Somme Nous Encore Au Temps Des Seigneurs?

mercredi 30 avril 2008 à 16:28
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Au jour d'aujourd'hui et surtout dans l'actualité on parle beaucoup de démocratie.

Pour ma part je pense que nous sommes toujours au temps des rois.

Une question me revient toujours ; L''argent et il le garant de notre liberté ? Est-ce que les miettes que les gouvernants nous donnent, sont suffisantes pour aspirer à la liberté?

Pas certain ! ! !

Un exemple tout bête, les grandes familles de France et de Navarre sont elles riches par le saint esprit , par la sueur que leur ascendant ont laissé couler de leurs fronts ou tout simplement par le profit qu'ils ont amassé sur le dos des ouvriers?

La seule différence entre avant et après la révolution c'est le fait qu'une classe moyenne c'est dévelloppée.

Cette même classe moyenne qui aujourd'hui paie le prix fort des dépense inutiles et extravagantes de nos dirigeants.

part exemple : à part le maire de Paris qui a une équipe de cycliste ,tous les autres roulent dans de grosses berlines avec chauffeur.

Cela semble anodin mais c'est notre argent qu'il gaspille.

Aller expliquer aux gens qui même avec deux salaires ont du mal à joindre les deux bouts.

Il faut leur faire comprendre que si le secrétaire du secrétaire à une voiture de fonction pour pas être en retard aux réceptions , à la garden party .LOL

Autre exemple , les déplacements à l'étranger de nos dirigeants.

C'est sûr qu'amené Rama Yade en Tunisie , c'est super important vue le rôle primordial qu'elle joue dans notre gouvernement . cela à encore l'air anodin mais , ca coûte surtout à notre portefeuille.

Je n'ai rien contre elle, c'est plutôt le totalitarisme de notre président qui la rend inutile.

Pour en revenir à mon sujet de départ , je reste scandaliser par les différences qu'il existe et qui s'agrandie de jours en jours entre les "riches" et les "pauvres".

Oui les pauvres c'est plus un gros mot ça devient de plus en plus la fatalité de beaucoup de nos concitoyen.

Pensez vous que cette différence et normale.

Pensez vous que les cadeaux fiscaux de notre président au plus riche est normal.

Pensez vous que c'est normal que les français soit de plus en plus pauvre?

Pensez vous que l'image du président et aussi importante que de développé le pouvoir d'achat?

Bref je vous laisse répondre à tout cela en espérant que cela alimentera les débats;

Lol



mercredi 30 avril 2008 à 16:36
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Il faut manger.
Manger, tout ce qui est possible de manger.
Contre la crise et en attendant la guerre, c'est le dernier remède.
Je vais me faire une petite côte de porc, boire quelques verres de vin rouge et je reviens.


mercredi 30 avril 2008 à 18:12
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L'argent est roi...Pour accéder au pouvoir, il faut l'appui des possédants et une cour.


Globalement le roi (dans notre cas ) Sarkozy a tous les éléments en main pour ressuciter la nouvelle monarchie française.

Sarkozy lui même, descendant d'une famille de noble, épouse en seconde noce, aussîtôt après son élection une princesse du show biz. S'appuyant sur le "travaillé plus pour gagner plus," afin de servir les intérêts de la grande famille des affaires, il divise en même temps le monde du travail en deux catégories, les fainéants et les autres.

Dans l'objectif de toute monarchie, trouver des appuis les moins couteux possible, consiste à faire imploser les classes moyennes, celles qui peuvent s'enrichir, du fait des mesures prises et celles qui essaient de survivre débordées, par la chute du pouvoir d'achat ce qui a pour conséquence, de les ramener aux niveau des années les plus sombres de l'histoire de la Véme république.

Comme le peuple est servil, doit t'on s'inquiter du prix du pain ( qui avait valu à Louis XVI une révolution) ou le prix du carburant pour aller au boulot ?...

Comme pour le régime de Louis XVI, qui ne s'inquiétait pas du prix du pain, le régime de Sarkozy ne s'inquiète nullement de contrôler les hausses qui fusent de toute part.

