EXCLUSIF – Matthias vous invite chez lui grâce au Soirmag !
© DRDepuis qu’il a gagné “Secret Story 2 ”, Matthias ne sait plus où donner de la tête. Notre compatriote a néanmoins accepté, en avant-première pour « soirmag.be », de livrer ses impressions sur l’émission. L’occasion aussi pour lui de revenir sur son passé, sur ses amours, sur ses rêves d’avenir, et… d’inviter ses fans à une fête qu’il organise à Waterloo ce week-end des 12 et 13 septembre ! MARIE-FRANCE ADNET
– Vous sembliez surpris à l’annonce de votre nom lors de la finale de « Secret Story »…
– Et comment ! À mon sens, Cyril était le grand favori. Avant de me lancer dans cette aventure, j’avais suivi d’autres émissions de téléréalité, et je n’avais jamais vu gagner un participant de nationalité étrangère. J’imaginais ma victoire impossible, j’avais donc déjà, réaliste, accepté ma défaite. Vu que je n’avais aucun contact avec l’extérieur, je ne pensais pas avoir une chance. Franchement, après avoir connu autant de « clashs » avec tout le monde, je craignais avoir une image très mauvaise.
– Désormais, votre philosophie de vie est-elle « Tout est possible » ?
– Oui. Ce qui m’arrive est magnifique. J’avais des préjugés sur le public français, je le croyais chauvin, qu’il n’offrirait jamais la victoire à un Belge. C’est une agréable surprise.
– Quels sont les atouts qui ont joué en votre faveur, selon vous ?
– J’étais simplement moi-même : entier. J’étais le moins stratège de tous.
– On vous a reproché de manipuler Alice, votre petite amie. Que pensez-vous aujourd’hui de ces critiques ?
– C’est faux, je ne trichais pas avec elle ! La seule manipulation qu’il y a eu fut la raison de notre présence dans le loft : notre jeu de faux couple. Quand notre secret a été découvert, Alice m’avait immédiatement proposé de rester avec moi, car « ce serait bien pour l’audimat », m’avait-elle dit, mais j’avais refusé. J’avais envie de montrer qui j’étais réellement. Donc, si nous nous sommes rapprochés ensuite, c’est parce que c’était naturel.
Toujours avec Alice !
– En fin de compte, vos personnalités semblent s’accorder assez bien…
– Exactement. Nous sommes complémentaires et complices. Même aujourd’hui, alors que l’émission est finie, nous passons 24 h sur 24 ensemble. Nous partageons la même chambre d’hôtel. Dès ce soir (mardi 9 septembre), je rentre à Bruxelles, elle m’y rejoindra dimanche, nous passerons deux jours ensemble, et la semaine d’après, j’irai à Marseille. On verra ensuite comment notre relation évoluera. On ne fait pas trop de projets.
– Vous retrouvera-t-on bientôt au « Marginal », votre établissement de la banlieue de Bruxelles ?
– Oui, et j’insiste pour que vous préveniez vos lecteurs que ces vendredi et samedi, j’y fêterai mon retour. Nous avons prévu des tentes dans la rue pour accueillir et abriter tout le monde.
– Qu’allez-vous faire de l’argent gagné ? Offrir un appartement à votre maman, comme affirmé le soir de votre victoire ?
– Je vais honorer la promesse que j’ai faite à ma maman il y a dix ans : lui acheter un appartement. Je lui consacrerai au minimum 125.000 euros de mon chèque. Le reste de l’argent me permettra d’une part, de travailler un peu moins dans le monde de la nuit et, d’autre part, de prendre des cours de comédie, tout en continuant ma carrière de mannequin. Je profite aujourd’hui d’une petite notoriété qui, j’en ai conscience, est éphémère. Je compte tenter le coup en Europe, mais je garde à l’esprit que la meilleure façon de réussir au cinéma est de s’expatrier aux Etats-Unis. Quand j’aurai acquis assez de bagages techniques, je prendrai le large.
– Cette envie d’être acteur est-elle née dans la maison des secrets ?
– Non, je caresse ce rêve depuis toujours mais, comme, jusqu’à présent, je cumulais trois boulots, je manquais de temps pour suivre des leçons d’art dramatique. J’ai un talent inné, dixit certains. J’ai donc gardé une partie du montant pour m’offrir une année sabbatique – mannequinat excepté – durant laquelle j’apprendrai le métier de comédien.
– Et du kick boxing, vous en ferez encore ?
– Oui. C’est une passion, et il est dommage de ne pas pouvoir en vivre en Belgique. Les subsides partent au ping-pong, au tennis et au football, mais ma discipline, que j’exerce en semi-professionnel, n’est hélas pas rémunérée. Or, pour un combat, il faut s’entraîner au moins cinq fois par semaine, mais les rétributions sont tellement minimes qu’il est impossible d’en vivre. Dans le cas contraire, le kick boxing aurait été toute ma vie.
Il rêve d’une carrière de comédien digne de celle de Brad Pitt
– Vous rêvez d’une carrière de comédien à la Jean-Claude Van Damme ?
