Sunday 22 June 2008 à 20:32
benp, je suis d'accord avec toi.
Ces arguments ne sont pas valables et il est choquant de minimiser le drame d'Oradour sur Glane.
Par contre il n'y a pas un consensus des historiens sur les causes du drame d'Oradour sur Glane, il existe plusieurs pistes:
1. Faire un coup d'éclat pour terroriser la population environnante et la dissuader de résister
2. Les Allemands auraient confondu Oradour sur Glane avec Oradour sur Vayres qui était entouré de maquis et de résistants, thèse peu probable.
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L'analyse des historiens [modifier]
Objets récupérés à Oradour-sur-glane et exposé au Mémorial.
Objets récupérés à Oradour-sur-glane et exposé au Mémorial.
La division Das Reich reçoit l'ordre de réprimer les maquis avec la plus grande dureté, et d'impressionner et de terroriser la population pour qu'elle cesse de tolérer ou favoriser l'action armée des maquisards. De retour du front de l'Est, elle est coutumière des représailles contre les civils soupçonnés de complicité avec les partisans.
Deux thèses existent quant à la prise de décision elle-même. La plus simple stipule que le général Heinz Lammerding ordonna d'éradiquer, pour l'exemple, un village de la région. Le choix, concerté avec la Milice, se porta sur Oradour, un bourg paisible et nullement impliqué dans la résistance armée[124]. Pour Jean-Luc Leleu, « le village aurait été choisi non pour ce qu'il était, mais pour l'apparence qu'il pouvait avoir aux yeux des services de police allemands et français. En sus de son implantation géographique et de sa taille qui rendait aisée sa destruction rapide, la présence supposée de groupements de travailleurs étrangers (notamment des communistes espagnols) et de réfugiés juifs était largement susceptible d'attirer la foudre sur le village »[125]. « Selon lui, il s'agit d'une transposition circonstancielle de la guerre menée à l'Est [ce qui implique] que toute idée que les événements [du 8 au 11 juin 1944] puissent être accidentels est à écarter »[126].
Une thèse plus complexe reprend le rôle des fausses informations désignant Oradour comme abritant un poste de commandement du maquis ; une variante implique une confusion avec Oradour-sur-Vayres, un village plus au sud-ouest, connu pour abriter des résistants actifs. Pour J.J. Fouché, il s'agit d'une simple rumeur née dès le 10 juin et reprise par le colonel Rousselier, qui commandait les forces françaises du département en octobre 1944 devant un enquêteur américain : « Ces rumeurs [comme celle de la présence parmi les tueurs d'un ancien réfugié alsacien mal accueilli à Oradour] sont intégrées dans les récits de certains témoins. Par nature invérifiables, elles sont des assemblages d'éléments parfois invérifiables isolément, mais elles ne résistent pas à l'analyse historique »[127]. A. Hivernaud estime lui aussi impossible une confusion entre Oradour-sur-Glane et Oradour-sur-Vayres[128].
Les analyses des historiens se rejoignent cependant pour le récit du déroulement : les Waffen-SS rassemblent tranquillement une population docile sous prétexte de contrôle d'identité, séparent les hommes pour les envoyer dans six locaux où ils sont abattus, enferment les femmes et les enfants dans l'église où ils sont massacrés, et mettent le feu au village, notamment afin de rendre impossible l'identification des corps[129].
Pour Bruno Kartheuser, « si on compare les cas de Tulle et d'Oradour, très proches l'un de l'autre, on pourra en fin de compte les interpréter comme des exercices d'un disciple de Himmler animé de l'ambition d'obtenir, alors qu'il restait peu de temps après le débarquement des Alliés, un effet maximal de terreur, ce à quoi il est parvenu pleinement et de façon durable. [...] À Oradour, les SS [...] firent un exemple en se référant à une accusation sans fondement et non vérifiée, émanant de la Milice ou du SD, selon laquelle Oradour serait un haut lieu de la Résistance ; ils y anéantirent complètement la localité, autant les personnes — citoyens, réfugiés, y compris les femmes et les enfants — que le lieu duquel rien ne subsiste, sinon des ruines inhabitables. Les deux actions relevaient d'une certaine mécanique du sadisme, d'une pédagogie de la terreur dans laquelle on reconnaît le spécialiste dans l'organisation d'opérations de grande envergure du même type qu'à l'Est, à savoir Lammerding, officier d'état-major aux côtés de von dem Bach-Zelewski »[130]. Non seulement l'effet de terreur recherché est atteint, mais un rapport interne de la division Das Reich du 17 juin 1944 souligne « la salutaire influence produite sur le moral des troupes par le commencement des mesures de représailles »[131]. L'analyse de Kartheuser est en complet accord avec les hypothèses émises par Frank Delage dès 1944[132]. Pour Delage, « Il est avéré que la population d'Oradour était une des plus calmes du Limousin. [...] Elle n'était nullement un centre de rassemblement ni une base d'opération pour le Maquis. [...] Il est certain, en outre, qu'aucun assassinat d'un officier ou d'un soldat allemand n'a été commis sur le territoire »[133]. Toujours selon Delage, « Faute de pouvoir découvrir un motif à cette tuerie, on vient à croire que les Allemands ont eu pour but de faire un exemple [...], ils comptaient que l'épouvante généralisée paralyserait la Résistance »[134]. L'auteur étaie son hypothèse en s'appuyant sur le témoignage de l'évêque de Limoges, Mgr Rastouil, qui écrit que « S'il y avait eu une raison aux actes d'Oradour, surtout s'il y avait eu meurtre d'un officier ou de soldats allemands : 1° le général [Gleiniger, chef de l'état-major 586 à Limoges] n'aurait pas présenté des excuses ; 2° j'aurais été arrêté et incarcéré [suite à sa lettre de protestation adressée à Gleiniger le 14 juin 1944] »[135].
http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_d%27..._des_historiensC'est ce qui est le plus étonnant dans le meurtre d'Oradour sur Glane, il n'y avait aucun Allemand de tué donc aucune raison de commettre des représailles.
C'est pour ça que la thèse la plus probable est le massacre pour l'exemple.