Cela lui sera t'il fatal ?...
vendredi 02 mai 2008 à 20:44
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Les institutions ont bien changé depuis la révolution, mais une élite continue d' exister.

Ces "seigneurs" qui sont haut-fonctionnaires, PDG d' entreprises privés ou publiques, et chefs militaires sont assez solidaire entre eux, ils circulent facilement d' un poste à l' autre.

Cependant, ces élites se renouvellent ( un peu ), ne sont plus forcement héréditaire contrairement à avant la révolution. Pourtant, je trouve que le renouvellement de cette classe est bien trop faible, trop archaique, pour une démocratie moderne.
vendredi 02 mai 2008 à 23:41
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Tout peuple a une élite.
De tout temps, n'importe quel régime, il faut une élite qui tire le pays vers l'avant et qui, au passage, profite bien plus de la vie.
Il y a une élite et des jaloux.

Les jaloux c'est nous.

Notre système politique est encore très "monarchie" absolue avec notre président aux trop grands pouvoirs, mais nous ne sommes plus au temps des seigneurs.

Juridiquement et politiquement nous avons le même poids que les plus riches des français. Et, à priori, personne ne peut se voir interdire l'accès aux hautes sphères pour peu qu'il donne du siens.

La seule différence c'est l'inégalité des chance de départ qui favorise telle ou telle famille dans telle ou telle voie.

PS: Supprimez l'élite que vous dénoncez et aussitôt elle sera remplacé par d'autres personnes qui tendront à avoir les mêmes comportement d'auto sauvegarde de leur place.
samedi 03 mai 2008 à 01:47
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Carlitos
mercredi 30 avril 2008 à 16:28
Au jour d'aujourd'hui et surtout dans l'actualité on parle beaucoup de démocratie.


Autre exemple , les déplacements à l'étranger de nos dirigeants.

C'est sûr qu'amené Rama Yade en Tunisie , c'est super important vue le rôle primordial qu'elle joue dans notre gouvernement . cela à encore l'air anodin mais , ca coûte surtout à notre portefeuille.

Je n'ai rien contre elle, c'est plutôt le totalitarisme de notre président qui la rend inutile.

Pour en revenir à mon sujet de départ , je reste scandaliser par les différences qu'il existe et qui s'agrandie de jours en jours entre les "riches" et les "pauvres".

Oui les pauvres c'est plus un gros mot ça devient de plus en plus la fatalité de beaucoup de nos concitoyen.

Pensez vous que cette différence et normale.

Pensez vous que les cadeaux fiscaux de notre président au plus riche est normal.

Pensez vous que c'est normal que les français soit de plus en plus pauvre?

Pensez vous que l'image du président et aussi importante que de développé le pouvoir d'achat?

Bref je vous laisse répondre à tout cela en espérant que cela alimentera les débats;

Lol




Topic intéressant ! Car il est clair que la France s'appauvrit... ou plutôt que les français s'appauvrissent... Le plus loin que je m'en souvienne, je n'ai jamais connu une telle déchéance de la vie des travailleurs... comme tu dis, même les classes moyennes.


Sans nom
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Autre exemple , les déplacements à l'étranger de nos dirigeants.

C'est sûr qu'amené Rama Yade en Tunisie , c'est super important vue le rôle primordial qu'elle joue dans notre gouvernement . cela à encore l'air anodin mais , ca coûte surtout à notre portefeuille.

Je n'ai rien contre elle, c'est plutôt le totalitarisme de notre président qui la rend inutile.




Perso, j'ai bcp contre elle... elle ne sert à rien en France et encore moins à l'étranger... le fait que Sarko l'emmène, ce n'est que du cinoche... Elle n'est là que comme vraie bouffone du faux roi Sarko...


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Pensez vous que c'est normal que les français soit de plus en plus pauvre?

Pensez vous que l'image du président et aussi importante que de développé le pouvoir d'achat?




Avec Sarko, il est clair que la France devient de plus en plus capitaliste... on le voit déjà : faible avec les puissants, hargneux avec les faibles... que ce soit socialement, économiquement et politiquement.
A présent, vaut mieux être jeune, en très bonne santé, avoir fait de très bonnes études, d'avoir des parents aisés dès le départ... sinon, c'est dur.


