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Friday 09 May 2008 à 09:56
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Bernard063
Friday 09 May 2008 à 09:27
[color="#8b0000"]Oublies-tu les appels incessants des médias arabes en 1948-49 à leurs "frères", les incitant à libérer le terrain pour permettre aux "glorieuses armées arabes" de massacrer les juifs et de préparer le retour des arabes sur les terres ainsi "libérées" ?



Je suis content que tu évoques ces "appels" car les historiens israéliens sont d'accord pour dire qu'ils n'ont jamais existés !

" « Il n’existe pas de preuve attestant, ajoutait-il, que les Etats arabes et le Haut Comité arabe souhaitaient un exode de masse, ou qu’ils avaient publié une directive générale ou des appels invitant les Palestiniens à fuir leurs foyers même si, dans certaines zones, les habitants de villages spécifiques ont reçu de commandants arabes ou du HCA l’ordre de partir, essentiellement pour des raisons stratégiques ». "

"Au contraire, les fuyards étaient menacés de « punitions sévères ». Quant aux fameuses exhortations à la fuite qu’auraient diffusées les radios arabes, l’écoute de leurs programmes, enregistrés, démontre qu’elles ont été purement et simplement inventées à des fins de propagande."
(*)

--------------------------------------------------------
(*) Benny Morris, The Birth of the Palestinian Refugee Problem, 1947-1949, Cambridge University Press, Cambridge, 1987

Friday 09 May 2008 à 10:05
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[quote name='Ganesh' date='vendredi 09 mai 2008 à 10:56' post='10369257']
Je suis content que tu évoques ces "appels" car les historiens israéliens sont d'accord pour dire qu'ils n'ont jamais existés !

" « Il n'existe pas de preuve attestant, ajoutait-il, que les Etats arabes et le Haut Comité arabe souhaitaient un exode de masse, ou qu'ils avaient publié une directive générale ou des appels invitant les Palestiniens à fuir leurs foyers même si, dans certaines zones, les habitants de villages spécifiques ont reçu de commandants arabes ou du HCA l'ordre de partir, essentiellement pour des raisons stratégiques ». "

"Au contraire, les fuyards étaient menacés de « punitions sévères ». Quant aux fameuses exhortations à la fuite qu'auraient diffusées les radios arabes, l'écoute de leurs programmes, enregistrés, démontre qu'elles ont été purement et simplement inventées à des fins de propagande."
(*)


« Israël et les Palestiniens », Lettre du Professeur Benny Morris au "Irish Times"

21 février 2008

Titre original anglais : "Israel and the Palestinians".

Traduction française : Menahem Macina

Madame,

Ceux qui haïssent Israël raffolent de citer – et plus souvent de mal citer – mes travaux, à l’appui de leurs arguments. Permettez-moi d’apporter quelques corrections.

Les Arabes palestiniens ne furent pas responsables « de manière plutôt bizarre » (David Norris, 31 janvier) de ce qui leur est arrivé en 1948. Leur responsabilité fut très directe et très claire.

Au mépris de la volonté de la communauté internationale, telle qu’exprimée dans la Résolution 181 de l’Assemblée Générale des Nations Unies, du 29 novembre 1948, ils déclenchèrent les hostilités contre la communauté juive de Palestine, dans l’espoir de faire avorter l’émergence de l’Etat juif et peut-être de détruire cette communauté. Mais ils ont perdu ; et l’une des conséquences fut le déplacement de 700 000 d’entre eux loin de leurs foyers.

Il est exact, comme l’a fait remarquer Erskine Childers il y a longtemps, qu’il n’y a pas eu de messages radiodiffusés arabes pressant les Arabes de fuir en masse ; en fait, il y a eu des messages diffusés par plusieurs stations de radio arabes les appelant à rester sur place. Mais, au niveau local, dans des dizaines de localités de Palestine, des dirigeants arabes conseillèrent, ou ordonnèrent l’évacuation de femmes et d’enfants, ou de communautés entières, comme cela se produisit à Haïfa, fin avril 1948. Le 22 avril, le maire de Haïfa, Shabtai Lévy, parlementa avec eux pour qu’ils restent, sans résultat.

La plupart des 700 000 "réfugiés" ont fui leurs maisons à cause du fléau de la guerre (et dans l’espoir de revenir promptement dans leurs foyers sur les talons des envahisseurs arabes victorieux). Mais il est également vrai qu’il y eut plusieurs dizaines de sites, dont Lydda et Ramla, dont des communautés arabes furent expulsées par des troupes juives.

