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Monday 24 September 2007 à 18:39
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Objectif et neutre.

Je pense que pour juger de la qualité d'un journaliste ou d'un expert, il faut savoir d'ou il parle. C'est à dire, comment il aborde le sujet qu'il veut exposer.

En sciences politiques, on dit que le journaliste influence la pensée non pas seulement en fonction du sujet dont il parle, mais aussi en fonction de l'angle sous lequel il le présente. Autrement dit, il n'est pas tant important de voir le journaliste parler de la violence dans les quartiers populaires que de ne le voir parler que de ça à propos de ces quartiers.

On suppute la raison pour laquelle le journaliste va montrer un angle plutôt qu'un autre. On pourrait, le cas échéant, le critiquer, dire qu'il n'est pas objectif, neutre, etc... Mais la neutralité, et l'objectivité est quelque chose de difficile. Ca s'apprend, c'est laborieux, et non. En fait, ça ne s'apprend plus dans les écoles de journalisme... Enfin de mercartique ès presse.

Donc je crois que pour juger de la qualité de son travail, de son discours, un journaliste, ou un expert doit se positionner politiquement.

L'équipe de la rédaction de mariane a eu le courage culoté de le faire publiquement. Ils ont majoritairement voté Bayrou d'abord, puis Royal ensuite, parce que le premier, sans majorité politique, pourrait bousculer le système, et la seconde était vue comme la "moins pire". Ce qui est important ici, contraiment à ce que vous pensiez probablement en lisant la phrase, c'est qu'ils voulaient bousculer le système, les institutions politiques donc, et qu'ils voulaient vote pour la personne (dite) de gauche qui était la mieux placée pour remporter les échéances de 2007.

Au contraire, le fait de connaitre le positionnement politique de son interlocuteur, même si ça peut parfois refroidir sec, permet de mieux comprendre ce qu'il dit et pourquoi il le dit.

C'est la raison pour laquelle ici, je vais me présenter politiquement :

Présentation historique

Mes parents ont divorcé après la coupe du monde de foot 98. J'ai dû déménagé, alors que j'avais bien commencé l'année scolaire (4ème, 14 ans). Changement d'ambiance, je pars du quartier pavillonnaire (et non pas résidentiel) pour arriver dans un quartier populaire. Nul interêt pour rien, j'échoue lamentablement mes années. Enfin, jsuis sûr le fil du rasoir puisque je passe en 3ème année de justesse. C'est que même sans travailler, jsuis intelligent moi cool.gif.

Jvoulais faire ES, mais conscient de l'année que je venais de fournir, et du fait que j'ai pas eu mon brevet, j'ai voulu prendre quelque chose qui à priori y ressemblait, le BEP compta. Mais j'avais 3 de moyenne en math... La conseillère de désorientation en déduit que j'allais me foirer en math, et m'envoie en BEP électronique.

BEP Electronique. Vous savez ? Là ou ya de la physique ! En une semaine, j'envoie une lettre à la CPE et jsuis transféré en BEP compta. Au BEP, j'ai 16 en compta, et 12 de moyenne (4 en math). En effet, la compta n'a rien à voir avec les maths. En BAC pro, donc 2 ans de plus, prof allucinant. A la jamel debouzze "t'as aucune chance, alors saisis là !" Pendant 2 ans, ils ont passé leur temps à nous rabaisser, à nous démotiver. "toute façon vous n'arriverez à rien, etc..." Le ras-le bol, c'était quand on a demandé à la conseillère d'orientation de venir développer ce qu'il était possible de faire dans l'enseignement supérieur.

Elle se ramène comme convenu, et là elle nous ramène un ptit dossier "Cap sur l'emploi" ! PAF, prends ça dans ta gueule. Soyons clairs, un bac pro compta, c'est soit l'ANPE, soit le SMIC si t'as beaucoup de chance. Définitivement, ils ne veulent pas nous foutre dans la merde. Ils veulent nous y incruster pour de bon. J'ai commencé à lui dire tout ce que je pensais de son comportement réactionnaire, mais heureusement que mes potes m'ont retenu, sinon j'allais l'insulter, et j'aurais encore eu des problèmes.

