samedi 26 janvier 2008 à 11:35 l'égypte qui ferme la porte aux palestiniens montre combien la solidarité arabe est forte.
quelle honte.
les palestiniens sont pris en otage comme le sont les villes israeliennes bombardées par les roquettes et obus palestiniennes.
le hamas aeu une grande victoire politique en ouvrant le passage sur l'égypte ?
déjà le coté politique est absent puisque le hamas a détruit une partie du mur et ensuite le hamas subit le contre-coup de sa politique étrangère sur les villes israeliennes......
le hamas ne peut survivre que dans le conflit.
le jour où gaza aura compris çà.........
il est vrai que faire subir une punition collective à tout gaza est idiot et sùrement improductif.
que faire d'autre ?
israel doit se retirer de gaza ?
mince alors c'est déjà fait......
A propos du « blocus »de Gaza
26 janvier 2008 - par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international
Les événements récents survenus à la « frontière » entre l¹Egypte et la Bande de Gaza ont eu le mérite de mettre l¹accent sur la responsabilité de l¹Egypte dans la situation actuelle dans ce territoire.
Cela permet, fort opportunément, de mettre une sourdine, sinon un frein, à la mise en accusation d¹Israël au sujet de la situation dans laquelle se trouvent les 1,2 à 1,5 million d¹habitants (jamais aucune statistique exacte n¹a pu être donnée, même pas par l¹UNRWA - l¹organisme des Nations Unies chargées de venir en aide aux « réfugiés » de Palestine).
Nous ne reviendrons pas sur la condition juridique tout à fait singulière de cette « entité » que nous avons esquissée, précédemment (v. www.desinfos.com/article.php ?id_article=8222), mais, nous voudrions, souligner, aujourd¹hui, qu¹on est en droit de s¹étonner que les médias, bien manipulés par les ennemis d¹Israël (qui a dit que les Juifs avaient la main mise sur les organes d¹information ?) ont toujours privilégié la mise en cause d¹Israël, en omettant de mettre au jour les responsabilités de l¹Egypte.
Après tout, entre 1948 et 1967, l¹Egypte avait établi son autorité sur ce territoire, (mais non sa souveraineté, comme l¹avait fait la Jordanie sur la Cisjordanie).
La Guerre de Six Jours avait mis fin à cette présence égyptienne et Israël avait, à son tour, placé ce territoire sous son administration, sans pour autant l¹annexer et ce, jusqu¹à ce qu¹à l¹automne 2005, Ariel Sharon décide le désengagement israélien.
Logiquement, les lancements de roquettes contre les Israéliens auraient dû cesser.
Il n¹en a, malheureusement, rien été : à défaut de tirs contre des implantations ou des campements militaires israéliens dans la Bande de Gaza, ce sont les tirs de roquettes, jusqu¹alors sporadiques en direction du territoire israélien, qui se sont développés, donnant, apparemment raison, mais apparemment seulement, à ceux qui, en Israël, ont critiqué la décision prise, avec beaucoup de courage lucidité, par Ariel Sharon.
De même, des incursions de terroristes ont continué à se produire, jusqu¹à ce que les autorités israéliennes bouclent pratiquement l¹accès du territoire israélien en réduisant au maximum l¹accès des Palestiniens.
Du coup, le nombre de travailleurs palestiniens a chuté considérablement, avec pour conséquence l¹augmentation du taux de chômage dans la Bande de Gaza.
Mais à qui la faute ?
Contrairement à ce que les médias continuent à trouver normal,
rien n¹oblige Israël à faire appel à de la main d¹ouvre palestinienne, ni même à établir des échanges commerciaux avec ce territoire.
Sous réserve d¹engagements internationaux, tels ceux relatifs à l¹Union européenne ou l¹Organisation mondiale du Commerce, qui ne sont pas concernées en l¹occurrence, les Etats sont libres de réglementer l¹accès de leur territoire et l¹orientation de leur commerce extérieur.
On ne voit pas pour quelles raisons, les Palestiniens de la Bande de Gaza s¹en prennent à Israël pour le rendre responsable de leur situation économique difficile, alors que l¹Egypte est tout aussi proche.
C¹est d¹ailleurs ce que viennent de comprendre des milliers de Palestiniens qui ont fait des brèches dans le « mur » (tiens, tiens...) que les Egyptiens avaient construit pour isoler la Bande de Gaza de leur territoire.
Non seulement, on ne voit pas pourquoi l¹Egypte ne prendrait pas en charge l¹approvisionnement de la Bande de Gaza, mais, de plus, le marché du travail égyptien devrait s¹ouvrir aux frères palestiniens, dès lors que ceux-ci se révèlent incapables de se prendre en charge eux mêmes (comme si les infrastructures quasi-inexistantes n¹étaient pas en mesure d¹offrir du travail dans le territoire même).De plus, la responsabilité de l¹Egypte est évidente, au regard de l¹ampleur des actions terroristes menées à partir de la Bande de Gaza, car
en exerçant effectivement son autorité sur l¹ensemble de son territoire, y compris dans le désert du Sinaï, l¹Egypte serait en mesure d¹empêcher l¹approvisionnement en armes et explosifs utilisés contre Israël.On retrouve, au sud,
la même carence qu¹au nord, où le Liban s¹est toujours refusé à empêcher que son territoire ne serve de base d¹actions dirigées contre Israël.De telle sorte qu¹Israël est, toujours, obligé d¹agir unilatéralement pour assurer sa sécurité.
C¹est le même impératif qui justifie le blocus aérien et maritime auquel Israël soumet la Bande de Gaza.
Ni l¹Autorité (sic) palestinienne même avant juin 2007 (ne parlons pas de la situation résultant, depuis cette époque, de la prise en mains du territoire par le Hamas, axé sur la destruction d¹Israël), ni la Communauté (sic) internationale n¹ont jamais pris conscience du fait qu¹Israël ne pouvait tolérer que les routes aériennes et maritimes, vers la Bande de Gaza, suppléent les difficultés d¹approvisionnement, par voie terrestre, en armes et munitions.
Au risque d¹être accusé de paranoïa, nous pensons qu¹une fois encore, il est plus facile de prendre le Juif comme bouc émissaire.
- Source : www.desinfos.com - La revue des infos