Ce message a été modifié par Hijack - samedi 03 mai 2008 à 01:48.
samedi 03 mai 2008 à 23:17
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Non, indéniablement, on est plus au temps du Roi ou des seigneurs (ce qui est tout à fait différent) car on est dans une république. Du temps de la monarchie, le roi n'avait pas l'idée de s'immiscer dans la vie de ses sujets au delà de la collecte de l'impôt et de quelques broutilles arbitraires sans importance. Aujourd'hui, le pouvoir de la république, c'est à dire celui de la loi, permet au président et aux pourritures "représentants du peuple" de s'ingérer dans la vie des gens. Au temps du féodalisme, il y avait peut-être une plus grande autorité potentielle sur les sujets, mais on pouvait facilement changer de seigneur, en trouver un qui soit protecteur pour nous, puisque politiquement, militairement, économiquement opposé à l'autre. La diversité des partis garantissait un certain équilibre, et à cette époque l'Eglise jouait aussi un rôle protecteur important. Car aussi bien les rois que les seigneurs étaient chrétiens, et étaient élevés dans le christianisme, ce qui garantissait un minimum de droiture morale, l'autorité et la puissance morale de l'Eglise étant un frein puissant aux velléités des uns et des autres. Voire avec quelle dignité Louis XVI se laissa décapiter, en invoquant le martyr du Christ et le pardon pour ses bourreaux. C'est pas le minable et vulgaire nain bling-bling qu'on se tape qui aurait une telle grandeur face à la mort!
dimanche 04 mai 2008 à 21:05
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Non, indéniablement, on est plus au temps du Roi ou des seigneurs (ce qui est tout à fait différent) car on est dans une république. Du temps de la monarchie, le roi n'avait pas l'idée de s'immiscer dans la vie de ses sujets au delà de la collecte de l'impôt et de quelques broutilles arbitraires sans importance. Aujourd'hui, le pouvoir de la république, c'est à dire celui de la loi, permet au président et aux pourritures "représentants du peuple" de s'ingérer dans la vie des gens.




La contre partie de ça c'est qu'il ne fallait pas compter sur l'état ou quoi que ce soit pour recevoir de l'aide, financière ou autre. Qu'il n'y a avait pas de justice et pas de liberté. Et que le système se reposait sur une idéologie détestable à savoir que quelques Nobles étaient meilleurs car leur sang était meilleur et que donc ceci expliquait pourquoi ils avaient tout et dominé tout.
Heureusement qu'on est en république.


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Au temps du féodalisme, il y avait peut-être une plus grande autorité potentielle sur les sujets, mais on pouvait facilement changer de seigneur, en trouver un qui soit protecteur pour nous, puisque politiquement, militairement, économiquement opposé à l'autre.




Faux, cela dépend de ta naissance. Si tu fais partit des 3/4 de paysans sans terre tu es attaché à ta terre car financièrement dépendant de ton seigneur dont tu ne changeras surement pas. Même en cas de changement de seigneur tu devais payer une taxe pour avoir le droit de partir. Et tu pouvais travailler toute ta vie sans jamais rien posséder. Injuste!

De plus les oppositions politiques des seigneurs débouchés en grande partie sur une insécurité réelle et des guerres où vous seriez enrôlés de force pour une cause qui ne vous concerne pas mais concerne celui qui vous exploite. A côté, nos émeutes de banlieue qui font deux ou trois morts maxi ressembleraient à une paisible promenade citadine.


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La diversité des partis garantissait un certain équilibre,




Un chaos où une famille en chasse une autre. Même le roi a mit un siècle à réussir à mater les nobles et à reconstituer son autorité. Et encore ça a toujours été un fragile équilibre fait de compromis, jusqu'à Louis XIV en tout cas.


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et à cette époque l'Eglise jouait aussi un rôle protecteur important. Car aussi bien les rois que les seigneurs étaient chrétiens, et étaient élevés dans le christianisme, ce qui garantissait un minimum de droiture morale, l'autorité et la puissance morale de l'Eglise étant un frein puissant aux velléités des uns et des autres.


