.


douce évi
mercredi 16 janvier 2008 à 14:59
Ce topic m'arrache des larmes...il est très poignant et ça me répugne d'intervenir dessus pour changer le titre je le fais vite pour les mêmes raisons que d'habitude.Désolée.




Pas de soucis wink.gif
jeudi 17 janvier 2008 à 02:14
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Djelil
jeudi 17 janvier 2008 à 02:11
Y a rien de cruel à dire que la vie continue, au contraire




C'est la meilleure façon d'avancer, et de s'en sortir, on ne peut pas porter le deuil toute une vie, par contre moi je suis devenue adulte à 17 ans à cause de cette expérience. Ca m'a sérieusement fait grandir.
jeudi 17 janvier 2008 à 10:17
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kgbg
jeudi 17 janvier 2008 à 02:13
Parce que oui on se sent forcément coupable, on se dit qu'on a forcément raté quelque chose, qu'on aurait pu changer çà! Qu'on a pas vu les "SIGNES", qu'on les a mal interprété, pour ma part ce qui m'a permis de surmonter cette culpabilité c'est que j'ai alerté avant, la prof principale de ma classe, la CPE en charge de notre classe, et ses parents, on ne m'a pas entendu, c'était terrible.Et je suis d'accord avec Gitan, on prend du recul et on se dit que la vie continue, on ne peut pas faire autrement ou alors on sombre.
Pas de soucis wink.gif



Oui, je comprend tout à fait. Mais par respect pour la douleur de ceux qui sont concernés par le présent topic, je ne m'engagerai pas dans un débat qui m'intéresserait, et qui en outre, a déjà eu lieu récemment.
Et ça évitera de faire du hs et douce sera contente sleep.gif
jeudi 17 janvier 2008 à 20:43
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Il avait 17 ans comme moi, il était le plus déconneur du lycée et de sa classe, c'était celui qui s'occupait le plus de moi "Fais gaffe à toi en rentrant en moto Rosy". C'était celui qui me jugeait le plus aussi, pour mon bien "tu devrais arrêter de baiser comme ça, ça t'apporte rien".
C'est celui qui me faisait pleurer au lycée tellement il m'énervait de pas me comprendre dès qu'on parlait de sexe.
Toutes les filles l'adoraient, il avait toujours une petite copine sous la main. Il avait trouvé son école post-bac. Il avait une famille qui l'aimait et qu'il aimait, il le disait des fois quand on parlait plus sérieusement.
Il allait partir dans un pays magnifique l'été.



Sa copine l'a quittée le samedi soir. Le dimanche soir il s'est jeté du pont d'Austerlitz, en avril 2007. On n'a retrouvé son corps dans la Seine que deux semaines plus tard.
On n'a jamais compris, personne.

Comme dit une copine de sa classe, qd sa petite amie nous quitte, on essaie au moins de la récupérer, c'est prématuré de se tuer 24h après.
Une de ses ex qui était ma copine à l'origine est tombée dans l'anorexie, elle est à l'hôpital depuis trois mois, interdiction de visite pendant deux mois et demi, là elle commence à avoir des heures de sortie. Je l'ai revue aujourd'hui; elle arrivait plus à manger, même pas à boire. Elle ne pouvait pas dormir car dormir demande de l'énergie, bref j'ai appris que son coeur s'était arrêté et qu'elle avait failli y passer aussi.


Ma copine de sa classe j'suis sûre qu'elle fait une dépression, elle va trop mal, elle arrive pas en cours, elle veut arrêter.
Les autres amis je les connais moins bien.

Et moi j'ai eu une période de "vide" j'arrivais plus à penser. Chute libre dans l'espace. Pleuré en cours pendant la première semaine de sa disparition, et les gens qui nous disaient "mais non il a juste fugué, t'inquiète pas il va revenir". Nous on savait qu'il était mort, on le sentait.