Jme suis inscrit en éco. Trop cool, cette matière. Dès le premier semestre, j'ai regretté d'avoir voté Oui à la constitution européenne. Et là, jme suis senti trahi par le PS ! Faire tenir l'économie sur le fantasme de la concurrence libre et non-faussé, c'est vraiment ultra-culoté. C'est con, parce qu'en BEP, jme voyais plutôt à l'UDF (le pragmatisme de base : il y a forcément du bon à gauche et du bon à droite), en Bac pro jme voyais plutôt au PS parce que le gouvernement de l'époque était de droite, et qu'on se le dise, il faisait déjà de la merde. Pis j'étais dégouté d'être passé par le Bac Pro. Dégouté que y ait si peu de gens qui me ressemblent (socialement parlant) à la fac. Alors jme suis posé 2 questions : à qui ça profite et qui a le pouvoir ? Ca tombe malheureusement sur le même type de personne (socialement parlant).

Souvenez-vous du clache que j'ai eu avec DSK dans "à vous de juger" avec Chabot sur la 2. C'était quelques mois après le référendum... Après est venu la grève contre la LEC (dont le CPE), dont je considère aujourd'hui que ça a été une véritable formation politique pour moi. Plein de gens, de plein horizon, même des gens de droite opposé au CPE, m'ont permis de construire mes idées politiques.

A force d'écouter les gens, de lire certaines presses (alternative éco, le monde diplo de tps en tps), internet, certains livres (le capitalisme est en train de s'autodétruire (Patrick Arthus), la fin du libéralisme (Chavagneux, rédac en chef d'alter-éco), lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles (bernard maris), les nègres de la république (claude ribbe), pour les plus récents, et jcompte pas les passages des bouquins que j'ai pas lu en entier, puis j'en ai encore 4 à lire pour la fin de l'année scolaire). Donc à force de m'informer, je me suis de plus en plus identifié au socialisme.

Présentation idéologique

Je suis de gauche. Facile, vous allez me dire. Mais ça veut dire quoi être de gauche ?

Je pense que déjà, et c'est Bourdieu et Mitterrand qui m'ont inspirés, c'est être en opposition avec l'ordre. Bourdieu dit que la distinction entre la gauche et la droite réside dans le rapport avec l'ordre établi. Tu es pour l'ordre établi, tu es de droite. Tu es contre, tu es de gauche. Mitterrand, lui, en 71, disait que "violente ou pacifique, la révolution c'est d'abord une rupture. Celui qui n'accepte pas la rupture ; la méthode, ça passe ensuite ; celui qui ne consent pas à la rupture avec l'ordre établi ; politique, ça va de soi, c'est secondaire ; avec la société capitaliste, celui-là, il ne peut pas être adhérent du parti socialiste."

Dans ma logique, la droite extrême n'est pas digne du statut d'idéologie politique. Je considère cette tendance politique comme une perversion du politique, résultant du manque de diffusion de l'histoire, de la sociologie, de l'économie (et non pas de la finance), et des sciences politique, et de pratique du débat contradictoire dans les médias et dans l'éducation nationale. Ca ne m'empêche pas de dialoguer avec ce type de personne.

Si le capitalisme c'est la bourse, alors je suis anticapitaliste. Si, comme Adam Smith le pense, le capitalisme, c'est un système dans lequel certains secteurs de l'économie ne peuvent pas être soumis à l'interêt privé, alors je suis antilibéral (la bourse symbolisant le libéralisme), mais quoi qu'il arrive, je reste socialiste. Mais même ça c'est facile. Dans le socialisme il y a des dixaines d'idéologies différentes. Les keynésiens, les communistes (marxites-léninistes, staliniens, trotskystes), les libertaires (chterniens, bakouniniens), les décroissants etc... et quand on imagine que tout ça peut encore être subdivisé selon les individus qui s'y reconnaissent...

Initiation au communisme libertaire.

Plus que socialiste, je me suis défini d'abord par communiste, puis par anarcho-marxiste. Mais finalement, je nsais pas exactement cque je suis. Pourquoi ?

Le communisme est un beau projet. Une partie des biens sont mutualisés de telle sorte que chacun ait accès à ce dont il a besoin. La capacité individuelle à formuler des idées est mise en avant et les partis politiques n'ont plus de raison d'être. La loi est le texte suprême (en France, c'est la Constitution), parce que "le parlement représente le peuple. Or, le peuple est vertueux". Je pense aussi que le peuple est vertueux, que c'est lui qui doit contrôler l'économie. Mais peut-être qu'une Constitution peut protéger le peuple lui même d'une trop grande démagogie de leurs représentants.

