samedi 09 juin 2007 à 18:20
jeudi 07 juin 2007 à 11:17 Finalement, tout ce qui nous entoure, tout ce que nous croyons pourrait être inventé. Dans l'absolu rien ne prouve que notre monde ne soit pas une matrice, que tout ce qui nous entoure ne soit pas créé de toute pièce par un ordinateur qui réfléchirait en binaire quand l'homme réfléchirait en décimal. Donc simplifier la réalité dans des objets(c'est le même principe pour les idées) comme une roue en disant que cela va de soit, c'est présupposer l'existence de cette roue dans l'absolue. Ce dont nous ne sommes pas sûre. Peut-être qu'il y a une logique qui nous échappe et qui nous permettrait de faire une autre classification.
(digression)Dans ce référentiel, on ne peut pas s'appuyer sur aucun livre de ce monde pour le définir(tant pis pour la bible et le coran), on ne peut donner aucune intention à dieu comme celle d'avoir créé le monde pour le donner à l'homme. (Je tiens à le préciser parce que en générale les déistes comprennent de travers ce que j'affirme et sautent sur cet argument pour dire que ce monde a été inventé par dieu pour l'homme.)(fin digression)
Avec ce référentiel (celui défendu par les philosophes que tu cites), qui je l'avoue est le seul vraiment absolument rigoureux, on ne peut pas affirmer que les concepts que nous utilisons sont pertinents.
Non, ce n'est pas ce qui est défendu par les philosophes que je cite. Seul le solipsisme défend une telle vision du monde (et peut être aussi un peu les platoniciens).
Je parlais des nominalistes, des matérialistes et de divers autres mouvements, dont la principale caractéristique est de dire que ce monde existe (au contraire de Matrix ou de la caverne de Platon) et qu'il n'existe pas "d'aute monde". Les nomminalistes nient par exemple l'existence du monde des idées, nie l'existence des mots et des concepts, ne reconnaissant que l'existence des choses (toi tu me parle d'un point de vue dans lequel on ne croirait pas en l'existence des choses, c'est assez différent).
jeudi 07 juin 2007 à 11:17 "Donc, dans ce référentiel " : de quel référentiel parles-tu ? Dans mon référenciel ? Si c'est le cas, le mensonge n'existe pas de par la communication.
Prenons un exemple (clair et explicite) :
Un père demande à son fils de cinq ans qui a encore de la confiture autour de la bouche.
"-As-tu mangé la confiture ?
-Non, ce n'est pas moi" répond le fils pour ne pas se faire gronder.
L'enfant répond clairement quelque chose qu'il sait être contraire à la vérité. Là l'enfant ment. L'idée chez l'émetteur et le récepteur est la même, peut-être pas sur tous les détails( pour le père la confiture est un aliment qui fait grossir quand pour l'enfant c'est le meilleurs des mets) pourtant sur l'idée de manger la confiture, il sont d'accord. Si on explique clairement, l'idée chez l'émetteur et le récepteur est presque toujours la même, cela n'a vraiment rien d'extraordinaire.
Sinon, si un spectateur raconte une pièce de théâtre qu'il a vu et qu'il se trompe sur le nom d'un des personnage : il ne ment pas. Il se trompe.
Prenons un exemple similaire, une ersonne qui demande à une autre si elle a mangée de la confiture au petit déjeuner.
Si la personne a qui la question a été posée refuse de répondre, on répond "ça ne te regarde pas", est-ce un mensonge ?
Je pense que non : refuser de donner une information, de transmettre un savoir, une connaissance (même annecdotique) est différent de propager une idée fausse.
jeudi 07 juin 2007 à 11:17 Donc si tu veux avoir une discussion qui parle de "mensonge", tu ne peux pas faire autrement que te mettre dans mon référentiel et accepter les simplifications induites par les concepts parce qu'utiliser le langage c'est clairement se mettre dans mon référentiel.
Mais rien ne m'oblige à accepter ta convention de la définition du mot mensonge. Il y a plusieurs conventions différentes.
Toujours est-il, que, peut importe la convention, le mensonge par omission, pratiquement et conceptuellement diffère du mensonge classique. Cela me sufft pour dire que ce n'est pas la même chose.