Objectif et neutre.Je pense que pour juger de la qualité d'un journaliste ou d'un expert, il faut savoir d'ou il parle. C'est à dire, comment il aborde le sujet qu'il veut exposer.
En sciences politiques, on dit que le journaliste influence la pensée non pas seulement en fonction du sujet dont il parle, mais aussi en fonction de l'angle sous lequel il le présente. Autrement dit, il n'est pas tant important de voir le journaliste parler de la violence dans les quartiers populaires que de ne le voir parler que de ça à propos de ces quartiers.
On suppute la raison pour laquelle le journaliste va montrer un angle plutôt qu'un autre. On pourrait, le cas échéant, le critiquer, dire qu'il n'est pas objectif, neutre, etc... Mais la neutralité, et l'objectivité est quelque chose de difficile. Ca s'apprend, c'est laborieux, et non. En fait, ça ne s'apprend plus dans les écoles de journalisme... Enfin de mercartique ès presse.
Donc je crois que pour juger de la qualité de son travail, de son discours, un journaliste, ou un expert doit se positionner politiquement.
L'équipe de la rédaction de mariane a eu le courage culoté de le faire publiquement. Ils ont majoritairement voté Bayrou d'abord, puis Royal ensuite, parce que le premier, sans majorité politique, pourrait bousculer le système, et la seconde était vue comme la "moins pire". Ce qui est important ici, contraiment à ce que vous pensiez probablement en lisant la phrase, c'est qu'ils voulaient bousculer le système, les institutions politiques donc, et qu'ils voulaient vote pour la personne (dite) de gauche qui était la mieux placée pour remporter les échéances de 2007.
Au contraire, le fait de connaitre le positionnement politique de son interlocuteur, même si ça peut parfois refroidir sec, permet de mieux comprendre ce qu'il dit et pourquoi il le dit.
C'est la raison pour laquelle ici, je vais me présenter politiquement :Présentation historiqueMes parents ont divorcé après la coupe du monde de foot 98. J'ai dû déménagé, alors que j'avais bien commencé l'année scolaire (4ème, 14 ans). Changement d'ambiance, je pars du quartier pavillonnaire (et non pas résidentiel) pour arriver dans un quartier populaire. Nul interêt pour rien, j'échoue lamentablement mes années. Enfin, jsuis sûr le fil du rasoir puisque je passe en 3ème année de justesse. C'est que même sans travailler, jsuis intelligent moi

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Jvoulais faire ES, mais conscient de l'année que je venais de fournir, et du fait que j'ai pas eu mon brevet, j'ai voulu prendre quelque chose qui à priori y ressemblait, le BEP compta. Mais j'avais 3 de moyenne en math... La conseillère de désorientation en déduit que j'allais me foirer en math, et m'envoie en BEP électronique.
BEP Electronique. Vous savez ? Là ou ya de la physique ! En une semaine, j'envoie une lettre à la CPE et jsuis transféré en BEP compta. Au BEP, j'ai 16 en compta, et 12 de moyenne (4 en math). En effet, la compta n'a rien à voir avec les maths. En BAC pro, donc 2 ans de plus, prof allucinant. A la jamel debouzze "t'as aucune chance, alors saisis là !" Pendant 2 ans, ils ont passé leur temps à nous rabaisser, à nous démotiver. "toute façon vous n'arriverez à rien, etc..." Le ras-le bol, c'était quand on a demandé à la conseillère d'orientation de venir développer ce qu'il était possible de faire dans l'enseignement supérieur.
Elle se ramène comme convenu, et là elle nous ramène un ptit dossier "Cap sur l'emploi" ! PAF, prends ça dans ta gueule. Soyons clairs, un bac pro compta, c'est soit l'ANPE, soit le SMIC si t'as beaucoup de chance. Définitivement, ils ne veulent pas nous foutre dans la merde. Ils veulent nous y incruster pour de bon. J'ai commencé à lui dire tout ce que je pensais de son comportement réactionnaire, mais heureusement que mes potes m'ont retenu, sinon j'allais l'insulter, et j'aurais encore eu des problèmes.