Le déplacement des 700 000 Arabes qui devinrent des "réfugiés" – je mets le mot entre guillemets, car deux tiers d’entre eux furent déplacés d’une partie de la Palestine à une autre, et non de leur pays (ce qui est la définition habituelle d’un réfugié) – ne fut pas un « crime racial » (David Landy, 24 janvier), mais le résultat d’un conflit national et d’une guerre, à connotations religieuses, d’un point de vue musulman, déclenchée par les Arabes eux-mêmes.

Il n’y eut pas de "plan" sioniste ou de politique globale d’expulsion de la population arabe, ni d’"épuration ethnique". Le Plan Dalet (Plan D), du 10 mars 1948 (rendu public et accessible à quiconque veut le consulter dans les archives de Tsahal et dans diverses publications), était le plan-directeur de la Haganah – la force militaire juive qui devint l’Armée de Défense d’Israël (Tsahal) – pour contrer l’assaut panarabe contre l’Etat juif naissant. C’est ce qu’il dit explicitement et c’est ce qu’il était. Et l’invasion des armées d’Egypte, de Jordanie et d’Iraq eut lieu comme prévu, le 15 mai.

Il est exact que le Plan D donnait carte blanche aux commandants régionaux pour occuper, installer des garnisons, ou expulser, ou détruire les villages arabes situés à côté des lignes de front et derrière elles, ainsi que les routes prévues comme devant être empruntées par les armées arabes d’invasion. Il est également vrai qu’au milieu de la guerre de 1948, les dirigeants israéliens décidèrent d’empêcher le retour des "réfugiés" (ces "réfugiés" qui venaient juste d’attaquer la communauté juive), parce qu’ils les considéraient comme une cinquième colonne et une menace pour l’existence de l’Etat juif. Pour ma part, je ne peux incriminer leurs craintes ou leur logique.

La diabolisation d’Israël est largement fondée sur des mensonges – tout comme la diabolisation des Juifs, durant les 2000 ans écoulés, a été basée sur des mensonges. Et il y a un lien entre l’une et l’autre.

Je recommande à des gens tels que Norris et Landy de lire quelques livres d’histoire et de prendre connaissance des faits, et non de remettre en circulation une propagande arabe éculée. Ils pourraient alors apprendre, par exemple, que la "Guerre de Palestine" (la "Guerre d’Indépendance", comme l’appellent les Israéliens) a commencé en novembre 1947, et non en mai 1948. A la date du 14 mai, près de 2 000 Israéliens étaient morts, parmi les 5 800 morts qu’a coûtés, en tout, à Israël, cette guerre (soit près de 1% de la population juive de Palestine/Israël, qui comptait environ 650 000 âmes).

Salutations distinguées



Prof. Benny Morris, Li-On (Israël)



Friday 09 May 2008 à 11:03
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Bernard063
Friday 09 May 2008 à 10:05
(...) Il est exact, comme l’a fait remarquer Erskine Childers il y a longtemps, qu’il n’y a pas eu de messages radiodiffusés arabes pressant les Arabes de fuir en masse ; en fait, il y a eu des messages diffusés par plusieurs stations de radio arabes les appelant à rester sur place. (...)



Tes sources corroborent donc bien les miennes!

Benny Morris disait aussi:

" A partir d’avril 1948, Ben Gourion envoie un message de transfert. Il n’y a pas d’ordre explicite de sa main, il n’y a pas de politique clairement détaillée, mais c’est une atmosphère de transfert(de population)."

"L’idée de transfert est dans l’air. Tout le leadership comprend que c’est ça l’idée. Le corps des officiers comprend ce qu’on attend d’eux. Sous Ben Gourion, s’est créé le consensus sur le transfert."