Certes, l'église était celle qui disait quoi penser... Son assise sur les autorités temporelles n'était tout de même pas infaillible.
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Voire avec quelle dignité Louis XVI se laissa décapiter, en invoquant le martyr du Christ et le pardon pour ses bourreaux. C'est pas le minable et vulgaire nain bling-bling qu'on se tape qui aurait une telle grandeur face à la mort!




On n'en est plus à résoudre tout par la mort de l'autre. Je vous garanties que dans tous les points on est gagnant avec la république. C'est pas parfait. Y a des frustrations! Mais c'est le régime le moins pire.


Ce message a été modifié par Sharku - dimanche 04 mai 2008 à 21:07.
lundi 05 mai 2008 à 00:00
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Sharku
vendredi 02 mai 2008 à 23:41
La contre partie de ça c'est qu'il ne fallait pas compter sur l'état ou quoi que ce soit pour recevoir de l'aide, financière ou autre. Qu'il n'y a avait pas de justice et pas de liberté. Et que le système se reposait sur une idéologie détestable à savoir que quelques Nobles étaient meilleurs car leur sang était meilleur et que donc ceci expliquait pourquoi ils avaient tout et dominé tout.
Heureusement qu'on est en république.



Non, en effet, l'aide aux miséreux, aux orphelins, aux vieillards, aux mendiants était le travail de l'Eglise en général, et particulièrement des monastères. Il y avait une justice, rendue par le seigneur pour les affaires relativement importantes, par le roi pour les affaires très importantes ou pour ceux qui avaient la chance de le voir, et les petits problèmes de voisinage étaient réglés par la coutume. Pas de liberté? Foutaises! Il n'y avait pas de loi, et pas de force répressive, comment pourrait-il ne pas y avoir de liberté dans uns système où le pouvoir ne se mêle pas de la vie des gens au delà que la collecte des impôts. Et prétendre qu'il y avait de l'idéologie au Moyen Age... mais le MA, c'est l'exact opposé de l'idéologie! Il n'y avait pas de noblesse instituée, comme au XVIIe siècle, mais toute un hiérarchie de vassalité, du petit propriétaire jusqu'au roi de France. Et la république n'a rien à voir avec cela: c'est juste le fait qu'il y ait des lois qui s'appliquent à tous.


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Faux, cela dépend de ta naissance. Si tu fais partit des 3/4 de paysans sans terre tu es attaché à ta terre car financièrement dépendant de ton seigneur dont tu ne changeras surement pas. Même en cas de changement de seigneur tu devais payer une taxe pour avoir le droit de partir. Et tu pouvais travailler toute ta vie sans jamais rien posséder. Injuste!



Le système de servage n'était pas un esclavage. C'était un accord, entre une famille et sa descendance de cultiver la terre d'un seigneur et de ses successeurs, en échange de protection. On pouvait racheter son servage pour libérer la famille de l'obligation, ou racheter la terre pour la cultiver à son compte. Mais parmi les enfants, tous n'étaient pas lié forcément à l'obligation, c'était seulement la famille, et si le benjamin, rarement héritier, décidait de partir s'installer à la ville, de devenir indépendant, ou de se mettre en servage après avoir pris épouse, il était libre de le faire. Eventuellement, on pouvait même, à ses risque et péril, quitter le seigneur pour en trouver un autre qui nous protège. En effet, suite à des maladies, ou d'autres causes, certaines zones pouvaient se dépeupler, les seigneurs les possédant faisaient alors leur possible pour attirer les serfs d'autre seigneur, parfois payant leur rachetant leur servage pour les reprendre comme serf ou pour les laisser cultiver leurs terres en hommes libres, parfois les protégeant des représailles de l'ancien seigneur, etc...


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De plus les oppositions politiques des seigneurs débouchés en grande partie sur une insécurité réelle et des guerres où vous seriez enrôlés de force pour une cause qui ne vous concerne pas mais concerne celui qui vous exploite. A côté, nos émeutes de banlieue qui font deux ou trois morts maxi ressembleraient à une paisible promenade citadine.



