Monday 14 April 2008 à 17:19
Monday 14 April 2008 à 17:06 la guerre de la famine existe depuis longtemps. c'est marrant parce que quand je lis les nouvelles, j'ai envie de rigoler.
le blé flambe? et alors?
traditionnellement, le blé ne fait PAS partie de l'alimentation dans les pays pauvres. quand on regarde rien qu'en afrique, le blé n'existe pas. on mange du mil, du sorgho, du maïs, des ignames, de la patate douce, du magnioc, oui. mais du blé?
si on regarde l'asie, on y mange majoritairement du riz. or le riz est produit et commercialisé dans les pays où il est consommé. idem pour le maïs, pour le mil, et pour le sorgho, etc.
alors quel est le problème?
à mon avis il est double:
d'une part les pays occidentaux se sont bien arrangés pour créer des dépendances afin d'écouler leurs produits sur les sols étrangers. dans l'afrique d'il y a une cinquantaine d'années chacun avait son petit potager, qui permettait de faire face à au moins la moitié des besoins de la famille. c'est toujours ça de pris.
si vous faites un tour dans les villes d'afrique maintenant, vous verrez qu'elles se sont occidentalisées. pas la moindre place pour faire un potager, pour manger il faut de l'argent, et aller au marcher. premier problème.
d'autre part:
les marchés de céréales se sont internationalisés, et effectivement, les investisseurs peuvent faire flamber les prix si tout le monde se rue sur les denrées alimentaires en même temps.
or c'est précisément ce qui est en train de se passer. devant la peur de la famine tout le monde veut acheter des denrées alimentaires, donc tout le monde contribue à faire flamber les prix. second problème.
il faudrait encourager les habitants des pays pauvres à cultiver un potager. à mon avis c'est super important. et dans le même temps, ne pas permettre aux investisseurs étrangers d'influencer le prix de certaines denrées, surtout quand ces denrées ne sont pas consommées en occident.
désolée, mais du mil et du sorgho, j'en ai jamais vu ici.
il n'y a donc pas de raison que leur prix flamble en fonction des marchés européens. et ça serait possible si certains marchés étaient protégés.
exact sauf que le changement de comportement, les façons différentes de se nourrir, avec plus de viandes (on passe de 20 à 50 kilos par an et par personne en certains endroits), plus de diversité et de produits venant d'ailleurs , tout ça fait partie du problème
http://www.defimedia.info/articles/1660/1/...ioc-/Page1.htmlretour à = c'est vu comme une régression
il y a eu "progrès" et je ne suis pas sûre qu'ils acceptent facilement ce qui est considéré comme une régression, tout comme nous il faudrait moins de viande, plus de produits locaux, et des produits de saison.
en outre la production de blé dépend beaucoup du pétrole. Le pétrole flambe, va se faire rare, il n'y aura plus les pesticides et engrais venus du pétrole, donc moins de blé et autres céréales