voici des extraits d'articles que vous pouvez lire sur ces sujets:
Viktor Iouchtchenkohttp://fr.wikipedia.org/wiki/Viktor_IouchtchenkoIouchtchenko tombe sérieusement malade le 6 septembre 2004 il est admis à la clinique privée du Rudolfinerhaus de Vienne pour être soigné jusqu'au 19 du même mois. Il se plaignait d'avoir été empoisonné mais l'enquête ouverte le 21 septembre par le Parquet ukrainien avait conclu le 22 octobre à une « fièvre herpétique virale ».
À ce moment, le diagnostic est une crise aigüe du pancréas, provoqué par des changements de l'œdème intestinal provenant d'une infection virale sérieuse et de substances chimiques qui ne sont pas normalement présentes dans des produits alimentaires.
En d'autres mots, il aurait été empoisonné, ce que Iouchtchenko considère comme le travail d'agents du gouvernement. Mais il s'agit d'un faux document fabriqué par Nikolaï Korpan, le médecin personnel de Iouchtchenko.
Le vrai rapport établit que la maladie « a été causée par une infection virale grave, mais éventuellement aussi par des substances chimiques qui ne se trouvent normalement pas dans des denrées alimentaires ». Il est signé, outre par le professeur Korpan, par les professeurs Michael Zimpfer et Lothar Wicke.
Dans l'édition du 8 décembre du Times, le docteur Nikolai Korpan affirme que le candidat de l'opposition ukrainienne avait été l'objet d'une tentative d'empoisonnement destinée à le tuer. Mais il dément par la suite ces propos et dit lors un entretien téléphonique à l'Agence de presse autrichienne (APA) que « jusqu'à aujourd'hui, les soupçons d'empoisonnement n'ont été ni confirmés ni exclus ».
Suite à la maladie, son visage est sévèrement défiguré, ce qui peut poser problème pour un homme forcé de compter sur les rencontres personnelles pour se faire connaître des électeurs pendant la campagne, mais aussi être utilisé comme atout en usant de son « acné chlorique » comme d’un stigmate de son combat pro-occidental contre le pouvoir pro-russe…
Après avoir vu le visage défiguré de Viktor Iouchtchenko, le toxicologue allemand Bram Brouwer prend contact avec le docteur Michael Zimpfer, directeur de la clinique Rudolfinerhaus, pour se faire fournir des échantillons de sang de Viktor Iouchtchenko et, effectuer des tests à l'Université Libre d'Amsterdam sur la présence ou non de dioxine.
Les conclusions de ses tests sont que le sang contient une « haute concentration de dioxine, principalement administré oralement ». Cela avait déjà été envisagé par le toxicologue britannique John Henry du St Mary's Hospital de Londres, pour lequel l'aspect du visage de Viktor Iouchtchenko était caractéristique d'une intoxication à la dioxine.
L'intoxication à la dioxine (de type Seveso) est également la conclusion d'un rapport du 11 décembre 2004 des médecins viennois, Nikolaï Korpan (cryo-chirurgien) et Michael Zimfper (médecin chef et président de la clinique privée du Rudolfinerhaus), qui avaient antérieurement pensé le contraire.
L'organisme de Iouchtchenko présentait des concentrations de dioxine 1 000 fois supérieures à la norme, ce qui en fait le deuxième plus important taux de cette molécule enregistré chez un humain.
Suite à cela, le Parquet général ukrainien rouvre son enquête pour l'attentat contre M. Iouchtchenko. En date du 28 février, la piste des services secrets russes était envisagée. Gleb Pavlovsky, le conseiller de Vladimir Poutine, a été suspecté suite à des écoutes téléphoniques mais il a démenti toute implication dans l'affaire.
Cependant « La dioxine n'est pas un poison à effet immédiat, l'empoisonnement se développe pendant des années, des dizaines d'années, et donc il est impossible qu'une dose reçue un jour cause l'empoisonnement le lendemain », a expliqué, sur les antennes de l’Echo de Moscou, Iouri Ostapenko, chef du centre d'information en toxicologie auprès du ministère russe de la Santé.
Le professeur Lothar Wicke a été menacé deux fois par téléphone : on lui conseillait de ne pas remettre en doute l'hypothèse de l'empoisonnement.
En date du 2 juin 2006, une nouvelle expertise confirme l'empoisonnement à la dioxine de Viktor Iouchtchenko.
Fin 2006, un quatrième laboratoire, représenté par le Français Pascal Kintz, expert judiciaire en toxicologie médicale, a lui aussi travaillé sur cette question. Pour ce faire, il a analysé les cheveux de Viktor Iouchtchenko. Par la spectographie de masse, il a pu déterminer une cartographie chimique temporelle de la dioxine de Seveso.
Il s'est alors révélé que les segments de cheveux correspondants aux dates antérieurs à l'exposition ne contenaient pas de dioxine. A contrario, les segments correspondant à l'exposition montrent une richesse en dioxine. Ceci démontre une consommation subite de dioxine.
Selon Eric Denece du centre français de recherche sur le renseignement, cette consommation subite aurait pour cause plusieurs hypothèses. Ce serait un accident lié à un traitement de chirurgie esthétique utilisant le botox ou à un autre type de traitement médical.
Viktor Iouchtchenko aurait alors tiré partie de ce drame en accusant un empoisonnement afin d'augmenter sa popularité politique.
Une autre hypothèse voudrait que ce soit un empoisonnement délibéré, action ratée. Selon Eric Denece, cette hypothèse est peu probable compte tenu du professionnalisme de la branche action des services secrets russes.
Enfin d'autres estiment que Iouchtchenko a été défiguré dans le but de lui laisser un message d'intimidation. Cette dernière hypothèse est également remise en question car un empoisonnement est difficile à maitriser tant il est lié aux particularités de la santé d'un individu.