"Ben Gourion était transfériste. Il avait compris qu’il ne pourrait pas y avoir un Etat juif au beau milieu d’une minorité arabe hostile. Un tel Etat n’existerait pas. Il ne serait pas en capacité d’exister."
"


---------------------------------------------------------
Benny Morris Haaretz, 8 janvier 2004
http://www.haaretz.com/hasen/pages/ShArt.j...mp;contrassID=2
Friday 09 May 2008 à 14:22
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Une startup israélienne, WeCU ('We see you') vient de mettre au point une innovation technologique permettant de reconnaître un terroriste, et ce à l'aide de simples capteurs biométriques. Après 5 ans de recherches, le système développé est aujourd'hui fonctionnel, et destiné à parer la menace terroriste très présente dans la région. (Guysen.International.News)
En moins d'une minute et après analyse comportementale du suspect, les chercheurs sont donc capables de dire si l'individu est un terroriste ou non. Les résultats apparaissent sur un petit écran qui réagit selon les données relayées par les capteurs biométriques.

Friday 09 May 2008 à 14:53
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twinsusers
Friday 09 May 2008 à 14:22
Une startup israélienne, WeCU vient de mettre au point une innovation technologique permettant de reconnaître un terroriste, et ce à l'aide de simples capteurs biométriques.



Y'a pas moyen de faire la même chose pour reconnaître les cons? Ce sera bien pratique ! biggrin.gif
Friday 09 May 2008 à 15:04
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Ah oui ceux qui excusent les terroristes en les appelant des résistants, pour eux aussi c'est prévu rolleyes.gif


Ce message a été modifié par twinsusers - Friday 09 May 2008 à 15:07.
Friday 09 May 2008 à 16:17
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twinsusers
Friday 09 May 2008 à 14:22
Ah oui ceux qui excusent les terroristes en les appelant des résistants, pour eux aussi c'est prévu rolleyes.gif



Je ne parlais pas de toi, je te rassure. J'apportais juste une note d'humour face à une invention qui me laisse pantois..

Peut-être devrait-on accorder tous les budgets militaires à la création d'une solution pacifique réelle, tu ne crois pas?

PS: J'ai déjà répondu des centaines de fois à cette provocation (je ne soutiens pas le terrorisme à l'égard des civils) sans jamais t'entendre dire que tu condamnais les actes agressifs des colons... Bref, rien de nouveau sous le soleil...


Ce message a été modifié par Ganesh - Friday 09 May 2008 à 16:17.
Friday 09 May 2008 à 16:23
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Ganesh
Friday 09 May 2008 à 09:56
Je ne parlais pas de toi, je te rassure. J'apportais juste une note d'humour face à une invention qui me laisse pantois..

Peut-être devrait-on accorder tous les budgets militaires à la création d'une solution pacifique réelle, tu ne crois pas?

PS: J'ai déjà répondu des centaines de fois à cette provocation (je ne soutiens pas le terrorisme à l'égard des civils) sans jamais t'entendre dire que tu condamnais les actes agressifs des colons... Bref, rien de nouveau sous le soleil...





Laisse tomber, il ne faut pas s'attendre a grand chose de sa part...

Il a lui meme dit qu'il a des investissement en "Judee-Samarie", qu'il n'est pas pret a lacher...

Ces colons dont tu parles, il est un des leurs...


Friday 09 May 2008 à 16:32
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Pour les Israéliens de Judée Samarie c'est de l'autodéfense
Friday 09 May 2008 à 18:03
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Un exemple du negationisme et du manque de respect total dont Twinuser fait preuve:


Sans nom
-
--
Si vous voulez d'autres Palestiniens on en a encore plein en stock siffle.gif




http://www.comlive.net/Une-Seconde-Guerre-...m#entry10371545
Saturday 10 May 2008 à 14:08
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60 ans d’épuration ethnique en Palestine

Le 14 mai 2008 sera commemoré le 60ème anniversaire de la création de l’Etat d’Israël. Cet anniversaire est l’occasion de parler de la vraie histoire d’Israël, dont la fondation est allée de pair dès le départ avec le nettoyage ethnique. Entre 1947 et 1949, 800.000 Palestiniens ont été chassés de leurs terres. 531 villages palestiniens ont été détruits et 11 villes vidées de leurs habitants.

Le village Deir Yassin est le symbole de cette terreur. Le 9 avril 1948, des groupes paramilitaires sionistes comme l’Irgoun, dont les leaders Begin et Shamir deviendront Premier ministre d’Israël, y massacrèrent 254 personnes, surtout des femmes, des enfants et des vieillards.

Les Palestiniens appellent la fondation d’Israël la Nakhba, la catastrophe… Aujourd’hui, 4,5 millions de Palestiniens sont des réfugiés, attendant l’application de la résolution 194 de l’ONU leur accordant le « droit au retour ».