J'étais une des meilleurs élèves, je suis une des pires. J'ai plus su que faire dans mon avenir, moi qui le construisait scrupuleusement depuis trois ans. Petit à petit mes envies reprennent, mes espoirs. Je me bats pour retrouver la motivation au moins pour rejoindre l'école que je veux pour l'an prochain, post-bac.
Gros bordel dans ma vie. Je suis partie de tous les côtés, en couille. Puis j'ai stoppé net. Coupé les ponts pendant un mois avec mes meilleurs amis, vu un psy qui m'apporte rien directement mais indirectement si.

Les trois premiers mois j'étais dans un autre monde. J'avais conscience de rien. La mort, la vie... Quand je m'approchais du lycée j'étouffais, début de crise de spasmophilie. Il s'est passé six mois jusqu'à ce que je ne la retienne plus, début décembre j'ai crisé au milieu de la cour.

Je rêvais qu'il était dans une piscine, que je plongeais car il bougeait pas. "Alex, Alex réveille-toi, c'est pas drôle!". Je voyais sa peau boursouflée ça me donnait envie de vomir. Sa mère se tenait sur le côté et pleurait. Et tout d'un coup il était dans une armoire, je l'ouvrais, et il tombait à plat. Sans vie. Lourdement. Avec toujours ce visage que j'imaginais boursouflé par 15 jours de noyade dans l'eau.

On ne comprendra jamais. Et faut vivre avec ça. Avec la peur de l'oublier. J'ai tellement peur de ça. J'ai l'impression qu'il a jamais existé. Qu'il existe plus. Fini. Aucune trace de son passage. On l'a incinéré... moi qui déteste les tombes j'aurais voulu.

Ca va faire un an le 1er avril. Quelle blague.



vendredi 18 janvier 2008 à 01:32
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Rosy tout d'abord je ne sais pas quoi te dire, ni par où commencer ton post est boulversant émouvant et dur à la fois...

Pour ce qui est de l'oublier, tu ne l'oubliera jamais crois moi, déjà 4 ans pour moi et il est toujours là dans un coin de ma tête sans y penser tout les jours, mais de temps en temps une nostalgie, un souvenir, une pensée qui ne torture pas, mais qui rapelle, c'est la différence avec la période de deuil dans laquelle tu dois encore te trouver d'après tes mots.

Et tout ce que tu dis son des signes que ton deuil n'est pas achevé, c'est long, très long et pénible, desesperant, mais crois moi on en vient à bout, par le retour du gout de la vie après le passage à vide.

Tu ne dois pas te sentir coupable de vivre, de ne pas avoir fait( c'est ton rêve qui m'inspire ce sentiment) je pense qu'il faut que tu te pardonnes. Tu n'y peux rien, puis concentre toi sur ton avenir, c'est dur je sais (moi même je n'ai pas fait çà aujourd'hui je regrette)

Le plus dur sera le 1er avril, une fois l'anniversaire des un an, (constat pour ma part) on reprend le dessus petit à petit, ca revient, je te jure que çà va aller mieux.

Sinon nul besoin de tombe pour penser au gens, un endroit, une musique, une odeur, un mot, une photo tout çà peut nous faire nous remémorer cette personne qui nous manque tant, mais à tout hasard si tu sais où sont ses cendres, n'hésite pas à t'y rendre, si çà peut t'apaiser.

En tout cas, je te souhaite d'aller mieux au plus vite. Courage
vendredi 18 janvier 2008 à 13:00
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J'ai une amie qui était en couple depuis 4 ans avec 3 enfants. 2 enfants d'une précédente union et 1 petite dernière de 2 ans avec lui. Il était militaire.
Un soir en rentrant de l'école, sa fille de 6ans (qui est la meilleure copine de la mienne) a été dans le garage chercher ses jouets comme à son habitude et elle a trouvé son beau-père pendu dans le garage!
Il était revenu exprès d'une de ses "mission" pour se pendre chez sa famille!
La petite suit aujourd'hui une thérapie et ne s'en sort pas!
la dernière suivait sa soeur et ne dort plus!
le petit lui n'a rien vu. quand à la mère elle est devenue un vrai fantome avec besoin de soutien quotidien pour élever ses enfants!