La remise en place d'Etats-Généraux quadriénnaux, quinquénaux, ou septénnaux sont nécessaires pour que ce soit le peuple lui même qui décide des grandes lignes politiques de la nation durant les années suivantes, et aussi pour éviter son apathie. Ces Etats pourraient se convoquer de façon autonome en session extraordinaire et envoyer des mandataires impératifs (et donc révocables) pour constituer le Sénat, et l'AN serait proportionnelle.

Si le communisme se défini par une gestion économique centralisé, alors j'y suis opposé, car je suis pour l'autogestion (démocratie directe par la discussion et la décision par tous les usagers du bien concernés en assemblées générales, principe anarchiste). Ca se développe en forme de fédérations pour des raisons de coordination nationale, en coopératives pour des raisons de coordination locale, mais sans négliger le droit à tenir une activité seul. J'ai la conviction que c'est possible. Et d'ailleurs, l'anarchie a déjà pu se mettre en oeuvre en espagne, avant que les conflits diplomatiques (notament avec l'URSS) et la guerre civile ne mette fin à tout ça. Et même Chavez finance le collectivisme dans son pays. C'est une idée anarcho-marxiste, ça.

De plus, je ne pense pas comme les marxistes que tout revenu vient du travail. C'est forcément faux, compte tenu du faire que certains capitalistes laissent travailler leur argent à la bourse, allongé sur le hamack. Je pense qu'il y a déjà pas mal de métiers qui ne servent à rien ou à peu de choses (domestiques, artistes...), alors que pour les artistes, bah ce qu'ils font c'est plutôt cool (subjectivement parlant).

Et je suis pour le droit à la paresse (Paul Lafargue, philosophe marxiste) et je pense que l'évolution de la recherche et des techniques doivent permettre aux hommes de travailler de moins en moins, parce que la vie, c'est le plaisir. Or, dure, dure de prendre du plaisir au travail. Même si on aime ce qu'on fait (en fait, je crois qu'on aime plus, soit le résultat du travail qu'on fait - et donc pas le travail qu'on fait - soit le salaire qui vient nous permettre de payer les factures. Le corolaire logique, c'est que les gens ne veulent pas travailler plus, ils veulent gagner plus...).

En vrai, je ne sais pas exactement ce que je suis. Autant je peux aprécier les idées marxistes, autant je peux aprécier les idées anarcho-collectivistes, mais je pioche un peu partout. Et la personnalité à laquelle je me réfère le plus souvent, c'est le grand philosophe Adam Smith. Celui qui dit que "certains secteurs ne peuvent pas être abandonnés à l'interêt privé, car ils sont par nature nécessaires à la nation en toute circonstance". Et aussi Hugo Chavez, parce qu'il fait aujourd'hui quelque chose de formidable pour son pays. Il est courageux, et le peuple le lui rend bien à chaque fois qu'il y a des élections. Il apporte des mesures sociales collectivistes, il défend la liberté des indien et des agriculteurs. Il développe la santé et l'éducation. Il finance les assocs et les structures de proximité, les petites entreprises, et les coopératives. Je l'adore. Sauf quand il part dans ses tripes religieux (et quand il devient homophobe). Mais bon, la religion est culturellement présente en amérique du Sud, jpeux pas trop lui en vouloir.

Voilà, je ne peux pas faire plus claire. C'est la première fois que je me lance dans une telle définition politique de moi-même. Vous avez de la chance. Ayez le courage d'en profiter et de tout lire ^^.

Je veux consacrer ce topic à votre propre définition politique de vous-même. Alors, c'est parti ! Lachez-vous ! Je veux vous connaitre, et je suis sûr qu'il y a beaucoup de monde dans le même cas que moi.

