Saturday 05 January 2008 à 14:14
A ceux qui prétendent s'apitoyer sur le sort des malheureux citoyens arabes israéliens, je recommande la lecture de ce qui suit :
Deux sondages publiés la semaine passée, réalisés par
Keevoon Research, Strategy & Communications et par le quotidien en langue arabe,
As-Sennara, auprès d'un échantillon représentatif des Arabes israéliens adultes, corroborent le sentiment exprimé par Gheit. À la question : « Préféreriez-vous être citoyen d'Israël ou d'un nouvel État palestinien ? », 62% des sondés déclarent vouloir rester des citoyens israéliens et 14% disent souhaiter rejoindre un futur État palestinien. Interrogés sur « le transfert du Triangle [en hébreu
Meshoulash] [une zone majoritairement arabe, au nord d'Israël] à l'Autorité palestinienne», 78% des sondés rejettent cette idée et 18% la soutiennent.
Si l'on fait abstraction des "ne sait pas / refuse de répondre", les taux de réponses favorables à un maintien en Israël sont presque identiques – de 82 et 81% respectivement. Gheit exagère en disant que « personne » ne veut vivre dans l'Autorité Palestinienne, mais pas de beaucoup. Ce fait est encore confirmé par les milliers de résidents palestiniens de Jérusalem effrayés par l'AP et qui ont
demandé la citoyenneté israélienne depuis la déclaration d'Olmert.
Pourquoi un tel penchant pour l'État que les Palestiniens injurient dans les médias, les universités, les écoles, les mosquées et les organismes internationaux, et qu'ils
terrorisent quotidiennement ? Le mieux est de les laisser expliquer eux-mêmes leurs motivations, qu'illustrent les citations suivantes.
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Considérations financières. « Je ne veux rien avoir à faire avec l'AP. Je veux l'assurance maladie, les écoles, tout ce que nous avons en vivant ici », dit Ranya Mohammed. «Je partirai m'installer en Israël plutôt que de rester ici pour vivre sous l'AP, même si je dois prendre un passeport israélien pour cela. J'ai vu leurs souffrances dans l'AP. Ici, nous avons beaucoup de privilèges auxquels je ne suis pas prête à renoncer.»
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Ordre public. Les journalistes arabes israéliens, Faiz Abbas et Muhammad Awwad, observent que les Palestiniens de Gaza « regrettent les Israéliens, car ils faisaient preuve de plus de mansuétude que [les gangsters palestiniens], qui ne savent même pas pourquoi ils se battent et s'entretuent. Comme dans le crime organisé. »
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Éducation des enfants. « Je veux vivre en paix et faire éduquer mes enfants dans une bonne école », dit Jamil Sanduqa. « Je ne veux pas que mes enfants apprennent la vie en lançant des pierres ou en imitant le Hamas. »
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Avenir plus prévisible. « Je veux continuer à vivre ici avec ma femme et mon enfant, sans avoir à craindre pour notre avenir. C'est pourquoi je veux obtenir la citoyenneté israélienne. Je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve », dit Samar Qassam, 33 ans.
D'autres évoquent des préoccupations liées à la
corruption, aux
droits de l'homme, et même au
respect de soi (« Quand les Juifs parlent de me transférer, c'est comme s'ils niaient mon droit à exister en tant que personne »).
Ces réflexions ne vont pas jusqu'à désavouer l'antisionisme malveillant qui règne au Moyen-Orient, mais elles révèlent que quatre cinquièmes des Palestiniens qui connaissent Israël et en ont une expérience directe comprennent les attraits d'une vie convenable dans un pays convenable. Et ce fait a d'importantes implications positives.