Les dirigeants sionistes espéraient rayer la Palestine de la carte et des mémoires. Mais 60 ans plus tard, le peuple palestinien existe plus que jamais, et continue sa résistance contre ‘la poursuite de la guerre de 1948’, contre l’épuration ethnique.

StopUSA appelle à participer activement aux activités et manifestations organisées à l’occasion de la commémoration de la Nakhba :

Mettez un drapeau palestinien devant votre fenêtre
Samedi 10 mai : VIA VÉLO PALESTINE
60 km à vélo pour protester contre les 60 ans de dépossession et les 40 ans d’occupation de la Palestine par Israël.
Plus d'info

Vendredi 16 mai de 12h à 16h : Animation à la place de la Monnaie, suivies d’une présence renforcé à la manifestation de la COCABE devant la Bourse (17h)
Dimanche 18 mai dès 14h : Journée de solidarité au Pathé Palace.
Journée de mobilisation sur le thème « 60 ans de dépossession, 40 ans d'occupation »
En présence de nombreuses personnalités belges, palestiniennes et israéliennes ; historiens, responsables politiques, représentants de la société civile ainsi que des artistes avec une volonté commune de contribuer à l'établissement d'une paix juste au Proche-Orient et de rappeler la nécessité d'une politique active et cohérente, basée sur le respect et l'application du droit international.
Ateliers et conférences-débats, témoignages, films et courts métrages, concerts de solidarité.


Saturday 10 May 2008 à 14:30
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enis
Saturday 10 May 2008 à 14:08
60 ans d'épuration ethnique en Palestine

Le 14 mai 2008 sera commemoré le 60ème anniversaire de la création de l'Etat d'Israël. Cet anniversaire est l'occasion de parler de la vraie histoire d'Israël, dont la fondation est allée de pair dès le départ avec le nettoyage ethnique. Entre 1947 et 1949, 800.000 Palestiniens ont été chassés de leurs terres. 531 villages palestiniens ont été détruits et 11 villes vidées de leurs habitants.




Oser parler de nettoyage ethnique à propos d'un pays dont plus de la moitié de la population arabe est restée sur place, a bénéficié de la pleine citoyenneté israélienne et représente aujourd'hui 20 % de la population totale du pays est une IMPOSTURE !!!

Et si cinq armée arabes n'avaient pas, en 1948, déclenché une guerres d'anéantissement contre l'état d'Israël avant même sa création officielle, il n'y aurait jamais eu de naqba.

Alors un peu de décence, de grâce !

Saturday 10 May 2008 à 16:08
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La Nakba des losers
Par Sami El Soudi

© Metula News Agency

(...) ce n’est pas de savoir si nous allons construire notre Etat sur 93 ou sur 97% du territoire gagné, en 1967, par Israël sur l’armée du roi Hussein qui compte, c’est ce que nous allons y faire (...)

En cette veille de l’anniversaire de l’Etat d’Israël, je suis, comme chaque année, divisé entre deux sentiments : l’amertume d’avoir perdu ma terre et l’amertume d’être incapable de constituer un Etat. Dans mon esprit, ces deux sensations demeurent distinctes, et mon ressentiment s’adresse plus à moi-même et aux dirigeants de la cause palestinienne qu’aux Juifs.

Certes, il y eut la première guerre, celle que mes camarades israéliens de la Ména appellent la Guerre d’Indépendance, et que nous nommons la Nakba, le désastre. D’un point de vue historique, il est clair que les Juifs se sont emparés de plusieurs villes cent pour cent arabes, telles Haïfa, Jaffa, ou encore Beer Sheva. Paradoxalement, leur enracinement historique était plus dense à Gaza et Hébron que dans ces villes devenues israéliennes.

Ces conquêtes ont-elles donné lieu à des massacres, comme des historiens arabes et plusieurs néo-sionistes l’affirment ? Difficile de trancher. Il y eut des morts, assurément, mais des deux côtés, les Juifs perdant un centième de leur population lors de ce conflit. Est-ce que la Haganah a perpétré des assassinats de sang froid contre des civils sans armes ? Selon des anciens de Galilée, que je juge dignes de foi, les combattants juifs auraient effectivement abattu quelques hommes désarmés, à l’issue d’affrontements. Combien ? Quelques dizaines tout au plus, ce qui nous laisse loin de la présentation propagandiste de la Haganah sous les traits d’une seconde Waffen SS.