Jme suis inscrit en éco. Trop cool, cette matière. Dès le premier semestre, j'ai regretté d'avoir voté Oui à la constitution européenne. Et là, jme suis senti trahi par le PS ! Faire tenir l'économie sur le fantasme de la concurrence libre et non-faussé, c'est vraiment ultra-culoté. C'est con, parce qu'en BEP, jme voyais plutôt à l'UDF (le pragmatisme de base : il y a forcément du bon à gauche et du bon à droite), en Bac pro jme voyais plutôt au PS parce que le gouvernement de l'époque était de droite, et qu'on se le dise, il faisait déjà de la merde. Pis j'étais dégouté d'être passé par le Bac Pro. Dégouté que y ait si peu de gens qui me ressemblent (socialement parlant) à la fac. Alors jme suis posé 2 questions : à qui ça profite et qui a le pouvoir ? Ca tombe malheureusement sur le même type de personne (socialement parlant).
Souvenez-vous du clache que j'ai eu avec DSK dans "à vous de juger" avec Chabot sur la 2. C'était quelques mois après le référendum... Après est venu la grève contre la LEC (dont le CPE), dont je considère aujourd'hui que ça a été une véritable formation politique pour moi. Plein de gens, de plein horizon, même des gens de droite opposé au CPE, m'ont permis de construire mes idées politiques.
A force d'écouter les gens, de lire certaines presses (alternative éco, le monde diplo de tps en tps), internet, certains livres (le capitalisme est en train de s'autodétruire (Patrick Arthus), la fin du libéralisme (Chavagneux, rédac en chef d'alter-éco), lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles (bernard maris), les nègres de la république (claude ribbe), pour les plus récents, et jcompte pas les passages des bouquins que j'ai pas lu en entier, puis j'en ai encore 4 à lire pour la fin de l'année scolaire). Donc à force de m'informer, je me suis de plus en plus identifié au socialisme.
Présentation idéologiqueJe suis de gauche. Facile, vous allez me dire. Mais ça veut dire quoi être de gauche ?
Je pense que déjà, et c'est Bourdieu et Mitterrand qui m'ont inspirés, c'est être en opposition avec l'ordre. Bourdieu dit que la distinction entre la gauche et la droite réside dans le rapport avec l'ordre établi. Tu es pour l'ordre établi, tu es de droite. Tu es contre, tu es de gauche. Mitterrand, lui, en 71, disait que "violente ou pacifique, la révolution c'est d'abord une rupture. Celui qui n'accepte pas la rupture ; la méthode, ça passe ensuite ; celui qui ne consent pas à la rupture avec l'ordre établi ; politique, ça va de soi, c'est secondaire ; avec la société capitaliste, celui-là, il ne peut pas être adhérent du parti socialiste."
Dans ma logique, la droite extrême n'est pas digne du statut d'idéologie politique. Je considère cette tendance politique comme une perversion du politique, résultant du manque de diffusion de l'histoire, de la sociologie, de l'économie (et non pas de la finance), et des sciences politique, et de pratique du débat contradictoire dans les médias et dans l'éducation nationale. Ca ne m'empêche pas de dialoguer avec ce type de personne.
Si le capitalisme c'est la bourse, alors je suis anticapitaliste. Si, comme Adam Smith le pense, le capitalisme, c'est un système dans lequel certains secteurs de l'économie ne peuvent pas être soumis à l'interêt privé, alors je suis antilibéral (la bourse symbolisant le libéralisme), mais quoi qu'il arrive, je reste socialiste. Mais même ça c'est facile. Dans le socialisme il y a des dixaines d'idéologies différentes. Les keynésiens, les communistes (marxites-léninistes, staliniens, trotskystes), les libertaires (chterniens, bakouniniens), les décroissants etc... et quand on imagine que tout ça peut encore être subdivisé selon les individus qui s'y reconnaissent...
Initiation au communisme libertaire.Plus que socialiste, je me suis défini d'abord par communiste, puis par anarcho-marxiste. Mais finalement, je nsais pas exactement cque je suis. Pourquoi ?
Le communisme est un beau projet. Une partie des biens sont mutualisés de telle sorte que chacun ait accès à ce dont il a besoin. La capacité individuelle à formuler des idées est mise en avant et les partis politiques n'ont plus de raison d'être. La loi est le texte suprême (en France, c'est la Constitution), parce que "le parlement représente le peuple. Or, le peuple est vertueux". Je pense aussi que le peuple est vertueux, que c'est lui qui doit contrôler l'économie. Mais peut-être qu'une Constitution peut protéger le peuple lui même d'une trop grande démagogie de leurs représentants.