C'est abominable de faire ça! Il était malheureux et a voulu que sa famille le soit!
C'était le 22 décembre 2006!
vendredi 18 janvier 2008 à 13:21
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C'est vraiment atroce pour les petites, je n'imagine même pas, le traumatisme qu'elles ont subi, c'est vraiment très dur crying.gif
samedi 19 janvier 2008 à 11:39
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Par contre là je vois que le dernier post est de Rosy92, mais quand je viens sur le topic je suis la dernière posteuse, y'a une bug?qui voit le post de Rosy?
samedi 19 janvier 2008 à 17:37
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Ouh la y a des pbm effectivement. J'avais posté mon histoire une première fois et le lendemain je la voyais pas je l'ai donc repostée, et là mon dernier message n'est pas non plus affiché.

En tout cas je disais qu'effectivement j'attendais presque avec impatience ce que kje considère comme une dernière étape pour accepter: son "un an" de disparition, ça va être dure mais après ça ira mieux. Le cycle sera terminé. Je pourrai plus me dire "y a un an il était là".
samedi 19 janvier 2008 à 22:35
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pour moi c etait il y a plusieurs annees a l adolescence je gardais 2 enfants adorables le weekends, la mere etait une bonne amie de ma mere toujours souriante, tres chaleureuse.
un jour son mari est revenu du travail et a trouve les 3 corps chacun dans son lit.
elle s etait tuee mais n avait pas epargne ses enfants.
aujourdhui encore ce n est pas sereinement que je pense a cette histoire,franchement le temps n a pas change grand chose.
la douleur et l incomprehension sont toujours la.
elle a emporte dans sa tombe le secret de la raison de cet acte..
je me mefie des gens trop gentils ,toujours souriant: ce ne sont pas toujours les plus heureux.


samedi 19 janvier 2008 à 23:43
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kgbg
dimanche 04 novembre 2007 à 13:04
Moi désormais j'ai une phobie perdre mon homme, j'ai peur quand il traverse la rue etc... j'ai consulté mais rien n'y fait, je me gère moi même, il est au courant, mais j'évite de laisser çà entre nous.



En relisant le sujet je viens de m'arrêter sur cette phrase, j'ai exactement la même phobie, en tout cas avec les personnes proches... J'ai toujours l'impression qu'ils peuvent mourir à tout instant, du coup j'ai une peur panique de tout (quand ils voyagent, prennent la voiture, dépriment un peu, etc.), et mon dernier mot pour eux est toujours "fais attention à toi".
Et de la même façon, j'ai maintenant une peur panique de mourir, ce qui complique pas mal les choses puisque je voyage très souvent en avion...

Avant ça je ne pensais jamais à ces conséquences là... La mort c'était un truc lointain. L'autre chose qui me fait paniquer c'est de me dire que je ne serais pas au courant s'ils meurent, que je peux être en train de vaquer à mes occupations, et eux être en train de mourir quelque part... Ca me rend malade.
dimanche 20 janvier 2008 à 00:15
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Chocolate-Popcorn
samedi 19 janvier 2008 à 23:43
En relisant le sujet je viens de m'arrêter sur cette phrase, j'ai exactement la même phobie, en tout cas avec les personnes proches... J'ai toujours l'impression qu'ils peuvent mourir à tout instant, du coup j'ai une peur panique de tout (quand ils voyagent, prennent la voiture, dépriment un peu, etc.), et mon dernier mot pour eux est toujours "fais attention à toi".
Et de la même façon, j'ai maintenant une peur panique de mourir, ce qui complique pas mal les choses puisque je voyage très souvent en avion...

Avant ça je ne pensais jamais à ces conséquences là... La mort c'était un truc lointain. L'autre chose qui me fait paniquer c'est de me dire que je ne serais pas au courant s'ils meurent, que je peux être en train de vaquer à mes occupations, et eux être en train de mourir quelque part... Ca me rend malade.




Je me sens moins seule!! crying.gif j'essaie de prendre sur moi, des fois j'y arrive parfois je cède à la panique, mais pareil pour moi la mort m'obsède par période! Là par exemple sortant de funérailles j'avoue que j'y pense, enfin je me dis, et si je n'avais pas le temps de faire tout ce que je veux, etc enfin c'est vraiment emmerdant, ca peut pourir la vie!