Ceci dit, les crimes de guerre demeurent des crimes de guerre, et ils ont été perpétrés des deux côtés, avec une férocité que je qualifierai toutefois de relativement retenue. A ce propos, il est peut-être utile de mentionner que le différend israélo-arabe, depuis ses origines durant le dernier tiers du 19ème siècle, n’a pas fait plus de 80 000 morts, civils et militaires de tous les belligérants et de tous les conflits confondus. Dans ce chiffre, environ 22 500 des victimes étaient juives ou israéliennes, ce qui met un peu de plomb dans l’aile des statisticiens instrumentalistes de l’agence de presse française AFP. Proportionnellement, n’en déplaise à ces messieurs, Israël a payé sa part de la tragédie.

Quant à savoir si les miliciens hébreux de la Nakba ont pratiqué des massacres à proprement parler, je crois qu’il faille honnêtement répondre à cette interrogation par la négative. Il y eut bien des massacres réciproques, comme à Deïr Yassin et au Goush Etzion, mais ils furent limités dans l’espace et le temps, réalisés par des extrémistes des deux bords ou des irréguliers excités par l’odeur du sang. Ils ne furent en aucun cas symptomatiques de ce conflit.

Ce qui le fut, en revanche, c’est la volonté de la direction du pré-Etat d’Israël de pousser mes frères et mes parents hors des frontières de la Palestine mandataire. Il est historiquement certain, qu’en plusieurs endroits, les miliciens hébreux ont incité les habitants à délaisser leurs maisons. Ces incitations ont été à la fois verbales et l’objet d’actes d’intimidation, dont les quelques exécutions sommaires, que j’ai évoquées précédemment, ont constitué les manifestations les plus violentes. Des dizaines de villages arabes ont été ainsi réduits à l’état de ruines.

Mais la direction du Foyer national juif, à la tête duquel officiait David Ben Gourion, et ses hommes armés, n’ont pas été les seuls à inciter les Arabes à quitter leurs villages et leurs quartiers. Il est également historiquement avéré que les Etats arabes, ainsi que des organisations panarabes, ont invité les populations à trouver un refuge temporaire dans les pays limitrophes "pendant que les armées régulières d’Egypte, de Transjordanie, de Syrie et du Liban écraseraient militairement l’entité sioniste à peine formée".

Les entités arabes dont je fais état ne se sont pas contentées de la parole : à diverses reprises, comme à Haïfa et dans les villages côtiers, elles ont envoyé des bateaux afin de recueillir les Palestiniens et les amener dans des lieux de refuge, principalement au Liban. Dans plusieurs cas, des villageois, constitués en milices d’autodéfense, se sont heurtés aux ordres arabes d’évacuation. Dans certains villages, une partie de la population est montée dans les navires, alors qu’une autre est demeurée sur place pour combattre les Juifs. Fréquemment, les milices constituées s’en furent acquérir des armes en les payant de leur poche.

Aujourd’hui, dans les deux camps, on amplifie naturellement les faits qui renforcent les ethos nationaux et ont tait ceux qui ne parlent pas en leur faveur.

Reste que ce sont des décisions arabes, qui ont à la fois acculé le tout jeune Etat d’Israël à la mer, et qui lui ont donné l’occasion de judaïser des parties du territoire afin de constituer une continuité géographique liant les différentes zones de forte implantation juive.

Car le fait le plus marquant de cette page d’histoire, que les historiens antisionistes omettent scrupuleusement de mentionner, réside en ce que le 29 novembre 1947, l’ONU vota le "Plan de partage", qui divisait le pays en deux Etats distincts, l’un arabe, l’autre juif. Avant cela, il n’y avait pas d’Etat en Palestine, il n’y eu que des occupations étrangères.

Les puissances arabes, persuadées de leur supériorité militaire, rejetèrent à l’unisson la décision onusienne, alors que la direction sioniste l’accepta sans conditions. A consulter la carte issue du Plan de partage, on se rend compte qu’Israël, dans ces frontières, était à la fois ingérable et indéfendable, morcelée et noyée dans un environnement hostile. Si nous n’avions pas commis l’impair de rejeter la résolution de l’ONU, nous aurions eu, dès 1947, un Etat de Palestine, et les Juifs auraient été, à brève échéance, pour survivre, contraints d’accepter l’idée d’une fédération, l’itinéraire le plus court vers l’Etat multiconfessionnel dont on a tant parlé ensuite.