Foutaises! Les paysans et serfs n'étaient jamais mêlés aux guerres (sauf en cas de pillage, évidement), et il ne leur était demandé aucun service de défense. Seuls les seigneurs et éventuellement leurs gens d'armes réguliers et les mercenaires étaient astreints à ce devoir. Et précisément, les petites échauffourées entre seigneurs étaient la plupart du temps sans grande conséquence: d'une part à cause de la trop grande importance de chacun dans le tissu social, d'autre part à cause du fait qu'un mort ne vaut rien, alors qu'un prisonnier peut-être échangé contre une rançon, pratique extrêmement courante. Et généralement on mariait une cousine et un neveu, et tout le monde se réconciliait.


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Un chaos où une famille en chasse une autre. Même le roi a mit un siècle à réussir à mater les nobles et à reconstituer son autorité. Et encore ça a toujours été un fragile équilibre fait de compromis, jusqu'à Louis XIV en tout cas.



Si on parle de la Guerre de Cent Ans, là c'est différent, ça a été la grande crise du système féodal finissant, et qui a véritablement inauguré le commencement du monarchisme. Mais on commençait déjà à entrer dans une période de dégénérescence, où les seigneurs et le roi prenaient leur distance avec le peuple, et commençaient vraiment à croire qu'ils avaient quelque chose de plus. Dans le même temps, le clergé se sécularisait, et était séduit par l'opulence bourgeoise, commençant à délaisser les campagnes et leurs monastères, qui étaient des éléments importants de la conservation d'une foi chrétienne généreuse et sereine.


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Certes, l'église était celle qui disait quoi penser... Son assise sur les autorités temporelles n'était tout de même pas infaillible.



Non, elle ne disait pas "quoi penser", mais plutôt comment agir pour être un bon chrétien. Jusqu'à ce que les Papes se mettent à dégénérer, à chercher l'opulence et le confort avant d'être des bergers pour les brebis de Dieu. Certainement le renouveau du commerce méditerranéen en Italie, l'arrivée de produits étrangers luxueux, et le lucre qu'en tiraient les bourgeois qui en faisaient le commerce n'est pas étranger à cette décadence. Mais jusque là, la ligne morale et politique prônée était plutôt bonne. Et qui, au monde, pourrait prétendre avoir réussi, par simple injonction, à faire cesser les combats et les violences? Et c'est pourtant ce qu'a réussi l'Eglise avec la Paix de Dieu et la Trêve de Dieu.


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On n'en est plus à résoudre tout par la mort de l'autre. Je vous garanties que dans tous les points on est gagnant avec la république. C'est pas parfait. Y a des frustrations! Mais c'est le régime le moins pire.



Rigolo le "on n'en est plus à..." parce que c'est précisément sur ce sacrifice absurde qu'est née la république française, comme sa seule petite affirmation de "rupture", de "révolution": on tue l'ancien, ça ne laisse la place plus qu'au nouveau. Et moi je garantis qu'en tout point on est gagnant avec des hommes de meilleurs volonté, humbles et bienveillants, quel que soit le régime. C'est la seule chose que je puisse tenir pour sûre.
lundi 05 mai 2008 à 19:18
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En fait tu idéalises l'état des pays avant la naissance de l'autorité étatique et non pas tout le moyen âge.

Avant que "l'état" n'apparaisse il n'y avait qu'une foule de seigneur, princes et rois qui étaient tous soumis à de nombreux pactes de vassalités. Mais peut on idéalisé cette époque de l'histoire? Bien que rien ne soit tout noir ou tout blanc, je trouve quand même, qu'on y a plus gagné que perdu.

évidemment, ça dépend pour qui. Puisque tout était réglé dés ta naissance, si tu es un "riche" alors ça va, si tu es un "pauvre" ça ne va pas. Vu ma famille je serai moi même un pauvre des plus pauvres et donc si je me transpose au monde médiéval je ne le vois pas du même œil que toi.

Finalement, du point de vu des nobles c'est un monde peut être attrayant, pas de véritables chefs et une masse de population analphabète et illuminé par une religion complice et qui travail sans demander plus contrairement à nos jours.

