jeudi 24 août 2006 à 14:47
Homophobie au Cours La Fayette : la région Ile-de-France saisie du cas de Martin
Suite aux informations publiées hier par E-llico.com sur les difficultés rencontrées par Martin, jeune lycéen parisien victime d'homophobie, qui ne dispose pas de lycée pour la prochaine rentrée scolaire, le président de région, Jean-paul Huchon, a été saisi du dossier par Eddie Aît responsables des questions LGBT au PRG.
Eddie Aît, le très réactif secrétaire national du PRG aux questions LGBT a écrit hier à Jean-Paul Huchon, le président du Conseil Régional d’Ile-de-France, pour le saisir du cas de Martin Barachin. Il attire son attention sur l'urgence de la situation au regard de la proximité de la rentrée scolaire. "Il me paraît utile que nous puissions saisir le Rectorat de Paris afin d’obtenir de plus amples informations et permettre à Martin Barachin d’exercer une scolarité à laquelle il est en droit de prétendre, et ce dans des conditions dignes de l’école républicaine" écrit Eddie Aît.
Victime d’homophobie de la part d’autres élèves de son lycée privé parisien, le Cours La Fayette et de la passivité de l'équipe éducative et administrative de l'établissement face à cette situation, Martin a raté son année scolaire et se trouve menacé de tripler sa classe de seconde.
Dans son courrier à Jean-Paul Huchon, Eddie Aît suggère, sur la base de ce cas, la mise en place d'actions efficaces de lutte contre l'homophobie à l'école : "Au regard d’une telle situation, il me paraît urgent d’instaurer, à l’échelle de chaque région - les Régions ont la compétence des lycées - un plan régional de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle, de mettre en œuvre une journée régionale de lutte contre l’homophobie, la transphobie et la lesbophobie, et de faciliter l'accès des lycées aux associations LGBT et de prévention".
Signalons que quand les faits ont été rendus publics, à la fin de l'année scolaire passée, Bertrand Delanoë a adressé une lettre au Recteur de l’Académie de Paris, référent local du Ministère de l’Education Nationale, pour l’interroger sur cette affaire. Le recteur s'est contenté d'une réponse d'attente à la lettre du maire, en soulignant qu'il s'agissait d'un lycée privé "hors contrat", ce qui rend difficile d'obtenir des informations fiables sur la situation en cause.