Une lointaine occasion manquée

A noter que, bien entendu, la Guerre d’Indépendance/Nakba n’aurait pas eu lieu si les Arabes avaient accepté le partage, et les violences dont j’ai traité auparavant ne se seraient pas produites. Causalement, on est amené à déduire que c’est le refus arabe qui a conduit à l’exil une bonne part des Palestiniens et à l’essor d’Israël.

Depuis, chaque fois que s’ouvre une fenêtre de négociation, la partie de territoire qui nous est proposée pour y établir un Etat est plus restreinte. Réduite à la fois par l’extension naturelle de l’Etat constitué qu’est Israël et par sa la posture de suprématie que lui confère sa puissance économique et militaire.

C’est le sujet de ma plus grande amertume : nous nous sommes montrés incapables de saisir notre chance et de fixer notre destin national en établissant un Etat. Nous sommes, quelque part, restés collés en 1947, nous persuadant nous-mêmes que nous parviendrions un jour à éradiquer Israël. Dans l’entre-temps, la Palestine juive, étatisée, est devenue une puissance à la pointe de la technologie mondiale, et nous, sous bien des aspects, nous n’avons guère évolué depuis que les armées des grands frères arabes se firent toutes éconduire par quelques brigades de partisans, à peine armés, portant l’étoile de David.

Comme d'habitude une analyse clairvoyante d'un palestinien réaliste.
Saturday 10 May 2008 à 23:13
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Bernard063
Friday 09 May 2008 à 10:05
La Nakba des losers
Par Sami El Soudi

© Metula News Agency

(...) ce n’est pas de savoir si nous allons construire notre Etat sur 93 ou sur 97% du territoire gagné, en 1967, par Israël sur l’armée du roi Hussein qui compte, c’est ce que nous allons y faire (...)

En cette veille de l’anniversaire de l’Etat d’Israël, je suis, comme chaque année, divisé entre deux sentiments : l’amertume d’avoir perdu ma terre et l’amertume d’être incapable de constituer un Etat. Dans mon esprit, ces deux sensations demeurent distinctes, et mon ressentiment s’adresse plus à moi-même et aux dirigeants de la cause palestinienne qu’aux Juifs.

Certes, il y eut la première guerre, celle que mes camarades israéliens de la Ména appellent la Guerre d’Indépendance, et que nous nommons la Nakba, le désastre. D’un point de vue historique, il est clair que les Juifs se sont emparés de plusieurs villes cent pour cent arabes, telles Haïfa, Jaffa, ou encore Beer Sheva. Paradoxalement, leur enracinement historique était plus dense à Gaza et Hébron que dans ces villes devenues israéliennes.

Ces conquêtes ont-elles donné lieu à des massacres, comme des historiens arabes et plusieurs néo-sionistes l’affirment ? Difficile de trancher. Il y eut des morts, assurément, mais des deux côtés, les Juifs perdant un centième de leur population lors de ce conflit. Est-ce que la Haganah a perpétré des assassinats de sang froid contre des civils sans armes ? Selon des anciens de Galilée, que je juge dignes de foi, les combattants juifs auraient effectivement abattu quelques hommes désarmés, à l’issue d’affrontements. Combien ? Quelques dizaines tout au plus, ce qui nous laisse loin de la présentation propagandiste de la Haganah sous les traits d’une seconde Waffen SS.

Ceci dit, les crimes de guerre demeurent des crimes de guerre, et ils ont été perpétrés des deux côtés, avec une férocité que je qualifierai toutefois de relativement retenue. A ce propos, il est peut-être utile de mentionner que le différend israélo-arabe, depuis ses origines durant le dernier tiers du 19ème siècle, n’a pas fait plus de 80 000 morts, civils et militaires de tous les belligérants et de tous les conflits confondus. Dans ce chiffre, environ 22 500 des victimes étaient juives ou israéliennes, ce qui met un peu de plomb dans l’aile des statisticiens instrumentalistes de l’agence de presse française AFP. Proportionnellement, n’en déplaise à ces messieurs, Israël a payé sa part de la tragédie.