*J'ai édité le topic pour préciser que je nsais pas exactement ou je me situe politiquement, que quand je parlais de ceux qui manque d'intelligence, je parlais de la droite extrême, et pas de la droite en tant que telle. Puisque je pense que la droite est simplement un groupe politique qui ne cherche qu'à défendre les interêt d'un groupe social. Alors que la gauche est plus à même de chercher une cohésion entre tous les groupes sociaux. Et d'autres choses (mes Mentors, c'est Adam Smith et Chavez ; l'intégration des Etats-Généraux dans des institutions politiques modernisés ; précisions sur mon passage du PS à la gauche)



Ce message a été modifié par gwadiana97 - Saturday 29 September 2007 à 18:39.
Tuesday 25 September 2007 à 16:22
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Très interesant ce topic, je vais y réfléchir.
Tuesday 25 September 2007 à 20:30
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Ta description ne fait mention que de points économiques et financiers et ne décrit pas tes aspirations en terme de sécurité, écologie, justice, immigration et politique extérieur. Je me doute que c'est par soucis de place car il faudrait des pages et des pages pour décrire tous les coins et recoins des idées politiques d'une personne normalement constituée.

Préfères tu dans ce topic qu'on s'en tiennent aux points de vu de l'économie plus ou moins mondiale ou qu'on rentre dans le sociale et autres domaines tout aussi cruciaux?

Wednesday 26 September 2007 à 11:41
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Joli ... je serais incapable de produire une telle analyse de mon évolution politique.
Wednesday 26 September 2007 à 12:13
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Et bien.
Sacré esprit critique.
Thursday 27 September 2007 à 08:48
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Sharku
Tuesday 25 September 2007 à 20:30
Ta description ne fait mention que de points économiques et financiers et ne décrit pas tes aspirations en terme de sécurité, écologie, justice, immigration et politique extérieur. Je me doute que c'est par soucis de place car il faudrait des pages et des pages pour décrire tous les coins et recoins des idées politiques d'une personne normalement constituée.

Préfères tu dans ce topic qu'on s'en tiennent aux points de vu de l'économie plus ou moins mondiale ou qu'on rentre dans le sociale et autres domaines tout aussi cruciaux?




Oui, parce qu'il s'agirait plutôt de formuler un projet de société plutôt que de formuler des mesures de circonstance.

==>> J'ai édité mon post d'introduction. précision en bas de post.


Ce message a été modifié par gwadiana97 - Thursday 27 September 2007 à 09:44.
Friday 28 September 2007 à 12:07
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Je ne rentrerais pour ma part pas dans des détails familiaux tels que le fait gwadiana, parce que cela concerne d'autres personnes au niveau privé et que je ne leur ai pas forcément demander autorisation de publier leur vie sur le Web. Je passerait donc les histoires de famille, de mon père de ma mère, de mes ancêtres.

Je peux tout de même préciser que je suis issu d'un milieu mixte, d'un côté haute bourgeoisie bretonne de part mon père, et milieu notable mais rural alsacien de part ma mère, des mondes a priori peu destinés à se rencontrer.

Bien que du côté de ma famille paternelle, les conventions et les liaisons avec une certaine noblesse de l'ouest français aient rythmé le quotidien, mes parents ont réussi à créer un milieu très humaniste et spirituel dans lequel j'ai grandi. La politique n'a jamais été un sujet d'intérêt très pointu, mais mon milieu natif est très intellectuel, philosophe et curieux du fonctionnement du monde ... voire de l'univers. On peut dire que les valeurs familiales sont une volonté de vérité et de découvrir la cohérence du Tout avec le Tout, le politique pouvant avoir bien entendu sa place... tout dépend de la façon dont on l'aborde.

J'ai pour ma part, quelque peu réduit le côté spirituel de parents parfois trop New Age à mon goût, pour développer, au travers de mes études scientifiques, plus de capacité de décortiquer, analyser, comparer, innover, et de visualiser les problèmes liés les uns aux autres dans un schéma systémique.

Si la politique ne m'a jamais réellement interpellé, jusqu'à récemment, j'ai petit à petit accordé plus d'attention à nos sociétés humaines. J'ai un jour décidé, vers 20 ans, de but en blanc de rentrer dans une association de lutte pour les droits de l'être humain (contre la torture, contre les éxecutions capitales, etc.). Cette expérience m'a apporté beaucoup en terme de réflexion sur les abus de divers pays et du mépris que l'être humain peut avoir envers lui même. J'ai nagé dans le milieu associatif pendant plus de deux ans et j'y suis toujours attaché même si j'ai eu moins de temps à y consacrer. C'est par ce biais que j'ai ensuite été entrainé dans des actions en faveur de la Palestine et contre sa colonisation, contre la guerre en Irak et que petit à petit je suis aussi rentré dans le milieu associatif écologiste. Au début dubitatif, j'ai tout de même noté de plus en plus d'urgences.

