Wednesday 06 February 2008 à 14:53
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pour relancer la croissance des enfants trop petits, la médecine les traitait jusqu'en 1988 en leur injectant une hormone de croissance prélevée dans l'hypophyse de cadavres.

pourtant la communauté internationale, alertée par la mort d'un jeune homme de 21 ans en 1984, avait interdit l'hormone naturelle dès 1985, la france elle, attendra 3 ans de plus.

devant la demande croissante, france hypophyse avait multiplié les risques. primes, prélèvements sur cadavres à risques, etc. ce qui a amené certains enfants à être contaminés par la maladie de la vache folle (maladie de Creutzfeldt-Jakob).

111 enfants en sont morts en france à ce jour.

aurait-on pu l'éviter?
comment?

Wednesday 06 February 2008 à 14:57
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l'article qui en parle:


http://fr.news.yahoo.com/afp/20080206/tts-...ev-c1b2fc3.html
Par Par Jean-Louis PANY AFP - Mercredi 6 février, 07h26PARIS (AFP) -

Plus de cent jeunes ont succombé à ce jour en France pour avoir été traités, enfants, à l'hormone de croissance: 16 ans après le premier cas, les familles demandent justice lors du procès à Paris de sept responsables médicaux, jugés à partir de ce mercredi pour homicide involontaire.

Pendant quatre mois, les sept médecins -qui se disent tous innocents- s'expliqueront sur "les graves fautes d'imprudence et de négligence" qu'on leur reproche dans la collecte, le conditionnement et la distribution à 1.698 enfants de cette hormone, fabriquée jusqu'en 1988 à partir de l'hypophyse, une glande crânienne prélevée sur les cadavres.

Ces fautes ont entraîné, selon l'accusation, la contamination des victimes par la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ), une maladie dégénérative mortelle.

Depuis 1988, c'est une hormone de synthèse qui est utilisée pour relancer la croissance des enfants trop petits. La justice accuse d'homicide involontaire Jean-Claude Job, 85 ans, ancien dirigeant de l'association France Hypophyse qui avait reçu de l'Etat le monopole de la collecte et la prescription.

Sont également accusés l'ex-responsable de la fabrication à l'institut Pasteur, Fernand Dray, 85 ans, deux pharmaciens des hôpitaux, un responsable du ministère de la Santé, une femme médecin chargée de la collecte et une autre, soupçonnée d'avoir prescrit à tort cette hormone à un jeune garçon.

L'alerte avait été donnée en décembre 1991, quand avaient porté plainte les parents de Llyassil, mort de la MCJ à 15 ans, après sept ans de traitement.

Comme plus d'une centaine de parents après eux, ils ont vu leur fils souffrir de troubles neurologiques affectant vision et équilibre, provoquant céphalées et régression intellectuelle. Avant l'issue fatale, inéluctable.

La presse alerte alors l'opinion, les ministres de la Santé successifs lancent des enquêtes internes et la justice multiplie les enquêtes. Bientôt apparaît l'ampleur de ce drame.

L'instruction a mis au jour un système où, devant la demande croissante, France Hypophyse a multiplié les imprudences pour intensifier la collecte :

accord avec des établissements à risque (neurologie, gériatrie...),
primes en argent liquide aux garçons de laboratoires incitant aux "prélèvements sauvages",
modes d'extraction peu sûrs des hypophyses.

En novembre 1984, la communauté internationale avait pourtant été alertée par la mort d'un jeune Américain de 21 ans. L'année suivante, Etats-Unis, Grande-Bretagne et une dizaine de pays interdisaient l'hormone d'extraction, passant à celle de synthèse, qui venait alors d'être mise au point.

Pas la France, qui attendra 1988, se contentant d'abord de resserrer les règles de sécurité pour stériliser les prélèvements, sans vérifier leur application, ni prévenir les parents des risques.

L'AVHC (Association des victimes de l'hormone de croissance) recense 111 morts.

L'Etat n'a pas attendu la justice et a déjà procédé, au nom de la "solidarité nationale", à l'indemnisation des victimes : 225.000 euros par décès, plus des dommages et intérêts variables pour les proches.

Mais les familles veulent d'abord "que justice soit faite", lors de ce procès dans lequel interviendront des familles et une vingtaine d'experts, dont le professeur Luc Montagnier, co-découvreur du virus du SIDA, et le prix Nobel Stanley Prusiner.

Dans le domaine de la santé, la France a connu un précédent retentissant avec l'affaire dite du sang contaminé.

Les responsables du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) avaient été condamnés à plusieurs années de prison pour avoir écoulé dans les années 1980 des lots de sang contaminé au VIH, alors que le risque lié au sida était déjà connu.


Ce message a été modifié par didam - Wednesday 06 February 2008 à 14:58.
Wednesday 06 February 2008 à 14:59
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ceci est encore un exemple de la bêtise des pouvoirs publics, qui préfèrent céder à la facilité, en oubliant le principe de précaution (ce principe commande d'interdire toute action quand on doute de ses conséquences).

c'est de la même manière que l'on a contaminé des centaines de personnes avec l'amiante, alors qu'il était connu de tous que cette substance était dangereuse, même si on ne savait pas vraiment en quoi.

et c'est aussi de cette manière qu'on a contaminé des centaines de personnes au VIH avec l'affaire du sang contaminé.

ça me désespère. j'ai l'impression que les pouvoirs publics français ne comprendront jamais la véritable signification du principe de précaution!

on devrait instaurer la prison obligatoire pour toutes ces personnes qui mettent nos vies en danger, assises confortablement dans leurs fauteuils.

ça me semble être la seule solution pour que la précaution s'inscrive en lettres de feu dans leurs crânes de piaf. sleep.gif




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