Tuesday 24 April 2007 à 15:49
Descente aux enfers pour Sami Naceri14.11.2006 | 09:12
La série noire continue pour Samy Naceri, l’acteur français qui connut la gloire avec « Taxi » de son ami Luc Besson, et qui semble aujourd’hui prisonnier d’une véritable spirale infernale.
« C’est bien simple, Samy est méconnaissable » reconnaît volontiers Djamel, son complice de longue date.»
C’est d’autant plus difficile à vivre qu’on le connaît depuis le lycée, quand il était encore le Samy qu’on aime tous. »
Visiblement sous le choc, ses anciens amis approuvent. « Aujourd’hui Samy ce n’est plus le même homme » ajoute Fatima, qui connaît M. Naceri depuis ses débuts à la télévision dans Un malfrat, un épisode de Nestor Burma. « C’est terrifiant », a-t-elle ajouté.
Connu depuis longtemps pour son tempérament énergique, arrogant et à l’occasion violent, l’acteur fort en gueule a toujours été apprécié pour son goût de la castagne, de l’insulte et du mauvais goût assumé sur fond d’éthylisme mal encaissé.
Pourtant, depuis quelques mois, l’interprète de « Nid de Guêpes » s’est trouvé impliqué dans un nombre croissant d’affaires de plus en plus sordides.
En mars dernier, le comédien avait rendez-vous avec un journaliste travaillant pour un quelconque magazine de cinéma vaguement gauchisant. A la surprise générale, l’acteur a été vu à cette occasion lui donnant des petites tapes dans le dos en souriant d’un air détendu, et d’après un témoin de la scène, lui offrir « une cigarette, comme ça, par pure politesse ».
Si le récit fait froid dans le dos aux vrais amis de la star, l’affaire ne surprend pas son ancien agent, Nordine Allahoui. « Je l’ai vu sombrer petit à petit dans une sorte de gentillesse dégoulinante » explique-t-il. « Toutes ces interviews, ces photos pour les magazines de gonzesse, ça lui a monté au cerveau.» « Aujourd’hui c’est tout juste s’il ne dit pas pardon quand il donne un coup d’épaule à une vieille dans le bus », ajoute-t-il d’un ton lourd de sens.
Tous ne sont pas aussi sévères avec l’interprète inoubliable de Malik le Maudit, une magnifique transposition du M de Fritz Lang dans la Casbah des années 80. « Samy il l’a pas eu facile » reconnaît Brahima, une amie d’enfance. « Entre sa belle gueule, la réussite de tous ses frères et soeurs, le nombre de potes qui le vénèrent, toutes les meufs qui lui tombent dessus , le succès des 3 Taxi et son appart’ dans le 7e, Samy a dégusté » admet-elle.
Nouvel incident en Septembre, lorsque Samy Nacéri décline respectueusement les offres insistantes d’un vigile qui tient à le faire rentrer dans une boîte de Nuit. «Je n’avais guère envie de boire ni de danser, surtout sur de la transe. Je souhaitais juste me promener au hasard des rues et attraper quelques fragments de vie parisienne, en réfléchissant à l’essence du bonheur et au sens de la vie » a confessé l’acteur devant les policiers. « Je ne pouvais pas accepter, ce n’aurait tout simplement pas été correct » a-t-il ajouté devant des magistrats médusés.
« Il n’a visiblement pas toute sa tête, à croire qu’il est sous l’emprise d’un produit quelconque » a commenté l’un des policiers qui avait participé, en mai dernier, à l’interpellation de Samy Naceri à sa descente de l’avion où il avait tout tenté pour éconduire poliment une hôtesse nymphomane.
« Le plus grave dans toutes ces conneries c’est que Samy risque de priver le public français de son acteur le plus immensément populaire » a affirmé Luc Besson au cours d’une interview au mensuel Première. D’après certaines sources, le public bouderait en effet un Naceri devenu trop tendre, voir has-been, pour des fans épris légitimement de violence gratuite et d’insultes racistes.
« C’mec c’est un bouffon » juge ainsi Kader, un jeune spectateur peu après avoir vu « Bab El Web », une histoire à l’eau de rose dans laquelle un jeune algérois qui a soif du vaste monde séduit une jolie française par internet. « Il la fait pas tourner sa pute, vas-y ». L’avenir professionnelle de la star déchue semble donc bien incertain : on parlerait même d’annuler le tournage de « Taxi 5 : Back to Marrakesh » dans lequel l’acteur devait tenir le rôle-titre. Une chose est sûre cependant : celui qui se définit lui-même comme un « gentil garçon » risque fort, scandale après scandale, de lasser une France qui au fond, et comme l’a rappelé le Premier Ministre Dominique de Villepin, ne désire qu’on la prenne.
http://laverite.ath.cx/articles/Descente_aux_enfers_pour_Sami_Naceri.html