Friday 08 October 2004 à 19:57
je vous prie de m'excuser si j'ouvre un nouveau topic mais je n'ai rien trouvé nulle part où mettre ce "post" et je suis étonné que personne ne parle de cette nouvelle tragique voici l'article, s'il n'est pas à sa place merci au modérateur de le changer
L'otage britannique exécuté
L'otage britannique en Irak, Ken Bigley, enlevé le 16 septembre dernier, a été exécuté par le groupe du Jordanien Zarqaoui. La télévision d'Abou-Dhabi indique avoir reçu une vidéo montrant sa décapitation.
Pour aller plus loin
Irak : l'annonce de l'exécution de Ken Bigley (08/10/2004)
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Le Britannique Kenneth Bigley est mort. C'est ce qu'a annoncé vendredi, en début d'après-midi, la télévision d'Abou-Dhabi, qui a dit disposer d'une vidéo montrant cette exécution, transmise par des activistes irakiens. Sur cet enregistrement, Bigley apparaît, lisant un communiqué devant six hommes ; puis l'un d'eux lui tranche la tête au couteau. Cette nouvelle a aussitôt suscité un énorme retentissement en Grande-Bretagne. Jack Straw a exprimé ses condoléances à la famille ; depuis l'Asie où il est en visite pour plusieurs jours, Jacques Chirac a également fait part de sa sympathie à Tony Blair et à la famille de Kenneth Bigley.
Désormais, l'exécutif britannique lui-même est mis sur la sellette. Dès vendredi après-midi, le frère de l'otage, Paul Bigley, n'a pas hésité à accuser directement le Premier ministre d'avoir "du sang sur les mains". Au cours d'une conférence de presse en soirée, le gouvernement s'est efforcé de démontrer que tout avait été fait pour permettre la libération de l'otage : Jack Straw a ainsi affirmé que des contacts avaient été pris avec les ravisseurs, mais qu'ils s'étaient avérés infructueux ; quant à Tony Blair, accusé par la famille de l'otage d'avoir sa responsabilité dans cette mort, il a exprimé son "extrême révulsion" après cette exécution.
Trois semaines de vains appels à la clémence
Au cours des dernières semaines, les images de l'otage aux mains de ses ravisseurs, ou implorant Tony Blair du fond de la cage dans laquelle il était enfermé, avaient été très largement diffusées par les médias britanniques, choquant l'opinion publique. Cet ingénieur de 62 ans avait été enlevé le 16 septembre par le groupe Tawhid wal Jihad, en même temps que deux Américains assassinés depuis. Tous trois étaient sous contrat avec Gulf Supplies and Commercial Services, une entreprise de construction et de services généraux basée au Proche-Orient. Les trois hommes étaient logés ensemble et bénéficiaient d'une protection permanente.
L'otage britannique exécuté
L'otage britannique en Irak, Ken Bigley, enlevé le 16 septembre dernier, a été exécuté par le groupe du Jordanien Zarqaoui. La télévision d'Abou-Dhabi indique avoir reçu une vidéo montrant sa décapitation.
Irak : l'annonce de l'exécution de Ken Bigley (08/10/2004)
Le Britannique Kenneth Bigley est mort. C'est ce qu'a annoncé vendredi, en début d'après-midi, la télévision d'Abou-Dhabi, qui a dit disposer d'une vidéo montrant cette exécution, transmise par des activistes irakiens. Sur cet enregistrement, Bigley apparaît, lisant un communiqué devant six hommes ; puis l'un d'eux lui tranche la tête au couteau. Cette nouvelle a aussitôt suscité un énorme retentissement en Grande-Bretagne. Jack Straw a exprimé ses condoléances à la famille ; depuis l'Asie où il est en visite pour plusieurs jours, Jacques Chirac a également fait part de sa sympathie à Tony Blair et à la famille de Kenneth Bigley.
Désormais, l'exécutif britannique lui-même est mis sur la sellette. Dès vendredi après-midi, le frère de l'otage, Paul Bigley, n'a pas hésité à accuser directement le Premier ministre d'avoir "du sang sur les mains". Au cours d'une conférence de presse en soirée, le gouvernement s'est efforcé de démontrer que tout avait été fait pour permettre la libération de l'otage : Jack Straw a ainsi affirmé que des contacts avaient été pris avec les ravisseurs, mais qu'ils s'étaient avérés infructueux ; quant à Tony Blair, accusé par la famille de l'otage d'avoir sa responsabilité dans cette mort, il a exprimé son "extrême révulsion" après cette exécution.
Trois semaines de vains appels à la clémence
Au cours des dernières semaines, les images de l'otage aux mains de ses ravisseurs, ou implorant Tony Blair du fond de la cage dans laquelle il était enfermé, avaient été très largement diffusées par les médias britanniques, choquant l'opinion publique. Cet ingénieur de 62 ans avait été enlevé le 16 septembre par le groupe Tawhid wal Jihad, en même temps que deux Américains assassinés depuis. Tous trois étaient sous contrat avec Gulf Supplies and Commercial Services, une entreprise de construction et de services généraux basée au Proche-Orient. Les trois hommes étaient logés ensemble et bénéficiaient d'une protection permanente.
En échange de leur libération, le groupe de l'islamiste jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui avait réclamé la libération de femmes détenues dans les prisons américaines en Irak. Cette exigence avait été repoussée par le gouvernement de Bagdad et les Etats-Unis, tandis que les autorités britanniques ont sans cesse répété leur refus de négocier avec les preneurs d'otages. Une fermeté du gouvernement soutenue par la presse. Le Foreign Office, rapidement pessimiste sur l’issue de cette prise d’otage, avait fait distribuer fin septembre à Bagdad 50.000 tracts appelant la population à donner des informations sur l'otage. Les textes en arabe, distribuaient dans le quartier Mansour, où Kenneth avait été enlevé, contenaient un appel de la famille Bigley. "Nous sommes la famille de Ken. Sa mère, ses frères, sa femme et son enfant l'aiment tendrement. Nous vous appelons à l'aide. Nous appelons ceux qui l'ont pris à nous le rendre". La famille avait depuis lors continué ses appels aux ravisseurs pour qu’ils leur rendent Kenneth sain et sauf. En vain.
Vendredi, on était toujours sans nouvelle des journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot, ainsi que de leur chauffeur syrien, enlevés le 20 août dernier au sud de Bagdad.