Quant à savoir si les miliciens hébreux de la Nakba ont pratiqué des massacres à proprement parler, je crois qu’il faille honnêtement répondre à cette interrogation par la négative. Il y eut bien des massacres réciproques, comme à Deïr Yassin et au Goush Etzion, mais ils furent limités dans l’espace et le temps, réalisés par des extrémistes des deux bords ou des irréguliers excités par l’odeur du sang. Ils ne furent en aucun cas symptomatiques de ce conflit.

Ce qui le fut, en revanche, c’est la volonté de la direction du pré-Etat d’Israël de pousser mes frères et mes parents hors des frontières de la Palestine mandataire. Il est historiquement certain, qu’en plusieurs endroits, les miliciens hébreux ont incité les habitants à délaisser leurs maisons. Ces incitations ont été à la fois verbales et l’objet d’actes d’intimidation, dont les quelques exécutions sommaires, que j’ai évoquées précédemment, ont constitué les manifestations les plus violentes. Des dizaines de villages arabes ont été ainsi réduits à l’état de ruines.

Mais la direction du Foyer national juif, à la tête duquel officiait David Ben Gourion, et ses hommes armés, n’ont pas été les seuls à inciter les Arabes à quitter leurs villages et leurs quartiers. Il est également historiquement avéré que les Etats arabes, ainsi que des organisations panarabes, ont invité les populations à trouver un refuge temporaire dans les pays limitrophes "pendant que les armées régulières d’Egypte, de Transjordanie, de Syrie et du Liban écraseraient militairement l’entité sioniste à peine formée".

Les entités arabes dont je fais état ne se sont pas contentées de la parole : à diverses reprises, comme à Haïfa et dans les villages côtiers, elles ont envoyé des bateaux afin de recueillir les Palestiniens et les amener dans des lieux de refuge, principalement au Liban. Dans plusieurs cas, des villageois, constitués en milices d’autodéfense, se sont heurtés aux ordres arabes d’évacuation. Dans certains villages, une partie de la population est montée dans les navires, alors qu’une autre est demeurée sur place pour combattre les Juifs. Fréquemment, les milices constituées s’en furent acquérir des armes en les payant de leur poche.

Aujourd’hui, dans les deux camps, on amplifie naturellement les faits qui renforcent les ethos nationaux et ont tait ceux qui ne parlent pas en leur faveur.

Reste que ce sont des décisions arabes, qui ont à la fois acculé le tout jeune Etat d’Israël à la mer, et qui lui ont donné l’occasion de judaïser des parties du territoire afin de constituer une continuité géographique liant les différentes zones de forte implantation juive.

Car le fait le plus marquant de cette page d’histoire, que les historiens antisionistes omettent scrupuleusement de mentionner, réside en ce que le 29 novembre 1947, l’ONU vota le "Plan de partage", qui divisait le pays en deux Etats distincts, l’un arabe, l’autre juif. Avant cela, il n’y avait pas d’Etat en Palestine, il n’y eu que des occupations étrangères.

Les puissances arabes, persuadées de leur supériorité militaire, rejetèrent à l’unisson la décision onusienne, alors que la direction sioniste l’accepta sans conditions. A consulter la carte issue du Plan de partage, on se rend compte qu’Israël, dans ces frontières, était à la fois ingérable et indéfendable, morcelée et noyée dans un environnement hostile. Si nous n’avions pas commis l’impair de rejeter la résolution de l’ONU, nous aurions eu, dès 1947, un Etat de Palestine, et les Juifs auraient été, à brève échéance, pour survivre, contraints d’accepter l’idée d’une fédération, l’itinéraire le plus court vers l’Etat multiconfessionnel dont on a tant parlé ensuite.

Une lointaine occasion manquée

A noter que, bien entendu, la Guerre d’Indépendance/Nakba n’aurait pas eu lieu si les Arabes avaient accepté le partage, et les violences dont j’ai traité auparavant ne se seraient pas produites. Causalement, on est amené à déduire que c’est le refus arabe qui a conduit à l’exil une bonne part des Palestiniens et à l’essor d’Israël.

Depuis, chaque fois que s’ouvre une fenêtre de négociation, la partie de territoire qui nous est proposée pour y établir un Etat est plus restreinte. Réduite à la fois par l’extension naturelle de l’Etat constitué qu’est Israël et par sa la posture de suprématie que lui confère sa puissance économique et militaire.