Le problème reste que c'est un monde beaucoup trop inégale. Tu nais dans un niveau social dont tu ne sortiras jamais. Alors ça dépend de comment tu nais, mais vivre toute sa vie sur une terre qui t'es louée, dépendre du bon vouloir d'un seigneur qui n'est pas forcément aussi "honorable" que tu as l'air de le croire et ne pas être maître (ou avoir l'impression de) de ta vie, très peu pour moi.

La justice qui se règle par la coutume dépend également de ton niveau. La coutume était oral dans une partie du pays et de droit romain dans l'autre, la partie oral franchement je doute que ce soit une justice impartiale, car facilement "adaptables" aux intérêts en jeux.
Quant à la justice des seigneurs, avant la Paix de dieu c'était de vastes vendetta, la vengeance appelant la vengeance. certes l'idéal chevaleresque où l'honneur est la première vertu fait rêver mais il y avait certains désagréments comme celui ci.

Un peuple qui n'a pas de justice égalitaire, ou, qui s'efforce d'être égalitaire, sera instable socialement. Tel milieu social jalousant un autre etc... L'âge féodal n'étant justement pas encadré par une législation, il était soumis, qu'on le veuille ou non, à la loi du ou des plus forts, les Grandes familles qui, alliés mais ennemis à la fois, avaient tout intérêt à appuyer leur assise territoriale et leur puissance foncière pour garder leur place dans le monde féodal. Ca créera une inflation des rivalités politiques et les nombreuses guerres féodales qui finiront finalement par la mise en place d'une monarchie.

De nos jours, j'avoue qu'il y a, surtout en France (et aux USA) trop de lois. Tout est régis par des lois plus ou moins inutiles d'ailleurs, mais cela garantie tout de même pas mal de droit et d'avantages inexistants à l'âge féodal.

Finalement quels sont les choses, concrètement que tu reproches à la République? (La république n'étant pas un régime modèle loin de là.)


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Si on parle de la Guerre de Cent Ans, là c'est différent, ça a été la grande crise du système féodal finissant, et qui a véritablement inauguré le commencement du monarchisme. Mais on commençait déjà à entrer dans une période de dégénérescence, où les seigneurs et le roi prenaient leur distance avec le peuple, et commençaient vraiment à croire qu'ils avaient quelque chose de plus. Dans le même temps, le clergé se sécularisait, et était séduit par l'opulence bourgeoise, commençant à délaisser les campagnes et leurs monastères, qui étaient des éléments importants de la conservation d'une foi chrétienne généreuse et sereine.




On est tout a fait d'accord sur ça.


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Non, elle ne disait pas "quoi penser", mais plutôt comment agir pour être un bon chrétien. Jusqu'à ce que les Papes se mettent à dégénérer, à chercher l'opulence et le confort avant d'être des bergers pour les brebis de Dieu. Certainement le renouveau du commerce méditerranéen en Italie, l'arrivée de produits étrangers luxueux, et le lucre qu'en tiraient les bourgeois qui en faisaient le commerce n'est pas étranger à cette décadence. Mais jusque là, la ligne morale et politique prônée était plutôt bonne. Et qui, au monde, pourrait prétendre avoir réussi, par simple injonction, à faire cesser les combats et les violences? Et c'est pourtant ce qu'a réussi l'Eglise avec la Paix de Dieu et la Trêve de Dieu.




Un des autres faits qui a amplifié l'envie de luxe du haut clergé, c'est aussi que les cardinaux et hauts dignitaires de l'églises soient tous issus de l'aristocratie et que les nominations ne se faisaient surement pas par "foi" et conviction (certes il y a du en avoir) mais par paiement d'un bénéfice et intérêts politique. L'Eglise a fait le choix de jouer comme un état laïque en voulant s'imposer par la coercition et non pas par "les injonctions". Le népotisme et les problèmes politiques Italiens ont fini de créer des Papes (Avignonnais pour certains) définitivement hors jeu dans l'esprit des fidèles (les papes -rois). Le Schisme et la révolution protestante ont fini de détruire l'église du Moyen âge pour en faire ce que l'on sait aujourd'hui.

De toute manière, l'âge féodal est un âge révolu qui ne peut plus revenir du fait de l'évolution mental de la population. Revenir à l'age féodal signifierait un lavage de cerveau général et du monde entier et la fin d'une société de confort et de consommation telle qu'on l'a connait.


lundi 05 mai 2008 à 23:16
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Deja merci pour les réponses.