La remise en place d'Etats-Généraux quadriénnaux, quinquénaux, ou septénnaux sont nécessaires pour que ce soit le peuple lui même qui décide des grandes lignes politiques de la nation durant les années suivantes, et aussi pour éviter son apathie. Ces Etats pourraient se convoquer de façon autonome en session extraordinaire et envoyer des mandataires impératifs (et donc révocables) pour constituer le Sénat, et l'AN serait proportionnelle.
Si le communisme se défini par une gestion économique centralisé, alors j'y suis opposé, car je suis pour l'autogestion (démocratie directe par la discussion et la décision par tous les usagers du bien concernés en assemblées générales, principe anarchiste). Ca se développe en forme de fédérations pour des raisons de coordination nationale, en coopératives pour des raisons de coordination locale, mais sans négliger le droit à tenir une activité seul. J'ai la conviction que c'est possible. Et d'ailleurs, l'anarchie a déjà pu se mettre en oeuvre en espagne, avant que les conflits diplomatiques (notament avec l'URSS) et la guerre civile ne mette fin à tout ça. Et même Chavez finance le collectivisme dans son pays. C'est une idée anarcho-marxiste, ça.
De plus, je ne pense pas comme les marxistes que tout revenu vient du travail. C'est forcément faux, compte tenu du faire que certains capitalistes laissent travailler leur argent à la bourse, allongé sur le hamack. Je pense qu'il y a déjà pas mal de métiers qui ne servent à rien ou à peu de choses (domestiques, artistes...), alors que pour les artistes, bah ce qu'ils font c'est plutôt cool (subjectivement parlant).
Et je suis pour le droit à la paresse (Paul Lafargue, philosophe marxiste) et je pense que l'évolution de la recherche et des techniques doivent permettre aux hommes de travailler de moins en moins, parce que la vie, c'est le plaisir. Or, dure, dure de prendre du plaisir au travail. Même si on aime ce qu'on fait (en fait, je crois qu'on aime plus, soit le résultat du travail qu'on fait - et donc pas le travail qu'on fait - soit le salaire qui vient nous permettre de payer les factures. Le corolaire logique, c'est que les gens ne veulent pas travailler plus, ils veulent gagner plus...).
En vrai, je ne sais pas exactement ce que je suis. Autant je peux aprécier les idées marxistes, autant je peux aprécier les idées anarcho-collectivistes, mais je pioche un peu partout. Et la personnalité à laquelle je me réfère le plus souvent, c'est le grand philosophe Adam Smith. Celui qui dit que "certains secteurs ne peuvent pas être abandonnés à l'interêt privé, car ils sont par nature nécessaires à la nation en toute circonstance". Et aussi Hugo Chavez, parce qu'il fait aujourd'hui quelque chose de formidable pour son pays. Il est courageux, et le peuple le lui rend bien à chaque fois qu'il y a des élections. Il apporte des mesures sociales collectivistes, il défend la liberté des indien et des agriculteurs. Il développe la santé et l'éducation. Il finance les assocs et les structures de proximité, les petites entreprises, et les coopératives. Je l'adore. Sauf quand il part dans ses tripes religieux (et quand il devient homophobe). Mais bon, la religion est culturellement présente en amérique du Sud, jpeux pas trop lui en vouloir.
Voilà, je ne peux pas faire plus claire. C'est la première fois que je me lance dans une telle définition politique de moi-même. Vous avez de la chance. Ayez le courage d'en profiter et de tout lire ^^.
Je veux consacrer ce topic à votre propre définition politique de vous-même. Alors, c'est parti ! Lachez-vous ! Je veux vous connaitre, et je suis sûr qu'il y a beaucoup de monde dans le même cas que moi.
*J'ai édité le topic pour préciser que je nsais pas exactement ou je me situe politiquement, que quand je parlais de ceux qui manque d'intelligence, je parlais de la droite extrême, et pas de la droite en tant que telle. Puisque je pense que la droite est simplement un groupe politique qui ne cherche qu'à défendre les interêt d'un groupe social. Alors que la gauche est plus à même de chercher une cohésion entre tous les groupes sociaux. Et d'autres choses (mes Mentors, c'est Adam Smith et Chavez ; l'intégration des Etats-Généraux dans des institutions politiques modernisés ; précisions sur mon passage du PS à la gauche)
Ce message a été modifié par gwadiana97 - Saturday 29 September 2007 à 18:39.