Ce message a été modifié par kgbgcm - dimanche 20 janvier 2008 à 00:16.
mardi 22 janvier 2008 à 22:01
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Je n'ai pas grand chose a apporter au sujet si ce n'est que vos histoires sont vraiment tres touchantes et que vous meritez tous d'allez mieux
.Personne n'a a culpabiliser un suicide c'est abominable a vivre mais c'est avant tout un choix qu'a fait la personne...on peut influencer un choix mais pas le decider... bon courage a vous tous
vendredi 01 février 2008 à 05:16
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_A_
mercredi 16 janvier 2008 à 13:42
Question : en quoi est-ce plus dur de surmonter la mort d'un proche par suicide que par maladie ou accirdent?



peut etre parce que la personne choisit elle meme de partir et de quitter ses proches qui se sentent alors abandonnes...Qu il s agit d un acte volontaire(meme si a ces moments la on est dans un etat second)
contrairement a la maladie ou a l accident

vendredi 01 février 2008 à 05:19
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Chocolate-Popcorn
samedi 19 janvier 2008 à 23:43
En relisant le sujet je viens de m'arrêter sur cette phrase, j'ai exactement la même phobie, en tout cas avec les personnes proches... J'ai toujours l'impression qu'ils peuvent mourir à tout instant, du coup j'ai une peur panique de tout (quand ils voyagent, prennent la voiture, dépriment un peu, etc.), et mon dernier mot pour eux est toujours "fais attention à toi".
Et de la même façon, j'ai maintenant une peur panique de mourir, ce qui complique pas mal les choses puisque je voyage très souvent en avion...

Avant ça je ne pensais jamais à ces conséquences là... La mort c'était un truc lointain. L'autre chose qui me fait paniquer c'est de me dire que je ne serais pas au courant s'ils meurent, que je peux être en train de vaquer à mes occupations, et eux être en train de mourir quelque part... Ca me rend malade.



meme chose pour moi
ces dernieres annees j ai perdu pas mal de personnes que j aimais et depuis je suis sur le qui vive:j ai sans cesse peur que mes grands parents ,ma tante etc disparaissent
je les appelle tous les jours je veux profiter au maximum de leur presence ici bas avant qu il ne soit trop tard...
lundi 11 février 2008 à 15:36
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J'avais un petit ami, on s'aimait beaucoup,
Mais même si on s'aimait il n'allait pas bien:
il était né d'un père pédophile qui le battait,
Sa mère elle, faisait tout pour le protéger,
si bien qu'elle y a laissé sa vie...
Quand on s'est rencontré il était avec son groupe,
moi j'étais avec quelque potes,
C'était beau, même quand on baisait il n'y avait pas de vulgarité,
juste de l'amour, rien que de l'amour,
et au mois de février il y a tout juste un an,
j'ai découvert qu'il se droguait à forte dose,
j'ai eu peur, j'ai pleuré,
mais il m'a dit qu'il contrôlait la situation,
comme une conne je l'ai laisser faire,
jalors que je voyais les plaies sur son corps meurtri,
Ses crises violentes, ses scarifications, il ne savait plus,
il avait des pertes de connaissance,
la mort se lisait dans ses yeux, il quittait peu à peu notre monde,
Le 19 juillet 2007 on l'a retrouvé mort sur le canapé de chez lui,
mort...pâle...froid comme le marbre...
J'ai cru qu'une partie de moi était morte, et j'avais raison,
Je ne m'en suis toujours pas remise d'autant plus que tout le monde l'a oublié...
lundi 11 février 2008 à 16:19
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_A_
mercredi 16 janvier 2008 à 13:42
Question : en quoi est-ce plus dur de surmonter la mort d'un proche par suicide que par maladie ou accirdent?



Parce qu'une maladie ou un accident subis et que la personne n'a pas choisi, on peut se dire plus facilement que ça fait partie de la vie, alors qu'un suicide est une mort voulue, donc qui implique tout un cheminement psychologique différent.
lundi 11 février 2008 à 16:24
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Le plus dur était que quand je le racontait à mes amis, il riaient!
Je l'ai laissé mourir c'est ma faute, je l'ai laissé mourir !!!! pleure.gif

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