Tuesday 13 March 2012 à 11:34 Je n'ai pas dit ça non plus.
Prétendre qu'on a pas eu mieux jusqu'à présent ne revient pas pour autant à considérer qu'on ne trouvera pas mieux dans l'avenir.
Dans la démarche, je serais plutot du genre à m'en référer à l'adage "la critique est aisée mais l'art est difficile".
La démocratie par le suffrage universel déplait à certains ? Soit. Proposez donc. Et discutons en. Trouvons une meilleure solution.
Mais répéter encore et toujours que "la démocratie c'est pas bien parceque... voila", c'est ni très difficile ni très constructif. Moi aussi je peux le faire...
Mais le problème c'est que tu tombes dans la réduction de la démocratie à sa plus simple expression : un suffrage "universel" toutes les x années. Or, même ce suffrage comporte des faiblesses que ce soit par les règles éléctorales (vote obligatoire ou non, seuils électoraux, découpages des circonscriptions, type de scrutin), les traditions politiques (exemple : la bipolarisation extrême et ancée dans la vie politique française, relayée et accentuée par les médias, lors de la présidentielle) et la structuration de la vie politique (sur-importance donnée aux suffrages nationaux - présidentiels dans le cas français -, sous-importance donnée au suffrage européen).
Bref, passons ce suffrage universel, il existe d'autres moyens de pratiquer et renforcer la démocratie : les référendums, les consultations populaires, les propositions de lois par voie populaire, la décentralisation pour donner plus de poids aux collectivités locales, la participation de la société civile à l'élaboration des lois, etc.
L'art est difficile, pourtant il existe des tas d'auteurs qui ont pensé la démocratie, pointant ses qualités comme ses faiblesses, et proposant des manières de renforcer ce qu'on appelle la démocratie (c-à-d, le pouvoir au peuple), concept fourre-tout et utilisé à toutes les sauces à l'heure actuelle.
De plus, mais cela diffère selon les conceptions de la démocratie, celle-ci ne concerne pas uniquement le vote des citoyens, mais également leur égalité devant la loi, leur liberté d'expression, la séparation des pouvoirs, la garantie d'un certain contrat social, etc. Et dans ces domaines-là, certains pays peuvent difficilement se tarquer d'être "démocratiques".
En conclusion, passer sous silence la philosophie politique qui traite du concept de la démocratie grâce au propos de Churchill pour faire accepter, "faute d'alternative crédible", le système actuel en le définissant comme ce qu'est la démocratie, sans discuter des formes que celle-ci peut prendre et des faiblesses de sa forme actuelle, c'est un raccourci que je ne me permettrais pas de faire.