Mais je pense qu'on extrapole trop.
Il faut faire la comparaison en intégrant le faite que entre temps nous aurions du évoluer vers la vrai liberté.
Je pense qu'aujourd'hui on refait marche arriere.
On reviens de plus en plus vers les memes types de régimes.
Meme avec 2000 euros par mois on s'en sort plus.
Ca deviens de la monaie de singe on ne peut plus rien s'offrir,a part si on a des parents friqués derriere nous.
Peut etre que bientot on va devoir faire du troc pour s'en sortir .lol.
mardi 06 mai 2008 à 12:26
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Bah, c'est un problème de gestion de budget.
Franchement on a prit trop l'habitude de se payer n'importe quoi et on rale lorsqu'à la fin du mois on ne peut plus s'acheter le dernier i pod à la mode pour faire bien.

Le pouvoir d'achat c'est un faux problème.

Je ne suis pas d'accord, on ne régresse pas, et on ne peut pas juste tenir compte du pouvoir d'achat pour dire qu'on régresse.
On évolue et c'est nécessaire et comme d'hab dans l'histoire tous changement est effrayant et donc on a peur et on veut surtout pas que ça change. Mais il y a des choses qui nous échappent et il va falloir s'habituer à ne pas vivre aussi bien que la génération 68 qui nous a spoilé.
mardi 06 mai 2008 à 13:29
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Sharku
vendredi 02 mai 2008 à 23:41
Bah, c'est un problème de gestion de budget.
Franchement on a prit trop l'habitude de se payer n'importe quoi et on rale lorsqu'à la fin du mois on ne peut plus s'acheter le dernier i pod à la mode pour faire bien.

Le pouvoir d'achat c'est un faux problème.

Je ne suis pas d'accord, on ne régresse pas, et on ne peut pas juste tenir compte du pouvoir d'achat pour dire qu'on régresse.
On évolue et c'est nécessaire et comme d'hab dans l'histoire tous changement est effrayant et donc on a peur et on veut surtout pas que ça change. Mais il y a des choses qui nous échappent et il va falloir s'habituer à ne pas vivre aussi bien que la génération 68 qui nous a spoilé.




+1. 2000 euros c'est largement suffisant arrête, suffit de faire des choix, de réfléchir et ca roule!
mardi 06 mai 2008 à 15:38
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salut sharku.
Tu as des gens à charges tu as un credit sur le dos,tu paie un loyé?
mardi 06 mai 2008 à 17:22
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Je suis étudiant boursier en coloc sans aide des parents, je boss pendant les vacances et parfois en semaine. On y arrive en se privant de choses (comme la télé par exemple) qui ne nous manquent pas.

j'ai encore trois ans d'études...!!

Pour le moment j'y arrive alors que j'ai pas beaucoup de revenus. D'un autre côté je n'ai pas de voiture et je partage celle de mon colocataire, c'est un vaste arrangement et partage des choses comme une vie de couple.


Ce message a été modifié par Sharku - mardi 06 mai 2008 à 17:24.
mercredi 07 mai 2008 à 09:22
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ok

Je te demande ca car quant tu es rentrer dans la vie active c'est pas du tout la meme chose.
Surtout aujourd'hui on à plus le meme pouvoir d'achat qu'il y à quelles années.
Avec un salaire équivalent le pouvoir d'achat à baisser de 20% environs.
Imagine les gens qui à l'époque on contracter un credit pour une maison,pour une voiture et qui s'en sortait bien a l'époque.
aujourd'hui c'est plus dure pour eux.
Les prix on augmentés les taux d'interets c'est idem,pour peut que entre temps ils ont eu des enfants,les fins de mois sont plus difficile!!!
mercredi 07 mai 2008 à 09:46
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vouais, j'avoue que je ne me rends pas vraiment compte car je ne possède rien, j'ai pas de crédit, et je ne veux pas d'enfant car ça coute trop cher lol (et que je suis homo accessoirement).
Je verrais ça d'ici quelques années.

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