C’est le sujet de ma plus grande amertume : nous nous sommes montrés incapables de saisir notre chance et de fixer notre destin national en établissant un Etat. Nous sommes, quelque part, restés collés en 1947, nous persuadant nous-mêmes que nous parviendrions un jour à éradiquer Israël. Dans l’entre-temps, la Palestine juive, étatisée, est devenue une puissance à la pointe de la technologie mondiale, et nous, sous bien des aspects, nous n’avons guère évolué depuis que les armées des grands frères arabes se firent toutes éconduire par quelques brigades de partisans, à peine armés, portant l’étoile de David.

Comme d'habitude une analyse clairvoyante d'un palestinien réaliste.





Quand une "agence de presse" invente de toute piece un journaliste installe au Liban (Michael Behe), ca ne m'etonnerai pas quelle invente aussi un palestinien qui jouerait le role qui lui convient parfaitement...
Sunday 11 May 2008 à 09:30
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Gaza (Palestine):

10/05/2008

14:00 GMT, centrale électrique mise à l'arrêt en raison d'une pénurie de fioul

Un demi-million de Palestiniens n'ont plus de courant!!!

La condamnation collective continue...


Ce message a été modifié par layal1 - Sunday 11 May 2008 à 09:32.
Sunday 11 May 2008 à 09:33
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layal1
Sunday 11 May 2008 à 09:30
[b]Gaza (Palestine): [/b]

10/05/2008

14:00 GMT, centrale électrique mise à l'arrêt en raison d'une pénurie de fioul

Un demi-million de Palestiniens n'ont plus de courant!!!

La condamnation collective continue...




Lorsque le Hamas capture des camions-citernes venant d'Israël et destinés à alimenter les hopitaux de Gaza pour alimenter ses ateliers de fabrication de roquettes, il faut s'attendre à tout.
Sunday 11 May 2008 à 09:36
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Un Libanais
Friday 09 May 2008 à 16:23
Quand une "agence de presse" invente de toute piece un journaliste installe au Liban (Michael Behe), ca ne m'etonnerai pas quelle invente aussi un palestinien qui jouerait le role qui lui convient parfaitement...





N'importe quel prétexte est bon pour n'avoir pas à admettre l'évidence !

Tiens, lis-donc
ça !
Sunday 11 May 2008 à 09:42
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Bernard063
Friday 09 May 2008 à 10:05
Lorsque le Hamas capture des camions-citernes venant d'Israël et destinés à alimenter les hopitaux de Gaza pour alimenter ses ateliers de fabrication de roquettes, il faut s'attendre à tout.




'tout' c'est à dire 'la punition collective'???

hum... très intéressant comme raisonnement!!!





Sunday 11 May 2008 à 13:30
Citer +Citer

Bernard063
Friday 09 May 2008 à 10:05
N'importe quel prétexte est bon pour n'avoir pas à admettre l'évidence !

Tiens, lis-donc
ça !





Je dirai plutot que n'importe quel stratageme mediatique est bon pour defendre sa position, meme s'il s'agit d'inventer des journalistes, comme l'Agence de Mettula l'a fait...


Cet autre article dont tu me donnes le lien, je m'en fout, il fais partie des meme cretineries que chaque camp (israelien ou palestinien) exulte pour se donner bonne conscience...

Vous ne m'interessez plus, vous pouvez bien vous trucider dans la joie et la bonne humeur, ca m'est grandement egal...


Tiens, lis ca, c'est surement plus utile : http://www.humour.com/Blagues/Blagues.asp?...e=8&srch=TH

Sunday 11 May 2008 à 17:51
Citer +Citer

Un Libanais
Friday 09 May 2008 à 16:23
Je dirai plutot que n'importe quel stratageme mediatique est bon pour defendre sa position, meme s'il s'agit d'inventer des journalistes, comme l'Agence de Mettula l'a fait...


Cet autre article dont tu me donnes le lien, je m'en fout, il fais partie des meme cretineries que chaque camp (israelien ou palestinien) exulte pour se donner bonne conscience...

Vous ne m'interessez plus, vous pouvez bien vous trucider dans la joie et la bonne humeur, ca m'est grandement egal...


Tiens, lis ca, c'est surement plus utile : http://www.humour.com/Blagues/Blagues.asp?...e=8&srch=TH




Alors qu'on cesse de nous rebattre les oreilles avec la nakba et avec le soi-disant "droit au retour" et qu'on se mette sérieusement à la table de négociations !

Israël ne demande qu'une chose : CHACUN CHEZ SOI ET LA PAIX !


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