– Je le respecte énormément. Quelle réussite ! JCVD a eu l’intelligence de se consacrer aux arts martiaux, créneau qui n’était pas encore exploité. Moi, j’aimerais mieux me comparer à Brad Pitt qui a, dès le début, tenté de casser son image de séducteur. Il a choisi des rôles qui ciblaient son talent et non son physique. J’essayerai également de ne pas être stéréotypé « beau gosse sans cervelle ». Mais peut-être au début n’aurais-je pas le choix…
– Et… aimeriez-vous d’avoir une femme comme la sienne ?
– Angelina Jolie est superbe, mais c’est surtout son jeu d’acteur que j’admire.
– Pourtant, vos copains affirment que vous préférez les brunes…
– Dans un premier temps, mon regard se dirige d’abord vers une brune élancée, en effet, mais le plus important, dans un couple, ce sont les échanges. Et j’aime aussi les blondes ! Dans le cas contraire, je ne serais pas avec Alice ! Notre complicité s’est créée naturellement, je le répète…
– Comment fait-on pour ne pas péter un plomb dans le loft ? Pas évident d’être enfermé 24 h sur 24 sous une lumière éblouissante, non ?
– C’est justement à cause de ces néons surpuissants que la majorité des candidats portaient souvent des lunettes solaires. Merci de le mentionner, car beaucoup pensent que nous jouions aux stars, mais non, nous avions mal aux yeux. Je ne chaussais pas fréquemment les miennes car j’avais peur qu’on dise que je me prenais au sérieux. Pour répondre à votre question, j’avais posé une condition à mon entrée dans le jeu : qu’on m’installe un équipement sportif et notamment un sac de frappe. Quotidiennement, je m’entraînais deux ou trois heures par jour, ce qui me permettait d’être zen. Avant l’aventure, j’avais également effectué un travail sur moi-même pour prendre du recul sur les événements. Sur place, vous menez une existence tellement « comprimée » que vous auriez pu tomber en dépression à chaque élimination. Une force morale était indispensable. Par exemple, j’ai mis un frein à mon amitié, en exprès, pour Laurent.
– Autre chose : pourquoi aviez-vous rompu avec cette femme qui a longtemps partagé votre toit ?
– J’ai été en ménage, cinq ans durant, avec une femme qui était enceinte au moment où je l’ai connue. J’ai éduqué l’enfant de cette fille, de neuf ans mon aînée, comme si c’était le mien. Mais je voulais réussir ma vie professionnelle avant de m’engager définitivement. J’avais besoin de savoir ma famille à l’abri du besoin avant de pouvoir donner tout mon amour. J’ai cette phobie de retomber dans la pauvreté. Mon but est d’avoir un foyer et des enfants mais je ne pourrai me consacrer entièrement à eux si je n’ai pas l’impression d’avoir accompli tout ce que je devais. C’est pour cette raison que je n’ai pas envie de me remettre en ménage tant que je ne me serai pas réalisé.
« J’habitais dans un sous-sol avec sanitaires et toilettes communs »
– Vous affirmez avoir été pauvre. Votre mère prétend l’inverse. Où est la vérité ?
– En fait, de mes 3 à mes 9 ans, j’ai vécu dans des hôtels étoilés de par le monde, car mon beau-père y était chef technique. Tous les deux ans, on s’installait dans un pays différent, et donc, ma mère n’a jamais pu travailler et forcément, elle n’a pu faire d’économie. Quand elle s’est séparée de cet homme, de retour en Belgique, nous avons vécu dans un sous-sol avec sanitaires et toilettes communs. Ensuite, nous avons habité dans des logements sociaux un peu moins précaires… Je comprends que ma mère réagisse en disant que nous n’avons jamais été pauvres, car aucune maman ne veut reconnaître qu’elle a rencontré des difficultés à élever son enfant à cause de l’argent manquant. De mes 9 à mes 16 ans, elle a beaucoup bossé, mais nous n’étions pas riches. Après la vie des cinq étoiles, quel changement ! Depuis mes 18 ans, je paye notre loyer.
– Il paraît même que vous auriez vendu votre semence à une banque de sperme…
– Cette histoire est très drôle ! J’ignore qui a eu cette brillante idée pour faire parler de moi, mais c’est faux.
– Quand retournez-vous dans votre salle de sports habituelle ?
– Ce mercredi 10 septembre, à 18 h 30.
– Êtes-vous réellement propriétaire du « Marginal » ?
– Oui, à 50 %. J’ai commencé à m’y exercer en tant que barman, il y a neuf ans, et voilà sept ans, j’ai racheté la moitié des parts à mon associé. Nous sommes tous deux patrons. J’ignore d’où vient la rumeur qui prétend l’inverse.
– Une question à propos d’un moment fort de ce « Secret Story 2 » : la rupture (avant la réconciliation) de Samantha et de Nathalie était-elle justifiée ?
– Il n’y avait entre Samantha et Marilyn ! Mais à la vue des images diffusées, on peut croire, en effet, qu’elles étaient ensemble. La production a voulu créer un couple homosexuel illégitime, voilà tout.
Retrouvez l’intégralité du portrait de Matthias dans « Le Soir Magazine » en vente ce mercredi 10 septembre.