mardi 28 novembre 2006 à 20:04
Vi je me doute que tu es ouvert au débat, c'est ta remarque qui m' a scotché.
si on se situe dans ta perspective, tu as raison. Mais le débat déterministes/idéalistes n'est pas achevé. Les limites de la connaissance humaine ne nous permettra peut-être pas d'y apporter une réponse.
La science semblait avoir pris une orientation déterministe alors que la philosophie restait entre deux. Le libre arbitre ou la responsabilité pouvait paraître alors comme au pire un refus de nos limites et une surestimation de nos capacités, au mieux un moyen d'agir sur les hommes pour empêcher les excès que provoquerait la déresponsabilisation.
Aujourd'hui tout semble entrain de changer. Je suis trop nulle en physique pour comprendre, mais même la science "reine" en matière de déterminisme semble remettre en cause ses fondements.
Pis en admettant qu'on se situe dans une perspective déterministe, ton approche n'est pas dénuée de critiques, comme toutes les approches bien sûr.
Je trouve que les critiques qu'Alain formulait contre l'insconcient freudien peuvent étrangement t'être adressées: l'insconscient n'est pas un monstre extérieur qui agirait sur nous. Notre insconscient, c'est nous. je n'ai pas un autre. Ce n'est pas parce qu'une part de nous-même reste dans l'ombre et difficile voire impossible à éclairer, qu'il ne s'agit pas de nous.
Ta conception de l'humain rejoint d'existentialisme de Sartre dans le sens où "je" semble bien seul. Les autres n'apparaissent pas. mais nous sommes des animaux politiques.
Donc à titre très personnel, si je dois me situer dans une perspective déterministe, j'adopte celle de Lévinas.

et je considèrerai que la responsabilité est première, constituve de l'humanité. "Je est un hôte" qui va être frappé par "la vulnérabilité d'un visage". La perception de la vulnérabilité des autres nous rend responsable d'eux (et et rend le meurtre possible aussi

). Ce n'est pas une position morale, c'est notre condition humaine qui le veut.