J'étais par tradition familiale proche plus lié à la gauche (alors que le reste était à droite), mais une gauche humaniste. Avec le milieu associatif écologiste, j'y suis resté. J'ai malgré tout commencé à me poser des questions sur la pertinence d'une écologie politique seulement de gauche. Cette question s'est particulièrement développée avec mon intérêt croissant pour le fonctionnement de l'Union Européenne. Ma vision s'est élargie et j'ai compris que la politique était encore plus importante au niveau européen, et que les enjeux de l'écologie se déroulaient aussi à Bruxelles, au Luxembourg et à Strasbourg. En apprenant plus sur d'autres Etats Membres, tels que l'Allemagne ou les Pays Bas, j'ai conclu que l'écologie devait être une priorité transversale à toute idée de changement des sociétés humaines. Je suis tombé par hasard sur Cap21, petit parti de Corine Lepage, qui m'a conforté dans mes idées. Cela ne m'a pas poussé pour autant à m'engager en politique, ayant le sentiment que ceux qui régnaient alors, le PS et l'UMP ne laissaient qu'une place politiquement correcte aux sujets de l'écologie. J'avais (et j'ai) le sentiment que les associations et ONG étaient par ailleurs bien plus honnêtes et efficaces que des politiques carriéristes.

Bref, j'ai eu mes coups de coeurs pour Noël Mamère, pour José Bové que je remercie énormément pour son combat contre les OGM dans nos assiettes et dans nos champs. A l'heure où il semble que le gouvernement se réveille à ce sujet, il est dommage qu'il ne soit pas là pour récolter ce qu'il a semé.

Cependant il n'y a pas que l'écologie, il y aussi l'emploi, l'éducation, la sécurité. Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi Chirac avait axé sa campagne de 2002 sur la sécurité, puisqu'il s'agissait principalement de questions simples d'effectifs, de calendriers et de répartition des policiers, avec une présence et un dialogue perpétuel avec les citoyens. Ceci considère l'aspect simplement de dialogue police-citoyens et de la répression. Pour l'aspect préventif, j'ai rapidement considéré que cela doit se situer dans les luttes pour l'emploi, la formation et l'éducation des individus, des parents, des plus jeunes, des adolescents, etc. Nous sommes dans une société de la connaissance, et la personne sans connaissance est perdue, et une personne perdue fait n'importe quoi.
La campagne de Chirac était pour moi de la poudre aux yeux ... les circonstances ont malheureusement fait que j'ai du voter pour lui au 2nd tour, histoire de faire comprendre à une minorité ... qu'ils resteraient toujours une minorité.

En 2002 j'ai porté un peu d'attention à François Bayrou, car il me semblait avoir un discours honnête sur de nombreux sujets. J'ai hésité entre lui et Noël Mamère et finalement mon choix à été vert. L'urgence écologique se faisant plus pressante, en 5 ans, les choses ont changé entre 2002 et 2007. Et moi aussi, un peu. J'ai commencé à travailler dans l'innovation technologique et j'ai donc commencé à visualiser les problématiques de la gestion des connaissances humaines, de leurs créations, de la façon dont certaines sont parfois protégées pour le meilleur (protection des emplois - développement de nouvelles activités entreprenariales), comme pour le pire (brevetage du vivant, du logiciel). Le travail de dizaines d'années des milieux écolos ont amené la prise de conscience de plus en plus de personnalités dont bien entendu Yann Arthus-Bertrand ou Nicolas Hulot. Finalement la transversalité écologique politique existait enfin, et tout devenait possible. La jointure Bayrou-Lepage a finalement capté toute mon adhésion et la politique m'a enfin parue une voie possible pour faire évoluer la société humaine et sa relation à son environnement.
Friday 28 September 2007 à 19:06
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Interessant tout ça. C'est important de s'engager. On apprend plein de chose, on fait des rencontre... Les organisations politiques et associatives sont de bons centre de formation à l'analyse politique.
Friday 28 September 2007 à 19:16
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gwadiana97
Monday 24 September 2007 à 18:39
Interessant tout ça. C'est important de s'engager. On apprend plein de chose, on fait des rencontre... Les organisations politiques et associatives sont de bons centre de formation à l'analyse politique.



Oui c'est vrai ... sans ça je ne serais pas là où je suis aujourd'hui


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